‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 495 sur 1261 · HERM · texte numérisé non relu

HERM

règne et dans sa résidence môme qu’eut lieu le célèbre concours poétique connu sous le nom de Combat de Wartbourg , en 1207. — Le nom de Her mann est aujourd hui illustré par un savant helléniste, né à Leipsick en 1772, et professeur de poétique dans cette môme ville, à qui on doit d’excellentes éditions des tragiques grecs et de protondes recherches sur la métrique des poètes grecs et romains (Leipsick, 1796 et 1 8 1 6).

HERMANNS ou HARMENSEN, sectaire. Voy.

Armfnius (Jacques).

HERMANNSTADT , Nagy-Szeben en madgyar, Cibinium en latin mod., ville de la Transylvanie, dans le pays des Saxons, ch.-l. du siège d’Hermannstadt, à 1 15 kil. S. E. de Klausenburg; 16,000 hab. Aspect gothique ; belle place ; arsenal, hôtel-de-ville, hôtel des états, caserne, théâtre, bibliothèque, établissements d’instruction ; draps, laines, chapeaux, papier, poudre, etc.— Fondée en 1 1GOpardesSaxons.

hermannstadt, Herzman - Miestecz en tchèque, ville de Bohême, à 7 kil. O. de Chrudim; 4,500 hab. Château, école de cavalerie. Marbre, plâtre; source minérale.

HERMANT (Jean), curé de Maîtot, près de Bayeux, né en 1650 à Caen, mort en 1725, a laissé entre autres ouvrages : Histoire des conciles , 4 vol in— 12; Histoire de l' établissement des ordres religieux et des congrégations de l'église , 1697, 2 vol. in— 1 2 ; Histoire des ordres militaires et des ordres de chevalerie , 1698, in-12; Histoire des hérésies, 1717, 4 vol. in-12.

HERMAPHRODITE, fils de Mercure (Hermès) et de Vénus (Aphrodite). Un jour qu’il se baignait dans une fontaine, la Naïade qui y présidait conçut pour lui de l’amour, et n’avant pu le rendre sensible, elle pria les dieux d’unir tellement leurs corps que désormais ils n’en fissent plus qu’un : ce vœu fut exaucé, et Hermaphrodite conserva depuis les attributs des deux sexes. Voy. salmacis.

HERMAS (saint), chrétien du i*r siècle, que l’on croit disciple de saint Paul et habitant de Rome, est auteur d’un ouvrage grec intitulé : le Pasteur , divisé en trois parties (les visions, les préceptes et les similitudes ), qui est un des plus anciens monuments du christianisme et qui a joui d’une grande autorité. Il écrivait vers l’an 92. On a perdu l’original grec du Pasteur ; il n’en reste qu’une version latine que Cotelier a insérée dans ses Monuments des Pères qui ont vécu dans les temps apostoliques , Paris, 1672; il a été traduit en français par Legras, prêtre de l’Oratoire, Paris, 1717.

HÉRMÉAS. Voy. HERM I AS.

HERMENAULT (P), ch.-I. de canton (Vendée), à 9 kil. N. O. de Fontenay; 800 hab.

HERMENFROI. Voy. hermanfroi.

HERMENGARDE. Voy. hermangarde.

HERMENüPULE. Voy. harménopule.

HERMENT, ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme), près de la Sioule, à 40 kil. O. de Clermont-Ferrand ; 800 hab. C’était jadis une baronnie, qui appartint en dernier lieu à la maison de Rohari-Soubise.

HERMES, nom de Mercure chez les Grecs. L’Hermes grec était surtout révéré comme dieu de la parole et de l’éloquence, et on le représentait alors sous la figure d’un homme de la bouche duquel sortaient de petites chaînes qui aboutissaient aux oreilles de ses auditeurs pour les enchaîner.

