AMM
av. J.-C. Il avait fait jurer sur un autel à son fils Annibal, âgé de 9 ans, une haine implacable aux Romains.
AMIN, calife. Voy. amyn.
AM INA, état d’Afrique sur la côte d’Or, tributaire de l’Achanti, a pour capit. Diabbie.
AMIOT (le P.), Jésuite, missionnaire en Chine, né à Toulon en 1718, arriva à Macao en 1750, et alla l’année suivante à Pékin, où il resta jusqu'à sa mort, en 1794. 11 était très versé dans les langues chinoise et tarlare, dans les mathématiques, l’histoire et les arts de la Chine. Nous avons de lui : Art militaire des Chinois, 1772, in-4, et plusieurs autres ouvrages sur la typographie et la musique des Chinois; Vie de Confucius, formant le tome 12 des Mémoires sur les Chinois, in-4; Grammaire abrégée de la langue lar tare-mante houe, Paris, 1789, 3 vol. in-4.
amiot, traducteur de Plutarque. Voy. amyot.
AMIRAL, de l’arabe émir al ma, chef de l’eau, est le nom que porte le commandant d’une flotte ou d’une escadre. 11 a sous ses ordres un vice-amiral qui commande l’avant-garde, et un contreamiral qui commande l’arrière-garde.
AMIRAL (baie de 1’), baie de la Nouvelle-Grenade, au N. O. du lac de Chiriqui, communiquant avec la rner des Antilles par la Boca del Drago. Colomb faillit y périr à son 4e voyage.
AMI B ANTES, groupe de petites îles, fait partio des Seychelles (mer des Indes), et est situé pai 51° 21’-52° 50’ long. E. , et 5°-6° 13’ lat. S. Les Amirautés sont au nombre de 12.
AMIRAUTÉ (île de 1’), grande île de l’Amérique du N., sur la côte 0., entre le continent et l’archipel du Roi-Georges, par 137° 10’-137° 48’ long. O., 57° 2’-58° 24’ lat. N. Elle a 320 kil. de tour et appartient aux Anglais. Découverte par Vancouver.
amirauté (îles de 1’), groupe d’îles de la Polynésie, auN. de la Nouvelle-Bretagne, par 144° 30’ long.E., 2° 12’ lut. S., se compose de 20 ou 30 îles, la plupart désertes. Habitants noirs, presque nus, assez adroits navigateurs. Découvertes par les Hollandais en 1650; visitées par Carterct , 1767; par Morelio, 1781 ; par d’Entrecastcaux, 1793. La plus grande, dite île delà Grande- Amirauté, a 100kil.de long.
AMIS (île des), dans l’Océanie. Voy. TONGA.
AMIS (Société des). Voy. quakers.
AM1S1A ou AMISL’S, riv.de Germanie, auj. I’ems.
AM1SUS, Satnsoun, ville du roy. de Pont, sur la Pont-Euxin, à l’O., fut fortifiée et agrandie par Mithridale. Luculluss’en empara l’an 7 1 av. J .-G. Celte ville donnait son nom à un golfe que forme la mer à l’embouchure de l'Halys. — Riv. de Germanie. Voy. ems.
AM1TERNUM, auj. San Vittorino, ville de l’Italio ancienne, au N. E. de Rome, dans le pays des Vestini, au pied de l’Apennin. Patrie de Salluste.
AMMAN, ville de Turquie. Voy. AMMON.
AMMEDERA, lledra, ville de l’Afrique propre (sous les Romains), à 1 10 kil. S. O. de Zuma. Bataille où Slilicon défit le rebelle Gildon (398).
AMMJEN-MARCELL1N, Ammianus Marcellinus, historien latin du ive siècle, né a Antioche vers 320, mort en 390 à Rome, fit longtemps la guerre en Germanie, dans les Gaules, et accompagna l'empereur Julien dans son expédition en Perse. Il quitta ensuite le métier des armes et vint s’établir à Borne où il composa une Histoire des empereurs romains, depuis Nerva jusqu’à Valentinien, en 31 livres. Les 13 premiers sont perdus. Le style de cette histoire se ressent de la barbarie du temps; mais l'ouvrage jouit d’une grande autorité, parce que l'auteur rapporte, surtout dans ses derniers livres, ce qu’il avait vu lui-même. 11 parle avec une telle modération du christianisme et du paganisme que l'on ne peut deviner par ses écrits quelle religion il professait
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Ammlen avait aussi publié en grec un ouvrage sur les historiens et les orateurs de la Grèce ; il en reste un fragment où il parle de Thucydide. La meilleure édition d’Ammien est celle dite Variorum , avec les notes de Wagner, Leipsick, 1808, 3 vol. in-8. il a été traduit en français par de Moulines, Berlin, 1775, 3 v. in-12, et par M. Savalette, P., 1848, gr. in-8.
