‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 499 sur 1261 · JOUAN · texte numérisé non relu

JOUAN

HIONG-NOU. Voy. huns.

HIPPARCH1A, femme grecque, née à Maronée (Thrace), s’attacha au philosophe cynique Cratès, l’épousa malgré ses difformités , et entra dans la »ecte des Cyniques. On lui attribue quelques écrits.

HIPPARQUE, fils de Pisistrale, tyran d’Athènes, lui succéda avec son frère Hippias, l’an 528 av. J.-C. Il fut tué en 514 par Harmodius, dont il avait outragé la sœur. Son frère vengea sa mort.

hipparque, astronome et mathématicien grec, né en Bithynie dans le ne siècle av. J.-C., fit la plupart de ses observations à Rhodes en 128 et 427. Il reconnut la précession des équinoxes, appliqua la géométrie à l’astronomie, créa la trigonométrie, inventa la projection stéréographique , donna les moyens de déterminer l’inégalité des mouvements du soleil et de la lune, calcula la distance de ces deux astres à la terre, prédit le cours des planètes et des éclipses pour 600 ans, construisit les premiers astrolabes , dressa un catalogue des étoiles , et laissa nombre d’ouvrages sur la géométrie et l’astronomie ; il n’en reste qu’un, des moins importants, le Comment, sur les Phénorn. d’Aratus, Florence, 1567, in-f,

HIPPIAS, fils de Pisistrate, lui succéda dans le gouvernement d’Athènes avec son frère Hipparque. Celui-ci ayant été tué en 514 par Harmodius et Aristogiton, il commit, pour venger sa mort, toutes sortes de cruautés, et se rendit tellement odieux que les Athéniens le chassèrent, l’an 510 av. J.-C. 11 se retira auprès du roi de Perse Darius , et le décida à porter la guerre dans l’Attique. Il périt dans les rangs des Perses à Marathon, 490 ay. J.-C.

hippias, sophiste d’Elis, ftorissait à Athènes en même temps que Protagoras, vers l’an 436 av. J.-C. Il se vantait de tout savoir. Platon l’a livré au ridicule dans ses dialogues.

111 PTO, nom de deux villes d’Afrique que l’on distingue par leurs surnoms :

hippo regius, vulgairement Hippone , auj. Bone , ville de l’Afrique ancienne, dans la Numidie orientale, à l’embouchure du Tibitidi. C’était jadis une des résidences des rois numides. Celte ville eut saint Augustin pour évêque.

iiippo zarytos ou marp.hytos, vulgairement Hip-

pone Zaryte, auj. Bizerte, ville de / Afrique ancienne, dans la Zeugitane, près d’Utique, sur la mer. Zarytos n’est qu’une corruption de diarrhylos (c.-à-d. arro ée).

Hipro ou hipponium, ville d’Italie. Voy. hipponium.

HIPPOCENTAURES. Les mythologues donneni ce nom à des espèces de monstres issus d’un centaure et d’une jument. Quelquefois ce mot est synonyme de centaure. Voy. centaure.

