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ALPES, PYRÉNÉES

HAUTESSE, titre que l’on donne exclusivement au padichah ou grand seigneur des Ottomans.

HAUTEV1LLE, ch.-l. de canton (Ain) , à 26 kil. au N. de Belley ; 760 hab.

HAUTEviLLE- la -Guichard, village du dép. de la Manche, à 13 kil. N. E. de Coutances; 1,360 hab. Patrie et domaine de Tancrède de Hauleville.

HAUTEVILLE (Tancrède de), célébré seigneur normand, eut 12 fils dont les plus célébrés sont Guillaume Bras-de-Fer, Drogon, Omphroy, Robert Guiscurd, Roger, qui conquirent la Sicile. V. leurs noms.

HAUTPOUL SALETTE (Jean-Joseph d’) , général, né à Gaillac en 1754, embrassa de bonne heure la carrière des armes, et fit les premières guerres de la République. Nommé en 1803 général de cavalerie, il se distingua à la tête des cuirassiers aux batailles d’Austerlitz, de HotT et d'Eylau; il trouva la mort dans ce dernier combat (1807).

hautpoul (Anne-Marie de montgekoult de coutances, comtesse de deaufort, puis d ), femme auteur, née en 1760, morte en 1837 , était nièce de Marsollier. Elle épousa en premières noces le comte de Beaufort, capitaine au régiment du Roi, qui fut fusillé après l’expédition de Quiberon (1795), puis, en secondes noces, Charles d Hautpoul, de la même famille que le célèbre général. Elle a publié un grand nombre d’écrits dont voici les plus importants: Z ilia , roman pastoral, 1796 ; Childéric , roi des Francs , 1806; Séverine, 1808; Clémentine, 1809; Cours de littérature a i usage des jeunes demoiselles , 1 8 1 5 et 1821 ; Poésies diverses, 1820 : Les habitants de i Ukraine, 1820. On lui doit une édition des Œuvres choisies de Marsollier , son oncle, 1826. On estime son Cours de littérature qui remplit une lacune dans l’éducation.

HAUY (l'abbé), minéralogiste, né en 1743 au bourg de St-Just (Oise) , mort en 1822 , était fils d’un tisserand. H fut d’abord régent de 6* au collège de Navarre. Là il cultiva les sciences naturelles par pur délassement. Ayant un jour laissé tomber à terre un groupe de spath calcaire cristallisé, il remarqua avec étonnement que les morceaux conservaient une forme régulière et constante ; conduit par cet heureux hasard qu’il sut féconder, il créa une science nouvelle à laquelle son nom est resté attaché : c’est la cristallographie ; ses premiers mémoires sur cette intéressante découverte datent de 1781. Voué dès ce moment à l’étude de la nature, il fut nommé professeur adjoint de botanique au Jardin des Plantes, puis conservateur du cabinet des mines (1794 h enfin professeur de minéralogie au Muséum d’histoire naturelle (1802). Les principaux ouvrages de Haüy sont : Traité de Minéralogie, en 4 vol. in-8, Paris, 1801, 1822 et 1823 (achevé par M. Delafosse) ; Traité de Cristallographie, 2 vol. in-8, 1822. On a aussi de lui un excellent Traité élémentaire de Physique, 1803, dont une troisième édition parut en 1820.

hauy (Valentin), frère du précédent, fondateur de l’institution des jeunes aveugles, né en 1745 à Sl-Just (Oise), mort en 1822, était simple commis aux affaires étrangères lorsqu’il conçut "idée d’une méthode pour instruire les aveugles : cette méthode consistait à remplacer les signes visibles par des signes en relief que le doigt pût apprécier. Après avoir fait d’heureuses applications de ce procédé, il put fonder en 1784 à Paris une maison pour les jeunes aveugles, dont la direction lui fut confiée. Ayant essuyé quelques tracasseries , il quitta Paris en 1806, et alla fonder à St~Pétersbourg et à Berlin des établissements analogues. Il revi-nt en 1817 dans sa patrie. On a de ce pliilan-

HAVR — ?0i —

IIAXO

Rirope : Essai sur l'éducation des aveugles , Paria, 1786, in-4, impriméen relief par les enfants aveugles.

