‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 478 sur 1261 · HA OU · texte numérisé non relu

HA OU

les cotes, entre autres les archipels de Pitt et de la Princesse-Royale ; une chaîne de montagnes traverse le pays du N. O. au S. E. Le climat de cette contrée est plus froid que dans la Nouvelle-Géorgie; elle est à peine habitée. Elle reçut son nom de Vancouver qui en explora les côtes en 1792 et

hara

(Soudan). s„r les

rives

du Niger entre le Kachena, le Kaùgoum

e, T ? : ? “ 42'°?,° hi,t’- Ch-'- K»"». P«r î*

at. N., 70 long. fa Habitriïits doux, très industrieux; agriculture très avancée. Le Haoussa est 1 <xiiv;uu y ci- 4UI eii expiora les cotes en 1792 et, peu connu : il n a encore èiè 81

1793. — Une île du Grand-Océan, par 2° 30’ lat. 1 perton et Oudney té Q pdF Uap*

S., 148°long. E.,porteaussi le nom de Nouv. -Hanovre. HANR10T. Voy. henriot.

HANS, forme allemande du nom Jean.

HANSE (la). Voy. hanséatiques (villes).

HANSÉATIQUES (villes), Hansestœdte (de l’allemand hansen , s’associer). On donne actuellement ce nom aux trois villes libres d’Allemagne, Hambourg, Brème et Lübeck, les seules qui aient encore continué de faire partie de l’ancienne Ligue Hanséatique. La Hanse ou Ligue Hanséatique prit naissance en 1241 par le traité formé entre Hambourg el Lübeck dans le but de protéger leur commerce contre les brigands et les pirates de la Baltique et de défendre leurs franchises contre les princes voisins. Les avantages que produisit cette union engagèrent bientôt un grand nombre de villes à s’y faire admettre. A Hambourg et Lübeck se joignirent Brème, Bruges, Bergen, Novogorod, Londres, Cologne, Brunswick, Dantzick, et plus tard Dunkerque, Anvers, Ostende, Dordrecht, Rotterdam, Amsterdam, etc. ; on y ajoute même Calais, Rouen, St-Malo, Bordeaux, Bayonne, Marseille, Barcelone, Séville, Cadix, Lisbonne, ainsi que Livourne, Messine et Naples. Pendant quelques siècles, cette société fleurit et étendit au loin son commerce; mais, à partir du xve siècle , la découverte de l’Amérique, et l’extension de commerce maritime qui en fut la suite, la firent déchoir rapidement : elle fut dissoute en 1630 , et se trouva réduite aux trois villes nommées ci-dessus.

HANS-SACHSE, poète allemand, né à Nuremberg en 1494, mort en 1576, exerçait le métier de cordonnier. 11 cultivait en même temps la poésie avec quelque succès, et devint doyen des maîtres poètes (meistersænger) , espèce de confrérie de poètes-artisans qui avaient leurs lois, leurs statuts, leurs armoiries. Hans-Sachse a composé des comédies, des tragédies, des traductions de psaumes, des contes, des fables. On a publié ses Mélanges de poésies magnifiques, belles , jolies et rimées , Nuremberg, 1560, in-foL; ses Œuvres ont été publiées en 5v. in-f., 1570-79. 11 fut le poète de la Réforme.

HAN-TCHOUNG, ville de Chine (Chen-si) , ch.-l. de département, sur le Han-kiang, à 220 kil. S. O. de Si-an, par 32° 56’ lat. N., 104° 6’ long. E.

HANWAY (Jonas), philanthrope anglais, né à Portsmouth en 1712, mort en 1786, étudia le commerce à Lisbonne fit en 1743 un voyage en Russie, puis visita la Perse, fut nommé commissaire des vivres de la marine en 1762, et employa tous ses loisirs à des œuvres de bienfaisance. On lui doit l’institution de la Société de Marine anglaise, l’établissement des écoles du dimanche ( sunday schools ) pour les pauvres ouvriers, celui d’une maison de refuge pour les filles repenties ( Mag dalen Charity ), et les assurances contre l’incendie. Il a laissé, entre autres écrits: la Vertu dans les classes inférieures, 1774, 2 vol. in-8.

HAN-YANG, ville de Chine (Hou-pe), ch.-l. de dép., au milieu de marais et de lacs près du confluent du Yang-tsé-kiang et du Han-kiang. Commerçante, riche et bien peuplée.

han -YANG ou KiNG-Ki-TAO, capit. du roy. de Corée et résidence du souverain, par 37° 40’ lat. N., 124° 50’ long. E. Peu connue des Européens.

'kàCUACH, riv. d'Afrique, naît dans l'Abyssinie, au S. de la prov. de Choa-et-Llat, eouie au N.E. et se perd dans les sables. Cours, 450 kil.

vide de Russie. Voy. habsal.

HAPSBOURG, village de Suisse, qui a donné son n9P? . uiaison d Hapsbourg. Voy. Habsbourg.

HAQUIN, nom de 7 ou 8 rois de Norwége, dont les seuls remarquables sont: Haquin I, qui régna de 936 a 950 ou 9G I . détrôna Eric, son trère. gou v. avec douceur et mérita le surnom de Bon ; il périt pour avoir voulu introduire le christianisme dans ses états.