HIPPOCRATE, le père de la médecine, né l’an 460 av. J.-C., dans l’île de Cos, do la famille des Asclépiade3, qui, depuis plusieurs siècles, était vouée à l’art de guérir, voyagea, pour s’instruire, en Grèce et dans plusieurs provinces de l’Asie, résida tantôt à Cos, tantôt en Thessalie ou en Thrace, tantôt à Pella à la cour de Perdiccas, roi de Macédoine, tantôt à Athènes, enseignant et pratiquant la médecine. 11 florissait surtout à l’époque de la guerre du Péloponèse. On raconte sur lui plusieurs anecdotes que la critique moderne a mises en doute : ainsi on préiend qu’il guérit de la peste les Athéniens en allumant de grands feux au milieu de la ville, et que les citoyens d’Athènes reconnaissants lui décernèrent des récompenses magnifiques ; qu’il repoussa les propositions d’Artaxerce- Longuemain, roi de Perse, qui voulait, à force d’or, l’enlever à la Grèce. Il mourut à Larisse dans un âge très avancé, à 80 ans selon les uns, à 100 ans selon les autres. Il offrit par ses mœurs non moins que par son habileté le modèle d’un parfait médecin , et mérita le surnom de divin vieillard. Avant Hippocrate, la médecine se réduisait presque à des jongleries mystiques et à des pratiques superstitieuses dont les prêtres avaient le monopole. Le premier il divulgua généreusement les méthodes curatives qui étaient jusque-là restées secrètes. En outre, il créa l’art d’observer, et sut se garantir des hypothèses auxquelles s’abandonnaient les médecins de son temps; il consigna dans ses écrits le fruit de ses observations , et le fit avec tant de bonne foi qu’il ne dissimula pas même les erreurs dans lesquelles il avait pu tomber. Il traite avec supériorité des signes dçs maladies, prescrit les remèdes les plus simples, veut que le médecin ne fasse que suivre et imiter la marche de la nature ; il reconnut le premier l’importance de la diététique ; il joignit l’exercice de la chirurgie à celui de la médecine. Du reste, il connaissait peu l’anatomie. Nous avons sous le nom d’Hippocrate un grand nombre d’ouvrages, écrits en dialecte ionien. On doute que tous soient du même auteur, et l’on pense que quelques-uns appartiennent à d’autres médecins de la même famille qui ont porté le même nom. Les principaux de ces écrits sont les traités de la Nature de l'homme , où se trouve la théorie célèbre des quatre humeurs (sang, flegme, bile, atrabile); des Fractures ; des Airs, des Eaux et des Lieux , qui, avec celui des Epidémies, offrent de précieux matériaux pour l’hygiène et la prophylactique ; les Pronostics, et surtout les Aphorismes, ouvrage que l’on regarde comme son chef-d’œuvre et qui jouit encore d’une autorité suprême. On a donné une foule d’éditions soit des traités détachés, soit des œuvres diverses d’Hippocrate ; les principales éditions complètes sont celles de Venise, 1526, in-fol., toute grecque ; de Genève, 1657, avec traduction latine, 2 vol. in-fol.,’ donnée par Foês; de Paris, 1639-79 (avec traduction latine de Cornarius) , 13 vol. in-fol., due à Chartier. Hippocrate a été traduit en français pai A. Dacier, Paris, 1697, 2 vol. in- 1 2 ; Gardeil, Toulouse, 1801, 4 vol. in-8; Mercy, Pans, 1808-24, 10 vol. in-12. M. Littré, de lTnstitut, a publié de 1839 à 1850 (8 toi. in-8) une traduction nouvelle d’Hippocrate avec le texte en regard , accompagnée de commentaires et de notes qui font de celte publication une œuvre vraiment monumentale.

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HIPPOCRÈNE (c.-à-d. fontaine du cheval ), fontaine de Béotie, sortait du mont Hélicon et était consacrée aux Muses et à Apollon. Ses eaux avaient Je pouvoir de donner l’inspiration poétique. Le cheval ailé Pégase la Ot jaillir de la montagne en frappant le rocher d’un coup de pied.

HIPPODAMIE, fille d’OEnomatis, roi de Pise en Elide. Son père ne voulait la marier qu’à celui qui le vaincrait à la course des chars, et il donnait la mort à tous ceux qui étaient vaincus. Pélops réussit par ruse à le surpasser, et obtint Hippodamie,dont il eut Atrée et Thyeste. — Une autre Hippodamie était femme de Pirithoüs et fille d’Adrastc. 11 s’éleva à ses noces une rixe célèbre entre les La pithes et les Centaures.

HIPPOGRIFFE (d ’hippos, cheval, et gryps, grif fon), le Pégase du moyen âge, est une création du poète italien Boïardo, qui imagina le premier cette monture pour faire voyager ses héros fabuleux,* l’Arioste l’employa après lui.

HIPPOLYTE, 'fils de Thésée et d’Antiope, reine des Amazones, n’aimait que la chasse, et fuyait le commerce des femmes. Ayant repoussé les propositions coupables de sa belle-mère Phèdre, il fut accusé par elle auprès de Thésée d’avoir voulu la séduire. Thésée, trompé, appela sur son fils la vengeance de Neptune; le dieu, pour le punir, fit sortir de la mer un monstre affreux qui effraya ses chevaux et les entraîna au mifieu des rochers où le malheureux Hippolyte perdit la vie. On place la scène de cet événement auprès de Trézène en Argolide. A la prière de Diane, Eseulape le ressuscita sous le nom deVirbius (vir bis), et depuis Î1 habita”

piété, entre autres Meditationes pro singulisdiebus, et un écrit singulier : Typho yeneris humani, où il attaque la vanité de la science humaine et professe un dangereux scepticisme. Ces deux ou vr . sont à Y Index.

HIRP1NS, llirpini , peuple du Samnium, entre la Campanie à l’O. et l’Apulie à l’E., dans le S. de la Principauté Ultérieure des modernes. Ils avaient pour villes principales Aquilonia et Cominium, et furent soumis par Rome vers l’an 290 av. J.-C.