AMMIRATO (Scipion), historien italien, né en 1531 à Lccce, dans le royaume de Naples, mort à Florence en 1601. Après avoir quelque temps mené une vie fort aventureuse, il s’attacha au grand-duo Côme I, qui le chargea d’écrire l’histoire de Florence, et, afin qu’il ne fût distrait par aucun soin, le cardinal Ferdinand de Médicis le logea dans son palais et le pourvut d'un bon canonicat. Son principal ouvrage est Y Histoire de Florence, qui fut publiée en 2 parties, Florence, 1600 et 1641, in-fol. Il légua, en mourant, sa fortune à un jeune homme nommé Bianchi, qui prit le nom d'Ammirato-le- Jeune et qui publia plusieurs de ses écrits.
AMMON ou AMMAN, Rabbalh-Ammon dans la Bible, Philadelphia chez les Grecs, ville de la Turquie d’Asie (Damas! , à 95 kil. N. E. de Jérusalem, jadis capitale des Ammonites. Une y fut tué. Ptoléméc- Philadelphe l’embellit et lui donna son nom.
AMMON, nom de Jupiter chez les peuples de la Libye. On le représentait avec des cornes de bélier. Jupiter Ammon avait au milieu des sables de la Libye un temple dont les oracles étaient célèbres. Alexandre visita ce temple et se fit proclamer par l’oracle fils de Jupiter Ammon. Voy. syouah.
ammon, né de l’inceste de Loth avec sa fille, fut père des Ammonites.
AMMONITES, descendants d'Ammon , habit, à TE. de la demi-tribu orient, de Manassé, et avaient pour capitale Rabbath-Ammon , au-delà du Jourdain. ils furent presque toujours en guerre avec les Israélites. Jephté les défit. Ils furent encore battus par Saiil et par David, dont ils avaient insulté les ambassadeurs. Enfin Joab les détruisit entièrement.
AMMONIUS SAGGAS, philosophe d’Alexandrie, vivait vers la fin du IIe siècle après J. -G. ou au commencement du IIIe. Quoiqu’il fût né dans la pauvreté et qu’il eût été d’abord forcé de faire le métier de portefaix pour vivre ( d’où le nom de Saccas ou Saccophore), il se livra avec ardeur à l'étude de la philosophie ; il chercha à concilier les doctrines de Platon et d’Aristote , et fut ainsi le fondateur de l’éclectisme. Il n’a laissé aucun écrit ; mais il forma des disciples distingués , tels que Plotin , I.ongin et Origène. Il paraît qu’il quitta le christianisme pour retourner au culte des faux dieux,
ammonius, fils d’Hermias, philosophe éclectique, disciple de Proclus, vécut vers le milieu du ve siècle , et laissa des commentaires estimés sur les livres De i Interprétation d'Aristote (Venise, 1503, 1546), et sur le traité Des cinq universaux de Porphyre (Venise, 1500 et 1546). — On a aussi, sous le nom d’Ammonius , une vie d’Aristote et un traité des Synonymes , publié par Walckenaer, Leyde, 1739, réimpr. à Leyde en 1822, et traduit en français par A. Pillon 1824 et. 1847.
AMNON , fils aîné de David , conçut un amour Incestueux pour sa sœurThamar et lui fit violence. Absalon le tua pour venger cet affront.
AMOL ou AMOU, ville d'Iran (Mazenderan) , à 40 kil. O. de Balfrouch, sur THerrouz; 3,000 maisons. On y voit les restes d’un palais de Schah-Abbaâ et 3 tours dédiées au culte du feu par les Guèbres. — Il y a encore une autre Amol, aussi en îran, mais dans le Turkestan, à 110 kil. S. O. de Bokhara et sur le Djihoun ; elle fut prise par Taaierlan en 1392.
AMON , roi de Juda (640-639), fils de Manassé, imita les impiétés de sou père , et fut assassiné par
ses propres serviteurs, après un règne de duex ans, à l'âge de vingt-quatre ans.