Haquin Vlll, filsde Magnus VI 11, associé à son père dès 1345 , f. proclamé roi en 1 350 à la place de son père, déchu du trône, et joignit en 1361 lacuuronnede&uède à celle de Norwége ; mais, ayant mécontenté les Suédois, il fut dépossédé par eux et remplacé dès 1363 par Albert de Mecklembourg : il tenta inutilement de remonter sur ce trône. Haquin avait ép. Marguerite, fille du roi de Danemark, dont il eutOlaiis,et qui réunit sur sa tète les 3 couronnes du Nord. — Pour les autres Haquin, Voy. à l’art, norwége la liste des rois de ce pays.

HARAB1, Arabes Bédouins du roy. de Tripoli, habitent dans le N. O. du Barcah, sont presque indépendants et paient seulement un tribut au bey de Tripoli. Ces Arabes sont très féroces et presque toujours an guerre avec les tribus voisines. — On trouve quelques guerriers harabis dans la province de Fayoum (Moyenne-Egypte).

HARALD, nom de plusieurs rois de Danemark et de Norwége, dont la chronologie est fort incertaine ; l’histoire des premiers rois de Danemark de ce nom est inconnue.

harald dit Blaatand[la dent bleue), 11e ou vne du nom, devint roi de Danemark en 930 ou 940, fit la guerre en France contre Louis d’Outremer et Lotliaire en faveur de Richard , duc de Normandie (945 et 972), et força ce prince à conclure de§ traités favorable» à son allié ; mais il fut battu plu» tard par les empereurs Othon 1 el Olhon 11 qui lui imposèrent pour conditions de paix, le premier d’embrasser le christianisme, le second de céder la Norwége ; il fut détrôné par son fils Suénon en 980. 11 avait possédé quelque temps la Norwége.

harald vm, fils de Suénon 1, régna d'abord avec son père, puis lui succéda en 1014, et mourut en 1017 en Angleterre, lorsqu’il aidait son frère Canut-le-Grand à conquérir ce royaume. — Harald IX, fils de Suénon II,monta sur le trône on 1076, substitua a l’usage barbare du combat judiciaire la formalité de se purger d’une accusation par le serment, et se montra toujours ami de la paix ; il se retira dans un couvent où il mourut en 1080.

harald 1, roi de Norwége, monta sur le trône l’an 863. 11 ne possédait d’abord que quelques provinces de la Norwége méridionale ; il soumit à sa domination la Norwége entière. 11 abdiqua en 930; m. en 933. On le n. Haarfayer (beaux cheveux).

harald 11 était fils d Eric, qui avait été détrôné par Haquin 1, et monta sur le trône de Norwége vers 950, à la mort de ce dernier; il abusa de son pouvoir, et fut massacré (962).

harald ni régna de 1047 à 1066. 11 fonda la ville d’Opslo, et mourut en Angleterre où il était venu combattre Harold 11 (1066), peu de jours avant le débarquement de Guillaume-le-Conquérant.

harald iv, aventurier, se fit proclamer roi en 1 135, en se disant fils de Magnus 111, et enleva ainsi le trône à Magnus IV, qu’il renferma dans un couvent; mais il périt bientôt lui-même sous les coups d’un nouveau prétendant, Sigurd Slembidiakni , qui se disait aussi fils de Magnus III (1136). harald 1, 11, rois d’ Angleterre. Voy. harold.

HARC — 786 — HARD

HARAN ouHABRAN,v.de Mésopotamie. F. carrhes.

HA R BONN 1ER ES, ville du dép. de la Somme,

. à 13 kil. S. K. de Gorbie; 1,796 hab. Bonneterie de coton et de fil.

HARBORüUGH-MARKET , ville d’Angleterre (Leicester), sur la rivière Welland, à 22 kil. S. 0. de Leicester; 2,0()0 hab. Marché. Etamines, étoffes de soie dite» luisirings.

HARBURG, ville murée du Hanovre, à 33 kil. N. 0. de Lunebourg, sur la rive gauche de l’Elbe ; 3,700 hab. Tabac, toiles à voiles, lainages, soieries, bas, chapeaux, etc. Commerce en bois.

HARCOURT ou THURY-HARCOURT, ch.-l. de canton (Calvados), sur l'Orne, à 24 kil. N. 0. de Falaise ; 1 ,150 h. Ce lieusenommait Thury ; il prit le nom d’Harcourt de Henri d’H. pour qui il fut érigé en marquisat en 1700. — Un autre Harcourt (Eure), à 1 2 k. N. E. de^Bernay, est le berceau de la fam.de ce nom.

HARCOURT ( famille d’ ) , maison noble de France, qui tire son nom du bourg d’Harcourt ( Eure ) , remonte au IX* siècle et reconnaît pour fondateur Bernard-le-Danois, parent du Normand Rollo ou Raoul ; celui-ci donna à Bernard la terre d’Harcourt en récompense des services qu’il lui avait rendus dans ses guerres contre les Anglais et les Neustriens(876). — Un des plus anciens membres de cette famille, Raoul d’Harcourt, chanoine de Paris, archidiacre de Rouen et de Coutances, conseiller de Philippe-le-Bel , fonda en 1280 le collège d’Harcourt à Paris (remplacé aujourd’hui par le collège Saint-Louis, rue de La Harpe).