HIRSCHBERG, ville des États prussiens (Silésie), ch.-l. de cercle, à 44 kil'. S. O. de Liegnitz , au confluent du Bober et du Sacken ; 6,200 hab. Toiles, linon, draps, bas, papier, imprimerie sur toile, raffinerie de sucre, etc. Commerce en grains et toiles. Cette ville a été souvent prise et brûlée (1549, 1633 et 1634). — Le cercle d’Hirschberg a

IIIRSCHFELD. Voy. hersfeld.

H1RS1NGEN, bourg de France, ch.-l. de cant. (H.-Rhin), à 5 kil. S. d’Altkirch, sur l’IH ; 900 hab.

H1RSON , ch.-l. de cant. (Aisne), sur l’Oise, à 15 kil. N. E. de Vervins; 2,880 hab. Fil à dentelles; fonderie de poids, etc., forges. Ses fortifications ont été détruites par les Espagnols en 1650.

HIRSOVA, bourg de la Turquie d’Europe (Bulgarie), à 90 kil. N. E. de Silistrie, sur le Danube. Château-fort.

HIRT1US (A.), général romain, accompagna César dans son expédition en Gaule, fut lié à la fois avec César et Cicéron , et profita de cette position pour réconcilier ces deux personnages. 11 fut consul avec Yibius Pansa après le meurtre du dictateur , 43 ans av. J.-C. Il marcha aussitôt contre

près de la déesse dans la forêt d’Aricie en Italie. ! Antoine, et le battit à Modène , mais il périt dans hippolyte (s.J , évêque et docteur de l’Eglise, dis- l’action. On lui attribue le vin* livre des Commentaires de César sur la guerre des Gaules , ainsi

ciple d’Irénée, évêque de Portus Romœ (sur ieTibre), subit le martyre en 235. On Thon, le 13 et le 22 août. On a sous son nom plus, écrits théologiques, un Canon Paschalis où le jour de Pâques est fixé pour 100 ans, et les Philosophoumena, traité des hérésies en 10 livr., publ. en 1851 à Oxford par M. Miller, en 1852 à Londres par M. Bunsen, d’abord attribué à tort à Origène.

HIPPOMÈNE, amant d’Atalante, vainquit "cette princesse à la course en semant sur son chemin des pommes d’or, et obtint ainsi sa.main. Voy. àtalante.

HIPPONAX, poète grec, né à Ephèse, florissait vers 540 av. J.-C. Chassé de sa patrie par les tyrans qui l’opprimaient, il alla se fixer à Clazomène. II

que les livres sur la Guerre d'Alexandrie et celle d’Afrique. On a aussi sous son nom un livre de la Guerre d’Espagne qui paraît peu digne de lui.

HISPAGNAC, bourg du dép. de la Lozère , à 9 kil. N. O. de Florac; 1,400 hab. Mouchoirs et toile de coton.

HISPALIS, auj. Séville , ville d’Hispanie, dan* la Bélique, chez les Turdetani, sur le Bétis, passait pour avoir été fondée par Hercule, c.-à-d. probablement par les Phéniciens (dont Melkart ou Hercule était le dieu).

HISPAN1E , Hispania, contrée de l’Europe an-

s’est surtout exercé dans la satire, et s’est rcnduj cienne , aup Espagne et Portugal, était bornée au redoutable en ce genre. On n’a de lui que peu " de fragments.

HIPPONE. Voy. mrpo regius.

HIPPON1UM ou IIIPPO , dite aussi Vibo oukïbotia Valentia, auj. Bivona, ville d’Italie, sur la côte occidentale du Brutium, était une colonie; locrienne ; elle fut prise par Denys-le-Tyran /ân

389 av. J.-C., puis par Agathocle (293V . - n... . ¥ . - — 0 . -,

HIRA, v. de Chaldée, au S. E. est auj. mesciied-al. nie, Bétique). L Hispanie, diocèse de la préfecture HIRAM, roi deTyr, fils d’Abibal, régna de l’an des Gaules, en eut sept (les cinq précédentes plus 1023 à l’an 985 av. J.-C. II fit alliance avec David, es ‘]es Baléares et la Mauritanie Tingitane). Sous et Salomon, fournit l’or, l’argent et les bois de ^oths on conserva la division de l’Hispanie en

cèdre nécessaires pour la construction du temple r:inrrr'rnv mnianniod^ - -*• — ■ ■ -

de Jérusalem. Il mourut l’an 1000 av. J.-C. kiram . architecte tyrien , fut , sur la

N. par les Pyrénées , de tous les autres côtés par l’Océan ou la Méditerranée. Elle était arrosée par G grands fleuves dont le vers suivant offre les noms * Sunt Minius , Durius, Tagus, Anas , Bœtis, Iberus Les Romains la divisèrent vaguement, d’abord en deux régions ( la Cilérieure et l’Ultérieure) puis en trois (Tarraconaise, Lusitanie, Bétique), puis en cinq ( larraconaise, Gallicie, Carthaginoise, Lusita-

cinqprov., mais on les dénomma, d’après leurs chefslieux -.Tarraco, Braccara-Augusta, Canhago Nova,

