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ment. Guichardin a laissé en outre un écrit intitulé. Avis et conseils en matière d'état, Anvers, 1525, in-8, traduit en français, Paris, 1577, in-8, et une relation de sa légation en Espagne, publiée pour la première fois en 1825, à Pise, par J. Rosini.
GUICHE, village du dép. des B. -Pyrénées, à 23 kil. S. de Bayonne; 1,500 hab. Domaine de la maison de Guiche, branche de celle de Gramont.
GUICHE (Diane, comtesse de), dite la belle Cori sande, fille de Paul d’Andouins, avait épousé Philibert de Gramont, comte de Guiche, gouverneur de Bayonne (qui mourut en 1580), et resta veuve à vingt-six ans. Henri IV, qui n’était encore que roi de Navarre, en devint éperdument amoureux ; la comtesse de Guiche le paya de retour et lui fut dévouée toute sa vie. Pendant les guerres de la Ligue, elle vendit pour lui ses diamants, engagea ses biens, et alla jusqu’à lui envoyer des levées de 20 à 24,000 Gascons, qu’elle avait enrôlés à ses frais. On conserve à la bibliothèque de l’Arsenal les lettres d’Henri IV à Corisande. Elles ont été publiées dans le Mercure de 1769. Diane mourut oubliée, en 1620.
guiche (Armand de gramont, comte de), lieutenant-général, né en 1638, était fils du maréchal de Gramont et arrière-petit-fils de la belle Corisande. Après avoir servi avec distinction, particulièrement dans la guerre de Flandre en 1655, il fut exilé en Hollande par Louis XIV pour s’être trouvé mêlé & une intrigue qui avait pour but d’amener le roi à renvoyer mademoiselle Lavallière. Il rentra en France en 1671, après huit ans d’exil, et fit la campagne de Hollande de 1672 sous le grand Condé î au fameux passage du Rhin, il se jeta le premier à la nage dans le fleuve, et entraîna toute l’armée par son exemple. Il mourut l’année suivante, de la douleur que lui causa la défaite d’une escorte de convoi qu’il commandait. Madame de Sévigné rend compte de cette mort d'une manière touchante dam une de ses lettres (datée du 8 décembre 1673).
GUICHE (la), ch.-l. de cant. (Saône-et-Loire), & 18 kil. N. E. de Charolles , 950 hab.
GUICHE (le maréchal de la). Voy. la guiche.— Il ne faut pas confondre la maison de La Guiche avec celle de Guiche. Voy. ci-dessus.
GUICHEN, ch.-l. de cant. (Ille-et-Vilaine), à 42 kil. N. E. de Redon ; 3,000 hab. Source ferrugineuse vantée. Carrière de grès.
GUIDAL (Maxim.-Jos.), général français, né à Grasse en 1755, gagna ses grades sur le champ de bataille pendant les guerres de la révolution. Ennemi du despolisme de Napoléon, il se lia avec le général Malet, entra dans la conspiration tramée par ce dernier en 1812, et fut condamné à mort avec lui.
GUIDE (le), célèbre peintre italien, dont le vrai nom est Guido Béni , né à Bologne en 1575, mort en 1642, fut élève des Carrache, avec l’Albane , son ami. Il eut pour protecteur le pape Paul V, qui l’appela à Rome lorsque sa réputation de grand peintre était déjà bien établie. Le Guide trouva à Rome le Caravage, dont le genre était opposé au sien, et qui lui voua une haine éternelle. 11 n’opposa à cette inimitié que la douceur et la modération. Comblé des faveurs de Pie V, il aurait eu une vie digne d’envie, si la passion du jeu ne s'était emparée de lui. Accablé de dettes, il fut délaissé, et passa ses derniers jours dans l’oubli et la misère. Le Guide a laissé un très grand nombre de tableaux remarquables ; on cite en première ligne le Crucifiement de saint Pierre, un Saint Michel et le Martyre de saint André. La richesse de la composition, la correction du dessin, la grâce et la noblesse de l’expression, la fraîcheur du coloris; telles sont les qualités qui distinguent généralement les productions du Guide.
GU1D1 (Ch. -Alex.), poète lyrique italien, né à Pavie en 1650, mort en 1712 vécu! d’abord à la cour
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du duc de Parme, Ranuccio II, puis obtint la faveur de la reine Christine qui l’emmena à Rome (1685) ; il §e lia, après la mort de cette princesse, avec le cardinal Alberti (depuis Clément XI). On a de lui des Poésies lyriques estimées, Parme, 1671, et Rome, *1704, une tragédie d’ Amalasonta, des Pastorales, etc.
GUiDi, famille noble de Toscane, fut très puissante aux xie et xne siècles, et finit par se soumettre à la république florentine.
GUIDO D’AREZZO. Voy. gui.
GUIDO RENI. Voy. GUIDE (LE).
GUIDO TORELLO. Voy. TORELLO.
GU1D’ UBALDO (le marquis), mathématicien, né à Urbin vers 1540, mort en 1601, est auteur de3 ouvrages suivants : Planispheriorum universalium theoria; Mecanicorum libri VII, 1577 ; Perspectives libri VI, 1600; Problematum astronomicorum libri VII, 1609 ; In Archimedem de œquiponderibus paraphrasis , 1615, etc.
guid’ ubaldo de montefeltro. Voy . monte-
FELTRO.
GUIENNE. Voy. Guyenne.