Harcourt (Jean 11, sire d ) , fut maréchal de France sous Philippe-le-Hardi et amiral de France bous Philippe-le-Bel en 1293.

Harcourt (Godefroi d’), surnommé le Boiteux , fils de Jean 111. Séduit par Edouard III, roi d'Angleterre, il favorisa en 1346 la descente de ce prince en Normandie, et commanda une partie de l’armée anglaise à la bataille de Crécy, perdue la même année par le roi de France Philippe VI. Il revint pourtant après le combat à son souverain légitime ; mais en 1355, sous le roi Jean, il repassa du côté de l’ennemi, pour venger la mort de son neveu, Jean V d Harcourt, qui avait eu la tête tranchée pour cause de trahison; il vint ravager la Normandie, et périt dans un engagement contre les soldats du roi (1366), après avoir déployé dans le combat la plus grande bravoure. — Sous Jean IV, la sirerie d’Harcourt fut érigée en comté par Philippe de Valois ; elle comprenait alors les terres d’Elbeuf et de Lillebonne. Après la mort de Jean V, qui avait épousé en 1340 Blanche de Ponthieu, comtesse d’Aumale et princesse de Castille, la maison d’Harcourt fut partagée en trois branches. — Jean VI, comte d’Harcourt, commence la branche aînée et épouse en 1359 Catherine de Bourbon, belle-sœur de Charles V. En 1440, Marie d Harcourt, héritière de celte branche, en porta tous les domaines dans la maison de Lorraine. — • La seconde branche, commencée par Jacques d’Harcourt, 2* fils de Jean V, s’éteignit de bonne heure en la personne de Guillaume d’Harcourt, petit-fils de Jacques, dont la fille Marie porta ses domaines dans la maison de Longueville par son mariage avec Jean d Orléans, eomte de Dunois et de Longueville. — Philippe d’Harcourt commença la 3* branche, actuellement existante, et qui s’est partagée en deux rameaux, Harcourt d’üllonde et Harcourt 'Beu v ron.

harcoup.t (Henri de Lorraine, comte d’), sur-1 nommé Cadet la perle , parce qu’il était le cadet de la maison de Lorraine-Elbeuf, et qu’il portait une perle à l’oreille, fut un des généraux les plus distingués de son siècle. Mis par Louis Xlll à la tête de l’armée du Piémont en 1639, il délit devant Quiers le prince Thomas de Savoie, général des

Espagnols, et en 1640 il força Turin à capituler. En 1645, il battit encore les Espagnols à Lloren# en Catalogne; mais il fut obligé en 1646 de lever le siège de Lérida devant le marquis de Léganès. Envoyé en Flandre en 1649, il vainquit de nouveau les Espagnols devant Valenciennes. Pendant les troubles de la Fronde , il servit d abord avec zèle la cour; mais il eut ensuite le tort, comme Turenne et Condé, de se mettre à la tête de troupes étrangères. Cependant il reconnut bientôt sa faute, fit sa paix avec la cour, et obtint le gouvernement de l’Anjou. 11 mourut en 1666, à l’âge de 65 ans.

harcourt (Henri, premier duc d), maréchal de France , fut d’abord aide-de-carnp de Turenne (1673), et après avoir servi avec la plus grande distinction en Flandre, fut nommé, en 1697, ambassadeur à Madrid, et accompagna le dued’ Anjou quand il alla prendre possession du trône d’Espagne. Il reçut en 1700 les titres de duc et pair, et mourut en 1 7 1 8. Deux de ses fils ont été maréchaux. Le duc d’Harcourt existant actuellement est le 6e duc; il n’est pas marié. — Son frère, le comte d’Harcourt, né en 1786, a été nommé pair en 1837 , après avoir été ambassadeur en Espagne ; il a plusieurs enfants.

HAHDEKNUT, prince danois. Voy. canut.

HABDENBERG, ville de Hollande (Yssel supérieur), sur le Vecht, à 24 kil. N. d’Almeloo; 2,800 habitants.

hardenberg (principauté de), une des juridictions du roy. de Hanovre, dans le gouvernement d’Hildesheim, a pour eh. -1. Norten ; 5,000 hab.

HARDENBERG ( Ch.- Auguste, prince de), homme d'état, né en 1750 à Hanovre, mort en 1822 à Gênes, fut d’abord au service de l’éleeteur de Hanovre (1778) et du duc de Brunswick (1787), puis entra (en 1790) au service du roi de Prusse, et s’y dévoua tout entier. Il suivit, au nom du roi de Prusse, les négociations de Bâle avec la France en 1795, reçut en 1806 le portefeuille des affaires étrangères, fut nommé en 1810 chancelier d’état, et signala son administration par des mesures libérales. Pendant les guerres de l’empire, il seconda de tout son pouvoir la réaction contre la France, signa en 1814 la paix de Paris, assista comme plénipotentiaire aux congrès d’ Aix-la-Ghapelle , de Carlsbad , de Vienne, de Vérone. 11 a laissé des Mémoires , en ne permettant de les publier. qu’après 1850 : ils ont paru à Berlin en 1851, 2 vol. in-8.

hardenberg (Frédéric de), connu comme auteur sous le nom de Novalis. Voy. novaijs.

