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HÉRO

HÉRODOTE, célèbre historien, grec , surnommé le Père de l'histoire , né l’an 484 avant J.-C., à Halicarnasse, était neveu du poëte Panyasis. Il voyagea dès sa jeunesse dans la Grèce, l’Égypte et l’Asie, afin de s’instruire de l’histoire et des coutumes des peuples. A son retour, il trouva sa patrie opprimée par Lygdamis, et fut contraint de se retirer à Samos ; mais il rentra peu après dans Haliearnasse et renversa le tyran. Payé d’ingratitude par ses concitoyens, il s’exila et se mit à rédiger son Histoire. Il lut le commencement de cet ouvragé aux Grecs assemblés aux jeux olympiques (456 av. J.-C.), et excita un enthousiasme universel (Voy. tiiücydide); il lut l’ouvrage entier 12 ans après, à la fête des Panathénées, et reçut des Athéniens en récompense une somme de 10 talents (54,000 francs); à la fin de sa vie, il se retira à Thurium en Italie, et y mourut dans un âge avancé, vers 406 avant J.-C. L’histoire d’Hérodote se compose de 9 livres auxquels le3 Grecs dans leur admiration ont donné les noms des neuf Muses ; elle a pour sujet principal les guerres médiques; mais l’auteur a rattaché à ce sujet comme introduction ou comme épisodes l’histoire des Perses, des Mèdes, des Égyptiens et de plusieurs autres peuples. On regarde universellement Hérodote comme le plus véridique des historiens anciens ; on lui reproche seulement un peu de crédulité et d’amour pour le merveilleux: mais on doit dire qu’en rapportant des faits extraordinaires, il ne les donne le plus souvent que comme des traditions. Son style élégant et harmonieux se rapproche de celui de la poésie ; Hérodote s’est servi du dialecte ionien. Les principales éditions d’Hérodote sont l’édition princeps , publiée en 1474 à Venise par Laurent Valla, grec-latin; celle de Wesseling, Amsterdam, 1763, in- fol. ; de Schweighæuser , Strasbourg, 1816, 12 volumes in-8, (reproduite avec d’utiles additions, à Londres, 1824); enfin celle de Baehr, Leipsick, 1835, 4 vol. in-8. L'Histoire d’Hérodote a été traduite en français par Larcher, Paris, 1786, 7 vol., et 1802, 9 vol. in-8 et par A. -F. Miot de Melito, Paris, 1822, 3 vol. in-8. — On attribue à Hérodote, outre son histoire, une Vie d'Homère qui ne paraît pas être de lui , mais qui est cependant d’une haute antiquité.

HEROLD (Louis-Joseph-Ferdinand), habile compositeur, né à Paris en 1792, mort en 1833, était fils d’un pianiste allemand , et élève de Méhul ; il remporta en 1812 le grand prix de composition, et fut envoyé à Rome aux frais du gouvernement. Il composa en 1815, à Naples, son premier ouvrage dramatique ; la Gioventu d'Enrico quinto, opéra en deux actes. Il a donné à Paris : les Rosières, 1817; la Clochette , 1817; le Muletier, 1823; Marie; Zampa, 1831; le Pré aux Clercs , 1832.

HÉRON, mécanicien et mathématicien d’Àlexandrie, disciple de Ctésibius, vivait vers l’an 120 av. J. G.; il fit des automates, des clepsydres et des machines à vent, inventa la fontaine qui porte encore son nom, et composa de savants écrits dont F reste quelques fragments, entre autres: Pneumatica (traité des machines à vent), Relopœeca (des machines de guerre) , dans les Malhematici veleres. — 11 y eut deux autres Héron, natifs aussi d’Alexandrie, mah bien postérieurs au précédent, qui ont laissé quelques ouvrages de mathématiques

HEROOPOLIS, en égyptien Pïlhom , ville de la B.-Égypte, à l’E. du Delta et de Bubaste, au N. du golfe Héroopolite, sur le canal de Néchao, et jadis peut-être sur le golfe, est auj. Aboukcheid.

HEROOPOLITE (golfe), Heroopolites sinus, auj. golfe de Suez, pointe ouest du golfe Arabique (mer Rouge), devait son nom à la ville d’Héroopolie. Voy. ce nom.

HÉROPHILE, nom de la sibylle Erythréenne elle fut d’abord gardienne du temple d’Apollon

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Sminthiendansla Troade. C’est elle qui interpréta le songe d’Hécube, en prédisant à cette princesse les malheurs que causerait à l’Asie l’enfant qu’elle portait dans son sein (Paris).

hérophile, médecin grec qui vivait en Égypte vers l’an 320 avant J.-C., sous Ptolémée Lagus, fut le créateur de l’anatomie , et fit plusieurs découvertes importantes. On dit qu’il poussa l’amour de la science jusqu’à disséquer des corps vivants. Il a laissé son nom à une partie du cerveau qu’on nomme encore aujourd’hui torcular Herophili.

HÉROS, nom que les Grecs donnaient aux grands hommes qui s’étaient rendus célèbres soit par une force prodigieuse, soit par une suite de belles actions, et surtout par de grands services rendus à leurs concitoyens. Après leur mort, leurs âmes s’élevaient, disait-on, jusqu’aux astres, séjour des dieux, et par là devenaient dignes des honneurs réservés aux dieux mêmes. On rendait aux héros un culte, qui ne consistait guère qu’en cérémonies funèbres dans lesquelles on faisait l’énumération de leurs exploits. Les principaux héros de la Grèce sont Hercule, Thésée, Pirithoüs Jason et les Argonautes, Cadmus, Orphée, Rellérophor., etlesguerriersqui prirentTroie: Agamemnon, Achille, Ulysse, Nestor, Ajax, Diomède, etc. — On nomme Temps héroïques la période qui a précédé les temps historiques ; on l’étend depuis l’arrivée en Grèce de la première colonie conduite par Inachus au xix* siècle avant J.-C. jusqu’au retour des Héraclides dans le Pélopor.èse,

1 an 1190 avant J.-C. ou même jusqu’à la législation de Lycurgue au ix* siècle. C’est dans cet espace de temps qu’on place la fondation des divers états de la Grèce, les exploits d’Hercule et de Thésée, l’expédition des Argonautes, les deux guerres de Thèbes, le siège de Troie, les diverses invasions des Héraclide*.

