‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 472 sur 1261 · HAGA · texte numérisé non relu

HAGA

HAARLEM , ville de Hollande. Foy. hàrlem.

HABA (la), ville d’Espagne (Badajoz), à 7 kil. S. O. de Villanueva-de-la-Serena ; 3,05ô hab. Toiles.

HABACUC, un des 12 petits prophètes, a laissé trois chapitres, dans lesquels il prédit la captivité des Juifs en Chaldée et leur rétablissement dans leur patrie. H vivait, à ce qu’on croit , sous le règne de Joachim, vers 600 av. J.-C. Ses prophéties se distinguent par l’énergie et la vivacité des expressions.

HABAT ou GAP B, contrée d’Afrique, dans l’empire de Maroc (Fez), dont elle forme la partie N. O., s’étend du mont Zalag au détroit de Gibraltar ; elle est baignée par la Méditerranée au N. E., et î’Atlantiqueàl’O.Ce pays est arrosé par le Louccos et traversé par une chaîne du petit Atlas. 11 est très fertile, et compte au moins 200,000 hab. Villes principales: Tanger, Tetouan, Larache et Agla.

HABEAS CORPUS. On nomme ainsi en Angleterre un ordre ou wril adressé par un magistrat à un geôlier pour lui enjoindre d’élargir un prisonnier. Ce nom vient des premiers mots de la formule latine dans laquelle l’ordre est conçu. Tout citoyen qui croit être détenu arbitrairement peut, en adressant une requête au lord-chancelier, ou en son absence à l’Un des juges de la cour du banc du roi, obtenir un wril à’habeas corpus; c’est là une des plus Importantes garanties de la liberté individuelle en Angleterre. Longtemps disputé, ce droit fut définitivement réglé sous le règne de Charles II par un bill rendu en 1680. Dans les temps de troubles ïhabeas corpus fut plusieurs fois suspendu ; mais ce ne fut jamais que par un bill spécial du Parlement.

HABELSCHWERT, ville murée des États prussiens (Silésie) , ch.-l. de canton , à 15 kil. S. de Glatz: 3,300 hab. Draps, lainages, bas, eau-devie de grains, tanneries, blanchisserie de cire.

HABESCH, nom donné à l’Abyssinie par les indigènes de cette contrée ; le mot Abyssinie en est une corruption. — On étend ce nom à toute la partie de la côte située sur le golfe Arabique, entre le cap Nose et le détroit de Bab-el-Mandeb.

HAB1BA, île de la Méditerranée, sur la côte de 3’ Algérie, par 3® 23’ long. O., 33* 42’ lat. N., à 17 kil. N. E. du cap Figalo, et à 26 kil. S. O. du cap Falcon ; 4 kil. de tour.

HABSAL ou HAPSAL, ville de la Russie d’Europe (Revel), ch.-l. de district , dans une presqu’île, sur la Baltique, à 90 kil. S. O. de Revel ; 1,500 11. Port très fréquenté. Commerce actif. — Fondée en 1279. Les Danois s’en emparèrent en 1559 , les Suédois en 1645 et les Russes en 1710.

HABSBOURG , Habsburgum , château de Suisse (Argovie), à 12 kil. N. E. d’Aarau , fut fondé en l’an 1020; berceau de la maison de Habsbourg.

HABSBOURG (maison de), illustre maison d’Allemagne, qui remonte au vu® siècle et qui tire son nom du château de Habsbourg en Suisse. Les uns la font descendre d’Ethico , duc d’Alsace , né vers 626, mort vers 690: d’autres, des anciens Guelfes; mais sa chronologie ne commence à avoir quelque certitude iu a uartirdeGoulram-le-hiclie, comte d’Alsaceoe917 à 954. Radeboto, son petit fils, bâtit le château de Habsbourg en 1020, et Werner 11, un des filsde P«adeboto,pritle premier le titre de comte de Habsbourg. Dans la guerre entre l’empereur Henri IV et l’anti-roi Rodolphe, il embrassa le parti de ce dernier (1077-1080). — Adalbert 111, arrière-petit-fils de Werner II, succéda à son père Werner III en 1163, fit la guerre en Palestine (î 187-91 et 1196-98), combattit ensuite Berthold V de Zæhringen et fonda Waldshut ; il prit le pre¬

mier le titre de landgrave d’Alsace. — Après la mort de Rodolphe II, fils d’ Adalbert III (1232), la maison des Habsbourg se partage en deux branches (Habsbourg-Habsbourg et Habsbourg-Laufenbourg), dont les chefs sont Albert IV et Rodolphe 111, 6on frère.