HARDERWYK, ville murée de Hollande (Gueldre), sur le Zuyderzée, à 14 kil. N.O. d Arnhem; 3,800 hab. Port qui s’ensable. Pêche sur le Zuyderzée et préparation du poisson fumé. Ancienne ville hanséatique. Prise par Charles-Quint en 1522, et par les Français en 1672.

HARDI CANUT, prince danois. Voy. canut.

HARDOU1N (Jean), dit le Père Hardouin , savant jésuite, né à Quimper en 1646, mort en 1729, enseigna quelque temps la rhétorique, puis devint bibliothécaire du collège Louis-ie-Grand (1683). 11 a composé plusieurs ouvrages qui sont remplis d’érudition, mais où il se plaît à soutenir les paradoxes les plus étranges. Il mettait en doute toute P histoire ancienne, niait l’authenticite de la plupart des écrits que l’antiquité nous a légués, prétendait que l’Énéide de Virgile, les Odes d’Horace, etc., étaient I œuvre des moines du moyen âge, et n’y voyait que des allégories chrétiennes : il n’accordait aucune foi aux médailles, regardait comme chimériques tous les conciles antérieurs au concile de Trente, etc. 11 mettait au nombre des athées Descartes, Malebranche , Pascal et tous les jansénistes. Ses supérieurs, effrayés de la hardiesse de son scepticisme historique, le forcèrent à se rétracter sur quelques points (1708); mais il n’en

HAR1 — 787 — HARL

persista pas moins dans ses opinions. Plusieurs rie ses ouvrages, notamment son Commentaire sur leNaut, Testament , sont à l’Index. On lui doit une édition, encore estimée, de Pline le Naturaliste, 1685,5 vol. in-4, et une Collection des conciles, 1715, 12. vol. iu-f. HAKDOU1N DE PÉRÉFJXE. Voy. PÉRÉFIXE.

HAHDT (von der). Voy. von der hardt.

HARDWICKE (Philippe yorke, comte de), écrivain et homme d'état anglais, né vers 1720, morl en 1770, entra au parlement en 1741 , devint intendant de l’université de Cambridge et membre du conseil du roi. Etant encore à l'université, il composa avec plusieurs de ses condisciples, sous le titre de Lettres athéniennes (1740 et 1798), un ouvrage dans le genre du Voyage d' Ana char sis qui eut beaucoup de succès. 11 a été traduit par Christophe, 1802, 4 vol. in-12.

HARDY (Alexandre), poète dramatique, né à Paris vers 1560, morl en 1631 ou 1632, composa

}>lus de 600 pièces (tragédies ou comédies) qui pour a plupart sont oubliées aujourd’hui, et obtint de Henri IV le titre de poète du roi. Il vécut néanmoins dans la gêne. On a imprimé de lui 41 pièces, qui forment 6 vol. in-8, 1623-28 ; la moins mauvaise de ses tragédies est ilariamne. Corneille fit bientôt oublier cet auteur. Hardy travaillait à l’année pour des troupes de comédiens ; il est le premier qui ait reçu la rétribution qu’on aopelle part d’auteur.

HAREN, noble famille hollandaise, originaire de la Frise, contribua puissamment dans le xvr siècle à la conquête de l’indépendance des Provinces- Unies, et fournit depuis à la Hollande plusieurs hommes d’état et littérateurs distingués. Les plus connus sont Adam de Haven, qui fut proscrit pour avoir signé la pétition des nobles adressée à la gouvernante des Pays-Bas, 1566, et fit partie en 1572 de la redoutable association dite des Gueux: — Onno-Zwier de llaren, né à Leeuwarden en 17 13, mort en 1779, qui occupa plusieurs places éminentes dans l’administration et cultiva en même temps la littérature avec quelque succès. On a de lui un poème célèbre, intitulé les Gueux, dam lequel il célèbre l’affranchissement de son pays auquel ses ancêtres avaient eu tant de part. La meilleure édition de ce poème est celle de 1785, Amsterdam, 2 vol. in-8, corrigée par MM. Bllderdyk et Feith.

HAREWÜOI), ville d'Angleterre (York), à 11 kil. N. de Leeds, près de la Wharf ; 2,500 hab. Magnifique château dit Harewoodhouse.

HARFLEUR, Caracotinum , v. du dép. delaSeine- Infér., sur la rive droite de la Seine, près de son embouchure, au confluent de la Seine et de la Léearde, à 2 kil. de la mer et à 7 kil. E. du Havre ; 1,800 hab. Petit port en partie comblé. Faïence, raffinerie de sucre, dépôt d’huîtres. — Harfleur était jadis fortifiée et assez importante. Les Anglais s en emparèrent en 14 15, en furent chassés en 1433, la reprirent en 1440; Charles Vil la leur enleva définitivement en 1450. Cette ville est bien déchue depuis que son port a été comblé, et surtout par suite de la construction du port du Havre.

HARIRI ( Abou-Mohammed-Alkasem-Ben-Ali ) , écrivain arabe, né à Bassora l’an 1054 de J.-C., mort en 1121, est auteur d’un Traité en vers sur la grammaire arabe, intitulé : Molhai-aiNab; mais 11 est surtout connu par un recueil dit Makarnas ou Séances de Hariri , espèces de nouvelles en prose et en vers, au nombre de 50. Cet ouvrage est un des plus populaires de la littérature arabe. Leâ six premières séances ont été publiées, arabelatin, par Albert Schu liens, Franeker, 1731, et Leyde, 1740; et les autres dans les Mines de l’Orient, avec des traductions par Reiske et par MM. Jahn, Rinck, Rosen-Muller , etc. Les Séances de Hariri out été imprimées en entier, mais sans traduction,

à Calcutta, 1800-1814, 3 vol. in-4. M. Silvestre de Sacy a donné en 1822 le texte arabeaveccommentaires;M.Reiuaudl’aréédité,1847-53(ebezL. Hacnette).