HERRERA-DEL-DUQUE , Leuciana , ville d’Espagne (Badajoz), à 47 kil. E. de Villanueva; 3,650 hab. Vins excellents.

herrera-de-rio-pisüerga, ville d’Espagne (Burgos), »ur la Pisuerga, à 60 kil. N. O. de Burgos; 1,000 hab. Tanneries, linge de table. Palais, belle église, pont de 13 arches.

HERRERA (Ferdinand de), poète espagnol, né à Séville vers 15 16, mort vers 1595, fut surnommé le Divin par ses contemporains. On a de lui un grand nombre de poésies diverses (sonnets, chansons, élégies, etc.), publiées sous le titre Cl O bras en verso, Séville, 1582, 1619 ; la Vie el la mort du chancelier Th. Morus, 1592; Relation de la guerre de Chypre et du combat de Lépante , 1572.

herrera (Antonio de tordesillas, appelé, du nom de sa mère) , historien espagnol, né en 1559 à Cuellar, près de Ségovie, mort en 1625, alla jeune en Italie, y obtint la protection de Vcspasien de Gonzague, frère du duc de Mantoue, et fut, à la recommandation de ce prince, nommé par Philippe II premier historien des Indes et de Castille, et secrétaire d’état. On a de lui : Histoire générale des gestes des Castillans dans les îles de Terre-Ferme de I Océan, de l'an 1492 à 1554, Madrid, 1601-15,

4 vol. in-fol. ; trad. par N. de La Coste, 3 vol. in-4, Paris, 1660-71; Description des Indes occidentales, Madrid, 1601, in-fol., trad. en français, Amsterdam et Paris, 1622, in-fol.; Histoire de ce qui s'est passé en Angleterre et en Écosse pendant la vie de Marie Stuart , Lisbonne, 1590, in-12; Histoire du Portugal el de la conquête des îles Açores dans les années 1581 et 1583, Madrid, 1591, in-4; Histoire des affaires de France, de 1585 à 1595, 1598, in-4; Histoire du monde sous Philippe II , de 1554 à 1598, Valladolid, 1606, 3 vol. in-fol. ; Commentaires sur les gestes des Espagnols, des Français el des Vénitiens en Italie, depuis l'an 128$ jusqu’à l’an 1559, 1624, in-fol. Herrera est

un des meilleurs historiens de l’Espagne; il est exact et impartial ; on lui reproche de la prolixité, de la confusion et trop de goût pour le merveilleux.

herrera (François), dit le Vieux, peintre espagnol, né à Séville en 1576, mort à Madrid en 1656, fut élève de Louis Fernandez , et fonda une nouvelle école, d’où sortirent des artistes célèbres, notamment I)iégo Velasquez, D’un caractère âpre el intraitable, il força ses élèves, sa femme et ses propres enfants à s’éloigner de lui. Ses meilleures compositions se voient dans les églises de Séville on cite, entre autres, son Jugement universel. Il a peint aussi des tableaux de genre (appelés en espagnol bodegonellos ) , qui représentent des viandes, (le la volaille et du poisson.

herrera (François), dit le Jeune, fils du précédent, se distingua comme peintre et comme architecte. Il quitta de bonne heure la maison paternelle, continua ses études à Rome, et s’y distingua par son habileté à peindre des poissons ; ce qui lui fit donner le surnom de lo Spagnuolo de’ pesci. A la mort de son père, il revint à Séville, et renonça à l’architecture pour se livrer tout entier à la peinture. Ses principaux ouvrages sont un Saint François, une Cène, etc. Né en 1622, il m. v. 1680.

HERRNALS, ville des Etat» autrichiens (Autriche), à 3 kil. N. de Vienne; 2,500 hab. Institution impériale pour les enfants d’ofilciers sans fortune.

HERRNHUT, ville du roy. de Saxe (Lusace), à 17 kil. N. O. de Zittau; 1,500 hab. Tissus de coton, cha.peaux, couteaux, acier, tabac, cire à cacheter, etc. Herrnhut fut fondé en 1722 par le comte Zinzendorf et fut le premier établissement des Frères Moraves, qui prennent de là le nom d’Herrnhutter ou Hernheutes.

HERSAN (Marc-Antoine), professeur, né à Compïègne en 1652, mort dans la même ville en 1724, enseigna les humanités et la rhétorique au collège du Plessis, et devint professeur adjoint au Collège de France. Il eut pour élève Rollin, qui resta son ami. Hersan a peu écrit. On a de lui : une Oraison funèbre du chancelier Letellier , en latin, des vers latins, des Pensées sur la mort, 1722. En 1697, il se retira dans sa ville natale et s’y consacra à l'instruction des enfants pauvres.

