‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 457 sur 1261 · GU AN — 755 — GU AU · texte numérisé non relu

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leur puissance en Italie. — Guaimar IV, son fils, 1031-52, investit Rainolf , chef des Normands, du comté d’Averse, et soumit, avec son secours, la république d’Amalfi, ainsi que plusieurs provinces de l’Italie méridionale. Il périt assassiné par quelques habitants d'Amalû.

GUA1TECA (golfe de), dans l’Amérique mérid., sur la côte du Chili, est fermé au S. par l’archipel des Trois-Montagnes ; 80 kil . de long ; 1 35 de largeur moyenne. L’archipel de Los Chonos et une partie de celui de Chiloé y sont compris.

GUAJ1ROS. Voy. goahikos.

GUALBERT (S. Jean), abbé et fondateur deTordre de Vallombreuse, né en 999, mort en 1073. Après avoir passé sa jeunesse dans la débauche et le libertinage, il prit l’habit de moine à l’abbaye de San- Miniato, alla ensuite fonder celle de Vallombreuse dan3 l’Apennin, au diocèse de Fiesoli, et montra le reste de sa vie la piété la plus fervente. Son ordre fut approuvé par le pape en 1070. Gualbert fut canonisé. L’église le fête le 12 juillet.

GUALTIER1, ville du duché de Modène, à 22 kil. N. de Reggio ; 4,150 hab.

GUAM, GUAJAN ou SAN-JUAN, île du Grand- Océan équinoxial, la principale des îles Mariannes : 200 kil. de tour; 5,000 hab. Récifs de corail sur les côtes. Au centre, montagnes, parmi lesquelles un petit volcan. Très beau climat, sol fertile, câpriers, arbres à pain. Les indigènes aiment la musique, la danse, les combats de coqs; ils ont fait de grands progrès dans les arts mécaniques et construisent des pirogues qui passent pour être les bâtiments les plus fins voiliers de l’univers. On y trouve un seul établissement espagnol : Sant’-Ignazio-de-Agana. — Magellan découvrit cette île en 1521.

GUAMA, riv. du Brésil (Para), naît dans le pays des Topinambas et grossit le Tocar.tinsà Para. Cours, 450 kil.

GUAMACHUCO, ville du Pérou, au milieu des Andes, à 62 kil. N. E. de Truxillo, ch.-l. du district de Guamachuco, situé entre ceux de Truxillo, Caxamarca, Pataz : 130 kil. sur 100; 38,150 hab. Or, argent, fer.

GUAMANGA ou HUAMANGA, ville du Pérou, ch.-l. du dép. d’Ayacucho, à 340 kil. S. E. de Lima, par 75° 36’ long. O., 12° 50’ lat. S. Jolie ville, belle cathédrale. Collège qui jadis jouissait des privilèges d’université. Cette ville était autrefois ch.-l. d’une province dite aussi de Guamanga.

GUAMANGA (prov. de), ancienne division du Pérou, au S. de la prov. d'Aréquipa, entre 12° et 15* 44’ lat. S.: 440 kil. sur 380; 110,000 hab. Ch.-l., Guamanga. Elle forme auj. le dép. d’Avacucho.

GUANAHAN1 , une des Lucayes. Voj/.san-salvador.

GUANARE, ville du Yénézuela, à 415 kil. S. O. de Caracas, sur la riv. de même nom, par 72° 5’ long. O., 8° 14’ lat. N.; 12,000 hab. Gros bétail et mulets qu’on exporte.

GUANAXUATO ou SANTA- FË- DE -GUANA- XUATO, capitale de l’état ou de la prov. de Guanaxuato, à 253 kil. N. O. de Mexico, par 103* 15’ long. O., 21° 0’ lat. N.; 41,000 hab. La ville est située k 1,880 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ville commerçante. Aux eiiv., riches mines d’or et d’argentde Valenciana, Mardi, Sainte-Anne, Sainte- Rose. Fondée en 1554 et érigée en cite en 1741.

GUANAXUATO ( état de ) , dans la confédération mexicaine, entre ceux de Xaliseo à l’O., de Mexico à l’E. : 250 kil. sur 1 30 ; 520,000 hab., dont 1 80,000 Indiens. Capitale, Guanaxuato. Autres villes, Allende, Zelaya, Hidalgo ou Dolores, etc.

GUANCAVEL1CA, ville du Pérou. Voy. huan- CAVELICA.