Branche amie. Albert IV, tige de la branche aînée ou impériale, eut pour sa part Habsbourg, le comté d’Argovie et les alleux d’Alsace ; il y joignit par mariage le comté de Kybourg. Son fils Rodolphe IV agrandit considérablement ses domaines do côté de la Suisse et acquit en Allemagne le duché d’Autriche ; il porta au plus haut degré la splendeur de cette maison et fut appelé au trône impérial en 1273 ; il régna 18 ans ( 1 27 3-91 ’l sous le nom de Rodolphe 1, et eut pour success. dans ses états héréditaires, et plus tard à l’empire (1298), son fils Albert (Albert V de Habsbourg, Albert I comme duc d’Autriche et empereur). Cependant sous celui-ci les Suisses se révoltèrent , et pendant toute la durée du xiv* siècle et la première moitié du xve, la maison de Habsbourg s’épuisa vainement à les combattre ; elle se vit successivement enlever 1a plus grande partie de ses domaines. En 1438 un nouveau prince de la maison d’Autriche- Habsbourg fut appelé au trône impérial ; il régna sous le nom d’Albert II ; depuis lui, la maison d’Habsbourg ou d’Autriche régna sans interruption sur l’Allemagne jusqu’en 1740 ; cinq ans après, l’héritière de cette maison, Marie-Thérèse, porta ses possessions avec le titre d’empereur dans la maison de Lorraine, qui règne actuellement. (Pour le® divers princes de cette maison , Foy. Allemagne, et les art. Rodolphe, alrert, Frédéric, etc.).

Branche cadette . Cette branche eut pour tige Rodolphe III , oncle de l’empereur Rodolphe de Habsbourg , et reçut en partage Laufenbourg , Waldshut, Neu-Ilabsbourg (sur le lae des Quatre- Cantons) et les domaines de Klekgau. Après la mort de Rodolphe III, cette seconde branche se partagea en deux rameaux (les comtes de Habsbourg-Laufenbourg et les nouveaux comtes de Kybourg). Le premier de ces deux rameaux, commencé par Godefroy (mort en 1271), s’éteignit au commencement du xv® siècle. Eberhard, tige du second rameau, avait acquis le comté de Kybourg en épousant Anne, héritière de cette maison; il mourut en 1284; sa descendance s’éteignit en 1415.

HABSHE1M, bourg de France, ch.-l. de canton (H.-Rhin), à 17 kil. N. E. d’Altkirch; l,600h.Vins„

HAÇAN, 5® ealife, fils d’Ali et de Fatime, fille de Mahomet, fut élu à Koufa, l’an 660 de J.-C., après la mort de son père qui venait d’être tué dans cette même ville. Il eut pour compétiteur Moaviah, et consentit à abdiquer après six mois de règne , afin d’éviter l’effusion du sang. Il mourut en 669, empoisonné par un des fils de Moaviah , qui craignait qu’il ne voulût faire valoir ses droits. U est compté par les Chyites au nombre des imams ; après lui l’imamat passa à son frère Hussein.

haçan (kennoun) , le dernier des princes édrissites qui régnèrent en Mauritanie, monta sur le trône en 954. Attaqué par les Obaïdites et lea Ommiades espagnols, il fut fait prisonnier et amené à Cordoue ; il s’évada , alla rassembler quelques troupes en Égypte, et tenta de reconquérir ee« états; mais après quelques succès il fut assassiné par les Espagnols, en 984.

haçan-ben-sabbah, chef de la secte des Ismaéliens de Perse, connue aussi sous le nom d’.4ssassins, né en Perse vers 1050. Après avoir occupé