HERMÈS trismègiste (c..-â-d. Mercure trois fois grand), le Thoth ou Mercure des Egyptiens, personnage fabuleux que les Egyptiens, et d'après eux les Grecs, regardaient comme le père de toutes les sciences, le législateur et le bienfaiteur de l’Égypte, et que l’on place dans le xx® siècle av. J.-C. On lui attribuait l’invention du langage, de l’alphabet, de l’écriture, de la géométrie, de l’arithmétique, do l’astronomie, de la médecine; il était l’instituteur

HE RM — 816 — RERM

ic la religWri et des cérémonies, le créateur de la sculpture, de l’architecture, de la musique, enfin de tous les arts ; on lui rapportait plus spécialement les sciences occultes, et, longtemps après l'extinction du paganisme, les alchimistes le regardaient encore comme leur patron. On lui attribuait une foule d’ouvrages relatifs à la religion ou aux sciences, qui «ont connus sous le nom de livres hermétiques. Hermès Trisrnégiste parait avoir été à la fois pour les anciens le symbole de l'intelligence divine, { le Logos de Platon ) et la personnification du sacerdoce égyptien, auquel appartenait toute science. 11 nous reste quelques-uns des livres attribués à Hermès ; le principal est un dialogue intitulé : Pœmander (le pasteur), appelé vulgairement le Pimander , ou De la puissance et de la sagesse divine (ou encore De la Nature des choses et de la création du monde) ; on en a une trad. ou rédaction grecque, qui fut apportée au xve siècle de Macédoine à Florence par Léonard de Pistoie, et que Corne de Médicis fit traduire par Marsile Ficin ; elle fut publiée par Turnèbe, Paris, 1554, in-4, grec-latin, et traduite en français par de Foix de Candale, Bordeaux, 1574. Ces livres sont évidemment apocryphes.

hermès (George), théologien catholique allemand, né en 1775 à Dreyerwalde, dans le diocèse de Munster, reçut les ordres après avoir fait une étude profonde de la philosophie (surtout des systèmes de Kant et de Fichte), fut nommé professeur au gymnase de Munster en 1798, puis professeur de théologie dogmatique dans l’université de la même ville (1807), et fut appelé en 1819 à la même chaire dans l’université de Bonn. 11 obtint dans son enseignement les plus brillants succès ; mais épuisé par ses travaux, il mourut avant le temps, en 1831. Hermès fonda une école nouvelle pour l’interprétation deB Écritures : alliant la philosophie avec la théologie, il tenta de substituer la raison à la foi , et voulut démontrer également la vérité intérieure et la vérité extérieure du christianisme ; il espérait rapprocher ainsi les catholiques et les protestants. 11 compta bientôtde nombreux partisans, qu’on nomme en Allemagne les Hermésiens ; mais ses efforts n’obtinrent pas l’approbation du clergé catholique ; il se vit désapprouvé par l’archevêq. de Cologne ; sa doctrine fut condamnée par un bref du pape en 1835, et ses livres furent mis à l’index. On a d’Hermès: Recherches sur la vérité intérieure du christianisme , 1805 ; Introduction philosophique à la théologie chrétienne catholique , 1819-1829. Un de scs disciples a publié après sa mort sa Dogmatique chrétienne catholique, 1834. — Un autre Heruiès, Jean- Auguste, né en 1736 à Magdebourg, mort en 1821, s’est aussi distingué comme théologien, mais parmi les protestants. 11 fut prédicateur à Jérichow dans la Saxe prussienne, puis conseiller du consistoire à Quedlimbourg. On a de lui un Manuel de la religion, Berlin, 1779, qui a été traduit en français par la reine de Prusse (veuve de Frédéric II), Berlin, 1789.

HERMÊS1ANAX, poêle grec, natif de Colophon, fiorissait vers l’an 336 av. J.-C. : il a laissé trois livres d 'Élégies adressées à sa maîtresse, la célèbre courtisane Leontium. Athénée nous a transmis des fra.g.du3e. Sehneidwinap. les frag.d’H.,Gœtt., 1838.

HFjKMIAS, souverain de la petite ville d’Atarne en Mysie, avait d’abord été esclave d’un certain Eubulus, qui s’était rendu maître d’Atarne, après avoir secoué le joug du roi de Perse; Eubulus le prit en affection et lui laissa ses états. Hermias avait dans sa jeunesse suivi les leçons d’Aristote; le philosophe se retira auprès de lui après la mort de Platon. Ayant refusé de payer tribut au roi de Perse, Àrtaxerce Oehus , Hermias fut mis à mort par ce prince, 345 av. J.-C. 11 avait une sœur que sa mort laissait sans secours. Aristote l’épousa. Ce

philosophe a célébré les vertus d’Hermias dans un hymne admirable , qui nous a été conservé ; il lui érigea aussi un monument dans Atarne.

