‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 477 sur 1261 · HANO — 784 — HANO · texte numérisé non relu

HANO — 784 — HANO

été pub. à Bâle, 1533; à Paris, 1826,parGail;àLeips., 1829, par Kluge ; et dans les Geogr. vet. d’Hudson;

Il a été traduit en français parM.deChâteaubriand, dans son Essai sur les Révolutions , et par Gosselin dans ses Recherches sur les côtes d'Afrique. — Le nom de Hannon a encore été porté par plusieurs personnages moins célèbres.

i HANOUMAN, dieu singe de la mythologie inidienne. fils de Pavana, le roi des vents, accompagna Rama dans ses expéditions, comme Pan, chef des Faunes et des Satyres, suivit Bacchus dans l’Inde. Aidé des singes, il construisit pour l’armée de Rama ce pont de rochers que les Portugais ont appelé C haussée d’Adam. Puis , attachant à sa queue des matières inflammables, il porta l’incendie dans la capit. de Lanka. On attribue à Hanouman l’invention d’un des quatre systèmes de musique indienne. 11 est représenté avec une longue queue, suivi d’une foule de singes, et tenant à la main un éventail ou une lyre.

HANOVRE, Hanover en allemand, Hanovria en latin moderne, ville d’Allemagne, capitale du royaume de Hanovre et de la principauté de Kalenberg, à 133 kil. de Hambourg; 26,300 hab. Elle se divise en 3 parties: Altsiadi , Neustadl et Ægidien-Neustadt. Bien bâtie et régulière en général ; château royal, hôtel-de-ville, bibliothèque, place de l’Esplanade, monument en l’honneur de» Leibnitz qui y mourut en 1716; monument de Waterloo achevé en 1832. Patrie de l’astronome Herschel et des deuxSchlégel. Hanovre était jadis une ville hanséatique.

Hanovre (royaume de), état de la Confédération germanique, borné au N. par la mer du Nord, le Danemark, le territoire de Hambourg et le Mecklembourg, à l’E. par la Prusse et le Brunswick, au S. par la Hesse, la Prusse et les principautés de Lippe et de Waldeck, et à l’O. par la Hollande. Superficie, 39,000 kil. carrés environ; 1,819,777 hab. en 1858. Depuis 1823, le roy. de Hanovre est divisé en 6 gouvernements ou préfectures ( landdrosteien ), qui prennent le nom de leurs chefs-lieux (Hanovre, Hildesheim, Lunebourg, Stade, Osnabrück, Aurich), plus le Capitanat montueux ( Berghaupt mannschaft ) de Clausthal. Le royaume actuel a été formé de la réunion des anciens pays suivants : duché de Brême avec le pays d’Hadeln, principauté de Lunebourg, portion du duché de Lauenbourg , duché de Verden , principauté de Kalenberg et de Hildesheim, comtés de Hoya et de Diepholz. A ees états qui forment un tout continu, se rattachent : au S. E. la principauté d’Osnabrück, le sud du comté de Lingen, le comté de Bentheim, les cercles de Meppen et d’Emsbühren, et au N. la Frise orient, avec le pays de Harling. 11 faut en outre nommer les enclaves de Grubenhagen et Gœttingue, séparés du roy. de Hanovre par le duché de Brunswick, ainsi que quelques districts détachés d’Eichsfeld. — Le sol du Hanovre est généralement plat, excepté dans les territoires de Grubenhagen et de Solling, qui sont traversés par les monts Harz et Solling (tous deux riches en métaux), ainsi que dans le pays d’Hildesheim et de Kalenberg. De l’O. à l’E. s’étend une large bande de sable, sans culture et couverte de bruyères. Les principales rivières du Hanovre sont l’Elbe, l’Oste, le Weser, l’Aller, l’Ems et la Leine; la côte septentr. offre un golfe remarquable, celui de Dollart ; on remarque dans l’intérieur les lacs de Steinhud, Düme et Jordan (ce dernier est souterrain). Le Hanovre est un pays agricole plutôt que manufacturier ; il nourrit beaucoup de chevaux ; on y élève aussi une grande quantité d’abeilles. Tourbe, sources salées, métallurgie. Commerce de Jxfis.

