AMIL
AMHARA. On désigne sous ce nom une partie de
I Abyssinie située vers les sources du fleuve Bleu, à l’O. du Taoazzé, où l'on parle une langue particulière connue sous le nom d' amhara. On divise cette contrée en 2 états : roy. de Gondar, improprement nommé Amhara [Voy. gondar), et Amhara propre, au S. E. du précédent; il a pour capit. Watho-ilaimanot, et étend sa domination sur plusieurs peuplades voisines.
AMHEKST, 2 îles de l’Amérique N., l'une dans le lac Ontario, l’autre dans le golfe Saint-Laurent.
amherst-town , ville de l’Inde anglaise transgangétique, près de l’embouchure du Salouen, dans le ci-devant roy. de Martaban, bâtie en 182G. Bon port. Sa popul. croît rapidement; elle n’avait guère que 1,600 hab. en 1827 ; elle en compte au moins 10,000 auj.
AMHERST (Jeflery, lord), général anglais, d'une ancienne famille, né à Kent en 1727, mort en 1708, tut nommé gouverneur de la Virginie, puis commandant en chef de toutes les forces anglaises en Amérique, et se rendit maître de tout le Canada.
II fut en récompense créé chevalier du Bain, gouverneur de Guernesey, et baron d’Amherst et d’Holmsdale. 11 fut rappelé en 1778 au commandement en chef, et élevé en 1791 à Indignité de feldmaréchal. — Son neveu, NV.Pilt, comte d’Amherst, suivit la carrière diplomatique et fut chargé en 1816 d’une mission à la Chine qui eut peu de succès. 11 n’en fut pas moins nommé, en 1823, gouverneurgénéral des Indes orientales.
ÀM1D ou AMiDA, ville de Mésopotamie, auj.
DIARBEK.
ÀMIÉN01S, partie du gouvernement de Picardie, contenait Amiens, Conti, Poix, Doulens, Picquigny, Rubempré. Les comtes d’Amiens étaient vassaux de l’évêque. Philippe-Auguste unit ce comté â la couronne (1185); Charles Vil le céda par traité à Philippe— 1 e— Bon, duc de Bourgogne, 1435; la mort de Charles-le-Téméraire le rendit à Louis XI, 1477.
AMIENS, Samarobriva , puis Ambiant, ch.-l. du dép. de la Somme, jadis capit. de la Picardie, sur la Somme, à 126 k. N. de Paris (131 par Beauvais; 147 par le chemin de fer) ; 45,000 h. Évêché, suffragant de Reims ; cour imp. et trib. ; lycée; place de guerre, belle cathédrale gothique ; académie littéraire ; musée de peinture, jardin botanique ; biblioth. Grandes manuf. (tissus de toutes espèces, filatures, huiles de graines, tanneries, brasseries); grand commerce. Citadelle en ruines. Résidence de Clodion, qui y mourut en 448. Prise par les Espagnols (1597), et reprise la même année par Henri IV. Célèbre traité de 1802 entre l'Angleterre et la France, dit paix d'Amiens. Patrie de Pierre-l'Errnile, Rohault, dom Bouquet, Voiture, Ducange, Gresset, Wailly, Gribeauval, Delambre. — L’arr.al3c. (Conti, Corbie, Horuoy, Poix. Moliens-le-Yidame, Oisemont, Picquigny, Villers-Rocage, Sains, plus Amiens qui compte pour 4); 250 comm. et 181,989 hab.
Amiens (comté d’). Voy. amiénois.
AM1LCÀR ou HAM1LCAR, nom commun à plusieurs généraux carthaginois qui se distinguèrent dans les guerres puniques. Le plus célèbre est Amilcar Barca ou Barcas, père du grand Annibal. 11 désola pendant 5 ans la Sicile, que les Romains disputaient à Carthage; mais enfin il fut vaincu par le consul Lutatius, près des îles Égades, dans un combat naval qui mit fin à la première guerre punique (242). De retour dans sa patrie, il étouffa la révolte des esclaves, qui avaient pris plusieurs villes et assiégé Carthage. H passa ensuite en Espagne, subjugua les peuples les plus belliqueux de cette contrée, et y bâtit, dit-on, une ville qu’il appela, d’après le nom de sa famille, Barcino (Barcelone). Comme il se disposait à porter la guerre en Italie, U fut tué dans une bataille par les Vettones, l’an 228