HECT
tion des Ioniens contre le roi de Perse, 503 av. J. C., quitta sa patrie après le mauvais succès de cette tentative, et voyagea en Asie et en Grèce; il vécut, à ce qu’on croit, jusque vers l’an 480 av, J. C. Il est un des premiers qui aient écrit l’histoire en prose ; il laissa, sous le titre d Histoire des Généalogies, un ouvrage qui offrait les généalogies des familles illustres, et par là jeta du jour sur l’ histoire des temps héroïques. 11 avait aussi écrit un précieux traité de géographie intitulé : Periege * sis, avec des dessins ou caries. On n’a de lui que quelques fragments, publiés dans YFistoi icorum Grœcorum antiquissimorum fragmenta , par Creuzer, Heidelberg, 1806, in-8. — Un autre Hécalée, natif d’Abdère (colonie de Téos), qui vivait sous Alexandre et Ptolémée 1 , avait aussi écrit sur l’histoire et sur la géographie ; on lui attribue une Histoire des Juifs. 11 reste de lui quelques fragments qui ont été publiés par Pierre Zornius, Alloua, 1730.
HECATOMPYLOS (c.-à-d. Ville aux cent portes ), auj. Damghan, ville de la Médie, dans la Parthiène, à 1 ’ E. des portes Caspiennes, devint la capit. dei Parthes. — Ville d’Egypte. Voy. thëbes.
HECATONNÈSE. auj. Musconisi , île grecque sur la côte de l’Eolie, à l’E. de l’île de Lesbos.
HKCH1NGEN, ville d’Allemagne, capit. delà principauté de Hohenzollern-Hechingen, à 53 kil. S. O. de Stuttgard; 3,600 hab. A la Prusse depuis 1850, Château où résidait le prince; aymnase. Lainages.
HECLA, volcan d’Islande. Voy. hékla.
HECQUET (Philippe), célèbre médecin, non moins remarquable par sa piété que par sa science, né en 1661 à Abbeville, mort en 1737, exerça d’abord sa profession à Reims, puisse retira en 1688 à Port- Royal -des-Champs pour se livrer à de? exercices de dévotion, sans cesser toutefois de soulager les malades. S’étant ensuite fait recevoir médecin à Pa«ris (1697), il devint docteur-régent, puis doyen de la faculté (1712). 11 exerçait sa profession avec le plus noble désintéressement, et visitait les pauvres de préférence aux riches. 11 était grand partisan de la saignée; on croit que c’est lui qui est désigné dans Gil-Blas sous le nom de docteur Sangrado. Ses principaux ouvrages sont: Traité de la saignée, Chambéry, 1707, in-12; Traité des dispenses de carême, Paris, 1709, in-12; de la Digestion et des maladies de l'estomac, etc., 1712, in-12 ; Novus medicmœ conspectus, 1722, 2 vol. in-12; la Médecine thèologique , ou la Médecine telle quelle se fait voir sortie des tnains de Dieu, etc., 1733, 2 vol in-12; le Brigandage de la Médecine, etc., 1733, in-12; la Médecine naturelle, etc., 1738, in-12; la Médecine, la Chirurgie et la Pharmacie des pauvres, 1740-42, 3 vol. in-12; le Naturalisme des convulsions dans les maladies, 1733; dans ce dernier ouvrage il prouve que les convulsions des Jansénistes au tombeau du diacre Pàris n’ont rien de surnaturel.
HECTÈNES, peuple primitif de la Béotie, au S., disparut de bonne heure et fut remplacé par des tribus d Hyantes, de Leléges et d’Aones.
HECTOR, le plus brave des Troyens, fils de Priam et d Hécube, époux d’Andromaque. Pendant le siège de Troie, il soutint avec gloire plusieurs combats contre les plus redoutables guerriers grecs, Ajax, Diomède, et tua un grand nombre de leurs meilleurs capitaines, entre autres Patrocle, ami d Achille ; mais il périt lui-même sous les coups d’Achille, qui était sorti de son inaction pour venger la mort de son ami. Achille vainqueur attacha son cadavre à son char et le traîna trois fois autour des murs de Troie; cependant il consentit à rendre son corps à Priam qui était venu l’implorer. Il laissa un fils, nommé Astyanax , qui fut mis à mort après le siège. Luce de Lancival a fait une tragédie d'Hector.