hermias, philosophe chrétien, qui vivait au n* siècle, est auteur d’un ouvrage en grec, où il traite des principes des choses, de l’âme, de la divinité, et combat les opinions des sages du paganisme-, cet écrit, intitulé : Diasyrmos , etc. ( Destruction des philosophes), a été imprimé avec une version latine de J.-J. Fugger à Zurich, 15*60, in-fol., et à Paris, 1624, in-fol .; et, avec une trad. française, à la suite de VOctavius de M. Pericaud, Lyon, 1842.

hermias, philosophe platonicien, né à Alexandrie dans le Ve siècle de J.-C., était disciple de Syrianus. 11 eut deux fils, Ammonius et Héliodore, qui acquirent aussi de la célébrité. Hermias avait une mémoire prodigieuse, mais son génie était médiocre.

HERM1ES, bourg du dép. du Pas-de-Calais, à 27 kil. S. E. d’Arras; 2,207 hab.

HERM1NIUS mons, auj. monts Arminges ? chaîne (le mont, de l’Hispanie, dans la Lusitanie, parallèle à l’Atlantique, allait du Cuneus à Cetobriga.

HERMIONE , fille de Ménélas et d’Hélène, devait épouser Pyrrhus, roi d’Epire ; mais voyant que ce prince la négligeait pour Andromaque, sa captive, elle le fit assassiner à Delphes par Oreste, son cousin, qu’elle épousa bientôt après.

hermione ou harmonie, divinité cabirique, épouse de Cadmus. Voy. harmonie.

HERMIONE, ville d’Argolide, sur la côte E. du golfe Argolique, formait un petit état dit Hermionit ou Hermionide. Pourpre estimée. B. temple de Cérès.

HERMIONS, une des trois grandes divisions sous lesquelles on comprend les différents peuples de la Germanie barbare. Voy. germanie.

HERMITAGE (T). Voy. ermitage (T).

HERM1TES (notre-dame-des-), ville de Suisse.

Voy. EINSIEDELN.

HERMÜCRATE, général syracusain, eut beaucoup de part à la défaite des généraux athéniens Démosthène et Nicias, qui assiégeaient Syracuse (413); maisayant conseillé de traiter les captifs avec humanité, il fut banni. Sa fille épousaDenysl’Ancien.

HERMODE, dieu Scandinave, un des fils d’Odin, était, comme F Hermès des Grecs, messager des dieux.

HERMODORE, philosophe d’Ëphèse, fut banni de sa patrie et vint à Rome l’an 450 av. J.-C. 11 conseilla aux Romains d’aller chercher des lois en Grèce, et coopéra à la rédaction des Lois des Douze- Tables.

HERMOGÈNE , rhéteur grec , né à Tarse en Cilicie, fiorissait vers Tan 180 de J.-C. Dès l’âge de quinze ans il improvisait publiquement des discours qui attiraient à Tarse un grand concours d’étrangers ; avant l’âge de vingt-quatre ans il avait publié une Rhétorique , plusieurs traités sur l'art oratoire, et des Exercices de rhétorique. Mais son génie précoce s’éteignit tout à coup ; il perdit subitement la mémoire à 24 ans et tomba dans l’imbécillité. 11 mourut cependant très âgé. Ses ouvrages ont été imprimés dans le recueil des rhéteurs grecs, Venise, 1508, in-fol., et à part, Genève, 1570, in-S ; ils ont été traduits en latin avec Commentaires, par Gasp. Laurent, Genève, 1614, in-8. Yee senmeycr a publié ses Exercices ( Progymnasmala à Nuremberg, 1812.

HERMOGÈNE TiGELUiJs, chanteur célèbre, natif de Sardes, et favori d’Auguste, est plusieurs fois mentionné par Horace ( Sat . 1, n, 3 ; ni, 4 et 129; iv, 72 ; ix, 25 ; x, 18, 80 et 90). 11 était affranchi.

hermogène, jurisconsulte du iv« siècle, forma sous Honorius et Théodose-le-Jeune un Recueil de constitutions dont il reste des fragments publiés par P. Pithou dans les Anciens Jurisconsultes , Paris, 1572.

HERMOLAUS , jeune Macédonien qui conspira

HERN —817— HERO

contre Alexandre pour se venger d’un injuste châtiment ; ayant été découvert, il subit la mort avec courage, 328 av. J.-C.

HERMOLÀUS BARBARUS. VoiJ . BARBARO.

