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GRIM

1571 en qualité de surveillant des galères de l'Église, et y fit preuve d intrépidité. Il ne se aignala pas moins par son ardeur à poursuivre les hérétiques qu’il expulsa de son diocèse.— Plusieurs' autres Grimaldi portèrent aussi le chapeau de cardinal.

grimaldi (Jean - François) , peintre, graveur et architecte italien, né en 1606 à Bologne, d’où il prit le surnom de Bolognese , adopta les principes des Carrache et de l’Albane. Attiré en France par le cardinal Mazarin, il peignit quelques fresques au Louvre, fut employé ensuite par Innocent X è orner également de fresques les palais du Vatican et Quirinal à Rome ; il mourut en 1680.

grimaldi (Jacques), ecclésiastique bolonais, mort à Rome en 1623, a mis en ordre les archives de St-Pierre, a dressé un inventaire des titres précieux qu’elles renferment, et y a joint des tables étendues; il a en outre transcrit, en les expliquant, les inscriptions antiques découvertes sous le pontificat de Paul V. Ce dernier travail a été publié par Gori.

grimaldi (François-Marie), jésuite, né à Bologne en 1613, mort en 1663, s’est distingué comme mathématicien ; il a publié : Physicomalhesis de lumine, coloribuset iride , aliisque annexis , libri II,. Bologne, 1663, ouvrage que Newton a pris pour base dans son Traité de la lumière.

GRIMAUD, Olbia ? ch.-l. de cant. (Var), à 27 kil. S. E. de Draguignan, donne son nom au golfe de Grimaud ou de St-Tro'pez ( Sambracitanus et Gambracius sinus des anciens) , formé par la Méditerranée, et qui a 1 1 kil. sur 7.

GRIMAUD (Guillaume de), professeur de médecine à Montpellier, né à Nantes en 1750, mort en 1789 à 39 ans, était l’élève de Barthez. Il succéda à son maître dans sa chaire, et fut lui-même un des plus grands professeurs de la Faculté de Montpellier. 11 mit le premier en avant les doctrines physiologiques que développèrent depuis Bichat et Richerand. On a de lui un Cours des Fièvres , publié après sa mort par Dumas, son élève chéri’ Montpellier, 1791, 4 vol. in-8.

GR1MAULD (Guillaume) , pape. Voy. urbain V.

GR1MBERGHEN, bourg de Belgique (Brabant mérid.), à 9 kil. N. de Bruxelles; 2,800 hab., a été submergé en 1825 par la rupture d’une digue.

GR1MM (Frédéric-Melchior, baron de), critique célèbre, né en 1723 à Ratisbonne, d’une famille pauvre et obscure, vint jeune à Paris comme gouverneur des fils du comte de Schœnberg, ministre du roi de Pologne en France; puis fut attaché en qualité de lecteur au prince héréditaire de Saxe-Cobourg ; se lia dans Paris avec les philosophes ou littérateurs de l’époque, surtout avec J.-J. Rousseau ( 1749) , et avec Diderot, et devint secrétaire du duc d’Orléans. A partir de 1753, îl entretint avec le duc da Saxe-Gotha, avec l’impératrice de Russie, et plusieurs autres princes, une correspondance littéraire qui est remarquable par la franchise et la justesse des jugements, et à laquelle Diderot et Raynal eurent une grande part, il fut nommé par le duc de Saxe-Gotha en 1776 baron et ministre plénipotentiaire en France. Il quitta Paris en 1790 et se retira à Gotha; Catherine II le nomma en 1795 son ministre près les états de Basse-Saxe. Il mourut à Gotha en 1807. La Correspondance de Grimm, qui s’étend de 1753 à 1790, a été publiée à Paris en 1812-13, et en 1829-31 (par Taschereau), 16 vol. in-8. Un volume de morceaux détachés parut en 1814 ; le plus remarquable de ces écrits est l* Petit Prophète , brochure fort piquante que Grimm avait publiée en faveur de la musique italienne lors de l’arrivée à Paris des bouffes italiens. Grimm était un homme d’esprit, mais égoïste et intrigant.

GRIMMA, ville murée du roy. de Saxe, à 30 kil. S. E. de Leipsiek; 3,300 hab. Collège; bibliothèque. Draps, flanelle, poudre àpoudrer; teinture en bleu.