HEDJ
HÊCUBE, épouse de Priam, roi des Troyens, eut de ce prince 19 enfants , entre autres Hector, Paris, Hélénus, Polyxène, Cassandre, Polydore. Etant enceinte de Paris , elle songea qu’elle portait un ! flambeau qui allait embraser l’Europe et l’Asie [Voy. Paris). Pendant la guerre de Troie elle perdit presque tous ses enfants, et vit massacrer sous ses yeux Polyxène, sa fille, et Astyanax, son petit-fils. Après le siège elle devint l’esclave d’Ulysse ; conduite en Thrace chez le roi Polymnestor, à qui Priam avait confié le plus jeune de ses enfants, Polydore, et qui l’avait fait lâchement périr, elle se vengea de lui en lui crevant les yeux et en mettant à mort ses deux enfants. Elle fut, dit la Fable, changée en chienne. Euripide a mis lîécube sur la scène dans une de ses plus belles tragédies.
HEDÉE, eh.-l. de canl. (Ille-et-Vilaine), à 22 kil. N. O. de Rennes, près d’un étang ; 1,800 hab. Forteresse jadis importante.
HEDELIN, abbé d’Aubignac. Voy. aubignac.
HEDER1GH (Benjamin) , philologue allemand , né en 1675 en Misnie , mort en 1748 , recteur du gymnase de Hayn, a composé plusieurs lexiques classiques, entre autres un Lexicon manuale grœcum , Leipsick, 1722, qui a longtemps joui de la vogue dans les écoles. Ce dictionnaire, réimprimé en 1766 par J.-A. Ernesti, l’a été encore en 1827, à Leipsick, par Fr. Passow, et depuis par Pinzger.
HEDJAZ , contrée de l’Arabie, une des cinq grandes divisions de cette péninsule, entre 18° 40 -31° 20’ lat. N., et 30° 20-40° long. E. ; est bornée au N. par le désert de Syrie, à l’E. par le Nedjed, au S. par l’Yémen , à 10. par la mer Rouge et au N. O. par l’Egypte,- il a 1,500 kil. environ du N. E. au S. E., et 270 de l’E. à 10. Dans la division vulgaire de l’Arabie, l’Hedjaz est compris au N. O. dans 1 Arabie-Pétrée, au N. E. dansl’Arabie- Déserte. Les principales villes de l’Hcdjaz sont: dans l’intérieur celles de la Mecque et de Médine (les deux villes saintes) , de Thaïef, et d’Abou- Arich; sur la côte, celles de Djeddah, port de la Mecque, Djedan, Rabagh , Jambo, Tor, etc. — L’Hedjaz est moins fertile que l'Yémen ; il est montagneux, surtout au N. O., où se trouvent les monts Horeb et Sinaï. La configuration du sol, qui s’élève pour ainsi dire par degrés depuis la mer jusque dans l’intérieur, lui a fait donner le nom d’Hedjaz qui signifie pays des degrés ; on n’y trouve point de rivières, mais seulement quelques sources et des puits desséchés pendant l’été. Le sol est néanmoins cultivé sur les côtes; on y recueille surtout du baume. Les chevaux de l'Hedjaz sont les meilleurs de l’Arabie et du monde entier. La population de l’Hedjaz se compose en grande partie d’Arabes sédentaireset d’Arabes nomades ou Bédouins : on y trouve aussi des Banians, desTurcs et des Abyssins; c’est dans l’Hedjaz que l’on parle l’arabe le plus pur. — L’histoire de l'Hedjaz remonte à une très haute antiquité; les traditions attribuent la fondation de la Mecque, capitale de ce pays, à Djorhan, dont la fllleépousa Ismaël, fils d’Abraham etd Agar; Kidar, Becondfils d Ismaël , lui succéda dans la possession de la Mecque. Après lui , la partie septentrionale et méridionale de l’Hedjaz fut partagée entre divers petits états indépendants, dont les principaux furent ceux des Amalécites, des Edomites ou lduméens, des Madianites, des Nabathéens; leurs descendants continuèrent à régner sur le S. et l’E. de l’Hedjaz pendant 27 générations jusqu’à Abd’al- Motalleb et Abou-Taleb, l’aïeul et l’oncle de Mahomet. Après Mahomet, l’Hedjaz fut la résidence des trois premiers califes, et depuis, ce pays a toujours été gouverné par des chérifs descendants d’Ali ; aussi se souleva-t-il souvent contre la domination des Ommiades et contre celle des Abbassides, qu’ils regardaient comme ayant usurpé le ca-
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lifat. Le premier chérif, Ismaël-ben-Yousouf, entra dans la Mecque en 805; sept de ses descendants régnèrent jusqu’en 931 ; ils furent alors chassés par lesCarmathes, qui mirent à leur place les Beno- Moussa, autre branche de» Alides. A ceux-ci succédèrent en 1061 les Hachemides ou Folaïfahides , en 1202 les Katadahides , qui gardèrent le pouvoir près de 600 ans, et au commencement du xviii* siècle les Bouménides, qui sont encore actuellement en possession du chérifat. Sous le gouvernement de ces chérifs l’Hedjaz fut toujours tributaire des puissances voisines et principalement de l’Egypte. En 1802 les Wahabites s’emparèrent de la Mecque; mais en 1813 le pacha d’Egypte, Méhémet-Ali , les en chassa et resta seul maître de l’Hedjaz ; il donna le titre de chérif à un membre de la famille des Bouménides, Yahia, qui gouverne encore aujourd’hui tout ce pays. Méhémet-Ali a tout récemment retiré ses troupes de l’Hedjaz (1840).
