‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 497 sur 1261 · HEVE · texte numérisé non relu

HEVE

(Pas-de-Caiais) , à 10 kil. N. 0. de St-Paul-sur- Ternoise ; 500 hab.

HEUMANN(Ch .-Auguste), professeur à Gœttingue, né dans le duché de Saxe-Weimar en 1GS1, mort en 1764, a écrit : Conspectus reipublicœ lilterariœ, 1718, 2 vol. in-8. On a aussi de lui un Dictionnaire des Anonymes , en latin, Iéna, 1711, in-8.

heumann (Jean), professeur de jurisprudence, né à Altorf (1711), mort en 1760; a écrit entre autres ouvrages : Commentarii de re diplomalica imperii ac reyni germanici inde à Caroli il lagni temporibus , 1745, in-4 ; Opuscula qaibus juris Germanici hisioria et philologia explicantur , 1747.

HEURES (les). Dans la mythologie des Grecs, les Heures étaient filles de Jupiter et de Thémis, et habitaient l’Olympe, où elles remplissaient- les fonctions de ministres du soleil et de portières du ciel. Tantôt elles présidaient aux divisions du jour, et alors on en comptait douze (ou dix chez les Grecs); tantôt on les faisait présider aux saisons, et alors on n’en admettait que cinq, savoir : Dicé, Irène et Eunomie, qui présidaient chacune à une saison, le printemps, l’été et l’hiver; puis Carpo et Thalatie, qui présidaient ensemble à l’automne.

HEURN1US (Jean), Van Heurn en hollandais, savant médecin , né à Utrecht en 1543, mort en 1601, professa la médecine à Leyde. Il est le premier qui ait démontré dans cette ville l’anatomie sur des cadavres humains. Il fut le médecin de Maurice de Nassau, et sc fit une grande réputation par des cures merveilleuses. On a de lui : Traité des maladies de la télé , en latin, Leyde, 1602, in~4 ; Praxis medicinœ nova ratio, Leyde, 1690, in-4 ; Institutions de médecine, en latin, Leyde, 1606, in-12; Commentaires sur Hippocrate, 1609, in-4. Ses ouvrages ont été réunis à Leyde, 1658, in-fol.

HEiiRNius(Othon), fils du précédent, né à Utrecht en 1577, mort vers 1650, enseigna la philosophie et la médecine à Leyde. Il a laissé ; Anliquilates philosophiœ barbaricœ, Leyde, 1600, in-12; Balnjlonica , œgyptiaca, indica , etc., philosophiœ primordia, ibid., 1619, in-12.

HEUSDEN, ville de Hollande (Brabant-Septentrional), à 12 kil. N. O. de Bois-le-Duc ; 1,400 hab. Citadelle. Belle église. Les Français prirent cette ville en 1672 et en 1795.

HEUSINGER (Michel), philologue allemand, né près de Gotha en 1690, mort en 1751, professeur et directeur du gymnase d’Eisenach , a publié les Césars de Julien, Gotha, 1736 ; Esope, Ëisenach, 1741 ; Cornélius Nepos , 1747 , etc.

heusinger (Jacques-Frédéric), neveu du précédent, né à Useborn en 1718, mort en 1778 , recteur du gymnase de Wolfenbuttel , a publié le Traité de l'éducation des enfants attribué à Plutarque, 1749: des Corrections sur Callimaque, 1766; une édition très estimée des Offices de Cicéron , publiée par Conrad Heusinger , son fils , Brunswick, 1783.

HEUZET (J.), professeur de belles-lettres au collège de Beauvais à Paris, né à St-Quentin vers 1660, mort en 1728 , a publié plusieurs recueils estimés à l’usage des collèges, entre autres : Conciones sive Orationes ex Sallustii , Livii, Curtii et Tacili historiis colleclœ , 1721, in-12; SeleGtœ c Veteri Testamenlo historiée , 1726, in-12, traduit en français par un anonyme, 1764 , in-12; Selectœ è profanis scriptoribus historiée, 1727, in-12, souvent réimprimé et traduit en fr. par Charles Simon, 1752, puis par Barrett, 1781, in-12.