Chip — 750 — GROA

GRIMOALD, fils de Pcpin-le-Vieux, obtint, sous ■ le roi Sigebert il , la mairie d’Austrasie, après avoir fait assassiner Oihon, son rival (642). Sigebert, roi d’Austrasie, mourut en- 656, et laissa un tils en bas âge, Dagobert il ; Grimoald relégua cet enfant dans le cloître de Slane (Irlande: "t plaça son fils sur le trône. Mais les Francs, indignés d’une telle spoliation, se soulevèrent, le dépouillèrent, lui et son fils, de la puissance qu'il avait usurpée, et le livrèrent au roi de Neustrie, Clovis II, frère de Sigebert, qui le lit mettre à mort (656).

grimoald duc de Bénévent, puis roi des Lombards nu viie siècle, était tils de Gisolfe, duc de Frioul. Il succéda d’abord à son oncle Grasolfe, duc de Bénévent èG47 ) ; mais appelé en Lombardie au secours du jeune Godebert, un des tils d’Aribert, roi des Lombards, qui était en guerre avec Pertharite, son propre frère , il profita des dissensions des deux princes, pour leur enlever la couronne (GG2), Il se maintint sur le trône par scs talents et sa valeur, et mourut en 671. — Grimoald, en montant sur le trône de Lombardie, laissa le duché de Bénévent à son fils Romuald. Celui-ci eut pour successeur Grimoald Il qui régna de 677 à G80, et qui fut remplacé par son trère Gisolfe ( Voy . ce nom).

grimoald i, prince de Bénévent, fils et successeur d'Arigise en 788, fut élevé à la cour de Charlemagne; après la mort de son père, il fut contraint de reconquérir son héritage sur Adelgise , fils de Didier, dernier roi des Lombards, qui venait de s’emparer de la principauté de Bénévent ; il épousa en 793 la fille de l’empereur grec; repoussa avec succès les attaques de Pépin et de Louis fils de Chartemagne, et mourut en 806. — Grimoald II lui succéda en 806. Il f"* attaqué par Charlemagne, mais obtint la paix en 812, moyennant tribut. 11 fut assassiné en 818 par Siggon, comte d’Acereuza, à qui Lnuis-le-Débonnaire donna ses Etats.

GRIMOARD, pape. Vny. urbain v.

GR1MOD DE LA REYNIÈRE ( Alexandre-Balthazar-Laurent), célèbre gastronome, né à Paris en 1758, mort en 1838, était tils d’un riche fermiergénéral, qui liii-mêrne avait eu pour père un charcutier. Il *e fit recevoir avocat, et ne voulut occuper aucunes fonctions afin de se livrer librement aux lettres, à la gaîté, à la bonne chère, et se fit dans le monde, par plusieurs traits fort singuliers, la réputation d’un original. Il publia quelques brochures pleines d’esprit, et rédigea de 1797 à 1798 le Censeur dramatique ; mais il est surtout connu comme auteur de V Almanach des Gourmands, 1803-1812, 8 vol. in-18. On lui doit aussi le Manuel des Amphitryons, 1808, in-8. Grimod de la Reynière partagea sous l’Empire avec d’Aigrefeuille la réputation d’être les premiers gastronomes du temps.

GRIMSEL, montagne de Suisse, dans les Alpes bernoises, sur les limites des cantons de Berne et du Valu is. Le pic de Sildelhorn, sa plus haute arête, a 2,878 mètres. Ancien couvent de Frères hospitaliers.

GRINGOIRE ou GRINGORE (Pierre), poete français, né en Lorraine vers 1480, mort en 1547, parcourut une grande partie de la France, s’arrêtant dans les villes et les châteaux où il débitait des pièces bouffonnes et satiriques; vint en 1500 à Paris où il écrivit, à la demande de Louis Xil, contre le pape Jules II, et fut fait à son retour dans son pays héraut d’armes du duc de Lorraine. On a de lui : 2,g Château du Labour, Paris, 1500, in-8; le Château d Amour; les Abus du monde, 1504, in-8; le Jeu du prince des Sots el de Mère Sotte , joué aux halles de Paris, 1511 (pièce satirique contre le pape Jules ri): les Menus propos de Mère Sotte, 1521, In-8; les Fantaisies du monde qui règne, 1532, in-lG; un Mystère de S . Louis, 1857, iu-12; des poésies religieuses. Ou lui attribue encore deux Sotties.

GRlPPO'v tils de Charles-Martel. Voy, GiUFOM.