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les postes le9 plus élevés auprès du sultan Malek-schah, il fut chassé de la cour pour avoir voulu supplanter le premier ministre, son bienfaiteur; il embrassa alors la secte des Ismaéliens et répandit dans la Perse cette hérésie qui expliquait toute la religion d'une manière allégorique, et tendait à détruire le culte extérieur. 11 6e fit un grand nombre de partisans , à la tête desquels il s’empara en 1091 du château d’Alamout, situé sur une montagne élevée, aux environs de Casbin, dans l’Irak-Adjémi, et se forma un petit état indépendant. Il s’attacha de fanatiques sectaires qu’il savait exalter en leur faisant boire un breuvage enivrant (le hatchy ou hatchy cha) , et qui à sa voix couraient assassiner les victimes qu’il désignait. 11 sut ainsi , à force de crimes , conserver sa puissance jusqu’à sa mort et étendre ses conquêtes. 11 mourut en 1124. Ses successeurs sont connus sous le nom de Vieux ( seigneurs) de la Montagne. Voy. assassins.

hàçan-buzurk, c.-à-d. le Grand , chef de la maison des Ilkatiiens , avait été nommé par Behaderkhan, gouverneur de l’Asie-Mineure ; il s’empara de Bagdad à la mort de ce prince, et fonda un nouvel empire. 11 mourut vers 1356.

haçan-ben-al-haçan, vulgairement Alhazen, astronome arabe , né à Bassora vers 980 , mort en 1038, fut appelé en Égypte par le sultan Fatimite Hakem pour y construire une machine qui devait mettre les habitants à l’abri des inondations du Nil ; il ne put exécuter ce projet, et , pour échapper à la colère du sultan, feignit d’être fou. On a de lui un Traité d’optique, traduit en latin et publié par Risner, Bâle, 1572; on trouve dans ce traité des observations dont Keppler lira , dit-on , grand parti.

HAGELDAMA (c.-à-d. champ du sang), champ voisin de Jérusalem, fut acheté avec l’argent qui avait été donné à Judas pour trahir Jésus, et que le traitre,poussé par ses remords, avait rendu aux chefs de la synagogue. Ce champ servit depuis de sépulture aux étrangers.

HACHA (rig-de-la-), ville et riv. de Colombie. Voy. RIO-DE-LA-HACHA.

HACHEM. Voy. haschem et hescham.

HACHENBURG, ville murée du duché de Nassau, à 24 kil. N. de Montabaur; 1,800 hab. Château. Toiles, maroquin, tabac; forge, raffinerie.

HACHETTE (Jeanne), de Beauvais, s’est rendue célèbre par le courage qu’elle déploya lors du siège que le duc de Bourgogne, Charles-le-Téméraire, fit de cette ville en 1472. On la vit monter sur la muraille à la tête de plusieurs autres femmes, arracher l’étendard qu’y plantait déjà un soldat bourguignon, et ranimer par ce trait de courage les assiégés, qui repoussèrent les ennemis. Les historiens varient sur le véritable nom de cette héroïne. Les uns l’appellent Jeanne Fouquet ou Fourquet, les autres Jeanne Lainé ; il paraît que le nom de Hachette lui vient d’une hache ou hachette dont elle aurait été armée au moment du siège.

hachette (J.-Nicolas-Pierre), géomètre, né à Mérièresen 1755, mort en 1834. Il fut de bonne heure remarqué par Monge; devint professeur à l’École Polytechnique dès sa fondation (1794), et y enseigna la géométrie descriptive; fit partie de l’expédition d’Égypte, quitta en 1816 l’Ecole Polytechnique pour entrer à la Faculté des sciences de Paris , et fut admis à l lnstitut en 1830. On a de lui, entre autres ouvrages, un traité de Géométrie descriptive, 1822, in-4, qui est encore la base de l’enseignement pour cette science.

HACKLUYT. Voy. haklijyt.

HACKNEY-SAINT-JOHN, paroisse d’Angleterre (Middlesex), à 3 kil. E. de Londres, dont on la regarde comme un faubourg; 31,000 hab. On croit que c’est à Hackney que furent d’abord employées

» — HÆMI

les voitures de louage que les Anglais appellent Hackney-coaches.

HADDINGTON, ville d’Écosse, à 24 kil. E. d’Edimbourg, sur la Tyne, ch.l. du comté d’Hadding ton ; 5,900 h. Le réformat. Jean lvnox naq. près de là HADDINGTON (comté d’ ), OU EAST-LOTHIAN , en Ecosse, a pour bornes au N. le golfe de Forth, au S. le comté de Berwick, à l’E. la mer du Nord, à 10. le comté d’Edimbourg : 40 kil. sur 26; 36,00 0 hab. Ch.-l., Haddington. Mines de fer, de plomb, de houille ; sol plat et sablonneux sur les côtes, et néanmoins très fertile ; grande quantité de céréales et de légumes.

