‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 473 sur 1261 · HAIT · texte numérisé non relu

HAIT

Le Hainaut est arrosé à l’O. par l’Escaut qui y reçoit la Haine et la Dender, et à l’E. par la Sambre ; on y a creusé un grand nombre de canaux. — Le Hainaut fut primitivement habité par les Nerviens. Il n’a pris le nom de Hainaut que dan* le vu* siècle (probablement de la rivière de Haine). Dès le Ve siècle, il eut des comtes particuliers; mais ils ne devinrent héréditaires qu’en 860, à partir de Régnier. Au XIIe siècle, Baudouin réunit par mariage le Hainaut et la Flandre, et dès lors ces deux pays eurent la même destinée. Le Hainaut passa successivement dans les maisons de Bourgogne, puis d’Autriche; le traité des Pyrénées (1659) et celui de Nimègue (1678) cédèrent une partie du Hainaut à la France; le reste fut donné à l’empereur et prit le nom de Hainaut autrichien. En 1793, les Français s’en emparèrent et en firent le dép. de Jemmapes. En 1814, il forma une prov. du roy. des Pays-Bas, et en 1830 il resta à la Belgique.

HAINAUT (Jeanne, comtesse de), fille de Baudouin, comte de Flandre et premier empereur français à Constantinople, fut, ainsi que Marguerite, sa soeur, amenée à la cour de France lorsque son père eut été fait prisonnier par le roi des Bulgares (1206), et fut mariée en 1211 à Fernand ou Ferdinand, fils de Sanche I, roi de Portugal, par Philippe-Auguste, qui exigea en même temps la cession des villes d’Aire et de Saint-Omer, partie de la dot de la comtesse. Fernand, peu après son mariage, se révolta à ce sujet, mais il fut défait à Bouvines avec les autres princes ligués contre le roi de France (1214). Fernand ayant été fait prisonnier et enfermé à la tour du Louvre, Jeanne régna seule sur la Flandre ; elle jouissait paisiblement de ses états, lorsqu’en 1225 le bruit courut que Baudouin, qu’on avait cru mort, allait reparaître. Il parut en effet un Baudouin, qui voulut se faire passer pour le comte de Flandre ; mais l’imposteur fut pendu a Lille, en 122b. Cet événement a fait peser sur Jeanne d’horribles soupçons que rien ne justifie. Cette princesse m. en 1244 sans postérité.

HAINE, riv.de Bilgique t Hainaut,, passe près de Mons et se jette dans l’Escaut en France près de Condé. Cours, 80 kil. Le Hainaut en tire son nom.

HA1N1CHEN, ville du roy. de Saxe, à 17 kil. O. de Freyberg ; 2,800 hab. Balduin y inventa le phosphore hermétique. Patrie de Gellert.

HAITI (c.-à-d. le pays montagneux ), YHispa niola ou Espanola de Christophe Colomb, Saint- Domingue des Français et des Anglais, île de l’Amérique, dans la mer des Antilles, au S. E. de Cuba et à l’E. de la Jamaïque, par 16° 45’-20° lat. N., et 70° 45-76° 53’ long. O. ; 660 kil. de long, 260 k. de large ; la population est évaluée à95ü,000h., parlant français dans l’Ouest et espagnol dans l’Est, Capit., Port-Républicain (l’ancien Port-au-Prince). L’ile d’Haïti est aujourd’hui divisée en 6 départements ; Ouest, Sud Artibonite , Nord, Nord-Est, Sud-Est; ch.-l.: Port-Républicain, les CayesdeJacmel, les Gonaves, le Cap-Haïtien, le cap Santiago, Santo- Domingo. — L’ile se termine à l’E. par le cap Engagno, et à l’O. par deux prolongements, entre lesquels se trouven t le golfe et l’île de Gonave.Le pays est traversé de l’E. à l’O. parles montsCibao, riches en mines d’or; au S. E. s’étendent de grandes plaines qui nourrissent d’immenses troupeaux; de nombreuses rivières ren dent le sol très-fertile; mais le climat est humide et[ malsain. Le gouvernemeutaété successivem. républicain et monarchiq. : auj. (1857) le pays est gouverné par u n empereur ; néanmoins un sénat et une chambre de représentants concourent à la confection des lois. La langue française est la langue officielle; on parle espagnol dans la région orientale de l’île. Le catholicisme est la religion de l'état ; les autres religions y sont tolérées. — Cette île fut découverte par Christophe Colomb le 6 décembre 1492 et fut