GR1SELDA ou GRISELIDIS, marquise de Sain ces, femme célèbre au moyen âge, est citée par Pétrarque et Boccace comme le modèle des vertus conjugales. Elle vivait au commencement du xi* siècle, était née au bourg de Nillanoetta en Piémont, tout près de Saluées, et était la fille d’un pauvre paysan. Elle attira par sa beauté et ses vertus 1'atte.ntion de Gaultier, seigneur de Saluées, qui vers l’an 1003 la transporta dans son palais et la prit pour épouse. Griselda lui donna deux enfants, une fille et un fils, et fit tout ce qui dépendait d’elle pour le rendre heureux; mais le bizarre epoux, voulant éprouver la docilité de sa femme, lui enleva ses enfants, qu’il fit élever en secret, les faisant passer pour morts; lui fit subir pendant de longues années toutes sortesde privations et de mauvais traitements, la réduisit même à 1 état de servante, et la mit aux ordres dune femme dont il avait fait sa maîtresse. Griselda supporta tout avec une admirable résignation. Enfin, Gaultier, vaincu par tant d héroïsme, lui rendit sa confiance et son amour, et la réunit à ses enfants le jour même où il célébrait leurs noces. Les légendes du moyen âge sont remplies de cette histoire romanesque.

GRISONS (canton des), en allemand Bilnden ou Graubünden, c.-à-d. Ligues ou Ligues grises, canton de la confédération helvétique, le plus au S. E. de tous, a pour bornes à l’Est le Tyrol, au N. 0. les cantons de St-Gall, Glaris et Uri, au S. le canton de Tésin et au S. E. le roy. Lombard-Vénitien : 140 kil. sur 80; 90,000 bah. (dont 38,000 catholiques, 52,000 prolestants). Montagnes très hautes; cinq grandes vallées (Rhin postérieur et antérieur, Engadine,de l’Albula et du Prettiirau). Plomb, cuivre, eaux minérales; beaux pâturage», un peu de blé et de vin; commerce de transit, industrie nulle. — Ce canton est lui-même une petite république fédérative composée de trois ligues : ligue Supérieure OU Grise ( Graubünd ), ligue Cadée ou de la Maison-de* Dieu ( Gotieshausbünd ), ligue des Dix-Juridiction» (Zehngerichte); chefs-lieux, Ilanz, Coire, Davos. — Le pays des Grisons faisait jadis partie de la Rhétie, et appartint successivement à l'empire d’Occident, au roy. d’Italie de Théodoric, à l’Austrasie, auroy.de Germanie, puis forma une division du duché de Souabe ou Alémannie, et finit par se subdiviser en quantité de petites communes et de fiefs, parmi lesquels le comté de Coire fut le plus important. Aux xive et xve siècles les communes et plusieurs fiefs formèrent d’abord la ligue Cadée (vers 1401), puis la ligue Grise (1424), et la ligue des Dix-Juridictions (1436) : toutes trois formèrent une confédération générale en 1471, el confirmèrent leur union en 1524, Elles firent alliance en 1600 avec la république du Valais, eu 1 602 avec la ville de Berne, en 1707 avec Zurich. En 1701 elles avaient en vain demandé à entrer comme canton dans le corps helvétique , elles n’y furent admises qu’en 1798.

GRITTI (André), général , puis doge de Venise. Il rendit comme général d’éminents services à sa patrie dans les guerres qu’elle eut à soutenir, de 1508 à 1513, contre l’Empire et la France. En 1509 il chassa les Impériaux de Padoue, en 1512 il reprit Brescia sur les Français. Mais la même année il fut battu et fait prisonnier par Gaston de Foix qui reconquit Brescia. Amené à Paris, il eut l’habileté de rendre Louis Xll favorable à Venise, et conclut un traité de paix avec ce prince en 1513. Nommé doge de Venise en 1523, il se déclara tantôt pour, tantôt contre la France, et profita des troubles qui désolaient l’Italie pour recouvrer plusieurs possessions que la république avait perdues. P. mourut en 1538.

GRIZOLLES, ch.-l. de canton (Tarn--et-Garonne), à 27 kil. S. E. de Gastel-Sarrazin ; 1,600 hab. Coutellerie et surtout excellents ciseaux.

GR0A1S ou GR01X , île de la France, près de la

GRON -751 — GKOO

côte du dép. de Morbihan, par 5° 36’ long. O., 47° 38 lat. N. : 7 kil. sur 3; 2,300 hab. Pèche de la sardine et du congre. Poste important (batteries).