HADELN , Hadelia en latin, petit pays du Hanovre, sur la côte septentrionale du duché de Brême : 22 kil. sur 17 ; 15,000 hab. Ch.-l., Otterdorf. Sol plat et au-dessous du niveau de l’Océan.

HADERSLEBEN, ville du Danemark (Sleswig), ch.-l. de bailliage, à 51 kil. N. de Flensborg, sur le Petit Belt ; 3,000 hab. Petit port accessible seulement à des narquet». Principal passage du Sleswig à l’île de Fyen.

HADJAR, contrée d’Arabie. Voy. bahrain. — C’est aussi le nom de deux villes d’Arabie, l’une dans l’Hedjai, sur la route de Damas à La Mecque, à 270 kil. N. de Médine; — l’autre dans l’Yemen, à 24 kil. O. de Sana, sur un rocher. Citadelle.

HADJI (c.-à-d. en arabe pèlerin), nom que prennent les Musulmans qui ont fait le pèlerinage de La Mecque, pèlerinage que doit faire au moins une fois dans la vie tout disciple de Mahomet. Ce mot se place devant le nom propre : ex., hadji Moustapha. — Hadji commence aussi le nom d’un grand nombre de lieux en Asie ; mais ils sont peu importants.

HADJI-KHALFA, savant turc, nommé aussi Ka lib-Tchélébi, et Moustapha, savant turc, né à Constantinople vers 1600, mort en 1658, fut premier secrétaire et grand-trésorier du sultan Amurath IV. On a de lui : Découverte des pensées touchant les livres et les genres, précieux traité de bibliographie,

pub. à Leips.parFlugel,turc-lat.,7 v. in-4, 1 843-52

Tables chronologiques depuis la création d’Adam jusqu’en 1640, Constantinople, 1733, in-fol., trad. du turc, en latin par Koehler, en italien par J.-R. Carli, Venise, 1697; Géographie, en arabe, Constantinople, 1732, etc. ; Histoire de Constantinople, etc. Flugel et Hamaker ont traduit quelques parties de ses écrits.

HADJIPOUR, ville de l’Hindoustan anglais (Bengale), dans l’ancien Béhar, à 9 kil. N. de Patna, sur le Gange et le Gondok. Fondée en 1350.

H ADLE1GH, ville d’Angleterre (Suffolk), à 1 3 kil. O. d’ipswich; 3,950 hab. Jadis renommée par sea draps, mais presque sans industrie auj. On croit qu elle fut jadis la résidence des rois d’Est-Anglie, HADLEY (sir John), astronome anglais au xviii* siècle, a inventé l’instrument de marine nommé octant ou quartier de réflexion. On a de lui .- Description d’un nouvel instrument pour mesurer les angles, 1731; Observations faites à bord du Chatam en 1732, etc.

HaDRAMAÜT ou HADRAMAOUT, contrée de l’Arabie méridionale (Yémen), bornée au N. E. par l’Océan depuis l’embouchure du Chabb jusqu’au golfe Curia-Muria : 900 kil. de l’E. à l’O. Villes principales : Macuba, Sahar, Sedjer, Dofar, Morebat et Hazek, toutes sur la côte. — L’Hadramaut tire son nom de l’ancien peuple des Adramites, qui l’habitait jadis, avec les Sabéens, les Hornérites, etc. HADRANUM, ville de Sicile. Voy. adranüm. HADR1A, ville de Vénétie. Voy. adria.

HADRIANOPOLIS, enThrace. Voy. adriang?OU3. HADRIANUS, empereur. Voy. adrien.

HADR1ATICUM mare. Voy. aoriatiqi’E.

HADRUMETUM, en Afrique. Voy. adrumetum.

HÆMI EXTREMA, Emineh Boroun, cap de la Thrace, au N. E., formait la séparation entre la Mégie

HAID

HAGU — 776 ~

et la Thracc, et terminait à l’E. les monts Hémns.