- - , , sur la recom-| , Hispalis ;. — Les principaux peuples

mandation d'Hiram, roi de Tyr, chargé par Saîo» de 1 Hispanie étaient: 1° (entre les Pyrénées et l’fimon de diriger les travaux lors delà construction du *)re) * ^es Jlergètes , les Laletani , les Ceretani , les temple de Jérusalem. 11 périt, selon une tradition, Vas cônes ; 2° (entre l’Èbre et la Bétique) , les Ilerassassiné par une partie des ouvriers. Ce meurtre caones sur les deui rives de l’Èbre, les Edetani est devenu le sujet d’un mythe allégorique quj les Lobetani, les Contes tani ; 3° (au N. O.), les Asjoue un grand rôle dans la franc-maçonnerie. lares, les Canlabri , les Artabri , les Callaïci; 4° (dans

HIRCAN. Voy. hyrcàn. Ie8 bassins du Douro et du Tage), les Vaccœi, les

HIRNHAYM (Jérôme) , religieux prémontré et ^ arpetani , les Vettones, les Lusitani ; 5° (du Tage

docteur en théologie à Prague, né à Troppau en ^ la Bétique), les Orelam, les Celtiberi, les Celtici.

Silésie l’an 1635, mort en 1679, fut élu abbé de les Cunici; 6° (en Bétique), les Turduli, les Turde-

Strachow ou Montsion dans la ville de Prague en {anii !es Batliumi, les Bastulœ. — L’Hispanie fut 1669. On a de ce théologien quelques ouvrages le [ habitée , des la plus haute antiquité, pardes peu-

HiST — 830 — HOAN

pies de race ibérienne, parmi lesquels on distingue les Cynètes ou Cynésiens sur la côte S. E., les Tartessiens, près des Colonnes d’Hercule, et les Sicanes ou Sicules près des Pyrénées. A une époque inconnue , mai9 contemporaine de l’invasion kymrique dans la Gaule , un grand nombre de Celtes passèrent les Pyrénées, et, se confondant avec les ibères de l’Hispanie septentrionale, formèrent la race mêlée des Celtibères. De bonne heure les Phocéens , les Rhodiens , les Massaliotes , les Zacynthiens , les Phéniciens , couvrirent de colonies les côtes orientales de l’Hispanie. Les riches mines d’or qu’elle possédait alors fixèrent ensuite l’attention des Carthaginois qui s’emparèrent du littoral de la Bétique avant 266, et qui, de 236 à 219, sous Amilcar, Asdrubal et Annibal, poussèrent très loin leurs conquêtes à l’intérieur. De 216 à 206, Rome chassa les Carthaginois et se substitua à leur domination ; une 2* guerre, de 197 à 178, luisoumitle territoire oriental entre l’Èbre et les Pyrénées , comprenant les Carpetani , les CeltibeH , les Turde ~ tani , les Vaccœi ; dans une troisième série de guerres, dites guerres de Viriathe (163-139) et de Numance (143-133), elle subjugua les Lusitani , les Callaici, les Arvaci , et consolida son empire sur les Yaccéens et les Celtibères ; Métellus le Baléarique dépeupla les Baléares en 123 ; enfin Auguste assujettit les Astures et les Cantabres (26-20). Dans l’intervalle, de 86 à 71 av. J.-C., l’Hispanieavaitservi de refuge à Sertorius, partisan de Marins , et proscrit par Sylla après la mort de son rival; de 49 à 46, elle avait lutté en faveur des Pompéiens contre César, qui n’acheva de ruiner leur parti qu’à la bataille de Munda. Sous l’empire, l’Hispanie fut très florissante, et elle donna à Rome des écrivains distingués , les Sénèque, les Lucain, les Martial, et un empereur, Trajan. En 408, lesSuèves, les Alains et les Vandales, en 411 les Visigoths s’y établirent, et ces derniers devinrent bientôt maîtres de toute la péninsule. ( Voy . ESPAGNE.)

lHSPANiOLA , premier nom donné par les Espagnol? à Saint-Domingue. Voy. HAÏTI.

HISSAR (c.-à-d. château ), ville forte du Turkestan, à 210 kil. S. E. de Samarcand; chef-lieu du territoire d’Hissar, à l’E. de la Boukharie.

hissar - firozeh , ville de l’Inde anglaise ( Calcutta) , chef-lieu de district, à 146 kil. N. O. de Delhi. Forteresse importante fondée au xiv* siècle par le sultan Firouz , au milieu d’un terrain aride qu’il fertilisa en y amenant par des canaux les eaux de la Djemnah et du Setledje. — Le district d’Hissar s’étend le long de la rive gauche de la Djemnah , et a pour villes principales, Hissar, Hansy et Sursutty.