HERMON, montagne de la Palestine, était une ramification de l’Antiliban; on y distinguait : 1° l llermon major, qui commençait sur les limites de la Palestine et de la Cœlésyrie, séparait la tribu de Nephtali de la demi -tribu orientale de Manassé, et se terminait sur les bords du lac de Génésareth ; 2° YHermon minor, au S. 0. du lac de Génésareth, dans la tribu de Zabulon.

HERMONTHIS, auj. Ermonth , ville de l’Égypte ancienne (Thébaïde), au S. 0. et près de Thèbes, sur la rive gauche du Nil, était le ch.-l. du nome Hermonthite.

HERM0P0L1S , nom commun à deux villes d’Egypte, dites, l’une H ermopo lis' magna, c.-à-d.la Grande, dans l’Heplanornide, à l’O. et près du Nil, vis-à-vis d’Antinoé, sur les frontières de la Thébaïde. On voit auj. ses ruines près d’ Achmouneïn ; d’autres croient que c’est Benysoueif ; — l’autre, Hermopolis parva , c.-à-d. la Petite, dans la R. -Egypte, sur le canai d'Alexandre, près du lac Maréotis ; c’est auj. Damanhour. La première était ch.-l. d’un nome dit Hermopolite.On y vénérait Toth(l’Hermès des Grecs).

hermopolis, ch.-l. de l’île de Syra (Archipel). Yoy. SYRA.

HERMOTIME, de Clazomène, philosophe grec, vivait au v* siècle av. J. -G., et fut, à ce qu’on croit, le maître d’Anaxagore. Les anciens racontent sur ce personnage mille choses merveilleuses, et disent qu’il pouvait prédire l’avenir et voir ce qui se passait dans les lieux éloignés. Pour cela son âme se séparait de son corps, qui restait immobile et comme mort; elle revenait ensuite, et annonçait ce qu’elle avait vu dans son voyage aérien. Il fut un des premiers à démontrer que le monde est l'ouvrage d’une intelligence raisonnable.

HERMUNDURES, Hermunduri , peuple de Germanie, faisait partie de la grande nation des Germions; il habitait au S. de Y A ibis (Elbe), entre la Sala et la chaîne hercynienne, occupait aussi les sources du Mœnus ( Mein ) , et avait pour voisins les Boii et les Narisci. Les Romains leur permettaient l’entrée de l’empire, commerçaient avec eux, et les regardaient comme les plus civilisés des Barbares. L’histoire fait mention d’eux l’an 19 de J.-C., où ils sont vainqueurs de Catualda, roi des Goths; l’an 51, où ils battent les Quades, et l’an 152, où ils combattent les Romains dans la guerre des Marcomans. On croit que leur nom est un composé de Hermiones et de Duri ou Durones ; d’où dérivèrent plus tard ceux de Thurones et Thuringii. Voy. hermions et germanie.

HERMUS, fleuve d'Eolie, dans l’Asie-Mineure, prenait sa source en Phrygie au-dessous de Dorylée, traversait la Lydie, recevait le Cogamc, le Pactole et l’Hyllus, et se jetait dans la mer Egée, près de Smyrne. C’est auj. le Sarabat ou le Kédous.

HERNANI, ville d’Espagne. Voy. f.rnani.

HERNATH, riv. de Hongrie, naît dans lesmonts Garpathes (comitat de Zips) , arrose lglo, Kaschauÿ et tombe dans la Theiss à Kersnyeten, dans le comilat de Zemplin, après un cours de 225 kil. HERNEUTES, HERNUTES ou HERNHUTi TERS, secte religieuse. Voy. moraves (frères) et HERRNHUT.

HERNHUTH, ville d'Allemagne. Voy. herrnhut.

HERNIQUES, Hernici , peuple d’Italie, dans le Latium, était voisin des Volsques et avait pour capit. Anagnia. Soumis par les Romains dès 486 av. J.-C., ils leur furent ongtemps fidèles: çepondani ils leur firent la guerre en 363 et 305.

HERNOESÀND, ville de Suède, dans l’île d’Hernœ, eb.-L du Wester-Norrland à 379 kil. N. de Stock

holm ; 1 850 hab. Evêché. Jardin botanique. Chantier de construction, eau-de-vie de grains, huile de graines, toile. — Plusieurs fois dévastée par le» Russes (1710, 1714, 1721).