HEDW1G (Jean), médecin allemand, professeur de botanique, né à Cronstadt (Transylvanie), en 1730, mort en 1799, pratiqua son art à Chemnits (Saxe); vint en 1781 s’établir à Leipsick, où il fut nommé professeur et intendant du jardin des plantes. On a de lui : Fundamenia hisioriœ naiuralis mus corum frondosorum , Leipsick, 1782-83, 2 part., in-4 , fig. ; Theoria getierationis et fructifie ationis plantarum cryptogamicarum , 1784, in-4. Ces ouvrages ont fait faire des progrès à la physiologie végétale , et les théories de Hedwig sur la fructification ont été généralement admises par les botanistes. — Son fils, Romain Adolphe, né en 1772, mort en 1 806, a continué ses recherches avec succès.
HEDW1GE ou AV01E (sainte), fille de Berthold, duc de Carinthie, épousa Henri, duc de Silésie et de Pologne et lui donna six enfants ; elle fonda à Trebnitz en Silésie une abbaye pour les religieuses de l’ordre de Cîteaux, et y mourut en 1243. Elle fut canonisée en 1266. On la fête le 17 octobre.
hedwige, reine de Pologne, fille de Louis, roi de Hongrie, naquit en 1371, épousa en 1386 Jagellon, duc de Lithuanie, qui devint roi de Pologne, sous le nom de Wladislas V. Elle mourut en 1399 à Cracovie, après avoir contribué puissamment à répandre le christianisme en Lithuanie.
HEEMSKERCK. Voy. hemskerck.
HEEMSTEDE, village de Hollande (Nord-Hoîlande), à 5 kil. S. de Harlem; 2,000 hab. Vieux château, maisons de campagne; culture de fleurs.
HEERLEN, v.duLimbourgholl.,à 17 kil. N. O. d’Aix-la-Chapelle; 3,500 hab. Tanneries.
HEGEL (Georges-Guillaume-Frédéric), célèbre philosophe allemand, né à Stuttgard en 1770, était fils du secrétaire du gouvernement de Wurtemberg. 11 étudia à Tubingue (où il fut le camarade de Schelling), puis à Iéna, où Fichte enseignait; il adopta d’abord les idées de ce philosophe, embrassa ensuite celles de Schelling, puis se mit enfin à penser par lui-même et se fit un système à lui. 11 débuta dans l’enseignement en faisant des cours publics à Iéna, 1801, fut nommé en 1806 professeur suppléant dans cette université à la place de Schelling, fut de 1808 à 1 8 1 6 directeur du gymnase de Nuremberg, se vit appeler en 1816 à la chaire de philosophie de Heidelberg par le gouvernement de Bade, et remplaça en 1818 à Berlin son maître Fichte dans la chaire de philosophie; il enseigna dans celte ville avec un grand succès jusqu’à sa mort; il succomba en 1831 à une attaque du choléra. Combattant à la fois et Kant, qui avait établi la distinction et l’antagonisme du subjectif et de l’objectif, et Fichte, qui était tombé dans un idéalisme purement subjectif, Hegel admettait comme Schelling l’unité absolue de toutes choses , l’identité du sujet et de l’objet; niais tandis que Schelling, pour expliquer comment tout dérive de celte unité, prend
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son point de départ dans l’abscïu, qui lui est révélé par une intuition immédiate, Hegel part de Vidée, et prétend, par la seule force de la dialectique, fa’re sortir de l’idée toutes choses : l’absolu, la nature, l’esprit ; l’absolu, c’est l’idée pure, l'idée considérée en elle-même, et d’une manière abstraite; la nature, c’est l’idée manifestée et devenue objet; l’esprit, c’est l’idée faisant retour sur elle-même; ' et, scion qu’en revenant ainsi sur elle-même, l’idée (devenue alors esprit) s’envisage comme esprit subjectif, comme esprit objectif, ou comme esprit