HÆM1 montes, nom d’une province de l’empire d’Orient. Voy. hémimont.

j HÆMUS, mont, de Thrace. Voy. hémus.

HÆNDEL (George-Frédéric), compositeur célèbre, né en 1684 à Halle en Saxe, d’où les Italiens l’ont surnommé il Sassone , le Saxon, mort à Londres en 1769, annonça dès son enfance une vocation décidée pour la musique. A l’âge de dix ans, il donna des sonates et des motets estimés. Après avoir voyagé dans différentes parties du continent, il se fixa en Angleterre. Il fit les délices des Anglais, qui le regardent comme un compatriote, et qui lui ont conservé jusqu’à ce jour leur admiration. Haendel a composé 60 opéras, dont les plus remarquables sont : Agrippine , Renaud , Mutius Scévola, Alexandre et Scipion; 26 oratorios, dont le Messie, Judas Macchabée, Moïse en Égypte; 8 vol. de motets , 4 de cantates , etc. Ses compositions se distinguent par la force d’invention, par la hardiesse et le sublime des conceptions et par l’élévation du style ; mais on leur reproche un peu de dureté et de négligence dans les détails. HÆSUS, divinité celte. Voy. hésus.

HAFIZ (chems-eddvn-mohammed), poëte lyrique persan, né à Chyraz au commencement du xive siècle, mort vers l’an 1389, a chanté la beauté, l’amour, le plaisir, et a mérité, par la grâce de ses poèmes et aussi par leur licence, d’être surnommé Y Anacréon de la Perse. Le recueil des poésies de Hafîz, qui contient 671 odes ou ghazels, a été publié à Calcutta, 1791, 1 vol. in-fol., en persan. Il en a été traduit divers morceaux par d’Herbelot (dans sa Bibliothèque orientale), et par Herbin, 1 806, in-12, avec une notice sur ce poëte. M. de Hammer en a donné une traduction complète dans leDtt'an, Tubingue, 1812, réimprimée en 1840.

HAFNIA, nom de Copenhague en latin moderne. HAGA, nom latin de plusieurs villes appelées aujourd’hui La Haye : Haga Comitis , auj. La Haye ['S Gravenhaag ), ville de Hollande ; Haga Auretianiensis, auj. La Haye, ville de France (Indre-et- Loire), etc.

HAGEDORN (Frédéric de), poëte allemand, né à Hambourg en 1708, mort en 1764, a composé des poésies remarquables par l’originalité des pensées et la pureté du style, entre autres : le Sage, 1741; la Félicité, poëme, 1743 ; l’Amitié, poème; des Fables et des Contes poétiques, 1738-1752. Ses œuvres complètes ont été publiées à Hambourg, 1800, 6 vol. in-8. — Son frère, Christian-Louis, s’est rendu célèbre par l’ouvrage intitulé : Considérations sur la peinture, Leipsick, 1762, 2 vol. in-8, qui est regardé comme classique.

HAGEN, ville des États prussiens (Westphalie), à 40 kil. O. d’Arensberg ; 2,660 hab. Forges, usines à fer; draps, bas, chapeaux, etc.

HAGENBACH (Pierre, sire de), favori de Charles, duc de Bourgogne, fut nommé par ce prince en 1469 gouverneur des comtés de Ferrette, de Sundgau , de Brisgau et d’Alsace. Il abusa à un tel point du pouvoir, et rendit le nom de son maître si odieux, qu’il occasionna la formation d’une ligue contre la Bourgogne entre l’archiduc d’Autriche, la Suisse, le Palatinat, et le roi de France Louis XI. Hagenbaeh fut pendu dans une émeute populaire par les habitants de Brisach (1474), HAGETMAU, ch.-l. de cant. (Landes), à 12 kil.

S. de St-Sever ; 3,076 hab. Vins recherchés.

HAGIA-DEKA, village de l'île de Candie, à 31 kil. S. O. de Candie. Aux environs, ruines de l’anc. Gortyne, et du célèbre labyrinthe de Crète. HAGUE (la'), cap de France. Voy. bogue (la). HAGUENAU, Hagenoa eu latin, ville de France, J1*"!* cant. (B.-Rhin), sur la Moder, à 26 kil.