HARLAY ou HARLAI, tamille noble et ancienne de France, a fourni à la magistrature et à l'église plusieurs hommes distingués. Elle se divisait en diverses branches: celle des comtes de Beaumont, des seigneurs de Sancy, de Cési , de Champvalon.

harlay (Achille de), l’un des hommes qui ont le plus honoré la magistrature française, était également distingué par l’étendue de son savoir, l'intégrité de ses jugements et surtout par son courage civil. Il était fils de Christophe de Harlay, conseiller au parlement, puis président à mortier, et naquit en 1536. Il fut nommé conseiller à 22 ans, remplaça en 1572 son père dans ses fonctions de président, et fut nommé en 1582, par Henri 111, premier président du parlement, en remplacement de Christophe de Thou, son beau-père. Au milieu des troubles causés par les Ligueurs, il déploya une fermeté inébranlable et montra une fidélité à toute épreuve. Le 12 mai 1588, dans la journée de9 barricades, alors que le duc de Guise était vraiment roi dans Paris, Harlay, sollicité de reconnaître le pouvoir de cet usurpateur, resta fidèle à Henri 111, et osa dire au duc : C’est yrand’pitié quand le valet chasse le maître ; au reste, mon âme est à Dieu , mon cœur au roi, et mon corps est entre les mains des méchants ; qu’on en fusse ce qu’on voudra. On le respecta quelque temps; mais après le meurtre des Guises, il fut enfermé à la Bastille, et il n’en sortit qu’après l'assassinat de Henri 111, moyennant une rançon de 10,000 écus. 11 se rendit aussitôt auprès du nouveau roi , Henri IV, et usa de toute son influence pour favoriser son en trée dans Paris. Harlay combattit avec passion les doctrines ultramontaines : il fit condamner parle Parlement les livres de Maria na et de Bellarmin. Il se démit de sa charge en 1616, après trentequatre ans d’exercice, et mourut la même année, à l’âge de 80 ans. On a de ce magistrat la Coutume d'Orléans , imprimée en 1583. — Un autre Achille de Harlay, petit-neveu du précédent, fut aussi premier président du parlement de Paris (1689-1707), et jouit de la faveur de Louis XIV. 11 s’est surtout rendu célèbre par son esprit fin et mordant, on cite de lui une foule de mots piquants; on en fit dans le temps un recueil sous le titre d ’Harlœana.

harlay (François de), seigneur de Champvalon, né à Paris en 1625, devint archevêque de Rouen en 1651, puis de Paris en 1670. 11 fut chargé par Louis XIV de la direction des affaires ecclésiastiques, et eut une grande part à la révocation de l’édit de Nantes. 11 présida plus, fois, à partir de 1660, les assemblées du clergé ; dans l’ass. de 1682, il contraria en plus d’une occasion les vues de Bossuet C’est lui qui célébra le mariage secret de Louis XIV avec Mmede Maintenon. Il m. d’apoplexie à Couflans, en 1695. Ce prélat était de l’Ac.: U la protégea de tout son pouvoir.

harlay, seigneur de Sancy. Voy. sa-ncy.

HARLEM ou HAARLEM , ville de Hollande (Nord-Hollande), près d’un lac dit aussi lac de Uar - Içm , à 17 kil. 0. d’Amsterdam; 19,000 hab. Évêché catholique. Grande place du marché, église de Saint-Bavon, où l'on remarque un jeu d'orgues de 8.000 tuyaux. Prinsenhof, hôtel-de-ville, etc. Société scientifique, divers établissements d’instruction publique; jardin botanique. Toiles, rubans, passementeries, gazes, dentelles; on y fabriquait jadis des soieries et des velours fort estimés. Blanchisseries renommées. On cultive à Harlem, mais avec moins de fureur qu’autrefois, des tulipes et des hyacinthes. Environs charmants. Harlem est la patrie de Laurent Coster, seul inventeur de l’imprimerie, suivant les habitants de

Harlem; des peintres Van der Helst, Wouwermans, et de l’helléniste Corn. Schrevelius. — On ignore l’époque où fut fondée Harlem. Elle soutint en 1672 un siège terrible contre leducd’Albe, nui la

K rit après sept mois, et fit périr la moitié de ses abitants, en violant la capitulation, i harlem (merde), s’étendait entre les villes de Harlem, de Leyde et d’Amsterdam, et communiquait avec le Vieux-Rhin et le golfe de l’Y ; 25 kil sur 11. On a récemment réussi à la dessécher (1840-1856).

HARLES (Théoph.-Christophe ), érudit allemand, né en 1738 à Culmbaeh, mort en 1816, fut professeur de littérature grecque et orientale au gymnase de Cobourg (1766), puis directeur du séminaire philosophique d’Erlang (1770). On a de lui les Vies des philologues, en latin, Brême-, 1770-2, et une édition fort estimée de la Bibliothèque grecque de Fabriciu's, 12 vol. in-4, Hambourg, 1790- 1812, avec d’importantes augmentations.

