GUIL
dLe.ll Anima, ceui de la cathédrale et de l’église de Saint-François à Rome et de Sainte-Marie d’Arezzo.
GUILLAUME (ordre militaire de), ordre de chevalerie, créé en 1816 par le roi des Pays-Bas Guillaume I. La décoration est mie croix d’or à huit pointes émaillées de blanc, avec cette devise: Voor moed , beleid, trouw (pour la bravoure, le talent, lu fidélité). La croix est suspendue à un ruban orange liséré de bleu.
GUILLEM1NOT (Armand-Charles, comte), lieutenant-général et pair de France, né à Dunkerque en 1774, mort à Bade cd 1840, servit d’abord en Belgique sous Dumouriez et Pichegru , en Italie sous Moreau, devint général en 1808, fit toutes les campagnes de l’empire en qualité de chef d’étatmajor, et fut créé général de division en 1813. Sous la Restauration, il fut nommé en 1816 directeur général du dépôt de la guerre, et prit une grande part à la réorganisation de cette administration. En 1823 il fut chargé de dresser les plans de l’expédition d’Espagne sous le commandement du duc d’ Angoulême, accompagna ce prince dans cette expédition , et conseilla la célèbre ordonnance d'Andujar. En 1824, il fut nommé ambassadeur près la Porte ottomane et ne fut rappelé qu’en 1831. Depuis ce temps il a vécu dans fa retraite.
GUILLEM1NS ou GUILLEM1TES, congrégation religieuse instituée par saint Guillaume de Malavalle ou Maleval, en 1163, fut d’abord établie dans la vallée de Malavalle, près de Sienne, puis se répandit dans toute l’Italie, en France et en Allemagne. Dès 1266 ils eurent un monastère à Montrouge ; ils furent transférés en 1298 à Paris; ils portaient de grands manteaux blancs, d’où ils prirent le nom de Bl&ncs- Manleaux. — Les Guillemites n’avaient plus de maison en France longtemps avant la révolution. Ce fut dans leur maison de Bourges que naquit en 1694 la réforme des Petits-Augustins.
GUILLERAGUES (le comte de làvergne de), président de la cour des aides de Bordeaux, fut nommé en 1679 ambassadeur à Constantinople. Il a laissé une relation de son ambassade, 1684. Boileau lui a adressé sa cinquième épître, sur la nècessili de se connaître soi-même.
GUILLER1 (les frères), nom de trois brigands fameux pendant les guerres de la Ligue : ils étaient issus d’une noble famille, et avaient servi parmi les Ligueurs sous le duc de Mercœur. Lorsque Henri IV fut monté sur le trône , ils levèrent une troupe de voleurs avec laquelle ils parcoururent les grandes routes, et mirent à contribution les châteaux du Lyonnais, de la Guyenne et de la Saintonge. Ils avaient établi leur quartier-général dans un château-fort situé sur les frontières de la Bretagne et du Poitou. Assiégés dans cette retraite en 1608, ils furent faits prisonniers après une longue résistance, et rompus vifs sur la place de Saintes.
GUILLESTRE, ch.-l. de canton (H.-Alpes), à 19 kil. N. E. d’Embrun; 1,000 hab. Toiles, usine à fer. Marbres aux environs.
GUILLET (pernette du), dame poëte du xvi* siècle, contemporaine et émule de Louise Labé, née à Lyon en 1620, morte en 1646, à la fleur de l’âge, s’était de bonne heure fait connaître par des poésies gracieuses et par des chansons qu’elle chantait elle-même en s’accompagnant du luth ou de l’épinette. Antoine Dumoulin fit imprimer les Rymes de gentille et vertueuse dame Pernette Du Guillet.
GU1LLON, ch.-l, decanton (Yonne), sur le Serein, à 14 kil. N. E. d’Avallon; 800 hab. Un traité y fut conclu en 1369, pour l’évacuati’on de la Bourgogne par les Anglais.
GUILLOT1ÈRE (la), grand faubourg de Lyon, sur la rive gauche du Rhône; 22,890 hab. Beaucoup de fabriques de soies : acide sulfurique, vitriol, etc. C’était jadis une vi’.le distincte de Lyon.