GHANCHES, indigènes des Iles Canaries; on les croit originaires d’Afrique. Voy. Canaries. GUANUGO, ville du Péro Voy , huanuco

GUAPEY, dit aussi Rio-Grande, riv. des Provinces- Uniesde Rio-de-la-Plata, sort du versant oriental des Sierras-Altissimas et tombe dans le Mamoré après un cours de 900 kil.

GUAPORÈ, riv. du Brésil (Mato-Grosso), naît par 61° 30’ long. O., 14° 18’ lat. S.; coule à l’O., puis au N. O.; sépare le Brésil et le Pérou, et se joint au Mamoré pour former le Madeira, par 1 1 0 50’ lat. S. Cours, 1,100 kil. Il reçoit de nombreux affluents.

GUARANISou OUARANIS, un des peuples indigènes les plus répandus de l’Amérique mérid., se compose de cinq nations principales, subdivisées en tribus et peuplades très nombreuses. On distingue ; 1° les Guaranit proprement dits (le long du Parana, de l’Uruguay, de l’Ibicuy); 2° les Brésiliens , auj. réduits à quelques tribus; 3° les Amaguas, habiles navigateurs, qui furent jadis maîtres de la navigation d’une grande partie de l’Amérique du Sud ; 4° les Botocudos , terribles anthropophages (dans les prov. brésiliennes de Bahia et d’Espirito-Santo) ; 5° les Mundrucus , nation belliqueuse et féroce, la plus puissante de la prov. de Para. Les Guaranis avaient été en grande partie convertis au christianisme par les Jésuites au xvne siècle. On porte leur nombre à 200,000. — D’autres peuplades, nommées aussi Guaranis, habitent vers l’embouchure de l’Orénoque.

GUARDA, Lancia Oppidana, ville du Portugal (Beira), sur le Mondego, à 62 kil. S. E. de Viseu; 2,340 hab. Evêché; cathédrale remarquable. — Cette ville fut fondée à la fin du xn* siècle, par don Sanche, roi de Portugal, sur l’emplacement de l’ancienne Lancia Oppidana, et reçut le nom de Guarda {garde), parce qu’elle servait comme de rompart contre les Maures.

GUARDAFUI, Aromatum promontorium, cap qui forme la pointe la plus orientale de l’Afrique, par 1 1° 46’ lat. N. et 49° 38’ long. E., à l’extrémité N. E. de la côte d’Adel. C’est une montagne fort élevée, qu’on aperçoit de très loin en mer.

GUARDAMAR, ville d’Espagne (Valence), à 35 kil. S. O. d’Alicante, à l’embouchure de la Segura dans la Méditerranée.

GUARDIA (la), nom commun h plusieurs villes fortes d’Espagne, dont les principales se trouvent: 1° dans la prov. de Tolède, I 2? kd S Ë dr Tolède ; 4,700 hab.; 2* dans celle de Santiago, k 33 kil. S. O. de Tuy, à l’embouchure du Minho dans l’Océan ; 2,450 hab. ; 3° dans celle de Bilbao, à 13 kil. N. O. de Logrono ;2,450 hab. ;4° danscelle de Jaën, à 9 kil. S. E. de Jaën ; 1,850 hab.

GUARDIA-SAN-FRAMONDI OU GUÀRDlA-DELLE-SOLE, ville du roy. de Naples (Terre-de-Labour) , à 19 kil. S. E. de Piedimonte ; 4,000 hab.

GUARD1AGRELE, vilîedu roy.de Naples( Ab ruzze- Citérieure), à 17 kil. S. E. de Chieti ; 6,000 hab.

GUARENA, ville d’Espagne (Badajoz), à 19 kil. S. E. de Mérida; 4,000 hab.

GUARICO, riv. de la république deVénéruela, naît au S. E. du lac de Valencia, et grossit l’Apure après un cours de 400 kil.