AMONTONS (Guillaume) , physicien , né à Paris en 1663, mort en 1705. Étant devenu sourd dans sa jeunesse , il chercha une consolation dans l’étude et s’appliqua avec succès aux mathématiques, à la physique et à la mécanique. Il publia en 1695 dea Expériences sur une nouvelle clepsydre , sur les baromètres, les thermomètres et les hygromètres, perfectionna ces divers instruments et construisit un thermomètre à air. Il est le véritable inventeur du télégraphe , quoiqu’on n’ait utilisé cette importante découverte que beaucoup plus tard {Voy. chaite). Il fut reçu en 1699 à l’académie des Sciences.
AMORBACII, ville de Bavière, à 34 kil. S. d’Aschaffenbourg ; 2,500 hab. Grande et riche abbaye de Bénédictins.
AMORGO, Amorgos , île de l’Archipel, une des Cyclades mérid. , est située entre Naxie et Stampalie, par 36° 50’ lat. N., et 23° 35’ long. E. Jadis très peuplée, Amorgo comptait plusieurs villes. Auj. Ton n’y remarque qu’Amorgo , qui en est le ch.— 1. ; 2,600 h.
AMORIUM, ville de Gai atie, chez les Tolistoboii, à TO. du Sangarius. Patrie prétendue d’Esope.
AMORRHÉENS, peuple de Palestine, descendant d’Amor, fils de Chanaan, habitaient à l’E. et à TO. du lac Asphaltite. Ils furent chassés de leur pays par Moïse.
AMOS, le 3e des Î2 petits prophètes, était un pasteur de Thécué. Il prophétisa sous le règne d’Osias, et fut mis à mort par un prêtre de Béthel, vers 785 av. J. -G.
AMOS GOMENIUS. Voy ■ COMENIUS.
AMOU, ch.-l. de cant. (Landes), à 23 kil. de St-Sever; 1,700 hab.
amou, ville d’Iran. Voy. amol.
AMOU-DARIA OU DJIHOUN. Voy. DJIHOUN.
AMOUR, grand fleuve d’Asie, dans la Mongolie et la Russie d’Asie, prend sa source en Mongolie, aux monts Kinhan, par48° 30’ lat. N.;courtau S. E., puis au N. E., traverse le lac Koulan, arrose la Mantchourie, reçoit le Gan, la Chilka, le Songari, et, après 3,460 kil. de cours, tombe dans la mer d’Okhotsk , vis-à-vis de l'île de Tchoka. L’Amour se nomme encore Saghalien, Ilelong-Kiang, Kerlonet Argoua.
AMOUR, divinité païenne. Voy. cüpidon.
AMOY, île et v. de Chine. Voy. emoui.
AMPAZÀ, petit état du Zanguebar (Afrique), entre l’équateur et Mélinde, a pour capit. une ville de même nom, située par 40° 50’ long. E., 2° lat. S. Cette ville est sur la côte et a un beau port.
AMPEL1US (Lucius), écrivain latin, est auteur d’un Liber Memcrialis , qui contient des notions abrégées sur le monde , les éléments et l'histoire. Il est probable qu’il vivait dans le ve siècle , et qu’il était contemporain de Sidoine : car cet auteur nomme avec éloge un écrivain du nom d'Ampelius. D’autres le croient le même qu’un Ampelius qui fut préfet de Rome sous Valentinien. Le Liber Memorialis a été publié pour la première fois par Saumaise, avec Floru^ Leyde, 1638, et trad. par Verger, 184 3.
AMPELUS1A promontorium, promontoire d’Afrique; auj. cap SPARTEL.