absolu , elle nous donne soit l 'âme, objet de la psychologie ; soit nos semblables et la société, Objet de la morale, soit Dieu, objet de la religion. Hégel définit en conséquence la philosophie « la science de la raison en tant que celle-ci est l’idée et la conscience de toute existence dans son développement nécessaire.» Pour bâtir son système, il part de ce principe : * Tout ce qui est rationnel est réel ; et ce qui est réel est rationnel. » 11 divise toute la philosophie, en trois parties : la Logique , science de l’idée pure, qui se confond pour lui avec la métaphysique ; la Philosophie de la nature, science de l’idée dans son existence objective; la Philosophie de l’esprit, où il explique comment l'idée engendre l’âme, la société, et Dieu même. Dans tout ce système, Hégel débute par des abstractions, qui sont pour lui le fondement de toute réalité; mais nulle part il n’indique le procédé qui lui donne ces abstractions. Sa philosophie a prêté, en politique et en religion, à des applications dangereuses: on l’accuse de conduire au panthéisme et de supprimer l’immortalité de l’âme. Hégel s’est aussi beaucoup occupé de l'histoire (qui pour lui est le développement de l’esprit universel dan3 le temps), et surtout de l’histoire de la philosophie, qui doit, selon lui, montrer le progrès de l’esprit dans la conscience de cette vérité, qu'il est lui-même l’absolu ; il professe du reste un éclectisme éclairé. Il a laissé de nombreux écrits; on y trouve une telle obscurité que ses disciples s’accusent mutuellement de ne pas comprendre sa doctrine. Ses principaux ouvrages sont : Différence de Fichte ei de Sclielling, léna, 1801; Phénoménologie de l'esprit , Bamberg, 1807; Logique, Nuremberg, 1 8 1 2 : Encyclopédie des sciences philosophiques, Heidelberg, 1817; Science du droit, Berlin. 1821: Esthétique, De la philosophie de la nature ( posthumes). Ses écrits forment 19 vol. in-8, Berlin, 1832-45. MM. Slotnan et Wallon ont trad. sa Logique subjective, 1844, et M. Ch. Bénard son Esthétique , 1840-51, 5 vol. in-8.
1IF.GESIAS, philosophe Cyrénaïque, qui tlorissait vers l’an 300 avant J.-C., prétendait qu’il vaut mieux mourir que vivre, parce que la somme des maux l'emporte sur celle des biens, et conseillait le suicide, ce qui le fit surnommer Pisithanate 'qui. persuade la mort). Plusieurs de ses disciples s’étant en effet donné la mort, le roi Ptolérnée fit fermer l’école où l’on enseignait une doctrine si dangereuse, et exila le philosophe. — Plusieurs autres personnages célèbres de l'antiquité ont porté ce nom. entre autres un poète sceptiq ne.
HEGÉSIPPE, le plus ancien historien ecclésiastique , vivait de l'an 100 à l'an 180: il était Juif de naissance : il se convertit au christianisme, vint à Borne vers 157 et y mourut. H avait écrit, sous le titre de Commentaires sur les Actes des Apôtres , une Histoire de l Église, dont on n’a que des fragments, conservés dans Eusèbe. On a aussi, sousle nom d Hégésippe, l’ouvrage suivant: De Ü.Ulo judaïco et excidio urbis , mais on croit qu’il est d'un autre auteur de même nom qui aurait vécu sous Constantin. — Un autre Hégésippe, d’Athènes, contemporain d’Eschine et de Démosthenes, se distingua comme poète comique et comme orateur-, on a de lui un discours , Oratio de Haloneso (imprimé avec ceux de Démosthenes). On lui attribue des épi-
grammes qui se trouvent sous le nom d’Hégésipp
dans l’Anthologie.