N. de Strasbourg; 9,694 h. Coll. Percales, calicots.

siamoises, goudron, etc. College. — H. était jadis une ville impériale de la Basse-Alsace. Montecuculli l’assiégea vainement en 1676; mais les Autrichiens la prirent en 1705; le maréchal de Villars la reprit l’année suivante. En 1793 les Français défirent les Autrichiens et les Prussien* réunis sous les murs de cette ville.

HAHN (Simon-Frédéric), historien allemand, né en 1692 à Klosterbergen près de Magdebourg, mort en 1729, avait acquis, dès l’âge de 10 ans. une espèce de célébrité par la précocité de ses connaissances, principalement en histoire. Il succéda, à l’âge de 24 ans, au savant Eckart, professeur d’histoire à l’université de Helmstædt, et en 1724, le roi d’Angleterre, George I, le nomma son conseiller historiographe et bibliothécaire à Hanovre. Il composa différents ouvrages d’une grande érudition, parmi lesquels : YHistoire du droit public et des empereurs, depuis Charlemagne jusqu’à Guillaume de Hollande, Halle, 1721-1724, 4 vol. in-4, en allemand.

hahn (Louis-Philippe), poëte tragique allemand, né à Trippstadt, dans le Palatinat, en 1746, mort en 1787, fut secrétaire des finances et référendaire des comptes à Deux-Ponts. Il a donné quelques tragédies qui, malgré l’irrégularité du plan, sont remarquables par l’énergie du style, la hardiesse des portraits et la sublimité des pensées. Les meilleures sont : la Rébellion de Pise (Voy. UGOLIN), 1776 ; Robert de Hohenecken, Leipsick, 1778.

HAI, ville de Chine (Kiang-Sou), à 31 kil. N. E. de Nan-King. Ch.-I. d’un arrondissement-tchy-li, c.-à-d. mouvance directe.

HA1DERABAD ou HYDERABAD, c.-à-d. ville du lion, ville de l’Inde, dans le roy. du Décan, ch.-l. de la prov. d’Haïderabad , et résidence du nizam, sur la rive droite du Moussy, à 2 lui. E. de Golconde, à 310 k. N.-N.-O. de Madras, par 17® 15’ lat. N., 76° 9’ long. E.; 200,000 hab. Commerce de diamants. — Cette ville fut fondée en 1586 par Mohammed-Koutoub-Chah , qui l’avait nommée Bagnagor, mais qui changea ce nom en celui d’Haïderabad, en l’honneur d’ Ali , gendre de Mahomet , que l’on nomme quelquefois Haïder-Allah, le lion de Dieu. — Haïtkerabad donne son nom à une ancienne prov. de l’Inde médiate, que l’on nomme aussi prov. de Golconde. Cette prov. est dans le royaume du Décan ; elle est bornée au N. et au N. O. par le Beyder, au S. O. par le Bedjapour, dont elle est séparée par la Rima et la Krichna, au S. par la prov. de Bar laghat et le pays des Circars septentrionaux, à l’E. par le Gandouana, dont la sépare le Godavery, et a pour villes principales Haïderabad (chef-lieu) et Golconde. Cette contrée est partout couverte de montagnes; mais elles sont peu élevées et s’abaissent surtout au S. E. On y trouve un grand nombre de vallées qui sont toutes extrêmement fertiles. Le commerce y est peu considérable. Les habitants de cette contrée professent presque tous le brahmanisme, et parlent le dialecte telinga. —

L’ Haïderabad appartenait jadis aux radjahs de Telingana et de Bichnagar; les Mahométans le conquirent au xv* siècle, et en firent un état particulier sous le nom de Royaume de Golconde. Aureng-Zeyb réunit l’Haïderabad à son empire en 1687. Vers 1719, Tchyn-Kili-Khan, gouverneur de cette province pour les Mongols, se rendit indépendant ; il régna jusqu’en 1748. Ghazy-ed-Dyn, son fils, lui succéda. Vint ensuite Nizam-Aly, qui eut à combattre à la fois Haïder-Ali, les Mahrattes et les Anglais. Il se reconnut vassal de ces derniers en 1800, et fixa sa résidence à Haïderabad où il mourut en 1803. Il eut pour successeur son fils Mirza-Sekander-Djah.

haïderabad, ville de l’IIindoustan (Sindhy), dans

HAJN

une île formée par le Sind, et dans l’ancien Moultan, par 25° 22’ lat. N. et 66° 15’ long. E. ; 20,000 hab. Grand commerce. Cette ville fut fondée vers le milieu du siècle dernier.