HEYELIUS (J.) , astronome allemand , né à Dantzik en 1611, mort en 1687 , acquit par ses travaux une réputation européenne. Il perfectionna les instruments , fit plusieurs découvertes imporlantes, entre autres celle de l’étoile changeante ou on a depuis nommée Mira (1662), observa le

ÏÏEYJN

passage de Mercure sur le soleil, et laissa un grand nombre d’écrits: Selenographia , Dantzik, 1647, infol. ; Machina cœleslis, pars prior, 1673; pars pos terior, 1679 ; la plus grande partie des exemplaires de cet important ouvrage périt dans un incendie en 1679. Ilévélius était aidé dans ses observations par sa femme.

HEVESCH , eomitat de Hongrie (cercle en-deçà de la Theiss), borné au N. par les comitats deBorsod, Gœmœr, Ncograd ; à l’É. par celui de Szabolsch et la grande Cumanie, au S. par les comitats de Csongrad et de Bekes, à l’O. par celui de Pesth ei le district des Iazyges : 140 kil. sur 45; 333,000 hab. Ch.-L, Erlau. On y a réuni l’ancien eomitat de Szolnok extérieur. Au N. les monts Matra; ailleurs plaines et marécages, surtout le long de la Theiss. Ce eomitat prend son nom du petit bourg d’Hevescli, qui est situé à 40 kil. S. d’Erlau.

HEWEN, île du Danemark. Voy. hwen.

HEXAPLES (du grec hexaploos , sextuple), nom donné à un important travail qu’avait fait Origène sur l’Ancien Testament, et qui offrait en six colonnes : 1° le texte hébreu, écrit en caractères hébraïques ; 2° le même texte, en caractères grecs ; 3° la version des Septante ; 4° celle d’Aquila ; 5° celle de Théodotion ; 6° celle de Symmaque. Cette publication, souvent citée dans les premiers temps du christianisme, avait pour but de mettre un terme aux disputes qui s’élevaient sans cesse entre les Juifs et les Chrétiens, ou entre les Chrétiens des différentes sectes , au sujet de l’interprétation des Ecritures. Origène avait eu soin d’indiquer par des signes particuliers tout ce que chaque traducteur avait ajouté ou changé au texte sacré. Les Hexaples n’existent plus ; elles paraissent avoir été perdues au vu* siècle; on n’en a conservé que des fragments qui ont clé rassemblés par Montfaucon, Paris, 1714,

2 vol. in-fol., et publiés de nouveau par Bahrdt, Leipsick, 1769, 2 vol. in-8.

HEXAPOLE. Voy. doride.

HEXHÀM, Alexodunum, ville d’Angleterre (comté de Northumberland), sur la Tyne , à 24 kil. O. de Newcastle ; 6,000 hab. Porte antique , deux vieilles tours, etc. Bataille célèbre pendant la guerre des Deux-Roses (1464), où les partisans de la Rose- Rouge (Lancastre) furent défaits par ceux de la Rose-Blanche (York).

IIEYDENREICH (Ch. -Henri), écrivain allemand, né en 1764 à Stolpen en Saxe, mort en 1801, adopta avec enthousiasme la philosophie de Kant, fut nommé en 1785 professeur extraordinaire de philosophie à Leipsick ; il abrégea sa vie par l’excès du travail et par l’abus de l’opium et des spiritueux. On a de lui : Idées originales sur les objets les plus intéressants de la philosophie, Leipsick, 1793-96, 5 vol. in-8; Système de la Nature d'après les principes critiques, 1794-95; Lettres sur l’athéisme, 1796, et une traduction de l'ouvrage de Buonafede sur la Restauration de la philosophie aux xve, xvie et xvne siècles, avec des additions, 1791, 2 vol. in-8.

HEYNE (Christian gottlob), érudit, né en 1729 à Chemnitz en Saxe , d’un pauvre tisserand, mort en 1812 , se forma lui-même et parvint avec des peines infinies à acquérir une instruction profonde malgré la misère de ses parents. Il fut longtemps attaché comme simple copiste à la bibliothèque du comte de Brühl à Dresde ; mais ayant commencé à se faire connaître par scs éditions de Tibulle, (Leipsick, 1755) et d’Epictète (Dresde, 1756), il fut nommé en 1761 professeur d’éloquence à l’université de Gœttingue ; il devint peu après bibliothécaire de cette ville, et président du séminaire philologique. Il conserva cette position honorable jusqu’à sa mort, et travailla pendant 50 ans à répandre le goût d’une saine érudition , à agrandir