HARLEY (Robert), comte d'Oxford, ministre de la reine Anne, né à Londres en 1661, mort en 1724, fut longtemps le chef du parti tory dans la chambre des Communes. Il parvint à renverser la puissance de Marlborough et de Codolphin (1710), et fut nommé, lors de la formation d’un nouveau ministère, chancelier de l'échiquier et trésorier ; il remplit les coffres de la reine sans être fort scrupuleux sur les moyens, et créa dans ce but les loteries royales. 11 fut un des négociateurs du traité d’Utrecht (1713). Jaloux du crédit de Bolingbroke, ion collègue, il tenta vainement de le supplanter, et fut lui-même destitué brusquement en 1714. Sous George I, il fut accusé de trahison par le parti whig (1715), et enfermé pendant deux ans à la Tour; mais son innocence fut reconnue par un jugement solennel. Il vécut depuis dans la retraite, formant une riche bibliothèque et une belle colleclion de manuscrits. Cette collection se trouve aujourd’hui au Muséum britannique, où elle est connue sous le nom de Collection harléienne.

HARL1NGEN, ville de Hollande (Frise), à 26 kil. 0. de Leeuwarden, sur le Zuyderzée; 8,000 hab. Murailles, fossés, docks, fortes digues, belles écluses : hôtel-de-ville, ci-devant hôtel de l’amirauté. Toiles à voiles, canevas, moulins à scie, briqueteries, etc. Commerce actif, mais moins qu’autrefois (avec la Norwége, l’Angleterre, la Baltique).

HARMÉNOPULE (Constantin), jurisconsulte du Bas-Empire, né à Constantinople en 1 320, mort en 1383, occupa des emplois importants sous les empereurs Cantaeuzèneet Jean Paléologue. On a de lui un ouvrage précieux, Procheiron nomôn , seu prompiuarium juris civilis, manuel de droit en 6 livres, publié pour la première fois à Paris en 1540, trad. en latin par Bern. Rey (1547), et J. Mercier (1556). On a aussi de lui : Hist. du synode , Droit canonique , Diction», des ver b. qrecs. trouvé en 1843 par M.Mynas.

HARMERSBACH, ville du grand-duché de Bade, à 17 kil. S. E. d’Offenburg; 2,850 hab. Moulins à icies, à huile; forges.

HARMODIUS. Voy. aristogiton.

HARMONIE ou HERMIONE, fille de Mars et de Vénus, et femme de Cadmus, porta en Grèce les premières connaissances de l'art de la musique. Elle eut un fils nommé Polydore, et quatre filles, Ino, Agavé, Autonoé et Sémélé. Elle fut changée, ainsi que Cadmus, en serpent. Harmonie était aussi une des divinités cabiriques ; elle était alors femme d’Hermès et considérée comme le symbole de l’admirable harmonie qui règne dans l’univers; son nom était synonyme de celui de Vénus ou de l’Amour.

HARMONIE, ville dea Etats-Unis, dans la partie occidentale de la Pensylvanie. Rapp s’y établit en 1803 avec des partisans qu’il avait amenés du Wurtemberg, et qui sont connus sous le nom t¥ Harmonistes. — Rapp donna le nom de New-Harmony

à un autre village qu’il fonda dans l’état d’indiana, sur le Wabash, à 30 kil. de son embouchure. Owen chercha à y établir vers 1825 sa société de coopération ; mais il obtint peu de succès.

HARMOZIE, petite contrée de l’Asie ancienne, dans la Carmanie , vers la partie orientale de la côte N. O. du golfe Persiquc.

harmoz.ie , ville de Perse, auj. gomroun ou

BENDKR ABASSI. Voy BENDER ABASS!.

HARO, Castrum Bilium , ville d’Espagne (Burgos), près de la rive gauche de l’Elbe, à 40 kil. N. O. de Logrono; 7,600 hab. Vins, eaux-de-vie.

HARO (don Louis de), ministre et favori de Philippe IV, roi d'Espagne, était neveu, par sa mère, du fameux duc d’Olivarès. il remplaça son oncle au pouvoir en ï 644 , administra sagement, fit la paix avec les Provinces-Unies()648), et conclut avec la France le traité des Pyrénées (1669); il mourut au milieu de sa puissance, en 1661. regretté du roi et de la nation.

HAROER1, divinité égyptienne. Voy. horus.

HAROLD 1, roi d Angleterre, fils du conquérant danois Ganut-le-Grand, succéda à son père sur le trône d’Angleterre en 1036, et eut pour compétiteur son frère Hardi-Canut. Au moment d’en venir aux mains, les deux frères firent un arrangement par lequel Harold cédait à Hardi les provinces méridionales de l’Angleterre; mais ce prince sut bientôt, par la trahison, se rendre seul maître de tout le royaume. 11 mourut en 1039; son frère exerça sur son cadavre d’horribles vengeances.

harold n, roi d’Angleterre, était fils du comte Godwin, qui avait joui d’un grand pouvoir sous les règnes précédents. Il se fit proclamer roi à la mort d'Edouard-le-Confesseur (1066), et battit son frère Tostig qui , soutenu par l’armée norwégienne de Harald 111, lui disputait la couronne; mais à peine venait-il de remporter la victoire qu’il fut attaqué lui-même et défait par Guillaume-le-Conquérant, à la célèbre bataille de Hastings. Il périt dans l’action.