HA VAN K (la), ville capitale de l'île de Cuba (Grandes-Antilles), ch.-l. du dép. occidental de cette île, sur la cote septent. , par 23° 9' lat. N., et 34° 43’ long. O.; 130,000 hab. (dont 82,000 hommes libres, 22, 000 esclaves, 20,000 étrangers et 6,000 hommes de garnison). Port magnifique ; fortifications. L’aspect de la ville est triste ; les rues en sont étroites, sales et malsaines : on y remarque la grande place, onze églises et surtout la catheurale où se voit le tombeau de Christophe Colomb, deux hôpitaux, le lazaret, 1 arsenal, etc. Société pour les sciences et les arts, école de dessin. L industrie est peu avancée à la Havane, mais le commerce y est considérable. Cette ville sert d’entrepôt entre le continent américain et l’Europe; ses principales exportations consistent en sucre, café et tabac très estimés. — Diégo Vélasquez fonda la Havane en 1611, et la nomma Puerto de Carénas ; mais bientôt les colons, trouvant sa position peu favorable, la reconstruisirent à quelque distance de son premier emplacement, sous le nom de Sati-C fins lovai de la Havane. Les Français et les Boucaniers s en emparèrent plusieurs fois pendant le xvi* siècle. Les Anglais la prirent en 1762 ; maisils la rendirentàl Espagne après la paix de 1763.

HAVEL, riv. d’Alîamagne, sort du lac de Woblitz près de Ftirstenberg, dans la partie S. E. du grand-duché de Meeklembourg-Schwérin, traverse les Etats prussiens, où elle reçoit la Sprée, le Rhyn, .a Bosse, et tombe dans l’Elbe à 9 kil. au-dessous d’Havelberg. Cours, 270 kil.

HAVELBERG, ville de Prusse (Potsdam), dans une île de la riv. d’Havel, à 82 kil. S. E. de Perleberg ; 2,300 hab. Commerce de bois. Tabac, bas, raffinerie de sucre, eau-de-vie de grains.

HAVERCAMP (Sigebert), savant podologue, é en 1083 à Utrechi, mort à Leyde en 1742, fut quelque temps ministre de l’Evangile; il fut appelé en 1 72 1 à Leyde, et y professa l’ histoire, l'éloquence et le grec. On a de lui des éditions de Tertullïen , Leyde, 1718, in-8 ; de Lucrèce , 1726, 2 vol. in-4; de Salluste, 1742, 2 vol. in-4; d 'Eutrope, d ’Orose et de Censorinus , etc. 11 a publié en outre : Dissertationes de Alexandri mayni numismate , etc., Leyde, 1722, in-4; Thésaurus Moretlianus (Voy. André mokel), Amsterdam, 1734, 2 vol. in-fol. ; Sylloge scnpiorum de linguæ grcecœ vera et recia pronunciatione , Leyde, 1736-1740, 2 vol. in-8; Iniroducno in antiquilates romanas , 1740, in-8.

HA VERFORÜ WEST, ville d’Angleterre, dans la principauté de Galles (Pembroke), à 12 kil. N. O. de Pembroke; 4,900 hab. Château. Rues étroites, escarpées; hôtel— de— vi lie. Chapelle des dissidents.

HAVRE, mot d’origine germanique, le même que haff ou haven , veut dire port de mer, et entre dans la composition de plusieurs noms géographiques.

HAVRE (le), autrefois le Havre de Grâce , ville et port de France (Seine-Inférieure), ch.-l. d’arr., préfecture maritime et place forte, est situé sur la rive droite de la Seine, à son embouchure, à 178 kil. N. O. de Paris (213 kil. par Rouen); 26,618 hab. (non compris 6,000 étrangers). Tribunal de première nivi. >>t de comm.; banque, bourse et chambre de com mecce; college. Chemin de ter pour Paris. Lav do H;i\ i c offre un aspect pittoresque; elle est dominée par le cap de la Hève et par le coteau d’Ingouville tun de ses faubourgs), qui s’élève au-dessus d’elle en amphithéâtre. Le port peut contenir près de 400 navires ; il est formé de trois bassins et d'un avant-port; mais son entrée est étroite (elle doit être agrandie prochainement). Les maisons du Havre sont régulièrement bâties; on remarque la rue de l^aris. Parmi les édifices publics on cite 1 église Notre-Dame, celle de St-François, la salle de spectacle , la tour de François i (à l’entrée du