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la bibliothèque de Gœtlingue , à réformer les ( écoles. Heyne s’est surtout occupé d’illustrer les poêles et les mythologues ; on trouve dans ses travaux sur les anciens poètes l’érudition du philologue , de l’historien, de l’archéologue, unie au jugement sûr et délicat de l’homme de goût ; ses principales éditions sont celles de Virgile , 4 vol., Leipsick , 1767-76 (reproduite daiiâ la collection des Classiques latvis de Lemaire); de Pindare,

3 vol., Gœtt., 1774 ; deY Iliade, 10 vol., Leipsick, 1802 ; d 'Apollodore , Gœtt., 1782 ; de Diodore de Sicile , 11 vol. in-8 , 1790-1806 (collect. de Deux- Ponts). On a aussi de lui des Opuscula academica , Gœtt., 1786-181 1 , 6 vol. in-8. — La fille de Heyne, Thérèse, s’est aussi fait connaître dans les lettres. Votj. huber (Thérèse).

HEYRIEUX, ch.-l. de canton (Isère), à 17 kil. N. E. de Vienne; 1,400 hab.

H1ÆLMAR, lac de Suède, dans le S. du Westeras, a 60 kil. sur 18, et communique au lac Mælar par un canal.

HIANG-KING, prov. de l’empire chinois (Corée) ; ch.-l., Tsing-yen-pou.

HIAQUI, riv. du Mexique, naît sur les confins des états de Chihuahua et de Sonora et tombe dans le golfe de Californie après un cours de 620 kil.

HIBERNIE, Hibernia , et aussi Juvernia , Beruia , lerne , nom donné par les Romains à l’Irlande. Ce pays ne fut jamais compris dans leur empire; peuplé deGaëls et d’Ibères, il ne comptait encore que quelques villes au ive siècle ( Eblana , Regia , lernis ). C’est d’Irlande que sortirent les Scots ; aussi au ive siècle Scoiia fut-il un des noms de cette île. Parmi les autres tribus on remarquait surtout les Brigantes et les Menàpii. La religion druidique régnait primitivement dans l’Hibernie. En 431, saint Patrice y introduisit le christianisme; cette nouvelle religion y fit bientôt tant de progrès que l’Hibernie est souvent désignée depuis cette époque »ous le nom d Ile des Saints. Voy. Irlande.

HIDALGO, nom qu’on donne en Espagne à tout propriétaire indépendant; c’est une espèce de noble d’un rang inférieur. On dérive ce nom de hijo del Gotio [fils de Goi/i), parce que l’on suppose que ces nobles descendent des anciens Goths qui régnaient dans le nord de l’Espagne avant la conquête de cette contrée par les Maures ; d’autres le tirent de hijo , fils, et algo, biens, fortune, et lui font signifier fils de famille. — En Portugal on dit ddalgo.

HIDERABAD,v.derHindoustan.Troî/.HAÏDERABAD.

HIDER-ALY, empereur mogol.Foy. haïder-ali.

H1DJELY oulNDGELI, ville del’Hindoustan anglais (Calcutta), dans une île de l’Hougly, à 90 kil. S. O. de Calcutta : climat malsain; grandes salines; raffineries de sel.

H1ELMAR, lac de Suède. Voy. hiælmar.

HIEMPSAL, roi de Numidie, fils de Micipsa. Jugurtha, son frère adoptif, le fit tuer au bout de quelques mois de règne. Voy. jugurtha.

HIERA, c.-à-d, Sacrée , la plus méridionale des îles Éoliennes, à 24 kil. N. de la Sicile, auj. Vulcano. — Une des îles Egades, est auj. Maretimo.

HIERAC1UM, v. de Calabre, auj. Gérace.

HIERAPOLlSf v. sacrée J, en Phrygie,prèsdu Méandre, au N. de Laodicée. Beau temple d’Apollon et Diane, pillé en 54 av.J.-G.par Crassus.Pat.d’Epietète.

HIERES, île et ville de France. Voy. hyères.

