V. Saints , savants , etc
Guillaume (saint), né en Aquitaine, porta d’abord les armes sous Charlemagne, chassa les Sarrasins du Languedoc, et reçut de l’empereur, en récompense, le comté de Toulouse et le titre de duc d Aquitaine. En 808 , il renonça au monde pour ne s’occuper que de son salut, et se retira dans la vallée de Gellonne près de Lodève, où il bâtit le monastère nommé depuis Saint-Guilhem (ou Guillaume) du Désert. Il vécut en saint dans celte solitude, et y mourut en 812, le 28 mai, jour où il est honoré par l’Église.
Guillaume (saint), archevêque de Bourges, était de la famille des comtes de Nevers, et vivait vers 1200. Après avoir été chanoine à Soissons et à Paris, il se retira dans la solitude de Grandmont, puis entra dans l’ordre de Citecfux ; il y vivait dans la retraite lorsqu’il fut élevé malgré lui sur le siège de Bourges en 1201. 11 s’y fit remarquer par sa piété et sa tolérance. Il mourut le 10 janvier 1209; on l’honore ce jour là même.
Guillaume (saint] , dit de Malavalle ou Maleval , gentilhomme français, fut d’abord militaire et mena une vie licencieuse; mais s’étant converti, il entreprit le pèlerinage de Jérusalem afin d’expier scs fautes. A son retour en 1 153, il se fixa près de Sienne, dans la vallée déserte de Malavalle, et y vécut saintement jusqu’en 1157. Plusieurs personnes, attirées par la sainteté de sa vie, se réunirent dans ce lieu solitaire, et y formèrent une sorte de congrégation qui prit plus lard le nom de Guillemins ou Guillemites , et qui fut approuvée par Alexandre IV en 1256. Cet ordre se répandit en Allemagne, en Flandre et surtout en France (Voy. guillemites). Guillaume fut canonisé. On le fêle le 10 février.
Guillaume de champeaux, Gulielmus a Campellis , philosophe scolastique , archidiacre de Paris, était fils d’un laboureur de Champeaux en Brie. 11 enseigna avec éclat à l’école du Cloître Notre-Dame à Paris, puis au Cloître de Saint- Victor, et compta Abélard au nombre de ses disciples; mais s’étant vu éclipsé dans l’enseignement et vaincu dans la dispute par son élève, il renonça à ses leçons. Il fut nommé en 1113 évêque de Châlons-sur-Marne, prit l’habit de Cîteaux en 1119 et mourut deux ans après. Champeaux était un
des plus zélés défenseurs de la doctrine réaliste. Il a laissé un Livre des sentences , qui est encore manuscrit, et un Ti aité de l origine de l’âme (dans le tome 5 du Thésaurus du P. Martène). V
Guillaume de tyr, archevêque de Tyr, né à Jérusalem, vint étudier les arts libéraux en Occident et à son retour dans sa patrie gagna la confiance d’Amaury, roi de Jérusalem; fut nommé par ce prince archidiacre de la métropole de Tyr en 1167 futchargédeconcerteruneallianceavecManuel,emp.' grec, 1168, devint archev. en 1 174, assista au concile de Latranen 1 178, refusa de reconnaître la suprématie d’Héraclius, patriarche de Jérusalem, qui tenta de l’empoisonner, 1184, vint en 1188 prêcher une croisade en Europe et m. vers 1193. Ou a de lui : Histo ria belh sacri a principibus christianis in Palœstina et in Oriente gesti, Bâle, 1549, in-f., réimpr. dans les Historiens des Croisades publ. par l’Acad. des Inscr., Par.,1844,in-f.,tra<i.enî’r.dèsl573 parG. du Préau.
GUILLAUME le breton, nistorien et poète, né en Bretagne vers l’an 1165, surnommé Armoricus ou Brito-Armoricus, remplit les fonctions de conseiller intime auprès de Philippe-Auguste, et mourut vers 1220, chanoine de Sentis. On a de lui : Histoire des gestes de Philippe- Auguste , et la Pkilippide , poëme en 12 livres : ces deux ouvrages ont été plusieurs fois imprimés, notamment dans les collections de Duchesne et de Brial.
Guillaume d’auvergne, appelé aussi Guillaume de Paris , philosophe scolastique d’un mérite éminent, né à Auriliac, fut nommé en 1228 évêque de Paris et mourut en 1249. Il se lit remarquer dans son siècle par l'étendue de ses connaissances et par l’originalité de ses vues, principalement sur la théologie naturelle. Il penchait vers le platonisme.
GUILLAUME DE SAINT-AMOUR. F. SAINT-AMOUR (G. de).
GUILLAUME DE MÜERBEKA OU DE MEERBECKE, Savant
religieux brabançon, de l’ordre de St-Dominique, né vers 1230 à Meerbecke, sur la frontière de la Flandre et du Brabant, était disciple d’Albert-le- Grand et ami de saint Thomas ; il fut chapelain et pénitencier du pape Clément IV (1268), accompagna Grégoire X au concile de Lyon (1274), fut nommé par Jean XXLarchevêque de Corinthe, et mourutdana son diocèse vers 1300. Possédant également le grec et l’arabe, il rendit d’importants services à son siècle : il entreprit, à l’instigation de saint Thomas, une nouvelle traduction latine d’Aristote ; il traduisit aussi divers traités de Simplicius, de Proclus, d’Hippocrate. La plupart de ces traductions sont restées inédites; M. Cousin a inséré dans son Proclus ce que Guillaume avait traduit de cet auteur.
GUILLAUME de nangis, bénédictin de Saint-Denis, mort en 1300, est auteur d’une Chronique des rois de France; des Vies de saint Louis et de ses frères, Philippe-le-Hardi et Bobert , insérées dans la Collect.d’A. Duchesne, et pub.àpartparH.Géraud,1843.
Guillaume de lorris, poète français du xnr siècle , né à Lorris sur la Loire, près de Montargis, vivait au temps de saint Louis et mourut fort jeune, à ce qu’on croit en 1260. Il est auteur du célèbre romande la Rose , continué par Jean deMeung : ce n’est autre chose que l’art d’aimer, mis sous une forme allégorique. Lu Rose , si difficile à cueillir, est la femme aimée que l’amant n’obtient qu’après mille obstacles. Cet ouvrage a été fréquemment imprimé ; la meilleure édition est due à M. Méon, Paris, 1814, 4 vol. in-8. La partie du roman de la Rose composée par Guillaume de Lorris renferme 4,000 vers de huit syllabes. Voy. jean de meung.
Guillaume, dit le Frère Guillaume , peintre sur verre, dominicain, né à Marseille en 1475, mort à Cartone en 1537 , avait accompagné en Italie le frère Claude, son compatriote , habile peintre sur verre, et eut d’abord part à ses travaux. Il peignit, ensuite seul les vitraux de l’église de Sainte-Marie