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GUEN

les efforts du marquis d’Este (1259). A Milan, les Torriani, chefs du parti guelfe et populaire, furent contraints de céder le pouvoir aux Visconti, partisans des Gibelins (1277). A Florence, où les Guelfes et Gibelins furent souvent désignés sous les noms de Blancs et Noirs ( Biancfii et Neri), Silvestre de Médicis enleva l’autorité à la famille gibeline des Uberti, et donna une constitution démocratique aux Florentins (1258). Pise fut fidèle aux empereurs; mais abandonnée par eux, elle tomba en 1284 sous l’influence des Guelfes, après une guerre désastreuse contre Gênes. Rome flottait entre l’oligarchie et la démocratie , entre les Gibelins et les Guelfes ; le tribun Nicolas Rienzi donna un moment le pouvoir aux derniers (1347). En général les Gibelins étaient partisans de la domination impériale et de la hiérarchie féodale ; les Guelfes, de la domination de l’Eglise et de l’indépendance nationale. Leurs querelles, après avoir ensanglanté l’Italie pendant quatre siècles, ne cessèrent que par l’effet de la lassitude universelle et surtout par la diversion qu’occasionna dans les esprits l’invasion des Français en Italie (1495).

guelfes (ordre des), ordre de chevalerie institué en 1815 dans le roy. de Hanovre par le prince-régent d’Angleterre , en mémoire des Guelfes fondateurs de la maison de Brunswick-Hanovre , qui règne aujourd’hui sur le Brunswick, le Hanovre et l’Angleterre. L’insigne de l’ordre est une croix d’or à huit pointes pommelées, angléede léopards ; au centre est. un médaillon de gueule chargé d’un cheval d’argent sur un tertre de sinople, avec cette légende.- Nec aspera /errewf.Leruban est bleu céleste.

GUÉMENÉE , ch.-l. de canton (Morbihan) , à 17 kil. O. de Pontivy; 5G0 hab., donna son nom à une ligne de la maison de Rohan. Foî/.rohan-guéménée.

Güéménée-penfas , ch.-l. de canton (Loire-Inférieure) , sur le Don , à 35 kil. N. E. de Savenay ; 3,910 hab.

GUÉNARD (Antoine) , ex-jésuite , né à Damblin en Lorraine en 1726, mort près de Nancy en 1806, est l’auteur d’un Discours sur l'esprit philosophique , couronné par l’Académie Française en 1755 , et que l’on cite comme undes plus beaux modèles d’éloquence académique : c'est le seul ouvrage qu’il ail publié.

guénard (Elisabeth) , baronne de Méré , née à Paris en 1751 , morte en 1829, a publié une foule d’écrits, romans, compilations d’anecdotes, mémoires, dont une partie parut sous les pseudonymes de Boissy, Geller, Faveroles. Presque tous ces ouvrages sont médiocres, quelques-uns même immoraux; les meilleurs sont: Irma , ou les malheurs d’une jeune orpheline , 1801, roman royaliste qui fut proscrit par la police impériale; Mémoires de la princesse de Lamhalle , 1801 ; Histoire de madame Élisabeth , 1802. Elle a fait des Mémoires de Marion Delorme , — de la comtesse Dubarry, etc.

GUENEAU DE MONTBEILLARD (Philibert), né en 1720 à Semur en Auxois, mort à Paris en 1785. Buffon l’associa à ses travaux, et lui confia la description des oiseaux dans son Histoire naturelle ; il s’en acquitta avec un tel talent de style que l’on fut longtemps à reconnaître dans scs articles une main étrangère ; on estime surtout l’histoire du paon, du rossignol, de l’hirondelle. Il s’est aussi occupé d’insectologie. — C’est à la même famille qu’appartenait M. Gueneau de Mussy, né en 1776, mort en 1834 , homme également distingué par ses lumières et par ses vertus, qui fut longtemps conseiller de l’Université, et qui coopéra puissamment avec M. de Fontanes à la réorganisation de cette importante corporation.

GUÉNEE (l’abbé), écrivain du xviii* siècle, né à Êtampcs en 1717, mort en 1803, professa pendant vingt ans la rhétorique au collège du Plessis; devenu professeur émérite, il consacra ses loisirs à la

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