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le siège du premier établissement européen en Amérique. Les Espagnols y fondèrent Santo-Dotoingo en 1495 et soumirent bientôt les indigènes qui étaient de race caraïbe ; mais les mauvais traitements qu’ils leur firent subir ne tardèrent point à faire décroître la population indienne, et c’est à peine s’il restait 1 50 naturels au milieu du XVIe siècle. La colonie n’était encore que de peu d’importance lorsque l’amiral anglais Drake la ravagea en 1586. Au milieu du xvne siècle (v i s 1640) , des boucaniers qui s’étaient établis dans l’île de la Tortue, sur la côte septentrionale d’Haïti, dévastèrent les établissements espagnols, et, après avoir été reconnus par le gouvernement français, ils finirent par s’établir dans la partie occidentale de l’îie ; le traité de Ryswick, en 1697, céda définitivement cette partie à la France. La nouvelle colonie française s’accrut rapidement , mais l’excès meme de sa prospérité causa sa ruine ; les nombreux esclaves, traités avec trop de barbarie, se révoltèrent en 1722; cette première tentative fut facilement réprimée; mais en 1791, l’assemblée nationale ayant par un décret du 28 mars 1790 appelé les hommes de couleur à partager les droits politiques que les blancs s’étaient jusque-là réservés, les noirs profitèrent des discordes que ce décret avait excitées parmi les colons, et se soulevèrent partout; ils commirent, sous la conduite d’un certain Boukman, les plus grandes atrocités. En 1793, Mayaca, chef noir, s’empara du Cap et en massacra tous le3 habitants libres sans distinction. L’année suivante, un autre chef, Toussaint Louverture , enleva les principales places de la colonie française, chassa une armée anglaise que les colons de la Jamaïque avaient envoyée au secours des blancs, et s’empara de la partie espagnole d’Haïti que l’Espagne venait de céder à la France (1795). En 1802, le général Leclerc, à la tête de 20,000 Français, débarqua à Saint-Domingue, s’empara par surprise de la personne de Toussaint Louverture et l’envoya en France. Les hostilités, un instant suspendues, recommencèrent en 1803 sous la conduite du général noir Dessalines; les Français furent refoulés jusqu’au Cap, et Rochambeau, qui avait succédé à Leclerc, fut obligé de se rendre à une flotte anglaise. Dessalines, maître souverain de 1 île, prit le titre de Jacques I, empereur d Haïti. 11 tut assassiné en 1806. Christophe s’empara aussitôt du pouvoir, et apres une lutte acharnée contre Pôtion, son rival, il resta maître de la plus grande partie de l’île, et prit en 1811 le titre de roi, sous le nom de Henri I. Pétion conserva néanmoins le sud de i’ile jusqu’à sa mort (1818). Christophe périt dans une révolution miiit. en 1820. Alors Boyer, qui avait succédé à Pétion dans le gouvernement du sud, fut proclamé. Il soumitla partie espagnole et devintmaitre de toute l’île (1822). En 1825, un traité fut conclu avec la France, par lequel celle-ci reconnaissait l'indépen- 1 dance d Haïti, qui devait en retour payer une indemnité de 150,000,000 de francs aux anciens colons; . le paiement de cette indemnité éprouva loutessorles I de retards, et la France se vit obligée de consentir j à une forte réduction. En 1843, Boyer- jtccusé Je Tyrannie, fut expulsé, et remplacé parlecén. Hérard,

puis par Guerrier, 1844, Pierrot, 1845, Riclié, 1846, eulii. par Soulouque, 1847, qui en I849se fitemp.(Faustiu 1).

HAIVALI, ville de l’Anatolie. Voy. kidonie.