HIEROCLÈS, président de Bithynie, puis gouverneur d’Alexandrie, fut un des principaux instigateurs de la persécution exercée par Dioclétien contre les Chrétiens (303). 11 tenta en outre de détourner les fidèles de leur religion en leur adressant un nvre intitulé l'Ami de la vérité , qui fut réfuté par Eusèbeet Lactance.— Un autre Iliéroclès, philosophe platonicien, enseignait à Alexandrie au commen¬

cement du Ve siècle. On lui attribue des Commentaires sur les vers dorés de Pylbagore , qui nous ont été conservés en entier, et quelques autres ouvrages, entre autres un Traité de la Providence et du libre arbitre , dont il ne reste que des fragments. On les a publiés à Londres, 1673, avec traduction latine. Les Commentaires sur Pylbagore ont été traduits en français par Dacier, Paris, 1706, 2 vol. in-12.

HIÉROGLYPHES (du grec hiéros , sacré, et glypho, sculpter). On nomme ainsi l’écriture employée par les anciens Égyptiens, et dont on trouve encore des restes nombreux sur les monuments de l’Égypte. Elle consiste en figures gravées ou sculptées, dont les unes représentent les objets mêmes, les autres ne font que les rappeler symboliquement ou conventionnellement; souvent aussi les caractères hiéroglyphiques sont employés comme signes phonétiques, c.-à-d. pour représenter, non plus les choses, mais les sons des mots. La signification des hiéroglyphes se perdit sans doute dès le temps où les Grecs se furent rendus maîtres de l’Égypte, et elle est restée ignorée pendant deux mille ans. De nos jours enfin, un Français, M. Champollion, paraît avoir réussi à trouver la clef de cette écriture énigmatique [Voy. champollion.)

HIËROMAX, riv. de la Décapole de Palestine, traversait de l’E. à l’O. la demi-tribu orientale de Manassé, et se jetait dans le Jourdain, un peu au S. du lac de Génésareth. C’est aujourd. VYermouk

HIERON 1, roi ou tyran de Syracuse, succéda à son frère Gélon vers l’an 478 avant J.-C., et régna onze ans. Il se rendit d’abord odieux par sa cruauté, et essaya de faire périr Polyzèle, son frère, qu’il soupçonnait d’aspirer à la royauté; mais ensuite il changea de conduite, se réconcilia sincèrement avee son frère, rendit son peuple heureux et fit fleurir les sciences et les arts. 11 appela à sa cour les poêles Bacchylide, Epicharme, Simonide, Pindare, Eschyle, et remporta lui-même plusieurs couronnes dans les jeux de la Grèce. C’est lui que Pindare chante dans ses Olympiques.

fiiÉRON H , descendant de Gélon , fut proclamé par ses concitoyens roi de Syracuse, après une victoire qu’il venait de remporter sur les Mamertins, l’an 269 avant J.-C. Dans la suite, les Mamertins ayant imploré le secours des Romains, Hiéron, trop faible pour résister seul à ces nouveaux ennemis, fit alliance avec les Carthaginois (265 av. J.-C.); ce fut là l’origine de la guerre punique. Hiéron, malgré son courage, se vit battu, ainsi que ses alliés, par App. Claudius, et fut bientôt assiégé dans Syracuse. Il fit alors la paix, et se montra constamment l’allié fidèle de Rome pendant 50 ans qu’il régna. Il mourut âgé de 96 ans, l’an 216 av. J.-C. Hiéron était courageux, ami des sciences, très instruit lui-même, et joignait à ces qualités celles qui font un bon roi.

HIERON YM E, Hieronymus , petit-fils d’Hiéron II, roi de Syracuse, lui succéda l’an 215 av. J.-C. Il rompit l’alliance que son père avait faite avec les Romains et se rendit odieux à ses sujets par ses débauches et ses cruautés. Il périt aa bout d’un an, avec toute sa famille, victime d’une conspiration.

IIIERONYMITES, religieux qui se proposaient pour modèle la vie que saint Jérôme menait dans la solitude de Bethléem ; on distingue quatre ordres de ces religieux: 1° les Hiéronymites d’Espagne, fondés en 1370 par Thomas de Sienne, du tiers ordre de Saint-François; ils s’occupaient de l’éducation de la jeunesse; le couvent de l’Escuiial leur appartenait ; — 2° les Hiéronymites dits de Y Observance, institués en Lombardie vers 1424 par Loup d’Olmédo, qui réforma la règle de Thomas ; — 3° les ermites de Saint-Jérôme , fondés en 1380 dans l’Ornbrie par Pierre de Pise, et dont l’austérité était telle qu’ils passèrent longtemps pour sorciers; — 4*

îa Société de Saint-Jérôme de Fiésoli , qui suivait la règle de saint Augustin.