Histoire. Le Hanovre fut primitivement habité p ai les Chérusques au g#i jea Lombards et les

Chauques au N. Au temps de Charlemagne, il était occupé par des peuplades saxonnes , et continua , même après la conquête qu’en fit ce prince, à être gouverné par des ducs saxons. Au x® siècle, on y remarquait quatre familles souveraines, celles de Brunswick, de Nordheim, des Billung* et de Supplinbourg. Au commencement du xn® siècle, l’héritière des Billung- épousa Henri-le-Noir, de la famille des Guelfes, et de ce mariage naquit Henri-le-Superbe, duc de Bavière, qui, en épousant l’héritière des maisons de Brunswick, Nordheim et Supplinbourg, étendit sa domination sur presque tout le Hanovre; mais Olhon-l’Enfant, son petit-fils, ayant été mis au ban de l’empire, fut dépouillé de presque tous ses états, à l’exception de Lunebourg, Kalenberg, Brunswick, Grubenhagen et Gœttingue, qui formèrentle duchéde Brunswick (1235). Après la mort d’Othon, ce duché fut partagé entre les diverses branches de la maison de Brunswick ( Voy . Brunswick). Mais enfin Ernest-Auguste, de la branche de Brunswick-Lunebourg, réunit une grande partie des domaines du duché de Brunswick et fut élevé en 1692 à la dignité d’électeur sous le titre d’électeur de Hanovre ; il avait épousé la fille de l’électeur palatin, petite-fille de Jacques 1^ roi d’Angleterre, et acquit par là des droits éventuels au trône de la Grande-Bretagne. George - Louis, son fils, réunit à ses domaines le reste du duché de Brunswick en épousant en 1698 Sophie-Dorothée, héritière des autres branches de la maison de Brunswick; il y joignitplus tard Brême et Verden. Héritier le plus proche de la reine Anne, George- Louis succéda à cette princesse sur le trône d’Angleterre en 1714 et prit le titre de George 1. Depuis cette époque jusqu’en 1837, le Hanovre a toujours été gouverné par les rois d’Angleterre, sans toutefois faire partie de ce royaume. Sous George II, le Hanovre s’agrandit du pays d’Hadeln et du comté de Bentheim ; mais il souffrit beaucoup des guerres de 1741 à 1756. George III y joignit une partie du Harz, et en 1802 l’évêché d'Osnabrück y fut réuni. En 1803, les Français occupèrent une première fois le Hanovre; ils le cédèrent à la Prusse en 1805, mais l’occupèrent de nouveau de 1807 à 1813. Durant cette époque une partie du Hanovre fut réunie au royaume de Westphalie, le reste fit partie de l’empire français, et forma les départements de l’Ems-oriental, de l’Ems-supérieur, des Bouchesdu-Wéser et des Bouches-de-l’Elbe. En 1813, l’électorat de Hanovre fut rendu à ses anciens maîtres, et en 1815 il fut érigé en royaume. A cette époque, il s’accrut d’Hildesheim, delà Frise orientale, de la ville de Goslar, d’une partie du pays d’Eichsfeld, desdistricts de Meppen et d’Emsbühren, etc. ; il cédade son côté une partie du Lauenbourg au Danemark, ainsi que quelques districts séparés à la Prusse et à Oldenbourg. Le duc de Cambridge, 7* fils de George III, avait été nommé gouverneur général (1816), puis vice-roi (1831) du Hanovre: mais en 1837, après la mort de Guillaume IV, roi d’Angleterre, qui laissa le trône de la Grande-Bretagne à sa nièce Victoria, le Hanovre, qui était fief masculin, échut en partage à Ernest-Auguste, duc de Cumberland, 5® fils de George 111 et frère cadet de Guillaume IV, qui prit le titre de roi. Ce prince, chef du parti tory en Angleterre, se montra peu disposé à favoriser les tendances libérales de la nation hanovrienne, et fut sans cesse en lutte contre son parlement. Son fils, George V, né en 1819, lui succéda en 1851, quoique aveugle.

Hanovre (nouvel-), ISew-Hanover , contrée de l’Amérique septentrionale, dans la Nouvelle-Bretagne (possessions anglaises), par 60®-54° lat. N., entre le Nouveau - Cornouailles au N., la Nouvelle- Géorgie au S., l’île de Quadra-et-Vancouver au S. E. Un grand nombre d’îles sont répandues sur

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