HERSCHELL (William), célèbre astronome, né en 1738 à Hanovre, mort en 1822, était fils d’un habile musicien. Il exerça lui-même quelque temps la profession de son père, vint en 1759 se fixer en Angleterre, où, pendant quelques années, il vécut péniblement du produit de ses leçons, fut nommé organiste à Halifax en 1765, puis à Bath (1766), et vit dès lors sa position s’améliorer. Il se trouva conduit par l’étude de la musique à celle des mathématiques et de là à l’astronomie; il ne cultiva d’abord la science que par délassement ; mais bientôt, y ayant obtenu de brillants succès, il abandonna son état et se livra tout entier à ses nouvelles études Trop pauvre pour acheter des télescopes, il ee mit à en fabriquer lui-même (1774) ; il ne tarda pa? à exécuter des instruments plus parfaits et plus puissants que tous ceux que l’on connaissait (entre autres un télescope long de 40 pieds anglais, ou 12 mètres, qui exigea quatre ans de travail, 1785-89). Avec le secours de ces instruments, il fit les découvertes les plus importantes et les plus inattendues: ainsi il découvrit une nouvelle planète, Uranus (13 mars 1781), puis ses satellites (1787), et deux nouveaux satellites de Saturne (1789); il reconnut que le système solaire n’est pas fixe et qu’il se porte out entier vers la constellation d Hercule ; il donna une attention particulière aux nébuleuses , aperçut dans les masses blanches qui les forment un nombre prodigieux de petites étoiles , reconnut parmi celles-ci 'tes étoiles centrales, autour des-

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quelles les autres exécutent une révolution régulière, et ouvrit ainsi une voie nouvelle aux observations. Le roi George 111 lui accorda une protection toute particulière : il lui fil une pension viagère de 300 guinées, et, afin de l'avoir plus près de lui, lui donna, au bourg de Slough, une habitation voisine de son château de Windsor; c’est là qu’Herschell a fait la plupart de ses observations. La Société royale de Londres s’empressa de l’admettre dans son sein ; il ne tarda pas môme à en devenir président. Herschell eut pour auxiliaire dans la construction de ses télescopes un de ses frères, et dans la rédaction de ses observations astronomiques sa sœur Caroline, qui fit elle-même quelques découvertes. Herschell a laissé une foule de mémoires qui ont été insérés (au nombre de 71) dans les Transactions philosophiques de la Société royale, et qui forment une des principales richesses de ce recueil ; ils ont rapport, les uns à l’optique et à la construction des instruments d’optique; les autres au soleil et au système solaire, aux planètes, à leurs satellites, aux comètes; d’autres enfin à l’astronomie stellaire, qu'il créa presque en entier. — 11 a laissé un fils, John Herschell, qui, héritant de ses goûts scientifiques et de ses secrets pour la fabrication des verres de télescope, occupe aujourd’hui un rang distingué dans les sc. M. Aragoa lu en 1842 V Eloge d'H.

HERSÉ, fille de Cécrops, roi d’Athènes, fut aimée de Mercure, et en eut un fils, Céphale. Aglaurc, sœur de Hersé, instruite de son amour, le découvrit par jalousie à son père. Mercure, irrité, la changea en pierre.

HERSENT (Charles), oratorien, né à Taris vers 1590, mort en Bretagne en 1660, fut chancelier de l’église de Metz. 11 se montra tour à tour ami et ennemi du cardinal de Richelieu , écrivit contre les Oratoriens mômes, fut excommunié par le pape Innocent X pour avoir pris la défense de Baïus et de Jansénius. On a de lui : Avis touchant les prêtres de l'Oratoire , par un prêtre qui a demeuré quelque temps avec eux, 1626, in-12 ; Jugement sur la congrégation de l'Oratoire , Paris , 1626 ; Optati Galli decavendo schismate lib., Lyon, 1640, ouvrage dirigé contre Richelieu, qui fut censuré par 16évêq., condamné par le parlement, et brûlé par les mains du bourreau. L’auteur consentit à se rétracter, et écrivit dans ce but- Optati Galli libellas pœnitentiœ.

HERSFELD, ville de l’électorat de Hesse, sur la Eulde, à 35 kil. N. E. de Fulde; 5,7 15 hab. Château ; ancienne abbaye. Draps, tanneries.

HERSTALL. Voy. héristal.

HERTFORD. Voy. Hartford.

HERTHA, divinité des Germains, était la déesse de la Terre ( Erde en allemand). On l’adorait comme créatrice et conservatrice de tout ce qui couvre la terre. On conservait un char qui lui était consacré, et sur lequel on la promenait à certaines époques. Son culte était répandu dans toute la Germanie et surtout dans la forêt Hercynienne ; il se conserva longtemps en Suède , où il fut détruit au XIIe siècle par Waldemar 1.

HERTZBERG. Voy. herzberg.

HËRULES, peuple barbare de la Sarmatie, apparaît pour la première fois dans l’histoire au m* siècle. Ils habitaient alors avec les Goths, leurs alliés , les rivages septentrionaux de la mer Noire. Soumis par Hermariaric, roi des Goths, ils devinrent avec ce peuple la proie des Huns; mais après la mort d'Attila (453), on voit les Hérules recouvrer ieur indépendance et fonder un empire puissant sur les bords du Danube, au N. de la Thrace. Au y* siècle, les Hérules unis aux Rugiens , aux Turcilinges et aux Scirres, et conduits par leur roi Odoacre, envahirent l’Italie, prirent Rome et portèrent le coup mortel à l’empire romain d’Occident 4, 6); mais la puissance des Hérules fut de peu de

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durée. En 495 ils furent complètement défaits pa les Ostrogoths, qui les chassèrent d’Italie et les for» cèrent à chercher un asile, les uns chez lesGépides^ les autres dans l’empire d’Orient, où l’empereur Anastase leur permit d’entrer et leur assigna def terres en Hlyrie. Chassés de l’empire au vu* siècle à cause de leurs brigandages , ils se retirèrent en Germanie. Depuis cette époque, ils disparaissent de l’histoire. Les Hérules étaient regardés comme les plus féroces des Barbares; ils se refusèrent toujours à embrasser le christianisme.

HERVAG1US, imprimeur. Voy. herwàGEN.