GUARIN1, savant italien, né à Vérone en 1370, mort en 1460, l’un des restaurateurs des lettres classiques en Italie, est le premier de sa nation qui ait donné des leçons publiques de langue grecque. Il avait fait le voyage de Constantinople, et reçu des leçons d’Emmanuel Chrysoloras. Il a laissé plusieurs écrits, dont les plus remarquables sont une traduction latine de Strabon, souvent imprimée, des Vies d'Aristote , de Platon, etc.; un Abrégé de la Grammaire grecque de Chrysoloras.

guarini (Jean-Baptiste), célèbre poëte italien, arrière-petit-fils du précédent, né à Ferrare en 1537. 11 enseigna les humanités à l’université de Ferrare, fut admis de bonne heure à la cour des ducs, et s’y lia d’une amitié intime avec le Tasse, qu’il défendit ensuite avec le plus grand xèle. Après avoir

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été pendant quatorze ans attaché au duc de Ferrare, sans recevoir de récompense de ses services, Guarini passa successivement au service du duc de Savoie, du duc de Mantoue, du grand-duc de Florence, Ferdinand, et n’eut guère plus à se louer de ces trois princes. Vers la fin de sa vie, il se retira à Venise, où il mourut en 1612. II s’exerça surtout dans le genre dramatique. Le plus célèbre de ses ouvrages est II Pastor Jido, tragi-comédie pastorale en cinq actes et en vers, souvent imprimée, traduite dans presque toutes les langues de l'Europe, et notamment en français par Pecquet, 1733. Ce poëme dramatique peut soutenir le parallèle avec Y Aminta du Tasse. Cependant le style de Guarini, bien que brillant et riche d’images, n’a pas la pureté, la douceur, l’élégance qui caractérisent le style du poëte de Sorento. Les Œuvres de Guarini ont été publiées à Ferrare, 1737 , 4 vol. in-4. On y trouve des comédies, des satires, des sonnets, des odes, et même des traités politiques.

GUARINO, philologue. Voy. guarini (de Vérone).

guarino, dit favorinus, lexicographe italien. Voy.

FÀVORINUS.

GUAIUSÀMEY, ville du Mexique (Chihuahua), à 130 kil, S. O. de Durango ; 3,800 hab. Plusieurs mines aux environs.

GUARNERIUS ou GUARNERI, famille de célèbres luthiers italiens, établis à Crémone pendant !e xvii* et le xvm* siècle. Le plus ancien est André Guarnerius, contemporain de Stradivarius, et élève du second Nicolas Amati [Voy. ces noms). Ses meilleurs violons portent la date de 1662 à 1680. — Le plus célèbre luthier de cette famille fut Joseph, neveu d’André et élève de Stradivarius; ses violons sont datés de 1717 à 1740.

GUASCO(Ottaviano df.), savant piémontais, chanoine de Tournai , membre de l’Académie des Inscriptions de Paris, né à Pignerol en 1712, vint en France en 1738, ie lia avec Montesquieu, passa plusieurs années dans la société intime de cet homme célèbre, se retira ensuite en Italie, et mourut à Vérone en 1781. On a de lui, entre autres écrits, un recueil de Dissertations historiques, politiques et littéraires, Tournai, 1766, 2 vol. in-8 ; une Histoire du pape Clément V, 1747 ; une trad. de YHist. ottomane de D. Cantemir.

GUAST (le marquis du). Voy. avalos (Alph. d’).

GUASTALLA, ville d’Italie, dans le duché de Parme, sur le Crostolo, à 27 kil. N. E. de Parme, près de la rive droite du Pô; 6,600 hab. Château-fort. Fabriques diverses ; filature de soie. Jadis ch.-l. du duché de Guastalla. Célèbre victoire des Français sur les Autrichiens, le 19 septembre 1734. — L’ancien duché de Guastalla, qui forme auj. un district du duché de Parme, est enclavé entre le duché de Modène et le roy. Lombard-Vénitien, et borné à l’O. par le Crostolo; il avait 16 kil. de long sur 14 de large, et 8,000 hab. Il appartenait dans le commencement aux ducs de Mantoue; l'empereur François I, époux de Marie- Thérèse, s’en empara en 1746, après la mort du dernier duc, et le céda en 1748 à don Philippe, duc de Parme, par le traité d'Aix-la-Chapelle. En 1796, le duché de Guastalla fut réuni à la république italienne, puis donné par Napoléon à sa sœur Pauline, compris ensuite dans le roy. d’Italie (dép. de Crostolo), réannexé en 1815 au duché de Parme; cédé au duc de Modène enl847,àlam.del’arch.M.-Louise.

GUASTALLINES. Voy. barnabites.

GUATAVITA, bourg de la Nouv.-Grenade (Cundinamarca), à 31 kil. N. de Bogota. C’était, avant la conquête espagnole, une grande ville, séjour d'un cacique puissant. Aux environs se voit un lac qui contient, dit-on, une énorme quantité d’or et de pierres précieuses, etc., que les Indiens y jetaient annuellement en l’honneur de leurs dieux. Une compagnie anglaise en entreprit le dessèchement en 1826. On ne connaît pas encore le résultat des recherches.