GUIERS, riv. de France, formée près des Echelles
S* ar la jonction de deux bras (Guiers-Vif, Guierslort), sert pendant 45 kil. de limite entre la France (dép. de l’Isère) et ia Savoie, et tombe dans le Rhône à 15 kil. S. de Belley.
GUIGNARD (J.), jésuite, regent et bibliothécaire du collège de Clermont (à Paris), fut impliqué dans le procès de J. Châtel, assassin de Henri IV, et fut condamné par le Parlement pour des écrits séditieux publiés sous la Ligue. Il fut exécuté en 1595. GUIGNES, ville de France. Voy. guines.
GUIGNES (Joseph de), orientaliste, interprète du roi, né à Pontoise en 1721, mort à Paris en 1800, membre de l’Académie des Belles-Lettres, garde des antiques du Louvre, s’était particulièrement appliqué à la connaissance de la langue chinoise. On a de lui : Histoire générale des Huns , des Turcs , des Mogols, etc., 1756-58, 5 vol. in-4, ouvrage d’un travail immense; Mémoire dans lequel on prouve que les Chinois son t une colonie égyptienne , 1759; le Chou-King, traduit avec notes, 1770, in-4 ; un grand nombre de Mémoires et Dissertations dans le recueil de l’Académie des Inscriptions. Ce savant combattit lui-même sur la fin de sa vie plusieurs des opinions qu’il avait soutenues dans ses précédents ouvrages. — Son fils, Chrétien-Louis-Joseph de Guignes, né en 1759, m.1845, cultivaaussi les langues orientales ; II fut consul à Canton, ün a de lui un Voyage à Pékin, etc., 1809, et un bon Die/, chinois- fr. et latin. 1813.
GUIGUES 1, dit le Vieux, tige des dauphins du Viennois, possédait le comté d’Albon, ainsi que quelques autres terres dans les environs de Grenoble, et érigea ses domaines en principauté. Il fonda le prieuré de Saint-Robert, près de Grenoble, et prit, sur la fin de sa vie, l’habit de moine de Cluny. Il mourut vers 1075, dans un âge avancé, et eut pour successeur son fils Guignes II (1075-80). — La plupart de ses autresdescendants portèrent le nom de Guigues ; les plus connus sont : Guigues IV, fils et successeur de Guigues III (1120); il est le premier prince Viennois qui ait pris le titre de dauphin, que ses descendants ont continué de porter, et qui a fait donner celui de Dauphiné à leur principauté. Il mourut en 11 42, à la fleur de son âge. — Guigues V, fils de Guigues IV, qui mourut à peine âgé de 30 ans, en 1162. Il ne laissa point d’enfants ; sa sœur Béatrix hérita de ses états, et porta le Dauphiné en dot à Hugues de Bourgogne, mort en 1192, à la croisade. — Elle eut un fils qui prit aussi le nom de Guigues (Guigues VI) ; il ne fit rien de remarquable. — Guigues VII, fils de Guigues VI, laissa ses étals à Jean, son fils, qui mourut sans enfants en 1281. Alors, par le mariage d’Anne, sœur de Jean, le Dauphiné passa dans la maison d’Humbert de la
Tour. — Guigues VIII, petit-fils d’Humbert de la Tour, qui avait commencé une nouvelle maison de Dauphiné. Il est un des plus grands princes qui aient régné sur le Dauphiné. Il épousa en 1323 Isabelle de France, 3* fille de Philippe-le-Long, remporta une victoire signalée sur Edouard, comté de Savoie, dans la plaine de Varen, à l’âge de 16 ans; conduisit des troupes à Charles IV, roi de France, et contribua à la victoire de Cassel sur les Flamands en 1328. Mais ayant été attaqué de nouveau par le comte de Savoie, il fut tué dans un engagement près de Voiron, en 1333, à l’âge de 24 ans. Il ne laissa point d’enfants, et eut pour successeur son frère Humbert 11, qui légua ses état* à la France. Voy. dauphiné.
GUILDFORD ou GUILFORD, ville d’Angleterre, ch.-l. du comté de Surrey, à 45 kil. S. O. de Londres; 3,800 hab. Jolie ville. Château en ruines, église de la Trinité, hôtel-de-ville, prison, théâtre, etc. Commerce, surtout avec Londres. — Jadis résidence de divers rois anglais. Godwin fit périr dans le château de Guildford, en 1036, 600 partisans d’Alfred, fils du roi Èthelred.
GUILDFORD (le duc de), 4* fiis du duc de Northumberland, avait épousé Jeanne Grey, et comptait monter sur le tiône avec elle , lorsqu’il fut arrêté et mis à mort par ordre de la reine Marie. Voy- grey (Jane) et marie. — Voy. aussi north.
GUILDHALL, nom de l’hôtel-de-ville de Londres. Cet édifice fut construit en 1411 ; il joue uc assez grand rôle dans l'histoire d’Angleterre.
GUILHEM. Voy. GUILLAUME.
GUILHEN DE CASTRO. Voy. Castro.
GUILLARD (Nicolas-François), poète dramatique, né à Chartres en 1752, mort en 1814, a composé les paroles de plusieurs opéras qui ont eu un grand succès, entre autres Iphigénie en Tauride, musique de Gluck ; Œdipe à Colonr , musique de Sacchini.
GUILLAUME, en anglaL William, en allemand Wilhelm (de l’allemand iville, volonté, et helm, casque, protection). Ce nom a été porté par un grand nombre de personnages célèbres dans l’histoire.