HERO, jeune fille de Sestos, prêtresse de Vémug, fut aimée d’un jeune Grec d’Abydos , nommé Léandre, qui, toutes les nuits, traversait l’HeHespont pour l’aller voir. Léandre ayant péri dans une tempête, Héro désespérée se précipita dans la mer. Les Amours de Héro et de Léandre ont été chantés par Musée. Voy. ce nom.

HËRODE, famille célèbre quel on croit originaire de l’Idumée, et qui régna sur la Palestine après avoir enlevé le gouvernement de ce pays à la famille des Macchabées. Elle a pour chef Antipater, Iduméen de nation et juif de religion, qui fut le principal ministre d’Hyrcan II, et qui sous ce prince faible usurpa toute l’autorité. Les principaux membres de cette famille, après Antipater, sont Hérode, dit le Grand, qui régna sur la Judée (Voy. eiaprès) ; — Hérode Antipater, fils d’Hérode-le-Grand et de Doris, sa première femme (Hérode, apprenant qu’il conspirait, le fit mettre à mort peu de jours avant de mourir lui-même) ; — Aristobule, fils d’Hérode-le-Grand et de la belle Mariamne, fille d’Alexandra (il fut, ainsi que sa mère Mariamne el son frère Alexandre, mis à mort par son père qui les soupçonnait de conspirer ; il laissa, entre autres enfants, Hérode-Agrippa l*r et la belle Hérodiade); — Hérode-Philippe.fils d’Hérode-le-Grand i et d’une autre Mariamne (fille du grand-prêtre Simon), tétrarque de la Batanée, de la Gaulanitkl et de laTrachonite ; il épousa sa propre nièce, Hérodiade, et en eut Salomé-la-Danseuse; — Hérode-Archélatis, fils d’Hérode-le-Grand et de Malthacé, qui succéda à son père sur le trône de Judée, puis fut relégué par Auguste à Vienne dans les Gaules , où i! termina sa vie (Voy. archélaus) Hérode-Antipas, fils d’IIérode-le-Grand et de Malthacé, qui fut tétrarque de Galilée et de Pérée, et qui épousa Hérodiade, précédemment femme de son frère Philippe; — Hérode-Agrippa I, petit-fils d’Hérode-le-Grand par Aristobule (déjà mentionné), qui fut placé parCaligula sur le trône de Judée; — Hérode-Agrippa II, fils d’ Hérode-Agrippa I, qui fut, sous Claude et Néron, roi de Chalcide et de Batanée; il mourut la troisième année du règne de Trajan (101 de J.-C.), et fut le dernier prince de la maison d’Hérode.

hérode, surnommé le Grand ou l'Ascalonite , roi des Juifs, fils d’Antipater, premier ministre d’Hyrcan, né l'an 72 avant J.-G., à Ascalon, fut d’abord gouverneur de la Galilée pour les Romains. Pendant les guerres civiles, il s’attacha successivement à Cassius et à Antoine. Ce dernier le fit nommer par le sénat, d’abord tétrarque, puis roi de la Judée, à la place de l’Asmonéen Antigone 11(40 av. J.-G.). Il fut obligé de faire la conquête de ses états, et n’entra dans Jérusalem qu’après avoir pris cette ville d’assaut, l’an 37 av. J.-C. Après la mort d’Antoine, il sut plaire à Octave, qui lui laissa son trône, et même lui donna de nouvelles provinces. Dans sa reconnaissance, il institua des jeux en l'honneur de ce prince, lui dédia un temple et donna le nom de Sébaste (c.-à-d. Auguste) à la ville de Samarie, qu’il fit rebâtir. D’un caractère ombrageux et cruel, Hérode fit mettre à mort Mariamne, sa femme, qu’il avait éperdument aimée, Alexandre et Aristobule, fils qu’il avait eus1 de celte princesse, un autre de ses fils, Antipater, qu’il avait eu de Doris, sa première femme, et une foule de personnages éminents qui excitaient scs soupçons. Ayant appris qu’il venait de naître un enfant auquel était promis le royaume de la Judée, il fit exterminer tous les enfants mâles de Bethléem qui étaient au-dessous de deux ans. Il mouÉut un an après la naissance de Jésus-Christ. Malgré ses crimes, Hérode eut quelques qualités; il releva