HISSAR (GHUZEL). Voy. GHUZEL.

HISTER. Voy. ister et ethicus.

H1STIÉE, Histicea, puis Oreus , auj. Orio , ville de l'île d'Eubée, sur la côte N. O., à l’embouchure 'du Cal las.

HiSTIËE , Ilistiæus , tyran de Milet, fut un de ceux que Darius chargea de garder le pont du Danube, lors de son expédition en Scythie: il empêcha les Ioniens de céder aux conseils de Miltiade qui voulait rompre le pont. Darius en récompense le nomma gouverneur de l’Ionie; mais ce prince ayant rétracté d’autres promesses qu’il lui avaii faites, Histiéese révolta. Il combattit quelque temps avec succès les troupes de Darius; mais vaincu par Harpage, il fut pris et mis à mort dans la ville de Sardes, 494 av. J.-C.

HIST1ÉOT1DE , Hisiiœotis ou Estiœotis , petit „ pays de la Grèce ancienne, dans la ïhessalie, était borné au N. par la Perrhœbie , dont le séparaient les monts Cambuniens, à l’E. par la Pélusgiotide , au S. par le Pénée, qui le séparait de la Thessaliotido et à l’O. par le Pinde, qui le séparait de i’Ér

pire. Gomphi et Phæstus en étaient les v. principales. Il tirait son nom d’une colonie d'Histiée en Eubée

H1STRIE. Voy. istrie.

HIT, Iso u Æiopolis des anciens, ville de la Turquie d’Asie (Bagdad) , sur l’Euphrate , rive droite, à 180 kil. O. de Bagdad; 1,000 hab. Naphte et bitume en abondance. C’est probablement de cet endroit qu’a été tiré le bitume qui a servi à la construction des murs de Babylone.

HlTCIilN, anciennement Hiz, îlilche et Hychen, ville d’Angleterre (Hertford), à 23 kil. N. O. d’Hertford; 6,000 hab. Belle église. Commerce de drèche. Abbaye fondée sous le règne d’Edouard II pour les Carmélites. — Cette ville est fort ancienne, et a été fondée par les Saxons. Après la conquête des Normands , Guillaume-le-Roux en fit présent à Bernard de Baliol , dont les descendants la possédèrent jusqu’à Jean de Baliol , roi d’Ecosse, qui en fut dépossédé par Edouard II ; celui-ci la donna à Robert de Kendale, mais elle rentra dans le domaine de la couronne sous le règne suivant. Richard II la donna ensuite à son frère Edmond de Langley, qui la laissa à Edouard, duc d’York (depuis roi sous le nom d’Edouard IV). A dater de cette époque, elle a souvent fait partie du douaire dés reines d’Angleterre.

H’LASSA, ville du Thibet. Voy. lassa.

HO ou HENG [la colonne du ciel) , montagne de Chine, dans la province d’An-Hoeï, département de Liu-tcheou, est une des4 montagnes dites saintes par les Chinois, qui correspondent aux 4 points cardinaux, et sur lesquelles le céleste empereur vient pratiquer diverses cérémonies religieuses ; elle correspond au midi.

IiOADLY ou HOADLEY (Benjamin), évêque anglican, né en 1676 à Westerliam (Kent) , mort en 1761, fut évêque de Bangor (1716), puis de Hereford (1721), de Salisbury (1723), et enfin de Winchester (1734). Grand partisan de la liberté civile et religieuse , il prétendait que le clergé ne devait avoir aucune autorité temporelle. Il eut à ce sujet de vifs démêlés avec le haut clergé ; cette controverse est connue sous le nom de controverse bangorienne. Hoadly était ami de Clarke, et penchait comme lui vers un système religieux très voisin du déisme. Ses principaux ouvrages sont : Mesure de l obéissance (1709), Exposé du sacrement de la Cène (1736). Il a mis une excellente notice sur la vie et les écrits de Clarke en tête des œuvres posthumes de cet auteur (1732).

HOAI-IIO , rivière de Chine, naît dans la prov. de Ho-nan, au S. O. de la ville de Jou-ning, coule vers le S. E. dans les provinces d’An - hoeï et Kiang-sou , traverse le lac Houng-tse et se jette dans le Hoang-ho, après un cours de 660 kil.

hoai-king, ville de Chine (Ho-nan), ch.-l. de dép., par 36° 6’ lat. N. et 110° 39’ long. E.

hoai-ngan , ville de Chine (Ngan-houï), par 33° 32’ lat. N. , et 116° 63’ long. E. , à 180 kil. N. de Nan-king et sur le canal impérial. Très grande et très peuplée.