HIÉROPHANTE, c.-à-d. révélateur des choses sacrées. On nommait ainsi en général dans la Grèce et en Égypte tout pontife chargé d’instruire ceux qui aspiraient à l’initiation, et plus spécialement le grand-prêtre de Cérès Eleusine, qui découvrait les mystères aux initiés. Cette dignité, une des plus honorables d’Athènes, était exclusivement réservée à la famille des Eumolpides, qui la conserva pendant 1200 ans.

HIEROSOLYMA, nom latin de Jérusalem.

HIERZAC, ch.-l. de canton (Charente), à 11 kil. N. O. d’Angoulême ; 680 hab.

HIGHLANDS, c.-à-d. terres hautes , nom sous lequel on désigne ordinairement la partie septentrionale et montagneuse de l’Écosse. Le Forth, ou plutôt les monts Grampians, sont la limite méridionale des Highlands, et les séparent des Lowlands ou basses terres qui forment l’Ecosse méridionale. Ce pays n’est qu’une longue suite de montagnes entrecoupées de vallées profondes ; le climat y est fort rude et le sol très peu fertile; mais on y trouve de belles forêts, des bruyères et d’excellents pâturages. — Les Highianders, ou habitants des Highlands, renfermés dans un pays presque inaccessible, ont conservé longtemps la vie et les mœurs patriarcales; ils vivaient séparés par familles ou clans { Voy. ce mot), sous la conduite d’un chef appelé laird ou chieftain. Longtemps fidèles à la cause des Sluarts, les Highianders jouèrent un rôle important dans les efforts tentés par ces princes pour reconquérir la couronne d’Angleterre ; mais après l’insurrection de 1715 et celle de 1745, l’Angleterre prit des mesures pour intnpduire la civilisation dans les Highlands; de larges routes percées à travers les montagnes mirent un terme à l’isolement où les montagnards avaient si longtemps vécu ; depuis lors, les mœurs des Highianders se sont sensiblement modifiées.

highlands, territoire des États-Unis, dans la partie S. E. de l’état de New-York, est tout entier couvert par les monts Alleghany et arrosé par l’Hudson; il a pour place principale West-Point.

HIGUERA, nom commun à beaucoup de lieux en Espagne. Les plus importants sont : Higucra Junto-a-Aracena (Séville), dans la Sierra-Morena, à 55 kil. N. O. de Séville; 1,400 hab.; patrie du peintre AlonzodeTobar; — Higuera-la-Real (Badajoz), à 16 kil. S. E. deXerez; 3,750 hab. Environs très fertiles ; moulins à farine.

HIJAR, Belia , ville d’Espagne (Saragosse), à 70 kil. S. E. de Saragosse ; 2,900 hab. Savon, moulins à huile. Titre d’un duché.

HILAIRE (saint), Hilarius, docteur de l’église, évêque de Poitiers, né dans cette ville vers le commencement du iv* siècle, de parents nobles et païens, embrassa la religion chrétienne après l’avoir profondément étudiée, et fut élevé à l’épiscopat par ses concitoyens vers 350. Il se montra bientôt un des plus éloquents défenseurs des principes du christianisme , et se fit remarquer au concile de Milan (355), ainsi qu’à celui de Béziers (356). Les Ariens, qu’il combattait, le firent exiler enPhrygîe ; mais il reparut au concile de Séleucie (359) , pour combattre les mêmes adversaires, et revint ensuite dans son évêché, où il mourut vers 367. Les œuvres de ce saint docteur se composent de douze livres sur la Trinité, d’un Traité des synodes , de Commentaires sur S. Mathieu et sur les psaumes } de 3 écritsà l’emp. Constance etd aPoés. chrétiennes. Elles ont eu plusieurs édition»; la meilleure est celle de dom Constant, Paris, 1693, in-fol. Le style de saint Hilaire est véhément , impétueux, mais quelquefois obscur et enflé; saint Jérôme l’a appelé le Rhône

, ‘éloquence latine. On le fête le 14 janvier. — L église reconnaît encore deux autres saints de ce

HILD

: nom : saint Hilaire , évêque d’Arles, né à la fin du iv* siècle ; il fut élevé par saint Honorât, abbé de Lérins , combattit les erreurs des semi-Pélagiens et mourut en 449. Il écrivit plusieurs ouvrages qui ne nous sont point parvenus ; on a seulement de lui Y Éloge de saint Honorât. On le fête le 5 mai ; — saint Hilaire, pape (461-467), originaire de Sardaigne. Son pontificat n’offre rien de remarquable. On le fctc le 21 février.