IÎÉRO

les Juifa par son crédit auprès de l’empereur et par sa magnificence : il vendit toute sa vaisselle pour secourir ses sujets dans une famine, et fit rebâtir le temple, l’an 19 avant J. -G. Ses états furent partagés entre ses fils ( Voy . ci-après).

iiérode-archélaus, fils d’Hérode-le-Grand , lui succéda en Judée. Voy. archélaus.

iiérode-antipas ou antipater, fils d’Hérode-le- Grand. A la mort de son père, il fut nommé par Auguste tétrarque de la Galilée; il jouit de la faveur de Tibère et bâtit en son honneur la ville de Tibériade mr les bords du lac Génésareth. Jaloux d’Agrippa; son neveu, que Galigula avait nommé roi des Juifs, il vint à Rome afin de le supplanter; mais l’empereur irrité lui ôta sa province et l’exila à Lyon ; il passa depuis en Espagne, où il mourut. Hérode-Antipas avait épousé sa nièce Hérodiade, qu’il s’était fait céder par son frère Philippe; c’est lui qui, à la demande de cette princesse, fit périr saint Jean-Baptiste, parce qu’il avait blâmé leur union ncestueuse. C’est aussi devant lui que Pilate renvoya Jésug , qui était né son sujet.

hérode-philippe , fils d’Hérode-le-Grand et de Mariamne, fille de Simon, fut après la mort de son père tétrarque de la Batanée, de la Trachonite et de la Gaulonite; il fut le meilleur des fils d’Hérode, embellit les villes de ses états, surtout Bethsaïda et Panéas, qu’il nomma Césarée; il mourut après un règne paisible de 37 ans, sans laisser d’enfants. Il avait épousé Hérodiade, sa nièce; cette princesse ayant inspiré une vive passion à Hérode-Antipas, frère de Philippe, celui-ci consentit à la céder à son frère.

hÉrode-agrippai, roi de Judée, fils d’Aristobule et petit-fils d’Hérode-le-Grand, passa une partie de sa jeunesse à Rome et fut gouverneur de Caligula. A son avènement, ce prince lui fit prendre le titre de roi (l’an 37), et lui donna la tétrarchie de Judée ; Claude y joignit les autres provinces qui avaient composé le royaume d’Hérode-le-Grand. Il mourut après 7 ans de règne. Un croit que c’est lui qui fit massacrer saint Jacques et arrêter saint Pierre.

hérode agrippa il, fils du précédent, était très jeune à la mort de son père. Il fut privé du roy. de Judée par Claude, qui lui donna en échange d’autres provinces. Il se trouva dans les rangs des Romains au siège de Jérusalem par Titus , et mourut sous Domitien, l’an 90.

hérode atticus, rhéteur grec. Voy. atticus. HÉRODIADE, fille d’Aristobule, et petite-fille d’Hérode-le-Grand et de la belle Mariamne , était comme celle-ci remarquable par sa beauté. Elle fut d’abord mariée à Hérode-Philippe , tétrarque de Batanée, son oncle, puis à Hérode-Antipas, tétrarque de Galilée, et frère de Philippe; celui-ci avait consenti à la céder à son frère. Saint Jean-Baptiste ayant blâmé cette union incestueuse, Hérodiade s’en vengea en faisant mettre à mort le saint personnage.

HÉRODIEN, Herodianus , historien grec, vivait au ine siècle de J.-C., et remplit â Rome des fonctions importantes. 11 a écrit l’histoire de son temps ; son ouvrage, divisé en huit livres, s’étend depuis la mort de Marc-Aurèle jusqu’à l’avènement de Gordien III (180-238 de J.-C.); il est estimé pour la fidélité; le style en est fleuri et même souvent affecté. Hérodien a été publié par H. Étienne, greclatin, Paris, 1881 , in-4;parT.-G. Irmisch, Leipsick, 1789-1805, et par 1mm. Bekker, Berlin, 1826. Il a été traduit en français par l’abbé Mongault, Paris, 1700, 1745. — Il ne faut pas confondre l’historien Hérodien avec un grammairien de même nom, qui était d'Alexandrie, et qui vivait aussi à Rome, mais au il* s.; 11 était fils d’Apollonius Dyscole. 11 avait composé une Prosodie générale , auj. perdue. On a de lui quelq. petits traités (mss. ou pub. dans les Gram • mairiens anc.). On lui attribue les Epimérismes , dictionn.orthowaph.(pub.parBoissonnade,Lond.l819).

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