HOANG-HAI, ou Mer Jaune , portion de la mer de Chine , entre la Chine propre et la Corée , de Il 6° 26’ a 123° long. E., forme les deux golfes de Pe-tchi-li et de Liao-tong.

hoang-hai , province de la Corée , bornée à l’O. par la Mer Jaune , à l’E. par les provinces de Kiang-yuan et de King-ki; ch.-h, Hoang-tcheou ; beaucoup de montagnes.

hoang-ho ou Fleuve Jaune , fleuve immense de l’empire chinois, naît dans les mont, de Koukounoor, par 91° 30’-92° 40’ long. E., 36° 20’ lat. N., traverse la Mongolie , entre en Chine par la prov. de Kan-sou, puis, après avoir traversé cette province, sort de la Chine, court d’abord au N. E., redss^end ens^te au S O., rentre en Chine, sé-

IlüBB

KOCIi

pare les provinces de Chen-si et de Chan-si, traverse ie Honan septentrional , et se dirigeant tout à coup brusquement vers le S., arrose l’An-hoeï, le Kiang-sou, et tombe dans la Mer Jaune par 34° 6’ îat. N.; cours, 3,000 kil. environ. Le Hoang-ho est rapide et large , mais peu profond en beaucoup d’endroits, ce qui rend la navigation très difllcile: il est très sujet aux débordements; ses eaux coulent sur un terrain argileux qui leur donne une couleur jaunâtre, d’où le nom de Fleuve Jaune.

hoang-tcheou , ville de Chine (Hou-pe) , sur le Yang-tse-kiang, par 112e 27’ long. E., 30° 24’ lat. N. ; ch.-l. de département.

HOANG-TI, empereur chinois, monta sur le trône vers l’an 2698 av. J.-C. , et fut, selon les traditions, un des premiers législateurs de la Chine. 11 divisa ses sujets en plusieurs classes qui furent distinguées par diverses couleurs, partagea ses états en 10 provinces, favorisa les progrès de l’astronomie et des sciences ; sous son règne on découvrit la boussole, on reconnut la véritable durée de l’année solaire, etc. On lui attribue encore cent inventions qui paraissent fort douteuses. On le fait vivre plus de 100 ans.

IIOBART-TOWN, ville de l’Océanie, capitale’de la Tasmanie ou Diéménie, sur le Derwent, à 14 kil. de son emb.y par 145° 5’ long. E., 43° 7 ’ lat. S.; 9,000 hab. Draps, bière, eau-de-vie. Cette ville a été fondée vers 1 804 et s’accroît tous les jours. Port franc. Év. catholiq.

HOBES (Thomas), philosophe anglais, né en 1588 à Malmesbury , eiau lits d un ministre anglican. Il se distingua dès son enfance par ses heureuses dispositions pour l’étude : n’étant encore qu’écolier, il traduisit en vers latins la Mèdée d’Euripide. Il fut chargé de l’éducation des enfants de Cavendish, comte de Devonshire, et les accompagna sur le continent. A son retour, il fut présenté au chancelier Bacon, et l’aida dans la rédaction latine de quelques-uns de ses écrits. Pendant les guerres civiles il embrassa chaudement la cause royaliste, et s’efforça de la servir par ses écrits. En 1640 il se réfugia en France, et fut chargé d’enseigner la philosophie au prince de Galles. Il se lia à cette époque avec Mersenne, Gassendi, Sorbière , et entra en relation avec Galilée et Descartes ; il adressa à ce dernier des objections fort pressantes contre ses Méditations. Hobbes rentra dans sa patrie dès 1653 ; il reçut de Charles II, après la restauration (1660), une pension de 100 livres sterling, mais sans jouir d’aucun crédit à la cour. Ses opinions exagérées et son caractère intolérant lui ayant fait de nombreux ennemis , il quitta Londres et passa ses dernières années dans la retraite. Il mourut à 92 ans dans la famille de Devonshire. Hobbes s’est rendu célèbre par des doctrines paradoxales, et par la rigueur avec laquelle il tira les conséquences des principes qu’il avait une fois posés. Méprisant les travaux de ses devanciers , il voulut penser par lui-même et prétendit refaire toute la science. Il définit la philosophie , la science des effets par leurs causes , et des caisses par leurs effets ; il la bonne aux faits qui sont directement observables à nos sens , renvoyant à la foi la connaissance de l’âme et de Dieu. On connaît surtout son système de politique. Selon lui, il n’y a d’autre droit que la force; tous les hommes, dans l’état de nature , ont un droit égal à toutes choses, et sont nécessairement dans un état de guerre perpétuel ; il faut, pour faire régner la paix , établir au-dessus d’eux une autorité une et despotique; rien n’est juste ou injuste en *oi: ce sont les princes qui font la justice ou l’injustice par leurs commandements ou leurs prohibitions. Ennemi du clergé , Hobbes voulait soumettre au prince l’Eglise aussi bien que les peuples. Il poussa l’amour du paradoxe jusqu’à attaquer la tude de la géométrie et à vouloir réformer les