HILARJON (saint), né près de Gaza en Palestine vers l’an 292, étudia à Alexandrie, s’y convertit au christianisme, et alla trouver saint Antoine dans le désert. De retour dans sa patrie, il partagea ses biens entre ses frères et les pauvres, se retira dans une solitude affreuse et y fonda plusieurs monastères ; il fut ainsi l’instituteur de la vie monastique er. Palestine. Il quitta plus tard sa solitude, parcourut les déserts de l’Egypte, passa en Sicile* en Dalmatie, dans Pile de Chypre, où il termina sa carrière dans un ermitage, vers l’an 372. On le fête le 21 octobre.

HILCHENBACH, bourg des États prussiens (Wesîphalie), à 13 kil. N. de Siegen; 1,100 hab. Moulins à poudre, à tan; moulins à foulon. Aux environs, martinets à acier, à fer.

H1LDBURGHAUSEN, capitale du duché de Saxe- Hildburghausen . à 28 kil. S. E. de Meiningcn ; 3,550 hab. Château, résidence du prince. Quelques établissements d'instruction.

hildburghausen (principauté de saxe-). Voy. saxe-hildbijrghausen.

H1LDEBKRT de Tours, archevêque de Tours, né à Lavardin dans le Vendômois vers 1057, étudia sous Bérenger et sous Hugues, et ne s'illustra pas moins par ses vertus que par son mérite littéraire. Il mourut en 1134. On a de lui : Tractatus philo sophicus , Moralis philosophia; des Lettres en latin, des Sermons, des Poésies latines , parmi lesquelles une Épigramme sur un hermaphrodite, etc. Ses œuvres ont été publiées à Paris, 1708, in-fol., par D. Bcaugendre.

H1LDÈBRAND, roi des Lombards en Italie, monta sur le trône en 736, et partagea le pouvoir avec son oncle Luitprand, qui mourut en 744. Ayant, par sa tyrannie, fatigué les Lombards, il fut détrôné la même année. On mit à sa place Rachis, duc de Frioul.

hildebrand, pape. Voy. Grégoire vii.

HILDEGARDE (sainte), abbesse du monastère du mont Saint-Rupert, près de Binghen sur le Rhin, née dans le diocèse de Mayence vers 1100, morte en 1178, eut des visions et écrivit, sur des sujets de mysticité, de morale ou de théologie, des lettres et des traités qui eurent beaucoup de vogue. On a réuni ses œuvres à Cologne, 1566, in-4.

HILDEGONDE (sainte), religieuse de l’ordre de Cîteaux, née à Nuitz (diocèse de Cologne) au xm* siècle. Après avoir été en Palestine sous des habits d’homme, elle revint en Europe, parcourut l’Italie, l’Allemagne , et entra à l’abbaye de Schonauge, sous le nom de frère Joseph. Son sexe ne fut découvert qu’à sa mort. On la fête le 20 avril.

HILDEN, ville des États prussiens (province Rhénane), à 13 kil. S. E. de Dusseldorf; 1,100 hab. Draps, siamoises. Patrie de Fabrice de Hilden.

HILDESHEIM, Hennepolis , ville de Hanovre, ch-1. de la principauté de même nom , à 26 kil. S. E. de Hanovre ; 14,000 hab. Évêché fort ancien,

! fondé par Charlemagne ou par Louis-le-Débonnaire;

' gymnases catholique et luthérien; monument en l’honneur d’Arminius , le vainqueur de Yarus. Toiles, coutil, amidon, savon, tabac, etc.

