HERI
HERL
le reeueil, publié après sa mort par ses amis Ch.-G. Heyne et Müller, forme 45 vol. in-8, Tubingue, 1805-10. Le plus célèbre de ses ouvrages est intitulé : Idées sur l'histoire de l'humanité, et a été tsaduit en français par Quinet, 1827, 3 vol. in-8 ; il y montre la marche progressive de l’humanité et tâche de dévoiler les desseins de la Providence sur l’homme. On remarque en outre ses Dissertations sur la langue allemande; — Sur les rapports de la poésie allemande avec celle des Orientaux ; — Sur la théorie du beau dans les arts ; — Sur les causes de la décadence du goût (couronnées en 1773 à Berlin); ses Dialogues sur Dieu et l’âme (contre Spinosa); et ses Sermons, pleins d’onction, qui l’ont fait appeler le Fénelon de l’Allemagne. Un reste, ses écrits sont pleins d’erreurs contre le dogme et la tradition.
HERDONEE, Herdonea , auj. Ardona, ville de l’Italie ancienne, dans l’Apulie propre, au centre, près du Cerbalus (auj. Gervaro), est célèbre par les victoires qu’Annibal y remporta l’an 212 av. J.-C. sur Fulvius Flaccus, et l’an 210 sur Centumalus.
HERDONIUS (Appius), citoyen romain, Sabin de. naissance, voulut usurper dans Rome le souverain pouvoir, s’empara du Capitole avec une troupe d’exilés ou d’esclaves, et s’y enferma ; mais il y fut assiégé et périt dans le combat, l’an 460 av. J.-C.
HERÉE, Herœa, ville d'Arcadie, sur l’Alphée, près de l’Elide, formait un petit état indépendant. — v. de Sicile, la môme qu’Hybla minor. (Voy.ce nom.)
HËRÉENS (monts), Ileræi ( Junonii ) montes, chaîne de mont, de Sicile, au N. E. , liait les monts Nébrodes aux monts Péloriens. On y faisait un vin très capiteux. On les nomme auj. monts Sori.
HEREFORD, ville d’Angleterre, ch.-l. du comté d’Hcreford, sur la Wye, à 216 k. N. O. de Londres ; 9,100 h .Ev. angl.Cathédr., palais épiscopal , bibliothèque, etc. Un peu d’industrie. C’était une place forte du temps des Saxons. Elle souffrit beaucoup pendant la guerre des Deux-Roses et sous le règne de Charles!. Patrie de Garrick. — Le comté, entre ceux de Salop, Glocesler, Monmouth, Worcester, Brccknock, Radnor, a 60 kil. sur 53, et 10,400 hab. ; aspects charmants, sol fertile, fox’êts, culture parfaite, bestiaux et moutons recherchés.
HEREFORD (comtes d’). Voy. devereux.
HERENCIA, ville d’Espagne (Tolède), à 60 kil. N. E. de Ciudadréal ; 8,000 hab. Savon.
HERENNIUS (pontius), général samnite. Voy. PONTIUS.
HEREnnius (C.), Romain, contemporain de Cicé ron, à qui est adressé le traité de Rhétorique dit ad Herennium. On ne sait rien de cet Herennius, et on doute fort que la Rhétorique qui lui est adressée soit de Cicéron ; on l’attribue à Antonius Gnipho ou à Cornificius.
HERENTHALS, ville de Belgique (Anvers), à 28 kil. E. d’Anvers, sur la Petite-Nèthe ; 2,200 hab. Draps, dentelles, distillerie de grains, corroieries. — Cette ville est très ancienne, et portait autrefois le nom de St-Vaudru.
HÉRÉSIES. Voy. les noms des principales hérésies, entre autres : nazaréens, ébionites, nova-
tiens, GNOSTICISME, MANICHÉENS, SABELLIANISME, DÛNATISTES, ARIANISME, PÉLAGIANISME, MONOPHY- SITES, NESTORIENS, ALBIGEOIS, etc.
HERFORD , ville murée des Etats prussiens (Westphalie), à 24 kil. S. O. de Minden ; 6,500 hab. Jadis forte. Filature de coton, lainages, toiles damassées, huile. On y voit un mausolée en l’hon neur de Witikind, érigé par Charles IV en 1377 à Enger, et transporté à Herford en 1414.
HÉRICOURT, ch.-l. de cant. (Haute-Saône), à 26 k. S. E.de Lure ; 3,353 hab. Toiles, filatures de coton, bonneterie, tanneries, quincailleries, etc.