HERVE, ville de Belgique (Liège), à 15 kil. E. de Liège; 3,400 hab. Beurre et fromage renommés. Draps, lainages.

HERVEY (J.), écrivain anglais, né à Hardingstone (Norlhampton) en 1714, mort en 1758, était curé de Weston-Favel. Prédicateur éloquent, ecclésiastique plein de charité , il est surtout connu par deux ouvrages dans le genre de ceux d’Young , où l’on trouve un style élégant, harmonieux , joint à une sensibilité douce et mélancolique: les Méditations au milieu des tombeaux, 1746, et les Contemplations sur la nuit et les deux étoilés, 1747, tous deux en prose; ces ouvrages ont eu de nombreuses éditions en Angleterre ; ils ont été traduits en français par Letourneur, 1770; et par madame d’Arconville, 1771 ; Baour-Lormian en a mis en vers plusieurs morceaux.

HERV1LLY (Louis-Charles , comte d’) , officiergénéral français, né à Paris en 1755, fut nommé en 1791 commandant de la garde constitutionnelle à pied de Louis XVI ; il défendit le château des Tuileries au 20 juin et au 10 août 1792. Il passa en Angleterre en 1793, se joignit aux émigrés, fit, à la tête d’un corps de royalistes, une descente en Bretagne (juin 1795). Repoussé par Hoche, il fut blessé mortellement à Quiberon; on le transporta à Londres, où il mourut de ses blessures.

HERWAGEN (J.) , Hervagius en latin , célèbre imprimeur de Bâle, au xvi* siècle, mort en 1564 , était ami d’Erasme. Il a publié plusieurs éditions estimées parmi lesquelles on cite la collection des Scriptores rerum Germanicarum, Bâle, 11)32.

HERY ou AIRY, village du dép. de l’Yonne, à 13 kil. N. E. d Auxerre; 1,500 hab. Beau château. Ruines d’un couvent de Bénédictins où se tint en 1015 un concile national pour traiter de la paix entre Robert, roi de France, et Othon-Guillaume, qui prétendait à la succession de Hugues I, duc de Bourgogne, son beau-père, mort sans postérité.

HERZBERG, ville du Hanovre, à 31 kil. N. E. de Gœttingen; 2,510 hab. Manufacture royale d’armes, lainages, tisseranderies, filature.

herzberg, ville des État» prussiens (Saxe), à 17 kil. S. E. de Schweidnitz ; sur l’Elster ; 2,250 hab. Draps, poterie.

HERZBERG (Ewald-Frédéric, comte de), diplomate et ministre de Frédéric II, roi de Prusse, né en 1725 en Poméranie, mort en 1795, fut chargé pendant près de 30 ans du département des affaires étrangères. Il était en outre conservateur des archives secrètes de la Prusse , et profita de cette position pour puiser à leur source les plus précieux documents sur l’histoire de son pays. Il négocia le traité de paix entre la Russie et la Suède en 1762 , la paix de Hubertsbourg en 1763, eut une grande part au premier partage de la Pologne (1772), signale traité de Teschen , pacifia la Belgique et la Hollande , et conclut enfin le traité de Reichenbach , en 1790. Ayant perdu une partie de son influence sous les successeurs de Frédéric II , il se retira du ministère. On a de lui, entre autres écrits, un Mémoire sur la population primitive de la Marche dé Brandebourg , couronné par l’académie de Berlin en 1752; Histoire de l'ancienne vuissance maritime

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de Frédéric-Guillaume et de la Compagnie africaine , etc. (en français) ; Recueil des déductions , manifestes, déclarations , traités , etc., depuis le commencement de la guerre de Sept-Ans , Hambourg, 1789-95, 3 vol. in-8, et divers mémoires historiques.

HERZEGOVINE ou HERSEK, contrée d’Europe, située entre 13® 45’-16° 43’ long. E. et 42° 34’-44° 27’ lat. N. , est bornée au N. par la Croatie, au S. par le Monténégro, à l’Et parla Bosnie, au S. 0. par la Dalmatie : ch.-l., Trébigne , ville principale, Mostar. Habitants esclavons ; leur nombre n’est pas bien connu. Beaucoup de montagnes. Avant le xive siècle l'Herzégovine faisait partie du royaume de Croatie. Incorporée à la Bosnie en 1326, elle fut au milieu du siècle suivant érigée en duché par l’empereur Frédéric 111 sous le nom de Sainte-Sabc ( ducatus Sanclœ-Sabce) ; mais en 1699, par la paix de Carlowitz, l’Herzégovine fut définitivement cédée au sultan , qui venait de s’en emparer; et depuis ce moment elle a formé, sous le nom d ’Hersek, un livah de la Turquie, compris dans l’eyalet de Bosnie. Il faut en excepter seulement la ville de Castel- Nuovo et quelques districts environnants qui étaient possédés depuis 1682 par les Vénitiens, et qui appartiennent auj . au royaume autrichien de Dalmatie. Quoique comprise dans l’Empire ottoman, l’ Herzégovine est presque indépendante.

