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madame de Grignan que quelques lettres qui se trouvent parmi celles de sa mère ; on prétend que la plus grande partie de ses lettres a été brûlée par sa famille. Elle a laissé un écrit curieux, intitulé: Résumé du système de Fénelon sur l'amour de Dieu; elle y entre dans les raisonnements les plus subtils de la métaphysique, et dans les profondeurs du mysticisme. — La comtesse de Grignan laissa deux Allés, dont l’une, Pauline, devint marquise de Simiane , et dont l’autre, Marie-Blanche (que madame de Sévigné nomme ses petites entrailles ), se fit religieuse.
GUIGNOLS, bourg du dép^ de la Dordogne, à 17 kil. S. 0. de Périgueux : 300 bah.
guignols ou flaujac, ch.-l. île cant. (Gironde;, à 14 kil. S. O. de Bazas ; 1,300 hab.
GRIGNON, ferme célèbre du dép. de Seine-et- Oise , dans la commune de Thiverval , près de Neaulphe-le-Chàteau , à 12 kil. O. de Versailles. On y a fondé en 1826 un institut agronomique avec école d’agriculture, fabrique d’instruments aratoires etc.
GRIGORIOPOL, ville de la Russie d’Europe (Kherson), à 40 kil. N. O. de Bender, sur le Dniestr; 2,500 hab., Arméniens pour la plupart.
^ GRIGOUI, ville du roy. de Ouiddah, dans la Guinée septentr., à 85 kil. S. d’Abomey; 8,000 hab. Importante au temps de la traite des nègres.
GRIJALVA ( Jean de ) , aventurier espagnol. Chargé en 1518 par Vélasquez, gouverneur de Cuba, d’alier reconnaître le Yucatan que F. -H. de Cordova venait de découvrir, il poursuivit sa route à l’O. et fit la découverte du Mexique ; il prit possession du pays au nom du roi d’Espagne et de Vélasquez, mai» il n’y forma point d’établissements. — Un autre Grijalva (Fernand), lieutenant de Cortez, découvrit la Californie : chargé de faire des découvertes dans la mer du Sud en 1533, et naviguant de conserve avec Mendoza, il fut séparé de celui-ci ; après avoir couru près de 1,300 kil., il aborda dans une île déserte, située prè* de la pointe de la Californie et appelée aujourd’hui Socorro; trois ans après, il accompagna Cortez en Californie.
GRIMAKLI, nom mod. du Caïque. Voy. caïqüe.
GRIMALDI, famille illustre de Gênes, une des quatre de la haute noblesse de cette république, possédait depuis l’an 980 la seigneurie (plus tard principauté) de Monaco. Elle était, avec celle des Fiesque, à la tête du parti guelfe. Les Grimaldi ont occupé pendant plusieurs siècles les premières dignités de Gênes, où existent encore des membres de cette famille. La ligne masculine des Grimaldi s’est éteinte en 1731 en la personne du prince Antoine de Grimaldi ; mais Louise-Hippolyte de Grimaldi, duchesse de Valentinois, seule héritière d’Antoine, en épousant en 1715 François de Matignon, comte de Thorigny, lui imposa la condition de conserver le nom et les armes de Grimaldi. Nous citerons les personnages les plus distingués de cette famille. — Renier ou Raimond Grimaldi, né à Gênes dans le xin® siècle, amiral de France sous Philippe-le-Bel, battit et dissipa en 1304 la flotte du comte Gui de Flandre, sur les côtes de la Zélande, et fit le comte prisonnier. — Antoine Grimaldi, amiral génois, vengea en 1332 les outrages que les Catalans avaient fait essuyer à sa patrie en 1331 , et porta la désolation sur toutes les côtes d’Espagne. Mis en 1353 à la tête des forces navales de la république pour combattre Nicolas Pisani, il éprouva un échec qui mit Gênes à deux doigts de sa perte, et la réduisit à se donner à Jean Visconti, seigneur de Milan. — Jean Grimaldi, amiral génois, remporta le 23 mai 1431 une victoire signalée sur Nicolas Trévisan , amiral vénitien. — Dominique Grimaldi, cardinal, archevêque et vice- , légat d’Avignon, assista au combat de Lépante en