HÉRICOURT (Louis de), jurisconsulte, né à Soissons en 1687 d’une ancienne famille de Picardie »
mort en 1752, fut reçu avocat au parlement de Paris en 1712, et devint le plus savant canoniste de la France : il était zélé gallican. Ses principaux ouvrages sont : Lois ecclésiastiques de France , Paris, 1719 ; Traité de la vente des immeubles par décret, 1727, in-4 ; Coutume de Vermandois, 172?, 2 vol.
HER1SAU, ville de Suisse (Appenzell), à 11 kil. N. O. d’Appenzell ; 7,000 hab. Aux environs, ruines des châteaux de Schwanberg et de Rosenberg; sources sulfureuses; bains de Heinrichsbad. Le grand conseil des Rhodes extérieures se tient alternativement à Herisau et à Trogen. Industrie.
HÉRISSANT (L.-Théod.), diplomate et littérateur, né à Paris le 7 juin 1743, fils d’un célèbre imprimeur, mort le 21 mai 1811, se fit recevoir avocat en 1765, lors de la formation du parlement Maupeou , alla étudier le droit germanique en Allemagne, fut nommé secrétaire à la légation de la diète de Ratisbonne ( 1772 ), puis conseiller de légation, chargé d’affaires, revint en 1792 à Paris, et se voua dès lors exclusivement à la littérature. On a de lui : les Eloges de Caylus, de Joly de Fleury et du duc d'Orléans, régent, dans la Galerie française (1770); des Fables et discours en vers, 1733, in— 1 2 ; il a coopéré à la Bibliothèque historique de la France, et à la Bibliothèque de société de Chamfort. — Son frère, L.-Ant. Hérissant, né en 1745, s’était déjà distingué comme médecin et littérateur, lorsqu’il mourut à 24 ans. On lui doit des Eloges de Gonthier d'Andernach; de Ducange, et la Bibliothèque physique de la France, ou Liste de tous les ouvrages français qui traitent de l’histoire naturelle, 1771, in-8 (achevée par le Dr. Coquereau).
hérissant des carrières (Jean-Thomas), professeur de langue française, de la môme famille que les précédents, né à Paris vers 1742, mort en 1820 à Croydon, près de Londres, est auteur d’un grand nombre d’ouvrages dont les principaux sont : Précis de l'histoire de France jusqu'au temps présent, en français et en anglais, Londres, 1792, 2 vol. in-8 ; Grammatical institutes ofthe french language , 1793, in-12; Petit Parnasse français , etc., 1796, in-8. Il a traduit de l’anglais Y Histoire d’Angleterre, par 01. Goldsmith, Paris, 1777, 2 vol. in-12, et a donné une édition augmentée du Dictionnaire anglais-français de Royer.
HÉRISSON, ch.-l. de cant. (Allier), à 21 kil. N. E. de Montluçon ; 1,400 hab. Commerce de plumes à écrire.
HERISTAJL ou HERSTALL, Heristalium, ville de Belgique (Liège), sur la Meuse, à 6 kil. N. E. de Liège; 5,000 hab. Acier pour bijouterie, ustensiles de fer. C’était jadis une place forte qui fut la résidence de la famille d’iléristal et des premiers rois de la seconde race; elle fut ensuite comprise dans le duché de Basse-Lotharingie, devint plus tard l’apanage des fils puînés des ducs de Brabant ; et en 1546 fut réunie aux domaines des princes de Liège, dont elle a depuis suivi la destinée.
HER1STAL (maison d’ ), maison illustre d’où sortit la dynastie des Carlovingiens, a eu pour fondateurs Pepin-le-Gros ou le Jeune, sire d'Héristal , maire du palais sous Thierry III et plus tard duc et prince des Francs. Il était petit-fils de Pépin de Landen par sa mère Begga, et petit-fils d’Arnolf par son père Ansegise. Il eut pour fils Charles Martel, maire du palais sous Chilpéric II et Thierry IV, et pour petit-fils Pepin-le-Bref, père de Charlemagne et premier roi carlovingien. Voy. carlovingiens.
HER1US, riv. de la Gaule, auj. la Vilaine.
HERKLA, b. de l’état, de Tunis, à 28 k. S. d’Hamamet, sur un golfe. On croit que c’est Adrumetum.
HERLEN, v. du I.imbourg holl. Voy. heerlen.
HERLICIUS (David), poôte, médecin et astnv logue allemand , né à Zeitz, en Misnie, l’an 1557.