GUATIMALA ou NOUVELLE-GUATIMALA, en espagnol Guatemala ou Guatemala-la-Nueva, ville d’Amérique, capit.du district fédéral de Guatimala et de toute la république, par 93° 46’ long. O., 14° 40’ lat. N., sur le Rio-das-Vacas ; 3 1 ,000 hab. Archevêché. Assez jolie ville; maisons basses pour atténuer l’effet des tremblements de terre. Belle place ; cathédrale, palais archiépiscopal et palais du gouvernement, hôtel-de-ville, monnaie, douane, université, académie des beaux-arts, bibliothèque, muséum d’histoire naturelle, etc. Ateliers de sculpture et de broderie; mousselines, gazes, etc.; porcelaine, poterie. Ses musiciens, sculpteurs, orfèvres et en général tous ses ouvriers sont très renommés. Aux environs, aqueduc de 9 kil. de long. Elle fut fondée en 1776, après la ruine de Guatimala-la-Vieja.

guatimala (vieille-), en esp. Guatemala-la-Vieja, Santiago de los Caballeros de Guatimala et Antigua, ville du Guatimala, à 36 kil. N. de Guatimala-la- Nueva, entre les volcans Agua et Fuego, dont l’un vomit de l 'eau, et l’autre du Jeu, était jadis la première ville du Guatimala. Elle fut fondée par les Espagnols en 1524, le jour de la St-Jacques (d’où le nom de Santiago), en face du mont Agua (d’où celui d’ Antigua), et sur l’emplacement d’une ville indienne; elle comptait déjà 34,000 hab. en 1541, lorsqu’elle fut détruite par une éruption des deux volcans. Rebâtie à peu de distance de ses ruines, elle fut de nouveau renversée en 1776 par un tremblement de terre ; c’est alors que fut fondée Guatimala-la- Nueva. L’ancienne ville se releva néanmoins en 1799; elle compte aujourd’hui 8,000 hab. guatimala (confédération de), ou provinces-UNIES

DE L’AMÉRIQUE CENTRALE, OU RÉPUBLIQUE FÉDÉRA¬ TIVE de l’amérique centrale, état fédératif de l’Amérique, entre 4° et 18° lat. N., 85° et 95° long. O., sur la mer du Mexique et sur la mer Pacifique, était bornée àl’E.par la mer des Antilles, à l’O. par le Grand-Océan, au N. par le Mexique, et au S. par l’isthme de Panama et l’étatdeColombie.Cetétatavait 1,600 kil. sur 500; 1,650,000 hab. (tant Européens que créoles, métis, indiens, nègres). Il se divisait en cinq états (Guatimala, Honduras, San-Salvador, Nicaragua, Costarica), plus un district fédéral. Chef-lieu, Nouv. -Guatimala. — Les Espagnols abordèrent pour la première fois danscette contrée en 1502; ils soumirent facilement les tribus qui l’habitaient, quoiqu’elles eussent victorieusement résisté aux empereur® du Mexique. Une audience royale, présidée par un capitaine général, gouverna le pays, qui porta le titre de royaume, et fut divisé en 15 provinces. Cette organisation subsista jusqu’à l’année 1821; à cette époque, le Guatimala, suivant l’exemple des autres colonies espagnoles, se déclara indépendant et se constitua d’abord en provinces-unies, puis en république fédérale; mais en 1839, une insurrection sépara l'état de Honduras de la Confédération, et peu de temps après les quatre autres états se sont également déclarés indépendants (1847).

guatimala (état de), république indépendante de l’Amérique centrale, naguère un des cinq états de la République fédérative de Guatimala, s’ étend sur la côte du Grand-Océan, où elle forme une longue et étroite lisière ; 520 kil. sur 200. Ch.-l., Guatimala-la-Vieja.