GROROGAN, territoire de nie de Java, montagneux, mais fertile, forme avec le territoire de Jepan uneprovince hollandaise peuplée de 66,600 hab.

GRODNO , ville de la Russie d’Europe, cheflieu du gouvernement de Grodno, à 160 kil. S. O. de Wilna, sur le Niémen; 9,000 hab. Port; deux châteaux; chancellerie, églises des Jésuites et des religieuses Carmélites, palais Radzivil et Sapiéha. École de médecine, bibliothèque, jardin botanique , cabinet d’histoire naturelle ; école de cadets. Industrie, soieries, fil d’or et d’argent, etc. Commerce actif. — L’origine de Grodno est inconnue; elle fut prise par les chevaliers Teutoniquesen 1 283; de 1673 à 1762 elle fut le siège d’une des diètes polonaises. Les Russes s’en emparèrent en 1796 et en firentlacapit. de la Lithuanie, puisdu gouv. de Grodno.

grodno (gouvernement de), dans la Russie d’Europe, par 20° 42’-24° 20' long. E., 61° 33 -64° 20’ lat. N., entre ceux de Wilna, Minsk, Volhynie, Pologne : 320 kil. sur 200; 686,000 hab. Ch.-l., Grodno. Sol plat; forêts; carrières et mines; blé, lin, manne; gros bétail, abeilles. Peu d’industrie. — Ce gouvernement faisait jadis partie de la Lithuanie.

GROEN1NGUE, v. de Hollande. Voy. groningue.

GROENLAND ou GROENLAND, c.-à-d. terre verte, vaste région de l’Amérique septentrionale, au N. E., consiste en une grande île environnée d’îles plus petites. Jadis on croyait ce pays une portion du continent américain. Le Groenland commence à 20° long. O. et 69° 38’ lat. N., et se prolonge , sans qu’on en ait encore atteint l’extrémité, jusqu’à 80° de long, et 70° de lat. Il a pour bornes au N. et à l’E. l’Océan arctique, au S. et à l’O. la Méditerranée arctique et l’Océan de Raïïln. On compte à peine dans cette immense contrée 24,000 hab., dont 6,000 environ d’Européens. Les indigènes sont de la race des Esquimaux. Le froid y est extrême (46° centig. en hiver), et dure presque toute l’année; l’été, quoique très court, est quelquefois chaud. Grands aigleg, rennes, renards rouges et blancs, lièvres blancs, ours blancs, baleines, phoques, ete. Les habitants vivent surtout de poisson, et font un assez grand commerce du produitde leurpêche. LeGrœnland appartient au Danemark, et fait partie de l’Amérique danoise. On le divise: en inspectorat du Nord (ch.-l. Egedesminde), inspectorat du Sud (ch.-l. Julianeshaab), et Groenland indépendant, dont l’on ne connaît que quelques points (le Haut-Pays Arctique sur la côte occidentale; la terre de Jameson par 71° lat. N.; Nugarbik par 63° 22’ lat. N.). Parmi les îles secondaires il faut nommer l’archipel de Disco. — Le Groenland fut découvert en 982 par l’Islandais Eric Randa et reçut son nom à cause de l’aspect verdoyant de sa plage. On ignore si c’est sur la côte occidentale ou orientale qu’aborda ce marin. La colonie qu’il fonda disparut en 1406. Sous les rois de Danemark Frédéric II, ! Christian IV, Frédéric III, eurent lieu quelques ten- j tatives de colonisation le long de la côte orientale du Groenland. De 1720 à 17361e missionnaire danois Egède y fonda une colonie, qu’il nomma Godhaab (Ilonne-Espérance); les Frères Motives en établirent uue autre en 1733 .avec l’aide du comte de Zinicndorf. Ces missions (auj. au nombre de 16) sont

Ïiresque les seuls établissements danois au Groenland, la favorisent la pêche danoise de phoques et de haleines. Scoresby (1 821 ), etGraah(1829-183l), sont les voyageurs les plus récents qui aient visité le

Groenland.

GROENLO ou GROL, ville de Hollande (Gueldre), 20 k. S. E. de Zutphen; l,900h- Fortifiée par Charles- Quint en 1572 j démantelée par les Français en 1672. GROIX ougroais, île de France. Va y. groais. grqne, riv. de France (Saône-et-Loire), tombe

dans la Saône au-dessous de Varennes-le-Grand apres un cours de 60 kil.