port), le Musée, avec la Dibliothèque publique. Commerce mar itime des plus importants: les principales exportations consistent en soieries, indiennes, toiles, quincaillerie, argenterie, orfèvrerie, glaces, meubles, papiers de tenture, instruments,eomestiblesetconserves, vins, liqueurs, farines, etc.; les importations, eu coton, sucre, café, riz, drogueries, épices, indigo, thé. bois, etc. Des services réguliers de bateaux à vap. mettent le Havre en communication avec Londres, Brighton. Southampton, Amsterdam, Hambourg, etc.; de nombreux paqueboLs desservent régulièrement Cadix, le Portugal, le Mexique, le Brésil et les Etats-Unis. La pêche de la baleine y occupe près de 1,500 marins. L'industrie consiste en fabriques d’amidou, d’huiles, de produits chimiques, en raffineries de sucre, dans la confection de dentelles, d’objets en coquillage. — La villeest toute moderne. Au xv*siècIeon voyait sur son emplacement deux tours que les Anglais prirent sous Charles VIL François Ier jeta les premiers fondements de la ville: ou voulut l’appeler de son nom Franciscopohs; mais une antique chapelle de Notre-Damedë-Grâce, située prèsde là, fit prévaloircelui d eHavrede-Grdce. En 1562, la trahison livra le Havre aux Anglais ; il fut repris 9 mois après ; en 1694, les Anglais le bombardèrent, mais sans y faire de notables dommages. Sous Louis XIV, le Havre devmt le siège de la Compagnie des Indes. Patrie des Scndéry, de Dicquemare, Bernardin de St-Pierre, Cas. Delavigne. — Scantons : le Havre, Bolbec,Criquetot,Fêcamp,Goderville, Ingouville, Lillebonne, Montivilliers, Saint-Romain.

HAVRE (ducs d’) Voy. cm» y

HAWAII ou ÜWHYHEE. F. OWHYHÉE, SANDWICH.

HAWARDEN ou HARDEN, vilue d’Angleterre, dans le pays de Galles (Flint), à 11 kil. O. de Ghester ; 6.000 hab. Usine à fer, fonderie de canons.

HAWES (William), philanthrope, né à Islingtorr en (736, mort en 1808, exerçait la profession de. pharmacien à Londres. On lui doit la fondation de la Sociétfe humaine de Londres, destinée à donner des secours aux noyés et aux asphyxiés.

HAW’ICK , ville d’Ecosse (Roxburg) , à 15 kil. S. O. de Jedburgh ; 4 400 hab. (la paroisse). Hôtekde-ville, église remarquable. Tapis, couvertures, bas de laine, etc. Pépinières.

HAWKESBURY, île de la Nouv. -Bretagne, dans le Grand Océan, par l3l° 20’ long. O., 63° 30’ lat. N.; 69 kil. sur 13. Découverte par Vancouver.

HAW'KESWORTH (John), écrivain anglais, né à Islinglon en 17)3, mort en 1773, se fit d’abord connaître par des articles spirituels dans VAdveivtarer, feuille rivale du Spectator ( 1762-17-64), et dans le Gentfeman’s Magazine, journal de critique littéraire, ainsi que par d’ingénieux romans, et fut choisi en 1772 pour rédiger la relation des voyagea de Gook. Il donna à cette relation un grand intérêt; mais on l’accuse d’a\oir professé dans la préface des idées anti-religieuses et d’avoir dans ses descriptions peu respecté la décence. On doit à cet auteur une bonne traduction de Télémaque.

HAWKWOOD (sir John), célèbre capitaine anglais du xiv* siècle, connu sous le nom de Jean de i Aiguille, était apprenti tailleur à Londres lorsqu’il fut enlevé par la presse et forcé de s’enrôler. Il se signala dans la guerre qu’Edouard 111 fit aux Français, obtint en 1360 le grade de capitaine avec le titre d± chevalier, fit partie de ces compagnies franches connues sous le nom de Tard-Venus , rava-< gea à leur têle la Provence, et leva sur les états du pape de fortes contributions, puisse mit à la solde de plusieurs princes d’Italie, et entra enfin au service de la république de Florence, où il acquit la réputation d’un grand homme de guerre. 11 mourut en 1394, après avoir fondé à Rome un hôpital pour les pauvres voyageurs anglais.