hégésipi’E moreau, poète français. Voy. moreau. HEGEWISCH (Thierry), historien allemand, né vers 1760 dan9 le Holslein , mort vers 1815 , était professeur d histoire à Kiel et conseiller d’état du Danemark. On a de lui de nombreux ouvrages, dont les principaux sont : Histoire de la monarchie des Francs depuis la mort de Charlemagne jusqu’à l’extinction des Carlovingiens, Kiel, 17 79 : Histoire des Allemands depuis Conrad I jusqu’à Henri II, 1781 ; Histoire de Maximilien J, 1782 ; Histoire de la civilisation en Allemagne depuis Maximilien I , 1788 ; Histoire du règne de Charlemagne , 1791 (traduit en français, Paris, 1805), et divers mémoires sur l’histoire ancienne.
HEGIRE (de 1 arabe hedjra, fuite) , ère des Musulmans, date du 16 juillet 622 après J. C., époque à laquelle Mahomet s’enfuit de la Mecque, où il était persécuté , pour se retirer à Yatreb (depuis Médine). Pour traduire une date formulée d’après l’hegire en année de J.-C., il faut ajouter 622 à l’année musulmane et retrancher env. 3 ans par siècle.
HEIDELBERG, ville murée du grand-duené de Bade sur le Neckar, à 47 kil. N. E. de Carlsruhe; 13,000 hab. Hôtel-de-ville , église», bâtiments de l'université, hôpitaux, etc. Université célèbre, fondée en 1386 par l’électeur Rupert I et relevée en 1802 par le grand-duc de Bade, Charles-Frédéric id où on lui a donné le nom de Ruperto-Carolinci) ; bibliothèque dite Palatine, de 120,000 vol. Jardin botanique, cabinets et collections diverses, etc Ora]>s, to-,e, coton, bas de soie, papier , savon, tapis de laine, maroquins, perles fausses, etc. Aux environs, ancien château électoral, dont les ruines sont magnifiques: caves dans une desquelles est un fameux tonneau cou tenant 140,000 litres. — Cette ville existait dès 1225 ; elle fit longtemps partie du Palatinat. Agrandie par l’électeur Rupert ou Robert 1 .elle devint en 1362 la résid. des électeurs palatins. Prise et saccagée plus, fois: en 1622, parles Bavarois, command. par Tilly, qui enleva ia biblioth.; en 1674, par Turenne; en 1693. par le maréchal de Lorges. Déchue quand l 'électeur eut fixé sa résid. à Manheim, 1719. Jointe au duché de Bade en 1802.
HE1DENHEJM, ville murée du roy. de Wurtemberg (cercle de l’Iaxt), à 78 kil. E."da Stuttgard; 2,150 hab. Toiles de colon, poterie, grains. Combat où les Français défirent les Autrichiens, 1796. ' HE1LBRONN , ville murée du roy. de Wurtemberg (Neckar) , sur le Neckar , à 40 kil. N. de Stuttgard : 6,900 hab. On y remarque la tour de Saint-Kilian et celle où fut enfermé Gœtz de Berlichingen : la maison de correction, une belle fontaine. Moulin à plâtre, eau-de-vie de grains, etc. Commerce de laines et de plâtre.
HE1LIGENKREUTZ (c.-à-d. Sainte-Croix), Nemet-Keresziur en hongrois, ville de Hongrie (OEdenbourg), à 23 kil. N.. E. de Glins; 2,200 hab. Eaux minérales renommées.
HEILIGKNSTADT , ville murée des Étais prussiens (Et fui t), à 78 kil. N. O. d’Erfurt : 4.000 hab. Château. Eau-de-vie de grains, horloges en bois.
HEILLY, village du dép. de la Somme, à 22 kil. d’Amiens- 700 hab.
HEILLY ( Jacques de ) , dit le maréchal de Guyenne. Voy. créqui (Jacques de).
HFJi.LY 'Mlle de). Voy. étamdes (duchesse d’). HEILSBERG , ville murée des Etats prussiens (Prusse), à 65 kil. S. de Kœnigsberg : 2,300 hab. Draps , tanneries. Les Français y battirent les Busses le 11 juin 1807.
HEILSBRONN, village de Bavière CRezat), à 24 kil.
S. O. de Nuremberg; 500 hab. Église collégiale où sont les tombeaux de divers princes de Nuremberg et de Brandebourg. Toile cirée; garance.