AMPERE (André-Marie), savant, ne en 1775, à Polémieux, près de Lyon, mort en 1837, enseigna d’abord les mathématiques et la physique à Boursr et. à Lyon , devint en 1805 répétiteur d’analyse à T Ecole polytechnique, fut admis à l’Institut en 1S14, fut nommé vers 1820 professeur de physique au collège de France, et enfin inspecteur-général de l'Université. II avait commencé à se faire connaître dès 1802 par des Considérations sur la théorie mathématique du jeu, avait publié un excellent Essai sur la classification des corps simples, 1816, et avait présenté à l’institut de beaux travaux d'analyse : mais
AMP H — 67 — AME
n se rendit surtout célèbre par les développements qu’il donna à la découverte d’OErsted sur l’élcctro-magnétisme ; il a publié sur ce sujet : Théorie des phénomènes électro-dynamiques déduite de l'expérience , 1826, in-4. M. Ampère avait embrassé dans ses études toutes les branches de la science , aussi bien les Bciences psychologiques et morales que les sciences mathématiques et naturelles ; il essaya d’en présenter la classification, et publia dans ce but un Essai sur la philosophie des sciences , 1834, dont une seconde partie a été publiée après sa mort par son fils, professeur de littérature au collège de France. On doit encore à M. Ampère de savants mémoires publiés dans les Mémoires de l'Institut , les Annales de chimie, etc. Son éloge historique a été prononcé à l’Institut par M. Arago, le 30 décembre 1839.
AMPFING, ville de Bavière (Iser), à 8 kil. O. de Muhldorf. Bataille entre Louis Y de Bavière et Frédéric d’Autriche (1322).
AMPHIARAÜS, fameux devin grec, fils d’O’fclée et d’Hypermnestre, disputa le trône d’ Argos à Adraste et ensuite le partagea avec lui. Il épousa Eriphyle , sœur de ce prince, et en eut cinq enfants, dont le plus connu est Alcméon. Lorsque Adraste , à la rière de Polynice, son gendre, eut déclaré la guerre Thôbes, Amphiaraüs, instruit par les dieux qu’il périrait s’il allait à cette expédition, se cacha pour se soustraire au sort qui le menaçait; mais Eriphyle, séduite par le don d’un collier de diamants, découvrit à Polynice le lieu de sa retraite. Amphiaraüs, forcé de marcher contre Thèbes, fit, en partant, promettre à son fils Alcméon de le venger en faisant périr Eriphyle. Pour lui, lors de la déroute des Argiens devant les murs de Thèbes , il fut englouti dans la terre en voulant sortir de la mêlée. Après sa mort, il reçut les honneurs divins. On place Amphiaraüs dans le xive siècle av. J.-C.
AMPII1CTYON, un des fils de Deucalion et de Pyrrha, partagea avec Hellen, son frère, les états de Deucalion, obtint l’orient, et régna aux Thermopyles vers le xvr* siècle av. J. -G. On le regarde comme le fondateur de l’amphictyonie des Thermopyles. Onacru que c’était lemémequerAmphictyon qui régna sur l’Attique après Cranaüs ; cependant on place le règne de celui-ci plus tôt, de 1585 à 1573 av. J.-C.
AMPHICTYONIE, nom donné à plusieurs associations politiques et religieuses qui, dans l’origine, étaient établies auprès des temples de la Grèce fréquentés par plusieurs peuplades, afin de veiller à la célébration des fêtes et d’empêcher toute espèce d’hostilités. Chacun des états voisins du temple y envoyait ses députés. Les amphictyonies les plus célèbres étaient celles d’Argos, près du temple de Junon ; des Thermopyles, près du temple de Cérès, et de Delphes, près du célèbre oracle d’Apollon. Dans la suite, ces deux dernières se confondirent et formèrent le conseil des Amphictyons. Voy. l’article suiv.
AMPH1CTYONS (conseil des), assemblée générale de la Grèce, composée de députés représentant les peuples confédérés de cette contrée. Les Amphictyons se réunissaient deux fois par an : au printemps à Delphes, en automne à Anthéla près des Thermopyles. On fait remonter la fondation de ce conseil àAmphictyon qui régnait aux Thermopyles vers le xvie siècle. Le but de cette réunion était d’examiner les affaires delà Grèce, de prévenir les guerres, déjuger toutes sortes de causes, principalement les attentats contre le droit des gens et la sainteté du temple de Delphes. Si les nations condamnées par un arrêt des Amphictyons n’ol>éissaient pas, l'assemblée était en droit d’armer contre le peuple rebelle toute la confédération et de l’exclure de la ligue amphictyonique.
AM PHI LOCH IUM ARGOS. Voy. argos.