GUAT1MOZIN, le dernier empereur indien du Mexique, neveu et gendre de Montézuma, monta sur le trône en 1520. Il fut fait prisonnier par Corter en 1621, après avoir vainement tenté de défendre sa capitale, Mexico, contre ce chef espagnol. Coûtez, qui l'avait d’abord traité avec générosité, eut la faiblesse de le livrer à des forcenés qui, pour le forcer à découvrir ses trésors, l’exposèrent sur des charbons ardents. Près de lui, son ministre subissait le même supplice; celui-ci, vaincu par la douleur, s’étant tourné vers son maître comme pour lui demander la permission de parler, Guatimosiu lui ré-

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pondit : « Et moi, suis-je donc sur des roses?» Guatimozin fut cependant délivré cette fois par Cortez; mais en 1522 il fut pendu, sur le soupçon d’avoir voulu s’enfuir de sa prison. Ce malheureux prince n’avait guère que 25 ans.

GUAV1ARE ou GUAYA VERO, riv. de la Nouvelle- Grenade (Cundinamarca) , naît dans la Sierra de Pardaos et tombe dans l’Orénoque près de Sanla- Fernanda (70° 30’ long. O., 4° lat. N.); cours, 860 kil.

GUAYAMA, ville de l’île de Porto-Rico (Antilles), près de la côte Sud ; 5,120 hab.

GUAYANA. Voy. guyana.

GÜAYAQU1L, riv. de la Nouvelle-Grenade, sortdu lac Sambovambam, et tombe après 90 kil. de cours au S. dans le golfe de Guayaquil.

guayaquil, ville de la république de l'Équateur, ch.-l. de la province de Guayaquil, par 82° 16’ long. O., 2° 11’ lat. S., à 8 kil. delà mer et 250 kil. S. O. de Rogota. Port très important : long pont; 2 forts ; 20,000 h. Grand commerce. Evêché. — Bâtie d’abord à quelque distance du lieu qu’elle occupe auj.; elle fut transférée au lieu actuel en 1537. Guayaquil a été pendant l’existence de la république de Colombie le ch.-l. du dép. de Guayaquil.

guayaquil (département de), une des douze grandes divisions de la Colombie, et à peu près la moindre de toutes, s’étendait le long de la mer Pacifique de 1* lat. N. à 4° lat. S. Elle se subdivisait en deux

Çrovinces: la province de Manabi (ch.-l., Puertoiejo), et la province de Guayaquil. Celle-ci était au S. de la province de Manabi, et avait pour ch.-l. Guayaquil. Ce département forme aujourd’hui une des 3 provinces de la république de l’Equateur.

guayaquil (golfe de), sur la côte de la Nouvelle- Grenade, de 2° 18’ à 3° 40’ lat. S. : 160 kil. de profondeur. On y trouve plusieurs îles, dont Puna est la principale.

GUAYRÀ (la), ville de la république de "Venezuela, sur la mer des Antilles, par 69° 27’ long. O., 10° 36’ lat. N; 8,000 hab. Port peu sûr et peu commode, et pourtant très fréquenté. Chaleur de 30° à 35° centig.; fièvres dangereuses pour les Européens. Un tremblement de terre la détruisit presque entièrement en 1812; elle comptait alors près de 13,000 hab. La Guayra est le port de Caracas.

GUBB10, Iguvium ou Eugubium, ville de l’État ecclésiastique, à 41 kil. S. d’Urbin; 4,000 hab. Étoffes de laine, soieries. Divers monuments antiques (romains et étrusques), notamment les célèbres tables dites eugubmes , qui y ont été découvertes en 1446, près des ruines d’un temple de Jupiter Apennin, et qui sont chargées d’inscriptions relatives aux cultes de Jupiter et de Mars.

GUBEN, ville murée des Etats prussiens (Brandebourg), à 44 kil. S. de Francfort-sur-l’Oder ;. 7,600 hab. Draps, bas de laine, toile. Tanneries, brasseries, lilatures de laine, etc.

GUD1N DE LA BRENELLERIE (Paul-Philippe), homme de lettres, né à Paris en 1738, mort en 1812, était ami intime de Beaumarchais. On a de lui : Coriolan, tragédie ; Lothaire , ou le Royaume en interdit , tragédie; Essai sur l'histoire des comices de Rome, etc., Paris, 1789, 3 vol. in-8 ; la Conquête de Naples, Paris, 1801, 3 vol. in-8. 11 a aussi coopéré aux ouvrages de Beaumarchais.