HAXO (le baron Fr. -N. Benoît), lieutenant-général du génie, pair de France, né en 1774. mori

HAZL — 795 — flERR

en 1838, entra jeune dans le corps du génie, fut nommé colonel au siège de Saragosse (1809), général de brigade après la bataille de Wagrarn, général de division après celle de Mohilow, 1812, inspecteur général du génie sous la restauration, et fut élevé à la pairie après 1830. 11 fortifia la plupart de nos places frontières, et se signala en 1832 au siège de la citadelle d’Anvers. On a de lui un Mémoire sur le figuré du terrain dans les cartes topographiques. Il a laissé en manuscrit sous le titre d 'Études un nouveau système de fortifications qui n’est point destiné à la publicité. Membre du comité des fortifications pour la défense de Paris, il se déclara l’adversaire des forts détachés et le chaud partisan du système de l’enceinte continue.

HA Y DK H. Voy. haider.

HAYDN (François-Joseph), célèbre compositeur allemand, né en 1732 d’un pauvre charron du village de Rohrau près de Vienne, mort en 1809, passa sa jeunesse dans l’indigence et se forma seul. Il fut nommé en 1760 maître de chapelle du prince Nicolas à Vienne. 11 a composé une foule d’ouvrages des genres les plus divers, des opéras dont les plus connus sont : le Diable boiteux , Armide , Orlando paladino , Orfeo; cinq oratorios, parmi lesquels oh remarque celui de la Création; des symphonies célèbres, des sonates , des sérénades, des concertos, des quatuors. C’est surtout par ses compositions instrumentales qu’Haydn s’est rendu célèbre; il est resté inimitable dans ce genre. 11 a été publié une Notice sur Haydn , par Framery, 1810.

HAYDL'KES. Voy. haïdouks.

HAYE (la), Voy. LA HAYE.

HAYLEx (William), littérateur anglais, né à Chichester en 1743, mort en 1820. Ou a de lui des Poésies (Londres, 1785, 6 vol. in-8), où l’on remarque des Épitres (adressées à Gibbon), les Triomphes de la modération, un Essai sur la poésie épique , et quelques comédies; un Essai philosophique, historique et moral sur les vieilles filles, par un de leurs amis, 1785, 3 vol., ouvrage plaisant, traduit par Sybille; une Vie de Millon (dans l'édition de Milton, par Boydell, 1798), une Vie de Cowper, 1803.

HAYN ou GROSSEN-HAYN , ville du roy. de Saxe, à 33 kil. N. O. de Dresde, sur le Rœder ; 4,200 hah. Gymnase. Fabriques de draps, toiles imprimées, teintureries.

HAYTI. Voy. haïti.

HAYTON, nom de deux princes chrétiens d’Arménie qui régnèrent, le premier de 1 224 à 1268, le second de 1289 à 1308. Tous deux eurent à se défendre contre les invasions des Tartares et des Mamelucks et eurent un règne fort agité.

HAZAEL, mi de Syrie, était d’abord officier du roi Benadad. 11 détrôna ce prince et se fit proclamer à sa place, vers l'an 876 avant J. C. 11 ravageâtes royaumes d'Israël et de Juda, prit Jérusalem, et y exerça (Tes cruautés inouïes. 11 mourut en 833.

HAZEBROUCK, ch.-l. d’arrondissement (Nord), à 37 kil. à l’O de Lille; 7,674 ha b. Tribunal de lr* instance , coll. coinrn. Fils, toiles, cuirs, etc. Tabac, houblon, etc. L’arrondissement de liazebrouck a 7 cantons (Gassel, Merville, Steenvoorde, plus Bailleul et Hazebrouck qui comptent chacun pour deux), 53 communes et 105,879 hab.

HAZL1TT (William), écrivain anglais, né en 1778 àMaidstone (Kent), mort en 1830, était fils d’un ministre anglican. Il s’appliqua d’abord à la peinture, puis se mit à écrire |*>ur vivre. Il se fit connaître en 1806 par un pamphlet politique ; Libres pensées sur les affaires du temps , travailla dans les journaux, et se fit bientôt la réputation d un radical et d'un sceptique dangereux.aussi vécut-il sans cesse dans les disputes et dans la misère. On a de lui : Essai sur les onndpes des

actions humaines, 1809, in-8 ; Examen du théâtre anglais, 1818; Vie de Napoléon, 1827 (2e édit., 1852): il opposa cette histoire à celle de Walter Scott; Criticismus, œuvre posthume (1851). Il a aussi écrit sur la peinture, et a oublié les Mémoires (THolcrofL HEATHFIELD (lord). Voy. elliot.