AMPIIION, célèbre musicien grec, né du commerce adultère d’Antiope, femme de Lycus, roi de
Épopée, roi de Sicyone. 11 fut, ainsi que son frère Zéthus, abandonné dans son enfance sur le mont Cithéron et élevé par des bergers. Devenus grands, tous deux vengèrent sur Lycus les tourments qu’il avait fait souffrir à leur mère Antiope ; puis ils s’emparèrent de Thèbes et y régnèrent conjointement. Sous leur règne, le royaume acquit une nouvelle splendeur et les arts y fleurirent. Amphion excellait dans la musique; il avait, disent les poètes, reçu d’Apollon une lyre d’or, au son de laquelle il bâtit la ville de Thèbes : les pierres, sensibles à la douceur de ses accents, accouraient d’eiles-mêmes et se plaçaiem les unes sur les autres. L’histoire explique cette fable en nous apprenant qu’Amphion le premier entoura de murs la ville de Thèbes. Amphion avait épousé Niobé, fille de Tantale; il en eut 14 enfants qui furent tous tués par Apollon et Diane. Désespéré de cette perte, il se donna la mort ; selon d’autres, il fut tué dans une sédition.
AMPH1POLIS, lamboli, ville de la Macédoine sept., Bur le Strymon, qui l’entourait presque entièrement, était un des boulevards de l’empire macédonien. Elle avait appartenu aux Athéniens depuis Cimon; Philippe, père d’Alexandre , la leur enleva et l’adjoignit à ses états. Patrie de Zoïle et de Pamphyle.
AMPH1SSA, Salona, ville de Grèce, capit. des Locriens Ozolcs, au N. O. de Delphes. Auj. évêché.
AMPH1TR1TE, déesse de la mer, fille de Nérée ou de l’Océan et de Doris, était l’épouse de Neptune, et fut mère de Triton et de plusieurs nymphes.
AMPHITRYON, roi de Tirynthe, en Argolide, était fils d’Alcée et petit-fils de Persée. Il obtint d’Electryon, roi de Mycènes, la main de sa fille Alcmène, après l’avoir méritée en combattant les Téléboens qui avaient massacré les fils du roi. Ayant tué involontairement dans une querelle Electryon, son beau-père, il se retira à Thèbes et commanda les Thébains dans plusieurs expéditions. Pendant une de ses absences, Jupiter trompa Alcmène, sa femme, en prenant la figure du mari ; peu après, la princesse mit au jour deux jumeaux, Hercule, fils de Jupiter, et Iphiclès, fils d’Amphitryon. L’aventure d’ Amphitryon a fourni à Plaute et à Molière le sujet d’excellentes comédies.
AMPHRYSUS , petite rlv. de Thessalie , en Magnésie. C’est sur ses bords qu’Apollon fit paître les troupeaux d’Admète; d’où lui vient le surnom d’Amphrysius, que lui donnent les poètes.
AMPLEPU1S, petite ville de France (Rhône), à 11 kil. N. O. de Tarare ; 3,800 hab. Toiles.
AMPOULE (saint»7-), d 'amplum vas ou ampla olla, grand vase ; ou plutôt de l’ancien mot saxon ampel , qui signifiait lampe, coupe, etc. On donnait ce nom à une fiole sacrée que l’on conservait dans la cathédrale de Reims et que les anges, au rapport d’Hincmar, qui vivait trois siècles après Clovis , apportèrent à saint Remy pour oindre le front de Clovis lors de son sacre. Elle était remplie d’une huile intarissable qui depuis a servi à sacrer tous les rois de France. En 1793 le représentant du peuple Ruhl s’empara de la Sainte-Ampoule et la brisa.
AMPSAGAS, auj. Oued-el-Kèbir , riv. de la Numidie, passait à Cirta (Constantine) et se jetait dans la Méditerranée, au S. O. du promont. Trelum (cap Bugaroni).
AMPUKIAS (Castello de), Emporiæ,- c.-k-d. entrepôt, ville d’Espagne, sur le Llobregat, à 40 kil. N. E. de Girone ; 2,000 hab. C’était une des premières places commerçantes de l’Espagne sous le$ Romains.
AMRETSYR, jadis Tchak, puis Ramdaspour, villa d’Asie , capitale de la confédération des Seikhs, à 70 kil. E. de Lahore, sur la route du Caboul au Delhi, Grand entrepôt du commerce des châles, safran, sel gemme de la mine de Miâni et autres denrées de l’Hindoustan. Fameux temple de Gourou-Govind.
Thèbes, avec Jupiter ou plutôt avec Epaphus ou
Amretsvr a 13 kil. de tour, et probablement la po-
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pulation de 40,000 hab. qu’on lui accorde est beaucoup trop faible. C’est le principal siège de la reliion de Nànek, et le livre de ses lois est conservé ans le temple de Govind.