HESCHAM 1 ( aboul-walid ) , roi ou calife de Cordoue, succéda l’an 788 à son père Abdérame I, eut d’abord à combattre ses frères qui s’étaient révoltés contre lui, les défit ( 790-91 ), et devenu tranquille possesseur du pouvoir, tourna ses armes contre les Chrétiens ; il ravagea la Galice , franchit les Pyrénées, prit Narbonne et Girone (794). 11 mourut deux ans après, à lage de 40 ans (796). Hescham 1 contribua beaucoup à l’embellissement de Cordoue et surtout à l’achèvement de la grande mosquée. Il eut pour successeur Al-IIakem I.

hescham h (al-mowaied-billah), calife de Cordoue, était âgé de 1 1 ans lors de la mort de son père Àl-Hakem II (976). Le général Mohammed-Almanzorfut nommé régent pendant la minorité, et remporta de grandes victoires sur les Chrétiens ; mais ayant été complètement défait à Calatanazor, il enm. de chagrin (998 ou 1001). Privé de cet habile ministre, le faible Hescham fut détrôné par Mohammed-al-Madhi, qui le jeta dans les fers (1006). II fut tiré de captivité par une nouvelle révolution et replacé sur le trône (1012); mais trois ans après, il périt assassiné dans une sédition (1015).

hescham ni (abou-bekr) , dernier calife de Cordoue , fut proclamé , malgré ses refus, après la mort de Yahiah-al-Motali (1027). Il tenta vainement de résister aux armes des Chrétiens et aux troubles intérieurs, et fut forcé d’abdiquer en 1031. Il mourut en 1036. Après lui le califat se démembra en une foule de petits états indépendants , ce qui en facilita la conquête aux rois chrétiens.

hescham ou haschem, chérif de Maroc. Voy. haschem.

HESDIN, Ylïelena vicus des Romains suivant quelques-uns, Hisdinum au moyen âge, ch.-l. de canton (Pas-de-Calais), sur la Canche, à 22 kil. S. E. de Montreuil; 3,450 hab. Bas de fil, savon, tanneries.— La ville actuelle a été fondée par Charles- Quint en 1554, a quelque distance d Hesdin-fe- Vieux, que Philibert-Emmanuel, général de l’empereur, avait pris l’année précédente sur le3 Français et qu’il avait fait détruire. Louis XIII s’empara du nouvel Hesdin en 1639, et le traité des Pyrénées (1659) l’assura définitivement à la France.

HÉSIODE , célèbre poëte didactique grec, originaire de Cumes en Eolie , naquit dans le bourg d’Ascraen Béotie, d’où il est souvent nommé Ascrœus poêla. On croit , sur l’autorité d’Hérodote, qu'il était contemporain d’Homère, et vivait au

commencement du ix* siècle av. J.-C. ; les Alexandrins le placent plus d’un siècle après Homère; du reste on ne sait rien de certain sur sa vie. ii avait composé un grand nombre de poèmes; on n’en a conservé que trois : Les Travaux et les Jours germe des Géorgiques de Virgile: il y traite sur tout de l’agriculture ; on y admire l’épisode de Pandore ; la Théogonie , ou généalogie des dieux, source précieuse pour la connaissance de la mythologie ; le Bouclier d' Hercule , imité par Virgile dans la description du bouclier d’Enée. Ces poèmes brillent par la simplicité et l’élégance plutôt que par le génie. Ils ont été commentés par Aristarque , par Proclus , Jean Tzetzès, Moschopule. Quelques savants croient que c’est, à tort que l’on attribue à Hésiode tous les ouvrages que nous avons sous son nom; il serait tout au plus l’auteur des Travaux ; la Théogonie et le Bouclier seraient d’une époque plus récente. Parmi les nombreuses éditions d’Hésiode, on distingue celles de H. Etienne, Paris, 1566, in-fol.; de lieinsius, 1603; de Thomas Robinson, Oxford, 1734 ; de Lœsner, Lcipsick, 1778; de Th. Gaisford, Leipsick,1823;deBoissonade, Paris, 1824; de Gœttling, Gotha, 1831 et 1844; de F. S. Lehrs, chez Didot, 1841. Il a été travl. en franc, par Ba'if, 1574; Gin, 1785; Coupé, 17%; J. Chenu, 1844 ; et mis en vers, par Fresse-Montval , 1843.

HESIONE, fille de Laomédon, roi de Troie, et sœur de Priam. Neptune, irrité'contre Laomédon, qui lui avait manqué de parole, envoya un monstre marin qui désolait les campagnes. L’oracle consulté désigna Hésione pour victime expiatoire. Hercule la délivra au moment où elle allait être dévorée par le monstre; mais n’ayant pas obtenu de Laomédon la récompense promise, il enleva Hésione et la fit épouser à son ami Télamon. L’enlèvement d’IIésione par les Grecs devint la cause ou le prétexte de l’enlèvement d’Hélène par un prince troyen.

HESNAULT (J.) , poète du xvne siècle, fils d’un boulanger de Paris , fut un des protégés de Fouquet , et le maître de madame Deshoulières. Il publia en 1670 un vol. d' Œuvres diverses, qui contient des sonnets (entre autres le fameux sonnet qu’il écrivit contre le ministre Colbert), et quelques pièces en prose où règne la philosophie épicurienne. Il avait commencé à traduire Lucrèce en vers; mais il supprima son travail par scrupule religieux ; on a cependant conservé Y Invocation « Vénus , qui est estimée.

hesnault (le président). Voy. hénault.

HESN-KAIFA, Castrum Cepha , ville forte de la Turquie d’Asie (Bagdad), ch.-l. de livah , sur le Tigre, à 93 kil. N. O. de Djezireh. Citadelle.

HESPER (c.-à-d. le soir, le couchant ), fils de Japet et frère d’Atlas, fut père d’Hesperis, la mère des Hespérides ; chassé d’Afrique par son frère Atlas, il vint, dit-on , dans l’Italie, qui prit de lui le nom d’Hespérie. Selon une autre tradition , ce prince, recommandable par sa justice et sa bonté, étant un jour monté au sommet du mont Atlas pour observer les astres, fut subitement emporté par un vent impétueux. Le peuple, qui le regrettait, consacre son nom en le donnant à la plus brillante des planètes. On la nommait le soir Vesper ou Hesper, et le matin Phosphoros ou Lucifer

HESPERIDES, c.-à-d. Occidentales, filles d’Atlas et d’Hespéris , étaient an nombre de trois ; Eglé, Aréthusc, et Hyperéthuse. Elles possédaient un beau jardin rempli de pommes d’or, et placé sous la garde d’un dragon à cent têtes , fils de la Terre. Hercule, par l’ordre d’Eurysthée , se tranapoita dans le jardin des Hespérides, tua le dragon, rapporta les pommes d’or, et accomplit ainsi le douzième de ses travaux. On n’est nullement d’accord sur le lieu qu’habitaient les Hespérides ; le plus

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grand nombre des traditions les placent dans la Mauritanie, au pied de l’Atlas ; d’autres dans la Cyrénaïque, où l’on trouve une ville d’Hespéris ; ou en Espagne près de Gades (Cadix) , ou même dans les îles Fortunées ( ou Canaries ), qu’on nommait îles des Hespérides, parce qu’elles étaient les plus occidentales que connussent les anciens.