HEATON-NORR1S, ville d’Angleterre (Lancastre), à 2 kil. N. O. de Stockport, dont elle est comme le faubourg; 7,000 hab.

HÉBË (c’est-à-dire Jeunesse), fille de Junon seule, ou de Junon et de Jupiter, était la déesse de la jeunesse, et servait le nectar aux dieux. On dit que, s étant un jour laissée tomber pendant qu elle remplissait ses fonctions, elle en eut tant de honte qu’elle ne voulut plus reparaître devant les dieux. Jupiter la remplaça alors par Ganymède. Hébé devint l’épouse d'Hercule, lorsqu’il fut monté au ciel.

HE DEL (Jean-Pierre), poêle allemand, né en 1760, près de Schopfheim (grand-duché de Bade), mort en 1826, fui professeur au gymnase d’Erlangen, pasteur, conseiller ecclésiastique, directeur du Lycée de la même ville (1808). Il a écrit, dans le dialecte alémanique (qu’on parle dans ia Foret- Noire , en Suisse, en Souabe, et en Alsace), des poésies qui devinrent bientôt populaires; elles ont été publiées à Carlsruhe, 1808. Poète chrétien et moral, Hébel s’attacha à répandre dans le peuple l’amour du travail, la charité, la piété, et il sut y réussir. Max. Buohon a tramât ses Poésies. 1846.

HEBENSTREJT (Pantaléon), musicien et maître de danse, né à Leipsick, a inventé un instrument qui fut appelé de son nom Pantalon ou Pantaléon : c’est une espèce de tympanon qui se joue avec deux baguetles. 11 vint en 1705 à la cour de Louis XIV, et y obtint de grands succès; le duc d’Eisenach le fit son maître de chapelle en 1706.

HEBER, patriarche, fils de Salé, et l’un des ancêtres d’Abraham, vécut, d’après la Bible, 404 ans. de 3041 à 2637 av. J. C. On croit que c’est de lui que les Hébreux ont tiré leur nom.

HEBERT ( Jacques-Réné) , démagogue connu pendant la révolution sous le nom de Père Duchêne, né à Alençon en 1755, d’une famille pauvre, menait à Paris, avant 1789, une vie fort misérable ; il avait été contrôleur de billets à la porte d'un théâtre, et laquais. Bien que dépourvu d’instruction, il se fit écrivain, et publia, à partir de 1789, un journal intitulé le Père Duchêne, où l’exagération des doctrines républicaines ne le cédait qu'au cynisme du langage. Après le 10 août, il fut nommé substitut du procureur général de la Commune (Chaumette), et eut dès lors une part active à toutes les mesures prises par ce redoutable corps. On l’accuse principalement d’avoir, dans le procès de Marie-Antoinette, forgé contre cette malheureuse princesse les plus horribles accusations et d’avoir comploté le massacre des Girondins quelque temps avant leur proscription au 31 mai. Hébert voulut ensuite, avec les ultra-révolutionnaires, transporter à la Commune tous les pouvoirs de la Convention, trouvant cette assemblée trop aristocrate ; mais il fut arrêté par l’ordre du comité de Salut public , et périt sur l’échafaud le 24 mars 1794. Hébert dominait au club des Cordeliers. Ses partisans, parmi lesquels on remarque Anacharsis Clootz, Ronsin, Vincent, Momoro, étaient appelés les llébertistes.

HBBRE, llebrus, auj. le Maritsa , riv. de Thrace, sort des monts Rhodope, coule à l’E., puis au S., et se j*jtte dans la mer Egée au-dessous de Tra janopolis. Elle formait à son embouchure un lac appelé Stentoris lacus. La tête d’Orphée fut jetée dans l’Hèbre par les Bacchantes.