HILDESHEIM (principauté d’), province du roy. de Hanovre, a pour bornes au N. le gouvernement de Lunebourg , à l’E. le duché de Brunswick et la Saxe prussienne, au S. le Brunswick, à PU. le gou-

HIiVE

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vernement de Hanovre : 65 Kil. sur 50 ; 130,000 hab. Gh.-L, Hildesheim. — Cette principauté fut longtemps un état ecclésiastique gouverné par des évêques. En 1519, les ducs de Brunswick et de Hanovre s’emparèrent d’une grande partie de la principauté, et ils ne la rendirent qu’en 1643. En 1 802, elle fut cédée à la Prusse; mais en 1807, on la réunit au royaume de Westphalie; les traités de i 1815 l’ont donnée au Hanovre.

HILDUIN, chroniqueur du ix* siècle, abbé de Saint-Denis, de Saint-Médard de Soissons et de Saint-Germain-des-Prés, mort en 840, était chapelain de Louis-le-Débonnaire et abandonna la cause de ce prince pour servir l’usurpation de Lothaire et de Pépin ; étant revenu ensuite près de Louis, il le quitta de nouveau pour se ranger dans le parti de Lothaire, et fut en punition relégué en Saxe par l’empereur (830). 11 ne revint de l’exil qu’à la sollicitation d’Hincmar. Hilduin a écrit les Actes du martyre de saint Denis , imprimés dans Surins (Voy. ce nom). Il confond dans cet ouvrage saint Denys, évêque de Paris, et saint Denys d’Athènes ou l’Aréopagite, et raconte sans critique les faits les plus incroyables, entre autres les miracles de saint Denys, qui, après avoir été décapité, porta sa tête dans ses mains.

HILLA ou HELLEH, ville de la Turquie d’Asie, construite sur une partie de l’emplacement de Babylone (Bagdad), sur la rive droite de l’Euphrate, à 100 kil. S. de Bagdad; 12,000 hab. Ch.-l. d’un livah. Ville grande, mais remplie de jardins. Château du gouverneur, mosquées (dont une dite mosquée du Soleil et célèbre parmi les Chyites), bazar.

HILLEL, dit l 'Ancien, docteur juif, né à Babylone, au i*r siècle av. J.-C., forma une école célèbre et soutint avec zèle les traditions orales contre Schammaï, qui prêchait que la foi était due seulement aux Écritures ; cette dispute fit grand bruit. Saint Jérôme attribue à Hillel l’origine des scribes et des pharisiens. — Hillel, dit le Saint , président du Sanhédrin à Jérusalem, 30 ans av. J.-C., est l’auteur d’un exemplaire manuscrit de la Bible , très estimé des Juifs, et dont il ne nous reste que des copieg faites au xii* siècle. 11 vécut, dit-on, 120 ans. — Hillel, dit le Prince, arrière-petit-fils de Judas-le-Saint , composa vers 260 un Cycle de 1 9 ans qui fu t en usage jusqu’au règne d’Alphonse, roi de Castille. Hillel introduisit chez les Juifs l'usage de compter les années depuis la création du monde. Origène le consultait souvent. Saint Épiphane rapporte qu’il se convertit au christianisme au moment de la mort.

HILL-RIYER, riv. de l’Amérique du Nord, dans la Nouv.-Bretagne, sort du lac Knce, coule au N. E., tombe dans la baie d’Hudson, au fort d’York, après un cours de 380 kil.

HILVARSUM, ville de Hollande (Hollande sept.), i 7 kil. S. de Naarden ; 3,400 hab. Tapis de pied, futaines ravées dites hilvarsums, etc.

HIMALAYA ou H1MALEH (c.-à-d. en indien séjour de la neige), 1 ’lmaüs et YÈmodus des anciens, grande chaîne de montagnes de l’Asie centrale, et la plus haute du globe, s’étend de 25° à 35° lat. N. et de 72° à 95° long. E., sur les limites de l’HindoustanetduThibet, depuis lefleuve Kachgar à TO. jusqu’aux frontières de la Chine à l’E. La chaîne principale de l’Himalaya se dirige du N. O. au S. E. à travers la partie septentrionale du Cachemire, du Ghéroual, du Népal et du Boutan; elle donne naissance à l’Indus, au Gange, au Brahmapoutre, à l’Irraouaddy et à leurs nombreux affluents. Parmi ses plus hautes montagnes deux surtout atteignent une hauteur prodigieuse, le Dhawalagiri dans le Népal (8,600 mètres), et le Chamalari dans le > Boutan, auquel on donne 9,000 mètres.