HESPERJG, Hesperia, c.-à-d. Y occidentale, nom donné d’abord par les Grecs à l’Italie, fut ensuite appliqué par eux à l'Iiispanie, quand leurs connaissances en géographie s’étendirent plus à l’ouest.

HESPERIS, fille d’Hesper et mère des Hespérides. — 1er nom de la ville de Bérénice en Cyrénaïque.

HESPERUS, étoile du soir. Voy. hesper.

HESS (Jean-Jaeques) , théologien protestant, né h Zurich en 1741, y exerça successivement les fonctions de diacre (1777), de premier prédicateur et de doyen du clergé (1795), et mourut en 1828. On a de lui : Histoire des trois dernières années de la vie de J.-C., Zurich, 1772, 3 vol.; Sur le royaume de Dieu , 1774 ; Histoire des apôtres, 1 775, 12 vol. ; Histoire des Israélites, 177G-8G, 12 vol.

HESSE, en latin Hassia , en allemand Ilessen. On comprend actuellement sous ce nom trois étals souverains de la Confédération -germanique : la Hesse-Cassel ou Hesse-Électorale , le grand-duché de Hesse-Darmstadt et le landgraviat de Hesse- Hombourg.

1° hesse-cassel ou messe-électorale , en allemand Hessen-Cassel , Kurhessen, principauté souveraine d’Allemagne, bornée au N. par le gouvernement prussien de Minden et le Hanovre, à l’E. par le gouvernement prussien d’Erfurt, le grandduché de Saxe-Weimar, au S. E. par la Bavière, au S. 0. par le grand-duché de Hesse-Darmstadt, à l’O. par la principauté de Waldeck : 110 kil. sur 220 ; population, 644,000 en 1840 (592,000 hab. en 1830). Ch.-l., Cassel. Depuis 1821, cet état est divisé en quatre provinces : Haute et Basse-Hesse, grand-duché de Fulde , et principauté de Hanau; chefs-lieux, Cassel, Marbourg, Fulde et Hanau. La Hesse-Électorale est en général montagneuse ; elle est presque tout entière couverte de forêts, et le climat y est fort rude. La Fulde, la Werra, le Mein, la Lahn, le Dieinel, etc., sont les principales rivières qui l’arrosent. On y cultive le tabac, les céréales, le lin, les légumes, les fruits et la vigne (au sud). Le sol renferme beaucoup de sel et de houille, du fer, du cuivre, de l’alun, du vitriol, de la chaux, etc. Industrie active en toiles, tuiles, faïence, etc. Commerce de transit considérable. Le gouvernement de la Hesse-Électorale est monarchique constitutionnel. La reUgion protestante est professée par la majeure partie des habitants ; on y compte néanmoins (10,000 catholiques; l’électorat de Hesse a trois voix dans les assemblées générales de la diète; le contingent fédéral est de 5,679 hommes. — Henri I, dit \'Er\fant, premier landgrave de liesse (1263), était fils d’un duc de Brabant et d’une fille du landgrave de Thuringe ; il fut déclaré prince d’empire par Adolphe de Nassau en 1292, et établit sa résidence à Cassel. Ses descendants régnèrent d’abord sur toute la Hesse jusqu’à Philippe-le-Magnanime, qui, en mourant (1567), partagea ses domaines entre ses quatre fils. Guillaume IV, le Sage, eut Cassel et la moitié de tout l’héritage ; il accrut encore ses domaines, et mourut en 1592. Maurice, son successeur, perdit Marbourg, et fut forcé par son fils Guillaume Y d’abdiquer (1627). Ce prince s’unit à la France et à la Suède pendant la guerre de Trente-Ans, et laissa en mourant (1637) un Gis minour sous la tutelle de sa veuve Celle-ci goui rerna avec sagesse, et acquit l’abbaye d’Hersfeld et «ne partie du comté de Schauenbourg. Un de ses escendants, Frédéric de Ilesse-Cassel, épousa Ul- Liéonore de Suède, mariace oui fit monter

HESS

Frédéric sur le trône de Suède (i 720-1761). En 1801, Guillaume IX perdit Saint-Goar et Rheinfels par le traité de Lunéville. En 1803, il prit le titre d 'Électeur, sous le nom de Guillaume I. Les Français le dépouillèrent de ses états en 1 806, et les partagèrent enfre la Westphalie et le grand-duché de Francfort. Il recouvra ses étals en 1813 et 1814, et mourut en 1821. Il eut pour successeur son fils Guillaume II, qui eut à réprimer des troubles fréquents, et qui en 1847 fut remplacé lui-môme par Fréd.-Guill. I.