mathématiques ; mais il ne réussit en cela qu’à se rendre ridicule. Ses principaux ouvrages sont : De cive , 1 642 et 1647 ; De la nature humaine (en anglais) , 1650; Leviathan , ou du pouvoir ecclésiastique et civil (en anglais), 1651, puis en latin, 1668 ; Éléments de philosophie , comprenant trois sections; Du corps, de l’homme , du corps politique , 1658-59, publiés d’abord en anglais, puis en latin; De libertaie contra Bramhallum , 1656. 11 donna lui-même une collection de ses œuvres latines en 1668, Amsterdam , 2 vol. in-4. On a en français le Traité du citoyen, traduit par Sorbière, Amsterdam, 1649; le Corps politique, par le même, Leyde , 1653 ; la Nature humaine, trad. pard’Holbach, 1772.Hobbesa laissé quelquesouvrageshistoriques, a traduit Thucydide et mis Homère en versangiais. Il a écrit sapropre vie en vers latins, 1679. Ses ouvrages, aussi contraires à la religion qu’à la liberté, sont tous à Y Index.

HOBHOESE (sir Benjamin ) , homme d’état anglais, né vers 1757 à Bristol, mort en 1831, se fit recevoir avocat, visita la France (1783), fut nommé en 1797 membre de la Chambre des Communes, prit place dans l’opposition , fut un des plus redoutables adversaires de Pilt, conseilla toujours la paix avec la France, et ne consenfit à accepter de fonctions publiques que lorsque la paix eut été signée à Amiens (1802). Il fut nommé en 1803 secrétaire du bureau du contrôle sous le ministère d’Addington, mais >1 se retira l’année suivante, dès que Pitt fut revenu au pouvoir. — Son fils, sir John Cam Hobhouse, né en 1785, a suivi la même ligne politique ; membre de la Chambre des Communes depuis 1819, il a acquis une grande popularité par ses efforts pour la réforme parlementaire.

HOCEIiS'. VotJ. HUSSEIN.

HOCIIBERG ( margraves de) , une des lignes de la maison margraviale de Bade, est ainsi nommée du château de Hochberg , près de Fribourg en Brisgau ; elle fleurit de 1 190 à 1503 et eut pour tige Henri (deuxième fils du margrave de Bade Herman 111), qui en 1 190 partagea l’héritage de son père avec son frère Herman IV. En 1300, la maison de Hochberg se divisa en 2 branches, dont la dernière s’éteignit en 1503. Toutefois, le titre de margrave de Hochberg fut renouvelé en 1796 en faveur de la baronne Louise Geyerde Geyersberg, qui avait épousé morganatiquement en 1787 le margrave de Bade Charles-Frédéric. Charles-Léopold-Frédéric, l’aîné des fils de Louise, est monté sur le trône ducal de Bade en 1830, après la mort de son dernier frère, le grand-duc Louis-Guillaume-Auguste.

HOCHE (Lazare), général en chef des armées de la république française, né en 1768 à Versailles (dans le faubourg de Montreuil), appartenait à une famille pauvre, et était simple sergent dans les gardes françaises lorsque la révolution éclata. Après avoir passé rapidement par différents grades, il reçut, à peine âge de 25 ans , le commandement en chef de l’armée de la Moselle; il avait été préféré pour ce poste à Pichegru , qui dès ce moment lui voua une haine mortelle. Hoche attaqua aussitôt les Autrichiens, et, malgré un échec éprouvé à Kaiserslautern, les battit sousWcissembourg, leur prit Germersheim, Spire et Worms et les chassa de toute l’Alsace (1793-94). A la suite de différends avec Pichegru, que favorisait St-Just, il fut jeté en prison. Il redevint libre au 9 thermidor (27 juillet 1794), eî bientôt après il fut placé à la tête de l’armée de la Vendée. Guerrier intrépide, mais en même temps homme généreux, il sut à la fois pousser les bandes royalistes et respecter les droits des citoyens paisibles : il battit les émigrés débarqués à Quiberdn (21 juillet 1795), défit les corps des deux principaux chefs de la chouannerie, Charrette et Stofflet, s’empara de leur personne, rétablit partout le 1 calme , et mérita ainsi le glorieux titre de Pacifi-