HIMERE, auj. Termini, ville de Sicile, sur lai côte septentrionale, au S, O. de Ce jhalxdis, était

une colonie de Zancle, fondée en 639 av. J.-C. Les Carthaginois y furent battus par Gélon en 480. Ils la prirent et la détruisirent, 409. On rebâtit à 16 kil. de là Tkermce Himerenses. — Il y avait en Sicile 2 rivières de même nom, l’une le Fiume Grande ou Fiume di Termini, qui coulait au N. et arrosait Dimère; l’autre ( Fiume Salso), qui coulait au S., et partageait la côte mérid. en deux parties égales avant de tomber dans la Méditerranée à Phœnicia.

HIMERIUS, grammairien et sophiste grec, né à Prusias en Bithynie, professa la rhétorique à Athènes au temps de Julien. Il se montra ennemi ardent des Chrétiens. On a de lui des Déclamations, Gœttingue, 1790, in-8, grec-latin. On y remarque un Panégyrique de Julien, publié par Wernsdorf.

HIM1LCON, général carthaginois, soumit la plus grande partie de la Sicile , mais ne put prendre Syracuse, que Denys le tyran défendit vaillamment. Désespéré de cet échec, il se donna la mort, 398 avant J.-C.

himilcon, navigateur carthaginois, que l’on croit contemporain d’Hannon, fit le premier voyage dans l’Océan septentrional, et explora les îles Britanniques et Cassitéridea (Sorlingues).

himilcon, surnommé Phamœus, général de la cavalerie carthaginoise, de la faction Barcine, défendit avec valeur les approches de Carthage, assiégée par les Romains; mais à la suite d’une entrevue secrète avec Scipion, il passa à l’ennemi avec 2,000 chevaux, et contribua par sa défection à la perte de Carthage, 147 avant J.-C.

H1NCKLEY, ville d’Angleterre (Leicester), à 18 kil. S. O. de Leicester; 7,180 hab. Bas de coton, fil, laine, bière renommée. On voit près de là les restes d’une voie romaine auj. connue sous le nom de Watliny-Street.

HINCMAR, archevêque de Reims, né vers 806, d’une des familles les plus considérables des Gaules, avait été élevé au monastère de St-Denis. Il devint religieux de cette abbaye, fut appelé à la cour par Louis-le-Débonnaire, obtint toute la confiance de ce prince, ainsi que celle de son fils, Charles-le- Chauve, et fut fait par ce dernier archevêque de Reims en 845. Dans les querelles que Charles eut avec le pape Adrien II, Hincmar se déclara pour le roi, et fut ainsi un des premiers défenseurs des libertés gallicanes; il eut à cette occasion de violents démêlés avec son propre neveu, Hincmar, évêque de Laon, qui s’était déclaré pour le pape. I! combattit aussi avec force la dangereuse doctrine de la prédestination absolue de Gotescalc. Il mourut en 882 à Épernay, en fuyant les Normands qui avaient envahi son diocèse. Ses œuvres ont été publiées par le P. Sirmond, Paris, 1645, 2 vol. m— fol . On y remarque un Traité de la prédestination (où il maintient contre Gotescalc les droits de la liberté), et un écrit sur le divorce du roi Lothaire aveela reine Thietberge. — Hincmar, évêque de Laon, neveu du précédent, prit parti pour le pape contre Charles-lc-Chauve et contre son propre oncle, fut cité devant les conciles de Verherie (869), et d’ Attigny (870), puis devant celui de Douzy ; il y fut malgré l’appui du pape, condamné et déposé (871). Soupçonné d’avoir trempé dans une rébellion contre Charles-le-Chauve, Il fut jeté en prison ; on eut la barbarie de lui crever les yeux. L’év. de Laon fut néanmoins réhabilité dans la suite (878). Il mourut

;u après sa réintégration.

HINDELANG, ville de Bavière (Haut-Danube), 24 kil. S. E. de Kempten; 2,000 hab. Haras; >pôt de sel.

HINDOEN, île de l’Océan glacial arctique, la us grande des îles Loffoden, sur la côte N. O. de Norwége, entre 68° 25’-69° lat. N. et 12° 51 - 1» 50’ long. E. ; 80 kil. sur 45.

H1NDONE, ville de l’Inde anglaise (Calcutta), a

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