H AK EM, nom arabe qui veut dire magistral , \ s’étend chez les Musulmans à toute une classe de

HAKLUYT (Richard), écrivain anglais , né vers 1553, dans le comté d’Hereford, mort en 1616. On a de lui entre autres écrits : les Principales navigations et découvertes , et les principaux voyages et trafics de la nation anglaise par terre et pai mer , etc., en anglais, Londres, 1582, in-4, et 1589,

3 vol. in-fol., ouvrage très-important pour la géographie de cette époque et très-estimé.

HALBERSTADT, ville des Etats prussiens (Saxe), * ch.-l. de cercle, dans la régence de Magdebourg, à 45 kil. S. O. de Magdebou.'g; 18,000 hab. Ville bâtie dans le genre gothique. Cathédrale de Saint- Etienne , église de Notre-Dame , hôtel-de-ville. Collège de la Cathédrale, gymnase, écoles, bibliothèque, cabinet d’histoire naturelle, etc. Draps, lainages, tabac, gants de cuir, chapeaux, bougies, eau-de-vie, etc. — Cette ville est très ancienne; elle devint en 804 le siège d’un évêché qui fut sécularisé à la paix de Westphalie en 1648 et qui prit alors le titre de principauté. L’électeur de Brandebourg en fut investi. La ville d'Ha?lberstadt avait résisté aux Français pendant la guerre de Trente- Ans; mais elle fut prise par eux en 1758 pendant celle de Sept-Ans. Le duc de Rrunswick-OEls s’en empara aussi en 1809. En 1813, les Westphaliens, commandés par le général Ochs , furent défaits sous les murs de celte ville par le général russe Tehernichef.

HALDEN, ville de Norwége. Voy. frédérickshàll.

HALDENSLEBEN (neu-), ville murée des Étals prussiens (Saxe), ch.-l. du cercle, à 20 kil. N. O. de Magdebourg; 3,750 hab.

HALEB ou HALEP, ville de Syrie. Voy. alep.

HALES (Etienne), physicien et naturaliste, recteur et curé de Theddington, chapelain du prince de Galles, membre de la Société royale de Londres, né en 1677 dans le comté de Kent, mort en 1761 ; a fait plusieurs inventions utiles, entre autres celle des ventilateurs destinés à renouveler l’air dans les hôpitaux, les prisons, les mines, les vaisseaux (1741). 11 a publié : Statique des animaux , trad. par Sauvages, Genève, 1744, in-4; Statique des végétaux, trad. axecY Analyse de l’air , en 1735, in-4, par Bu (Ton ; l'Art de rendre l'eau de mer potable , etc.

HALES (ALEXANDRE de). Voy. ALEXANDRE DE HALES.

HALESOWEN, ville d’Angleterre (Shrop), à 11 kil. S. O. de Birmingham; 12,000 hab. Eglise dont on admire le clocher. Clouterie, quincaillerie. Patrie du poète Shenstone.

HALESWORTH, ville d’Angleterre (Suffolk), à 38 kil. N. E. d’ipswich; 2,500 hab. Belle église gothique. Toile à voiles, fonderie.

HALFAY ou OUAD-AGU1B, pays de la Nubie mérid., s’étend le long du Bahr-el-Azrek et du Nil, depuis 14° 10’ lat. N., sur un espace de 380 kil. Pays fertile. Il a pour ch.-l. Halfay , sur la rive droite du Nil, à 115 kil. S. O. de Chendi; 4,000 hab. Les chefs du Halfay et du Chendi, réunis, peuvent mettre 30,000 cavaliers en campagne.

HALIACMON, auj. Y Indjé-Karasou, fleuve de la Macédoine, sortait des monts Citius, coulait à l’E, au S. E., au N. E., et enfin tombait dans le golfe Thermaïque entre le Lydias et l’Axius.

HALIARTE, Haliartus , ville de Béotie, sur la «ôte S. du lac Copaïs, était une des douze cités béotiennes. Xerxès la saccagea; le général lacédémonien Lysandre périt dans ûn combat livré devant cette ville, 394 av. J.-C. Les Romains la détruisirent

ia société, les juges et les gens de loi qui sont sous 1 autorité d’un cadi. 11 ne faut pas confondre ce nom avec celui de hakirn, médeein. — Ilakem est devenu le nom propre de plusieurs princes qui ont régné soit à Cordoue, soit en Egypte. Le plus connu est le calife d’Égypte Hakem-Biamrillah. Vou.

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