GUÉ BR ES ou G HÉ BR ES (du mot persan Ghebr qui, de même que Giaour et Gaur en turc, signifie infidèle), nom que les Musulmans donnent en général aux peuples qui n’étant ni juifs, ni chrétiens, ne professent pas l’islamisme. Il s’applique plus particulièrement aux adorateurs du teu, sectateurs de Zoroastre. On les appelle aussi Partis, parce qu’ils sont originaires du Fars ou Farsistan (la Pereide anc.), et Madjous, du nom des mages, ministres de la religion de Zoroastre. Les Guèbres adorent

le soleil, comme l’image de la divinité et le type du feu le plus pur; ils vénèrent aussi les autres astres ; jamais ils n’éteignent le feu volontairement mais ils le laissent mourir faute d’aliment; si leur maison brûle, ils ne cherchent point à éteindre l’incendie. Ils ont en outre un attachement superstitieux pour leur ceinture, et ne la quittent jamais. Chez eux, le frère épouse sa sœur. Ils conservent religieusement les livres sacrés de Zoroastre. Les Guèbres sont doux, bienfaisants, fidèles, et ne méritent point le mépris auquel ils sont condamné* chez les Musulmans. — Le culte du feu, après avoir régné en Perse depuis les temps les plus anciens, cessa d’y dominer sous Alexandre et sous ses successeurs, les Séleucides et les Parlhes Arsacides. En 225, il y fut rétabli par Ardechyr Babekhan, fondateur de la dynastie des Sassanides en Perse ; mais en 655, lors de l’invasion arabe et de l’introduction de l’islamisme, le culte du feu fut proscrit, et ses partisans se dispersèrent. Les uns se retirèrent dans les contrées montagneuses au S. de la mer Caspienne, les autres passèrent dans leGuzzerat. Les diverses dynasties musulmanes qui se succédèrent en Asieles poursuivirent à outrance et s'attachèrent à en diminuer le nombre. Cependant on en trouve encore en Perse, à Téhéran, à Ispahan, et surtout dans le Kerman. Dans les Indes, ils sont plus nombreux; ils y habitent les bords du Sind et le Guzzerat; mais leur véritable patrie est Bombay, où ils vivent sous la protection des Anglais.

GUÉBR1ANT (Jean-Baptiste budes, comte de), maréchal de France et l’un des plus grands hommes de guerre du xvn* siècle, né en 1602 au château du Plessis-Budes en Bretagne, entra fort jeune au service, fit ses premières armes en Hollande; s’éleva par des actions d’éclat jusqu’aux premiers grades* se signala au siège de Brisach, 1638, prit Poutarlier, Noseroy, Joux, gagna les vict. deWolfenbuttel. 1641, deKempen, 1642; mais m. dès 1643, d’une blessure reçue au siège de Rothweil en Souabe. Guébrianfut aussi un négociateur habile et un orateur éloquent, — Sa femme, connue sous le nom de la maréchale de Guébriant , fut chargée, en qualité d’ambassadrice, de conduire au roi de Pologne, Stanislas IV, la princesse Marie-Louise de Gonzague, qu’il avait choisie pour épouse.

GUEBWILLER, ch.-l. de cant. (H.-Rhin), sur la Lauch, à 9 kil. S. O. de Rulîach; 3,873 hab. Belle église de Saint-Léodegard. Filatures de coton, toilea peintes, potasse, kirsch en wasser ; excellent vin; houillères , ardoisières, etc. — Aux environs, célèbre montagne, dite ballon de Guebwiller (hauteur, 1450 mètres). — Celle ville fut fondée en 1271, et assiégée vainement en 1444 par les Armagnacs.

GUEDIM1NE. Voy. ghédimine.

GUELDRE, jadis Gelre , Gelder en allemand, Welderen en hollandais, ville des Etats prussiens (Province Rhénane) , dans la régence de Dusseldorf, sur la Niers, à 24 kil. S. O. de Wesel ; 3,500 hab. Industrie. Fondée au xiv* siècle. Elle fut souvent assiégée (1587, 1703, 1757), et finit par être démantelée en 1764. — Cette ville était jadis la capitale du duché de Gueldre, et lui avait donné son nom; aujourd’hui elle n’est plus même comprise dans la province de Gueldre (qui appartient à la Hollande).

gueldre (province, jadis duché ue), prov. du roy. de Hollande, actuellement composée des anciens quar* tiers d’Arnheim, Nimègue et Ruremonde; est bornée au N. O. par le Zuyderzée, au N. par la prov. d’Over-Yssel, à l’E. et au S. E. par les Etats prussiens, au S. par le Limbourg et le Brabant septentrional, à 10. par la Hollande mérid. et la prov. d’Utrecht: 130 kil. sur 85; 310,000 hab. Ch.-l., Arnheim. Elle est divisée en 4 districts : Arnheim, Nimègue, Zutphen et Thicl. Le sol est plat et sa-