HAROMSZEK , comitat de Transylvanie entre ceux de Czik, de Kronstadt, laValachie et la Moldavie : ch.-l., lllyefalva: 59 kil. sur 65 ; 82,000 hab

HAROUDJ , chaîne de montagnes de l’état de Tripoli (Fezzan), est une ramification de l’Atlas, et se partage en deux chaînes secondaires : l’Haroudjel-Abiad (c.-à-d. blanc), au S. O., et l’Haroudj-el- Açouad (c.-à-d. noir), à l’E., sur la limite méridionale du Fezzan. Ce dernier paraît être le mons Ater des anciens.

HAROUÉ, ch.-l. de canton (Meurthe), à 24 kil. S. de Nancy, sur le Madon ; 700 hab. Beau château où naquit le maréchal de Bassompierre. La terre d’Haroué fut érigée en marquisat au xvn* siècle en faveur de la maison de Bassompierre.

HAROUN-AL-RASCH1D (c.-à-d. le Justicier), célèbre calife d’Orient, de la race des Abbasside», né à Rei (Médie), en 765, mort à Thons en 809, s’était déjà distingué en combattant dans l’Asie- Mineureles troupes de l’impératrice Irène, lorsqu’il remplaça sur le trône, en 786, son frère Mouça-al- Hadi. Ce dernier, jaloux des succès de Haroun, était, dit-on, sur le point de l’assassiner, lorsque leur mère commune, se voyant inévitablement réduite à n’avoir plus qu’un fils, préféra se défaire du calife. Haroun éleva l’empire des califes d’Orient à son plus haut degré de splendeur. 11 fit d’immenses conquêtes en Asie, et battit en plusieurs occasions Irène et Nicéphore. 11 étendit ses relations jusqu’en Occident, et sollicita l’alliance de Charlemagne. Haroun protégea les arts et les lettres et s’entoura d'une cour magnifique; mais on lui reproche sa cruauté. Il fit périr plusieurs membres de sa propre famille dans d’horribles supplices. Au nombre de ses victimes, on cite la famille des Bannécides. Voy. ce nom.

HARP — 789 — HARR

HARPAGE, satrape mède, fut chargé, au rapport d’Hérodote, par Astyage, de faire périr Cyrus, (jui venait de naître, et se contenta de donner l’enfant à un berger pour l'exposer. Dix ans après, Astyage , informé de l’inexécution de son ordre , punit Harpage en lui faisant manger le corps de son propre lils. Celui-ci cacha d’abord son ressentiment, mais ensuite il se révolta et détrôna Astyage, de concert avec Cyrus.

HARPALE, Harpalus. seigneur macédonien, reçut d’Alexandre le gouvernement de Babylone, et la garde de ses trésors pendant son expédition dans l lnde. En l’absence de son maître, il accabla les peuples d’impôts, dissipa les richesses qui lui étaient conüées, et s’enfuit d’abord à Athènes, puis en Crète, pour éviter un juste châtiment; il y fut assassiné, l’an 326 av. J.-C., parla trahison d’un ami.

HARpale, astronome grec, florissait vers l’an 480 av. J.-C.; il corrigea le cycle inventé par Cléostrate, et en proposa un nouveau de 9 ans, qui dans la suite fut corrigé par Méton.

1IARPALYCE, fille d’Harpalycus, roi de Thrace, fut accoutumée de bonne heure à porter les armes. Elle repoussa Néoptolème, qui avait en vahi la Thrace. Après la mort de son père, elle se retira dans les bois; elle y fut prise et tuée par des pay sans dont elle avait volé les bestiaux. — Fille de Clyménus, roi d’Argos, fut aimée de son propre père, et obtint des dieux, pour échapper à ses poursuites incestueuses, d’être métamorphosée en nie->au.

HARPER'S FERRY, ville des États-Unis (Virginie), au confluent du Shenandoah et du Potomak, à 13 kil. E. de Charlestown ; grande manufacture d’armes, huit chantiers de construction.

HARPIES. Voy. harpyies.

HARPOCRATE, dieu égyptien, était le fils d’Osiris et d’isis et le symbole du soleil au sortir de l’hiver. Son nom, Har-Pokratt srignifie en égyptien Haroeri (ou Horus, nom du soleil) aux pieds mous , c.-à-d. sans force, et indique la faiblesse des rayonsdu soleil de février. 11 était représenté sous la figure d’un enfant enveloppé de langes et toujours immobile. On le représentait un doigt sur la bouche, pour montrer qu’il était enfant et ne pouvait parler : ce qui le fit prendre à tort, par les Grecs, pour le Dieu du silence.

HARPUCRATION (Yalérius), grammairien grec d’Alexandrie, vivait, suivant les uns, du temps de Marc-Aurèle (161 après J.-C.), suivant les autres, du temps du rhéteur Libanius (350). 11 n’est connu que par un Lexique grec des mots employés par les dix grands orateurs de la Grèce. Ce livre a été publié par Aide, 1503 et 1527; par Nicolas Blancard, 1G83, et par Gronovius, 3696. 11 a été réimprimé à Francfort, 1824, 2 vol. in-8, et à Berlin, par Bekker, 1833, in-8.