GRONINGUE, Grœningen, ville de Hollande, ch.-l9 de la prov. de même nom, près de la mer, à 145 kil. N. E. d'Amsterdam; 24 ,0;)(> hab. (elle a été beaucoup plus peuplée); c’est la plus importante de la Hollande septentrionale. Belles constructions, hôtelde-ville, cathédrale avec une tour de 110 mètres, hôpital militaire ; pont Rotering-lloog, etc. Université, société d’histoire naturelle et de chimie, etc, Quelque industrie. Port. Commerce. — Groningue fut fondée vers la tin du vjc siècle. Au ix* elle était commerçante et riche, mais les Normands la ravagèrent ; elle se releva en il 10. Souvent prise et reprise, elle accéda la dernière à l’unton d’Utrecht (1694), qui consomma l’indépendance des sept Provinces-Unies. — La province actuelle de Groningue est située au N. E. du roy. de Hollande sur les contins du roy. de Hanovre: 80 kil. sur 27; 144,000 hab. Elle a pour villes principales, outre Groningue, Winachoten, Nieuw-Schanz, Appingadam. Patrie de Rodolphe Agricola.Hemsterhuys, etc.

groningue (seigneurie de), une des sept Provinces-Unies, la plus au N. E., »e divisait : 1° en pays de Groningue (la ville et le territoire environnant); 2° les Omrnelandes (c.-à-d. plat pays) de Groningue (le Quartier occidental et le llunsindo); 3° le Fivehngo (les vieux bailliages). Il faut y joindre la terre de Drenthe qui appartenait en propre à hi seigneurie. Groningue au x* siècle élait régie par un prévôt qui s’intitula ensuite burgrave. Depuis 1046, la forêt de Drenthe fut disputée entre l’évêché d’Utrecbt et le burgrave. Au xn* siècle Groningue fut murée. En 1497 Maximilien 1 donna l’administration de Groningue au duc de Saxe, Albert 11 ; mais la ville préféra se soumettre à l’évêché d’Utrecht ; deux fois assiégée (1603, 1614), elle résista deux fois et échappa à la domination autrichienne en se soumettant au duc Charles de Gueldre. En 1636 Charles-Quint y ût son entrée. En 1694 la ville de Groningue, et bientôt les Ommelandes, accédèrent à l’union d’Ulrecht, et prirent rang dès lors parmi les Provinces-Unies.

GRONOVIUS, en allemand Gronov , famille de savants, dont voici les membres les plus connus:

gronovius (Jean-Frédéric), critique et humaniste, né à Hambourg en 1611, mort en 1671, professeur de belles-lettres à l’université deLeyde. Il a laissé un grand nombre d’ouvrages, entre au 1res : Diatribe in Siatii poeiœ Sylvas, La Haye, 1 637, i n-8 ; De Sesierciis, Deventer, 1643, in-4; Observationum libri IV, Deventer, 1662, in-12, Leipsiok, 1756, in— 8 : De Mutœo Alexandrino exerciiatio academica, dans le tome viii* du Thesaums aniiquituium yræcarum de son fils; Lectiones plauiince, etc., Amsterdam, 1740, in— 8 , avec une Vie de Plaute. Gronovius a revu et commenté un grand nombre de classiques latins, qui font presque tous partie de la collection dite Variorutn

gronovius (Jacques), fils du précédent, né à Deventer en 1645, professa les belles-lettres à Leyde, et mourut dans cette même ville en 1716. Le plus important de ses écrits est le Thésaurus aniiquiiaturn yræcarum, Leyde, 1697-1702, 12 vol. in-fol., sur le plan du Trésor ri' antiq. rom. deGrævius.It fut l’éditeur de plusieurs auteurs anciens commentés par son père. 11 a commenté lui-même Polybe, Tacite, Cicéron, Quinte-Gu rce, Suétone, Hérodote, etc.

gronovius (Abraham), fils aîné de Jacques, pratiqua la médecine en Hollande et en Angleterre. Il a publié de bonnes éditions de Justin , de Tacite et de Pomponius Méia. qu • font partie de la collection Variorutn; les Variœ historiœ d’Elien, Leyde, 1731, 2 vol. in-4; De anirnalium nutura du même, Londres, 1744, 2 vol. in-4 ; Fana geoyraphica, Leyde, 1739, in-8.

CiROOT. Voy , Grotius et Gérard de groot.

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