HA1DER-AL1 ou HYDER-ALI , conquérant indien, né en 17 18 près de Kolar, dans le royaume de Maïssour ( Mysore) , et fils du commandant d’une forteresse , était d’origine arabe , et prétendait .descendre de Mahomet. 11 se distingua de bonne heure contre les Mahrattes, s empara en 1761 de Seringapatam et de tout le Mysore, qu’il enlewi au radjah de cette province, dont il était d abord ministre , rangea sous ses lois , avec le secours des Français, les côtes de Malabar et de Calicut, ainsi que les Maldives, et se fit appeler le roi des Mes de la mer des Indes. Les Anglais essayèrent inutilement de s’opposer à ses progrès ; il mourut en 1782 dans la ville d’Arcate, laissant ses états à ses fils, Tippou-Saïb et Kérym-Saïb.

HAIDERGOR, fort de l’Hindoustan, sur le sommet d’une montagne qui domine la route de Kouehalpour à Bednore, à 13 li.il. S. O. de Bednore.

HAIDOUKS, Heiducken en allemand, milice autrichienne toujours armée qui occupe plusieurs villages de la Hongrie , situés dans le cercle audelà de la Theiss, dans le comitat de Szabolsch, et entre ce comitat et celui de Bihar, à l’E. et à 10. de la ville de Debreczin ; ils forment une population de 50,000 individus et ont pour ch.-l. Bœszœrmeny. Les Haïdouks jouissent de grands privilèges et envoient deux députés à la diète. Ils sont tous cavaliers ; ils sont armés et costumés comme les hussards. A l’exemple des magnats hongrois qui ont des Haïdouks dans leur suite, plusieurs souverains et ambassadeurs étrangers ont pris l’usage d’avoir à leur service des domestiques de haute taille habillés comme les Haïdouks.

HAIE (la). Voy. la haye.

HA1-KHÉOU-SO, ville et port de mer de la Chine (Kouang-toung), dans l’île de Haï-nan, à 5 kil. N. de Khioung-tcheou ; très peuplée. Commerce considérable. ;

I1AILLAN (girard, seigneur du), historiographe.

Voy ■ DU HAiLLAK.

HAIMBURG, Carnunturn? ville ae l’arcniducné d’Autriche, à 44 kil. S. E. de Vienne, sur le Danube, rive droite : 2,700 hab. Manufacture de tabac.

HAI-NAN (c.-à-d. sud de la mer J, ïie de la mei de Chine (Kouang-toung), à l’E. du golfe de Tonkin. n’est séparée du continent chinois que par un canal de 17 kil.: 270 kil. sur 130 4 988,000 hab. Ch.-l., Khioung-tcheou. Au centre, montagnes, bêtes féroces ; rivières qui roulent de l’or ; climat chaud, grande humidité; perles; beau corail. Habitants enclins à la piraterie. — Les Chinois abordèrent pour la première fois dans cette île un siècle environ avant notre ère, et ne tardèrent point à la soumettre.

HAINAUT, Hene-Gouwen en flamand, Hanaga vensis comiiaius en latin moderne; prov. du roy.de Belgique, bornée au N. par les deux Flandres et le Brabant mérid., à l’E. par la prov. de Namur, au S. et à l’O. par la France: 100 kil. de long sur 50 de large ; 631,823 hab. Ch.-l., Mons. Le Hainaut se divise en 6 districts (Ath, Charleroi, Mons, Soignies, Thuin et Tournay). Au S. E. le sol du Hainaut est montueux; ailleurs il est plat, mais bien cultivé, et produit beaucoup de blé; légumes, lin et chanvre, fruits, houblon et fourrages. Les pâturages nourrissent une grande quantité de moutons, de gros bétail et de chevaux, et beaucoup de volailles. Le district de Mons renferme d’immenses mines de houille; il y a aussi des mines de fer et de plomb , des carrières d’ardoise et de marbre. Industrie active, métallurgie, brasseries, faïenceries -.verrerie, toiles, tissus de laines et dentelles.

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