HESSE-DARMSTADT OU GRAND-DUCHÉ DE HESSE, en

allemand II essen-Dcrmstadl, Grossherzogthum-Hes sen, état souverain d’Allemagne , borné au N. par le duché de Nassau et la Hesse-Électorale, à l’E. par la Hesse-Électorale et la Bavière, au S. E. par le grand-duché de Bade, au S. par la Bavière rhénane, à l’0. par les gouvernements prussiens de Coblentz et d’Arensberg et par le duché de Nassau. La province de Hanau, qui appartient à la Hesse- Électorale, sépare le grand-duché de Hesse en deux portions presque égales, l’une au N. (90 kil. sur 55), l’autre au S. (95 kil. sur 60). Population : 760,694 en 1839. Ch.-l., Darmstadt. Division : deux principautés, celles de Starkenbourg et de la Haute- Hesse, et une province, la Hesse-rhénane. Chefslieux, Darmstadt, Giesscn et Mayence. Le pays est arrosé par le Rhin, qui y reçoit le Mein et la Nahe ; par le Neckar, la Lahn, la Fulde, le Schwalm et l’Edder. Le sol est plat sur la rive droite du Rhin et sur la rive gauche du Mein ; dans le reste du pays, il est coupé de différentes chaînes dont les principales sont celles de Taunus , Odenwald , Vogelsberg, Westerwald et Mont-Tonnerre. Le climat y est doux et agréable. Les principales productions sont le blé, les pommes de terre, le lin, les graines oléagineuses , les fruits, le vin (sur les bords du Rhin). 11 y a dans la Hesse beaucoup de forêts, où l’on trouve une grande quantité de gibier. Les montagnes contiennent du fer, du euivre, du grès, de la tourbe et des eaux minérales. L’industrie consiste en bonneterie, toiles, flanelle, draps et tanneries; commerce de transit et d’ expédition. Le gouvernement est monarchique constitutionnel ; le culte protestant est professé par la plus grande partie de la population. La Hesse-Darmstadt a trois voix dans l’assemblée générale de la diète; elle fournit un contingent fédérai de 6,195 hommes. — Georges, 4* fils de Philippe-le-Magnanime, qui régnait sur la Hesse entière, fut le premier landgrave de Hesse-Darmstadt (1567); il n’eut d’abord qu’un huitième des biens de son père (Voy. hesse-électorale) ; ce huitième se composait de Darmstadt et de son territoire ; mais il vit bientôt ses domaines s’agrandir par la mort de deux de ses frères, Philippe et Louis III. Louis V, fils de George, céda à son frère Frédéric le territoire de Hombourg (1595) qui depuis forma un landgraviat distinct (Voy. l’article suivant). Depuis, aucun changement important n’eut lieu dans la Hesse jusqu’en 1801 ; mais à cette époque, Louis X perdit une partie du comté de Lichtenberg; en 1806, après plusieurs cessions et acquisitions qui changèrent presque totalement la circonscription de celte contrée, Louis X entra dans la confédération du Rhin et changea son titre de landgrave en celui de grand-duc ; il prit alors le nom de Louis I. En 1815, il céda à la Prusse ce qu’il avait de la Westphalie, mais s’étendit sur les bords du Rhin. Enfin, en 1816, il rendit aux landgraves de Hesse-Hornbourg leur souveraineté, dont ils avaient été dépouillés en 1 806. Louis II, grandduc de 1830 à 1848, eut pour success. son fils Louis III.

hesse-hombourg (landgraviat de), petite principauté d’Allemagne, se compose du landgraviat proprement dit qui est enclavé dans le grand-duché de Hesse-Darmstadt (Haute-Hesse) , et de la seigneurie de Meissenheim, entre le cercle bavarois du

HÉSU — 823 H EU G

Rhin, le gouvernement prussien de Coblentz et la principauté oldenbourgeoise de Birkenfeld. Superficie totale : 316 kil. carrés; 22,000 hab. Ch.-l., Hombourg-von-der-Hœhe. Sol peu riche, quelques mines de fer et de houille ; culture bien entendue : grains, fruits en abondance ; forêts nombreuses ; lainages et bonneterie, bestiaux. Le gouvernement du landgraviat est monarchique; on y professe la religion protestante ; il a une voix dans les assemblées générales de la diète et fournit un contingent de 200 hommes. — Le landgraviat de Hesse- Hombourg fut détaché de celui de Hesse-Darmstadt en 1595 par Louis V en faveur de son frère Frédéric. En 1806, il fut supprimé; mais les traités de 1815 le rétablirent en y ajoutant la seigneurie de Meissenheim.

hesse, contrée d’Arabie. Voy. lahsa.

HESSE (maison de), maison souveraine d’Allemagne, est sortie de la maison de Thuringe et doit son nom aux Hassii, branche des Cattes, qui habitaient la Hesse-Darmstadt actuelle. Dès le temps de Charlemagne, on trouve des seigneurs ou comtes de Hesse héréditaires, appelés presque tous Werner ou Gison. L’héritière de Gison IV porta en 1130 ses domaines dans la maison de Thuringe ; mais en 1263, ils en furent détachés avec le titre de landgraviat en faveur de Henri I {Voy. ci-dessus hessecassel). En 1567, à la mort de Philippe-le-Magnanime, les landgraves de Hesse se partagèrent en deux branches : Hesse-Cassel et Hesse-Darmstadt , qui existent encore actuellement. De cette dernière se détacha en 1 596 la branche de Hesse- Hombourg , également souveraine aujourd’hui. D’autres lignes cadettes apanagées , mais non souveraines, sont encore issues de la maison de Hesse ; nous nommerons seulement les deux principales, toutes deux sorties de la branche de Cassel. Ce sont celles de Hesse-Rheinfels-Rothenbourg, fondée en 1677 , éteinte en 1834, et de Hesse-Philippsihal , fondée en 1684, et divisée actuellement en deux rameaux : Hesse-Philippsthal et Hesse-Philippsthal- Barchfeld.