HEBREU (le peuple), nom que portait primitivement le peuple juif ; depuis Jacob, ce nom fut rem-

HÉGA

placé par celui d'Israélites et plus tard par celui de Juifs. Ce nom dérive, à ce qu’on croit, du patriarche Héber {Voy. ce nom), l’un des ancêtres d Abraham. D’autres le font dériver du mot héber , qui, en hébreu, signifie au-delà, les Hébreux étant le peuple qui, parti de Chaldée, était venu occuper le pays situé au-delà de l’Euphrate. (Pour l’histoire du peuple hébreu, voy. judée.)

HEBRIDES, Western Islands ( c.-à-d. îles occidentales), Ebudes insulœ, îles situées dans l'Océan Atlantique, sur la côte occid. de l'Ecosse, par 8° 25’- 10° 5’ long. O., et 65° 22-58° 35’ lat. N., s’étendent dans un espace de 300 kil., et varient dans leur largeur de 17 à 50 kil. ; on en compte près de 300, dont 86 habitées; population: environ 70,000 individus. Elles dépendent en partie du comté d’inverness, et en partie de celui de Ross. Les prinoipales îles sontSkye, Saint-Kilda, Lewis, Benbecula, Harris, Uist, Cannay, Barra, Slaffa, Mull, Jura, Islay.lona. Grand commerce de duvet; antiquités et curiosités naturelles ; mines de fer, plomb et argent. Les habitants des Hébrides ressemblent beaucoup aux montagnards écossais par les mœurs , la langue et le costume. Ces îles furent d’abord habitées par les Pietés, qui y conservèrent leur indépendance jusqu’au viii* siècle ; elles tombèrent ensuite au pouvoir des Danois et des Norvégiens, et furent enûn soumises par Jacques Y, roi d’Ecosse, en 1536.

Hébrides (nouvelles-), groupe d’îles du Grand- Océan, à l’E. de la Nouvelle-Hollande, sont au nombre de 21, et s’étendent l’espace de 460 kil., par 14* 29’-20° 4’ lat. S, -et par 165° 21’- 168° long. E. Les principales sont : Mallicolo, Tanna, Saint- Barthélemy, Aurore, la Pentecôte, Erromanga, l’île des Lépreux, le Monument. Habitants sauvages et agriculteurs, extrêmement laids, industrieux et hospitaliers. Sol riche, qui produit en abondance figuiers, muscadiers, orangers, cocotiers, bananiers, arbres à pain et cannes à sucre. On n’y trouve d autres quadrupèdes que le rat, le cochon et la chèvre. Ces îles furent découvertes en 1506 par Quiros, qui, supposant qu’elles faisaient partie d’un continent austral, les nomma Terre australe du Saint-Esprit. Bougainville les explora en 1768 et les nomma Grandes-Cyclades ; Cook, qui les visita en 1773, les regarda comme les plus occidentales du Grand- Océan, et en raison de cette analogie avec les Hébrides d’Europe, il les nomma Nouvelles-Hébrides.

HÉBRON , anciennement arbé ou cariath- ARBÉ , auj. Cabre-Ibralnm , ville fort ancienne de la Palestine, dans la tribu de Jnda, au S. de Jérusalem, avait été bâtie peu après le déluge par Arbée. Elle est célèbre par le sacre de David, qui y régna sept ans avant d’être maître de tout Israël; par la naissance de saint Jean-Baptiste, et par le voisinage de la double caverne où furent enterrés Abraham et Sara, Isaac et Rebecca, Jacob et Lia. Hélène, mère de Constantin, y avait bâti une église. C’est auj. un misérable bourg qui compte environ 4,000 hab. (Juifs et Turcs).

HÉCATE, fil le de Jupiteret de Latone, remplissait trois rôles différents : Lune dans le ciel, Diane sur la terre, Proserpine dans les enfers, ce qui l’a fait nommer par les poètes la triple Hécate. Cependant on désignait plus spécialement sous ce nom la déesse des enfers : elle présidait aux enchantements et aux expiations ; on l’adorait dans les carrefours, d’où le nom de Trivia. Le nombre trois et le chien noir lui étaient consacrés. Elle envoyait souvent sur la terre des spectres hideux, entre autres Empusa et les Larves.

HÊCATEE de Milet, ancien historien grec, un de ceux que l’on nomme loyographes, était né vers 546 av. J. C., et joua un rôle important dans sa patrie : il prit part, avec Aristagoras, à l’insurrec-

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