AMRI ou HOMRl, roi d’Israël, était d’abord général du roi Ela. Ayant appris que Zambri venait d'assassiner ce prince et de s'emparer du royaume d’Israël, il se fit proclamer roi lui-même, marcha contre l’usurpateur et l'obligea de se brûler dans son palais. 11 eut encore un autre compétiteur, Thebni, qui lui disputa quatre ans la couronne ; mais enfin, celuici ayantaussi été tué, Amri resta seul possesseur de la Souveraineté. Il régna 12 ans, depuis 930 jusqu’à 918 av. J.-C. (ou selon l’Art de vérifier les dates de 9 1 8 à 907). Il résida 6 ans à Thirsa, puis il bâtit Samarie et y transporta le siège de son empire. Amri était un prince brave , mais fort impie. 11 fut père d’Achab.
AMROM, île de la mer Baltique (Danemarck), sur la côte du Sleswig ; 2,000 hab.
AMROU, Àmrou-Ben-el-Ass, un des plus grands généraux des premiers temps de l’islamisme, conquit l’Égypte, la Nubie et une partie de la Libye, et fut nommé gouverneur de l’Égypte parMohavia, qu’il avait placé sur le trône des califes. 11 fit exécuter un canal qui réunissait la mer Rouge à la Méditerranée, et que les Turcs ont laissé détruire. C’est lui qui brûla, dit-on, la bibliothèque d'Alexandrie, d’après les ordres d’Omar : mais ce fait n’est pas très avéré. 11 mourut en 663 G’an 42 de l'hégire).
AMSANCTl VALLES, vallée du Samnium, au S., chez les Ilirpini : on y voyait une caverne qu’on regardait comme un des soupiraux des Enfers, et d’où sans doute s’échappaient des exhalaisons sulfureuses.
AMST EL , petite riv. de Hollande, formée du Brecht et du Mydrecht, baigne Amsterdam, qui lui doit son nom , et se jette dans le golfe de l’Y.
AMSTELODAMUM , nom latinisé cI’amsterdam.
AMSTELVEEN, ville de Hollande, près de l’Amstel, et à 8 kil. S. d’Amsterdam; 5,000 hab. Pays de tourbièns.
AMSTERDAM, Amsielodamum en latin moderne, la ville la plus importante de la Hollande, ch.-l. de la prov. de Hollande septentr., par 52° 22’ lat. N., 2° 33’ long. E., à 542 kil. N.-E. de Paris , sur l’Amstel qui lui donne son nom , et sur le golfe de l’Y ; environ 210,000 hab. La ville est tout entière bâtie sur pilotis : elle est sillonnée par un grand nombre de canaux qui la partagent en 90 îles qu'unissent 280 ponts ; elle a un vaste port. On y admire un grand nombre de monuments (la Vieille église, l’église Neuve, l’église de l’Ouest, l hôtei-de-ville : la bourse, l’arsenal, le Lombard, etc. ; le Heeren-Gracht, le Keisers-Gracht, le Kalverstraat, le Nievedek, la porte d'Harlem , les quais le long de l’Y) ; on y trouve beaucoup d’établissements scientifiques, littéraires, philanthropiques ; l’instruction primaire surtout y est très florissante. Commerce très vaste, quoique ayant perdu de son étendue. Grands magasins et célèbres chantiers de construction pour la marine. Patrie de Spinosa. — Amsterdam n'était encore qu’un village au xiue siècle; elle ne futentouréedemursqu’en 1482. Elle resta soumise à l’Espagne jusqu’en 1578 ; elle prit alors le parti des indépendants ; elle s'éleva à la plus haute prospérité à parti rdc cette époque jusque vers la fin du xvn* siècle. Elle fonda une célèbre banque ainsi que les fameuses compagnies des I ndes occid. et orient. Elle fut prise par les Prussiens (1787), par les Français (1795) ; devint capit. du nouveau roy. de Hollande (1808-1810), puis fut sous l’Empire ch.-l. du dép. du Zuyderzée, et fut proclamée officiellement 3e ville de l'empire français (1810-1814). Elle fut en 1814 rendue au roi des Pays-Bas. Quoiqu’elle soit toujours la ville principale de la Hollande, Amsterdam n'est plus la capitale du royaume : le gouvernement réside à La Haye.