hesse (Philippe, landgrave de), dit le Magnanime , fils de Guillaume II, succéda à son père en 1509, n’étant âgé que de cinq ans. Il eut à repousser plusieurs invasions étrangères, et réprima les Anabaptistes (1525). En 1526, il embrassa le luthéranisme, signa en 1530 la confession d'Augsbourg , et depuis fit toujours partie de la ligue des princes protestants. Il fut vaincu par Charles-Quint à Muhlberg(1547), fut4ans prisonn.de ce prince, et mourut en 1567. C’est lui qui fonda l’université de Marbourg.

hesse (Guillaume, landgrave de), fils et successeur du précédent (1567), né en 1522, mort en 1592, protégea les lettres, les arts et les sciences, et se livra avec ardeur à l’étude de l’astronomie. On a publié de lui des observations astronomiques sous le titre de Cœli et siderumin eo erranlium observationes Hassiacæ, Leyde, 1628, in-4.

hesse-cassel (George-Guillaume,^ d’abord landgrave, puis électeur de), né en 1743, fut d’abord feld-maréchal au service de Prusse; il régna sur le comté de Hanau (1764), puis sur toute la Hesse (1785). Entré dans la coalition contre la France en 1792, il fit la campagne de 1793, et conclut en 1795 un traité de paix avec la république. En 1803, il changea son titre de landgrave contre celui d’électeur de l’empire germanique ; mais après la bataille d’Iéna (1806), il fut privé de sa souveraineté et ne la recouvra qu’en 1813. Il mourut en 1821.

HESTIÉOTIDE. Voy. histiéotide.

HÉSUS, divinité des Gaulois, que l’on croit être leur dieu des combats. C’est surtout par l’effusion du sang humain qu'on l’honorait. On le représente armé d’une hache Son nom signifie terrible e n celtiq.

HESYCHIUS, écrivain grec d’Alexandrie, a laissé un lexique dans lequel il explique les mots les moins usités que l’on trouve dans les auteurs grecs; cet ouvrage est d’un grand secours pour faciliter la lecture des poêles, des historiens, des philosophes et même des auteurs sacrés. On ne connaît qu'un manuscrit du Lexique d'Hésychius ; il fut découvert par Musurus et publié à Venise pour la première fois en 1514, in-fol. Les meilleures éditions de ce lexique sont celles de J. Alberti, Leyde, 1746-66, de Scliovr, Leipsick, 1792, et de M. Schmidt, léna, 1858. — En autre Hésycliius, de Milet, qui vivait au vi* siècle, a laissé un Abrégé des vies des philosophes et des Essais sur l'origine de Constantinople, publiés par J. Meursius, Leyde, 1613, et par Orellius, Leipsick, 1820.

HÊTERIE, HËTER1STES fdu grec hetasria, association, fraternité). On a donne ce nom à deux sociétés qui furent fondées au commencement de ce siècle dans l’intérêt des Grecs. La première, dite VHétérie des Philomuses ou des Amis des muses, fut fondée à Vienne par Capo d’Istrias, dans un but tout philanthropique : elle se proposait de répandre les lumières en Grèce en y créant des écoles, en y relevant la religion , et devait en même temps s’occuper de la recherche et de la conservation des monuments de l’antiquité ; elle compta en peu de temps plus de 80,000 membres, princes, ministres, savants, obtint par souscription des sommes considérables et établit son siège à Athènes; néanmoins le trésor était à Munich. — La deuxième eut un but tout politique et se proposa l'affranchissement de la Grèce. Cette société resta secrète jusqu’au moment de l’insurrection générale (1821). On en attribue la première idée au poète Rhigas, qui périt en 1798, victime de ses efforts patriotiques, et fut livré au supplice parle gouvernement turc; elle fut renouvelée en 1814, et eut son siège d’abord à Odessa, puis à Kichenef en Bessarabie ; se confondant bientôt avec la première hétérie , elle se répandit rapidement dans toute la Grèce et prépara activement l’insurrection générale des Hellènes. En 1820 l’ hétérie choisit pourchef Alexandre Ypsilanti, qui, l’année suivante, fit une tentative peu heureuse dans les provinces danubiennes; le rôle de l’hétérie secrète finit dès que la guerre fut ouvertement déclarée.

HETMAN ou ATTAMAN, nom que porte le chef des Cosaques. Cette dignité fut créée en 1576 par Etienne Bathori, roi de Pologne, en faveur de Rogdan Rozynski. Les insignes étaient un drapeau, une queue de cheval, un bâton de commandement et un miroir. Les hetmans étaient toujours choisis parmi les chefs les plus distingués des Cosaques ; l’empereur Nicolas, afin de les dénationaliser, a récemment conféré la dignité d’hetman à l’héritier de la couronne, le grand-duc Alexandre. — Dans l’ancien royaume de Pologne il y eut d’abord deux grands-hetmans, le grand hetman de la couronne et le grand hetman de Lithuanie. Au xvi* siècle, on leur adjoignit deux vice-hetmans. Ces grands dignitaires parvinrent à une très haute autorité. Par la constitution de 1768 ils prirent place parmi les ministres d’état; et l’un d’eux devait toujours avoir le portefeuille de la guerre.

HETTENY, Huttany de s Anglais, ville de l’Hindoustan, à 49 kil. O. de Bedjapour, par 16° 43’lat. N. 73° long. E.; 15,000 hab. Fortifications, citadelle. Etoffes de soie, tissus de coton, armes, etc. Commerce considérable avec Bombay et Surate. — Les Mahrattes prirent cette ville au xvne siècle; les Mahométans la reprirent en 1679; mais après la mort d’Aureng-Zeyb elle retomba au pouvoir des Mahrattes.

HETTSTÆDT, ville de la Saxe prussienne, à 40 kil. N. O. deMersebourg,surlaWipper; 3,500 hab. Usines où l’on travaille l’argent et le cuivre,

HEUCHIN, bourg de France, ch.-l, de canto#

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