HARPONELLY, IJarponully , district de l’Inde anglaise (Madras), dans l’ancienne province de Balaghat, est borné au N. et à l’O. par la Toumbedra, au S. par l’ancien Maïssour (Mysore), à l’E. par le district d’Adoni. Il a pour ch.-l. une ville de même nom. — Les radjahs de ce district étaient Jad s tributaires des souverains du Bichriagar ; ils le furent ensuite de ceux de Bedjapour, des Mongols étdes Mahrattes. Tippou-Saïb s’empara de ce pays en 1786; mais les Anglais le lui enlevèrent en 1800, et der mis ils en sont restés les maîtres.

HARPYIES (d'harpyia, rapt, enlèvement), monstres de la fable. Allés de Thaumas et d’Electre, ou de Neptune et de la Mer, étaient au nombre de trois : Aëllo, Ocypète, et Céléno ou Iris. On les représente avec un visage de vieille femme, un corps de vautour et des ongles crochus. Elles enlevaient les viandes à peine servies, ou les souillaient d’une odeur infecte. On les vit d'abord en Thrace, où elles tourmentèrent longtemps Phinée; mais Calaïs et Zélhès, fils de Borée, les chassèrent de ce pays-,

elles se retirèrent alors dans les îles Strophades. Quelques savants voient dans les Harpyies ta personnification des vents malsains.

HARRACH (comtes de), noble famille autrichienne, possessionnée en Bohême, remonte au xiii* siècle et est devenue surtout célèbre à partir du xvi* siècle. Nous citerons: Ferdinand Bonaventure, diplomate, né en 1637, mort en 1706 ; il fut ambassadeur en Espagne sous Charles II, et Üt de vains efforts pour assurer la succession d’Espagne à la ligne autrichienne; il a laissé : Mémoires ei négociations secrètes , La Haye, 1720, 2 vol., qui contiennent des détails curieux sur la cour de Charles 11. — Son fils, Louis-Thomas-Raymond, mort en 1742, lui succéda dans l’ambassade d’Espagne, et protesta en 1702 contre le testament de Charles 11. Il fut vice-roi de Naples de 1728 à 1733. — Charles Borromée , d’une branche cadette, né en 1761, mort en 1829, s’est rendu célèbre comme bienfaiteur de l’humanité; il exerça gratuitement la médecine pendant 25 ans; de 1805 à 1809, sa maison fut ouverte à tous les blessés dont les environs de Vienne étaient alors encombrés. Il est l’oncle de la princesse de Liegnitz, Augusta de Harrach, qui avait épousé en 1824 le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume 111.

HARRAN , Churræ , ville de la Turquie d’Asie (Diarbekir), à 80 kil. S. E. d’Orfa: ch.-l. d’un livah. Célèbre défaite de Crassus. Voy. carrhes.

HARR1CANAW, rivière de l’Amérique du Nord (Nouvelle-Bretagne), sort d’un lac du Canada et tombe dans la baie de James. Cours, 400 kil.

HARRINGTON, bourg et port d’Angleterre (Cumberland), sur la mer d lrlande, à 2 kil. S. de Wor< kington; 1,845 hab Chantiers de construction, belle corderie, usine à fer.

HARRINGTON (James), publiciste anglais f né en 161! à Upton ( Northampton ) , mort en 1677. A l’époque de la guerre civile, il fut favorable à la cause du parlement ; mais il conserva une telle modération qu’on le choisit pour tenir compagnie au roi Charles I dans sa captivité (1646). Après l’exécution du roi, il vécut quelque temps retiré, et composa une espèce de roman politique ou d'utopie, intitulé Oceana , nom sous lequel il désigne l’Angleterre; il y trace le plan d’une république parfaite. Cet ouvrage parut en 1656 ; il déplut à Cromwell, qui y vit une satire de son gouvernement, et il attira à son auteur quelques persécutions. Sous la restauration, Harrington fut arrêté comme républicain, et fut enfermé à la Tour sous prétexte de haute trahison (1661); mais il fut relâché sans qu’on eut rien pu prouver contre lui. Un remède trop violent, qu'on lui avait fait prendre pendant sa détention, altéra sa raison à la fin de sa vie. Outre V Oceana, Harrington a composé des Aphorismes , où il expose ses principes d une manière plus précise; il a aussi laissé quelques poésies, mais qui ne s’élèvent pas au-dessus du médiocre. Ses œuvres ont été réunies par Toland, Londres, 1700, et par Birch, 1747. L’ Oceana a été tradui* en français en 1795, 3 vol. in-8. — 11 ne faut pas confondre cet écrivain avec John Harrington , né en 1561, mort en 1612, traducteur anglais de YOrlando furioso , et auteur des Nugœ antiques.

Harrington (comte de). Voy • stanhope.

HARRIS (John), compilateur anglais, né vers 1667, mort en 1 7 19, entra dans les ordres, fut secrétaire, puis vice-président de la Société royale de Londres; il est le premier qui ait publié une encyclopédie en langue vulgaire ; son ouvrage est intitulé ; Lexicon technicum ou Dictionnaire universel des sciences et des arts, 2 vol. in-fol., Londres, 1708; son plan a reçu de Chambers et de Diderot de plus amples développements. On lui doit aussi un Recueil de voyages en latin, Londres, 1706.

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