Amsterdam (îles d’). Il y a plusieurs îles de ce nom : 1° près (le Java, dans le golfe de Batavia (Milaisie);2° près de Ceylan (aux Anglais); 3° entre le Japon et l’île Formose; 4° dans la mer des Indes, par 75° 4’ long. E., 37° 47’ lat. N. (inhabitée.baleines, phoques, mollusques) ; 5° la même que Tongatabou.
Amsterdam (nouvel-), fort de la Guyane hollandaise, à l’embouchure du Surinam, par 59° 35 long. O., et 6° 20’ lat. N. Aux Anglais depuis 1814.
AMUL1US, fils de Procas, roi d’Albe. trere puîné de N umitor, détrôna son frère(v.796av.J,-G.).et força Rhea Sylvia, sa nièce, à se consacrer au culte de Vesta. Celle-ci cependant eut commerce avee Mais, et donna le jour à Romulus et à Rémus, qui, devenus grands, mirent à mort Amulius, et rétablirent Numitorsur le trône, vers l’an 754 av. J.-C.
AMURAT ou MOURAD, troisième sultan turc, et l’un des plus grands princes des Ottomans, naquit en 1319, et succéda à son père Orcan en 1360. II enleva aux Grecs toute la Thrace, et la ville d Àndrinople, où il établit le siège de son empire en 1362, battit les Serviens, les Bulgares et les Hongrois qui s’étaient ligués contre lui. H fut tué en 1389 par un soldat serbe, après la vict. de Cassovie, qu’il venait de remporter sur les confédérés. 11 avait gagné 37 batailles. C’est Amurat qui institua le corps des janissaires.
amurat ii , fils et successeur de Mahomet ï , monta sur le trône en 1421, battit et mit à mort Mustapha, imposteur qui se disait fils de Bajazet et qui lui disputait la couronne ; assiégea Constantinople, mais sans succès; prit d'assaut Thessalonique et s’empara de la Morée, rendit tributaires les princes de Bosnie et d'Albanie, et battit successivement Ladislas, roi de Hongrie, et Jean Huniade. Ses succès furent arrêtés par Scanderbeg > prince d’Ëpire, qui remporta sur lui plusieurs avantages. Amurat mourut à Andrinople en 1451. 11 avait plusieurs fois abdiqué l’empire, mais chaque fois les revers qu’éprouvaient les Ottomans en son absence le forcèrent à se remettre à la tête des affaires.
amurat iii, succéda à son père Sélim II en 1573. Son premier acte fut de faire étrangler ses cinq frères, tous en bas âge. Il fit avec succès la guerre aux Persans, et leur enleva trois provinces. Son grandvisir, Sinan-Pacha, s'empara, en Hongrie, de la place importante de Raab, après avoir battu l’archiduc Mathias. Amurat mourut en 1595.
amurat iv, succéda à Mustapha, son oncle, en 1623 et porta au plus haut point la puissance ottomane. 11 fit la guerre aux Polonais, aux Persans, et enleva Bagdad à ces derniers, en 1638. 11 permit ouvertement l’usage du vin, et en fit lui-même abus. Ses débauches avancèrent le terme de ses jours ; il mourut en 1640, à 51 ans.
AMYGLÆ, auj. Sclavo Chori, ville de Laconie, célèbre par le culte d’Apollon. Ce dieu passait pour y avoir séjourné (d’où son surnom d ' Anujclœus).
amyclæ, ville d'Italie, auj. Sperlonga, entre Caiôte et Terracine, colonie de Y Amyclæ laconienne. Imbue des doctrines pythagoriciennes, elle mérita d'être appelée la muette Amyclæ { lacilis regnavil Amyc/is, Virgile).
AMYN, sixième calife abbasside, fils d'Haroun-al- Raschid, succéda à ce prince en 809. H ne se fit remarquer que par son incapacité, et fut détrôné par son frère Al-Mamoun en 81 3.
AMYNTAS, nom de 8 rois de Macédoine, dont le plus connu est Amyntas 111, pèredu grand Philippe. Ge prince régna 26 ans (396-370 av. J.-G.), et commença la puissance des Macédoniens.
AMYOT (Jacques), célèbre écrivain du xvie siècle, né à Melun d une famille pauvre, en 1513, mort en 1593, à 80 ans. Après avoir étudié à Paris, et avoir reçu le3 ordres, ii fut nommé professeur de grec à l'université de Bourges et y enseigna pendant 10 au.