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blonneux, entrecoupé de marais et de tourbières, mais il est partout bien cultivé, notamment dans l’île de Bétuwe, formée par le Rhin et le Wahal. Le colza, le houblon et les fruits sont les principales productions de la Gueldre. On y trouve peu de fabriques; elle fait cependant un commerce de transit assez considérable. — L’ancien duché de Gueldre possédait, de plus que la province actuelle, le quartier de Zutphen, et tirait son nom de la ville de Gueldre, aujourd'hui comprise dans les Etats prussiens. Cette contrée fut habitée anciennement par les Bataves, les Sicambres et les Usipètes. Les rois Francs l’occupèrent ensuite; les successeurs de Charlemagne la firent administrer par des gouverneurs qui se rendirent indépendants, et dont la dernière héritière porta la Gueldre en dot au prince Othon de Nassau en 1061. L’an 1079, la Gueldre fut érigée en comté, et l’an 1339 en duché. Ce duché passa par suite de mariages, d’abord dans la maison de Juliers (1371), puis dans celle d’Egmont (1423). Arnoul, comte d’Egmont, le vendit en 1471 au duc de Bourgogne , Charles-le-Téméraire ; Charles-Quint s’en empara en 1543, et l’incorpora au cercle de Bourgogne. Lors de la révolution des Pays-Bas (1579), la partie de la Gueldre située au nord du Rhin, et le quartier de Zutphen, accédèrent à la confédération des Pruvinces-Unies ; le reste demeura soumis

I l’Espagne. Le traité d’Utrecht, en 17 13, donna la Gueldre espagnole à la maison d’Autriche, à l'exception de la ville de Gueldre et d’une petite portion du duché, qui fut cédée à la Prusse. Le traité de Lunéville (1801) donna toute la Gueldre à la France, mais elle fut restituée aux Pays-Bas et à la Prusse en 1814; la Prusse possède encore aujourd’hui la ville de Gueldre avec ses environs.

GUELFERBYTUM, nom latinisé de Wolfenbuttel.

GUELFES ( maison des ) , en allemand Welfen. Guelfe ou Welf est un prénom usité dans plusieurs familles d’Allemagne, mais il désigne plus spécialement une famille princière , émigrée dans le xi* siècle d’Italie en Allemagne, et qui remonte, dit-on, au ix* siècle. Avant son émigration elle se divisait en deux branches qui possédaient un grand nombre de domaines dans l'Allemagne méridionale, notamment entre le Bienner et le Saint -Gothard. Un membre de la célèbre maison d’Este, Axzon ou Ezzelin, né vers l’an 1020, mort dans un âge très avancé , épousa Cunégonde , héritière des Guelfes de la seconde branche, et réunit leurs possessions à ses domaines d Italie. Guelfe ou Welf, dit Guelfe-le- Grand, fils d’Azzon , et depuis duc de Bavière, hérita à son tour des possessions de la première branche , dite Guelfes d'Alidorf , et devint ainsi , zers le milieu du xr siècle, la tige de la nouvelle maison des Guelfes, ce qui le fait appeler Guelfe I.

II reçut en 1070 de l’empereur Henri IV le duché de Bavière qui venait d’être enlevé au duc Othon II; mais il se brouilla dans la suite avec Henri, parce que celui-ci l’obligea à restituer au duc Othon, avec lequel il s’était réconcilié, une partie de la Bavière ; il entra dans une ligue formée contre ce prince, prit Ratisbonne, Augsbourg, Saltzbourg , et battit Henri devant Wurtzbourg. Il partit ensuite pour la première croisade, 9t mourut dans l’île de Chypre à son retour (1101). — Guelfe II, duc de Bavière, fils et successeur du précédent, épousa la comtesse Mathilde, fille de Bonilace d’Este, dont il se sépara par un divorce en 1097. II embrassa d’abord la cause de l’empereur Henri IV, et l’abandonna bientôt pour celle du rebelle Henri V ; il fut en grande faveur sous le règne de ce dernier prince. 11 mourut sans enfants en 1120, laissant la Bavière à son frère Henri-le-Noir , qui la transmit en 1126 à son fils Henri-le-Superbe. — Celui-ci accrut encore les domaines des Guelfes et reçut le duché de Saxe de son beau-père l’empereur Lothaire. Mais après la

mort de ce dernier, ayant voulu disputer l’empire à Conrad III, de Hohenstaufen, il fut dépouillé de la plus grande partie de ses états (1139). — Guelfe III, frère de Henri-le-Superbe, et tuteur de Henri le Lion, son neveu, s’efforça de reconquérir pour son pupille la Bavière que l’empereur Conrad avait donnée à Léopold d’Autriche. Mais en 1 140, la diète de Worms le mit au ban de l’empire ; il livra alors à l’empereur la bataille de Weinsberg et la perdit: c’est à cette bataille que furent pris pour la première fois les noms de Guelfes et de Gibelins , cris de guerre adoptés par les deux partis ( Voy . l’article suivant). Guelfe III se réconcilia dans la suite avec Conrad, qu’il accompagna en Palestine. Il mourut à son retour vers 1145. — Après la ruine totale des Guelfes, expulsés de la Saxe et de la Bavière, leur héritier, Othon, dit Y Enfant, petit-fils de Henri le Lion, réunit les débris de leurs domaines et en fit hommage (1235) à l’empereur Frédéric II, qui les lui rendit comme fiefs de l’empire et avec le titre de duc de Brunswick. Cette maison fleurit encore auj. sous ce titre, et règne sur le Brunswick, le Hanovre et l’Angleterre. Voy. Brunswick.

guelfes et gibelins, noms de deux partis puissants qui divisèrent l’Allemagne et l’Italie au xne, xme et xive siècles. La querelle pr>t naissance en Allemagne. Deux familles illustres de ce pays, ayant pour chefs, l’une Conrad, fils de Frédéric de Hohenstaufen, duc de Souabe, seigneur de Wiblingen (d'où par corruption Gibelin); l’autre, Henri-le-Superbe, duc de Saxe, neveu de Welf ( Guelfe II), duc de Bavière, se disputèrent la couronne impériale après la mort de Lothaire (1138). Conrad, chef des Gibelins, fut élu empereur ; la famille des Guelfes refusa de le reconnaître, et lui chercha partout des ennemis. Dès ce moment tout l’empire se partagea en Guelfe» et en Gibelins : on dit que c’est dans une bataille livrée en 1140 par Guelfe 111 à Conrad, devant le château de Weinsberg, que ces noms furent employés pour la première fois ; ils servaient de cris de guerre et de mots de ralliement aux deux partis. Ces querelle» furent bientôt apaisées en Allemagne {Voy. l’article ci-dessus) ; mais elles durèrent longtemps encore en Italie. La famille des Guelfes trouva des partisans dans presque toutes les villes de l’Italie, lasses du joug des empereurs, et vit se déclarer pour elle le pape , irrité par la vive opposition qu'il avait rencontrée de la part de l’empereur dans l’affaire des Investitures ( Voy. ce mot). Les villes de la Lombardie, Milan à leur tête, se proclamèrent libres et formèrent une ligue toute dévouée au parti guelfe. Une ligue contraire, mais moins puissante, formée sous le patronage de Parie , resta fidèle à l’empereur, et se mit à la tête des Gibelins. Ce ne fut toutefois qu en 1159 que l'Italie devint le théâtre d’une guerre ouverte. Les Gibelins furent d'abord vainqueurs : l’empereur Frédéric Barberousse, malgré les efforts d’un terrible adversaire (le pape Alexandre III) prit Milan , la détruisit de fond en comble (1 162), et soumit toutes les cités lombardes. Mais il fut défait à son tour près de Lignano, en 1 176, et forcé, à la diète de Constance, en 1 183, d’assurer l’indépendance aux villes lombardes. La lutte recommença sous le règne de l’empereur Frédéric II. Ce prince fut d’abord vainqueur; il battit les Milanais à Corte-Nova(1237), mais son fils Entius fut vaincu par les Bolonais ; l’Allemagne le déposa lui-même et se donna à Guillaume, comte de Hollande, compétiteur que lui avait suscité le pape Innocent IV : Frédéric, accablé de chagrin, alla mourir dans ses états de Naples (1250). A partir de cette époque, la querelle des Guelfes et des Gibelins ne fut plus qu une lutte particulière entre deux ou quelques villes d’Italie, ou entre deux ou quelques familles dans une même ville. A Vérone , Eccelin -le-Féroce fit triompher un instant le parti gibelin ; mais il succomba enfin sous

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