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cateur de la Vendée . Il fat à la fin de 1796 chargé d’opérer un débarquement en Irlande; mais cette expédition, contrariée par les vents, n’eut aucun résultat. A son retour, il fut chargé du commandement de l’armée de Sambre-el-Meuse , qui comptai*. 80,000 hommes (février 1797 ). 11 passa aussitôt le Rhin , gagna successivement sur les Autrichiens les batailles de Neuwied (17 avril 1797), d'Ukerath, d'Altenkirchen ; les préliminaires de Léoben interrompirent ses succès et le forcèrent à s’arrêter à Wetzlaer, dont il venait de s’emparer. Il fut chargé ensuite du commandement en chef des armées de Sambre-et-MeUse et du Rhin (réunies sous le nom d’armée d’Allemagne), mais il mourut peu après, à la suite d'une courte maladie d’entrailles (sept. 1797). La rumeur publique imputa sa mort au poison, et les partis s’accusèrent réciproquement. Ce grand général, dont la vie si courte a été si bien remplie, avait pris pour devise : lies, non verba. Un monument fut élevé en son honneur à Wissenthurm, près de Ne.uwied; la ville de Versailles, sa patrie, lui a érigé une statue sur une de ses plus belles places en 1832. M. P. Chamrobert a donné une Notice sur le général lloche , Paris, 1840.

HOCHFELD, bourg de France, chef-I. de canton (Bas-Rhin) , près de la Zorn, à 14 kil. E. de Saverne ; 2,000 hab.

HOCHHEIM , bourg du duché de Nassau, près du confluent du Mein et du Rhin, à 28 kil. S. O. de Francfort-sur-le-Mein ; 1,800 hab. Vins excellents, connus sous le nom de Hock.

HOCHK1RCH, ville du roy. de Saxe (Lusace), à 9 kil. S. E. de Bautzen. Le grand Frédéric y fut battu par le maréchal Daun (1758); le général prussien Keith périt dans cette bataille. Il s’y livra un second combat en 1813 après la bataille de Lutzen, où les Français furent vainqueurs.

HOCHSTou HOECHST, ville du duché de Nassau, à 9 kil. O. de Francfort-sur-îe-Mein; 1,700 hab. Sucre de betteraves, tabac, filature de coton.

HOCHSTETT, et mieux HOECHSTÆDT (c.-à-d.

ville hante), v. de Bavière (Danube sup.) ,sur le Danube, A 35k. N.O. d’Augsbourg;2,300h. Elle est défendue par un chàt.-fort, construit sur une hauteur voisine. Les environs de cette ville ont été le théâtre de plusieurs batailles sanglantes. Le 20 septembre 1703, les Impériaux y furent défaits par les Français et les Bavarois commandés par le maréchal de Villars et l’électeur de Bavière; le 13 août 1704, l’armée alliée, commandée par le prince Eugène de Savoie et le duc de Marlborough, y remporta une victoire complète sur les Français et les Bavarois, îous les ordres du maréchal de Tallart et de l'électeur de Bavière ( les Anglais ont donné à cette dernière bataille le nom de Blenheim, village situé dans la même plaine qu’Hochstett); le 19 juin 1800, les Français, commandés par Moreau, y taillèrent en pièces les Autrichiens et vengèrent la défaite de 1704.

HOCQUINCOURT (Ch. de monchy, maréchal D'j, né en 1599, d’une ancienne famille de Picardie, se distingua dans les différentes campagnescontre les Espagnols, sous Louis XIII, à La Mariée, à Ville-Franche, etc., commanda l’aile gauche de l’armée roy. à la bat. dcRétheloù Turenne, alors rebelle, fut défait (1650), 2t reçut le bâton de maréchal l’année suivante. Il fut en 1652 battu à Bleneau par Condé, qui était alors dans les rangs des Espagnols. Envoyé en Catalogne en 1653, il assiégea inutilement Gironne; il fut peu après rappelé en Flandre, et força les lignes de l’ennemi devant Arras; mais bientôt on le vit, pour plaire à des femmes qui étaient du parti de la Fronde (madame de Montbazon et madame de Châtillon), abandonner la cour et se joindre Espagnols (1656). Ceux-ci lui confièrent la défense de Dunkerque; il fut tué devant cette

place en 1658, en allant reconnaître les ligne6 de l’armée française. On a, sous le titre de Conversalion du maréchal d' H ocquincourt avec le P. Canaxje , un écrit assez piquant attribué à Charleval (dant les œuvres de Saint-Evrernont).

RODER, dieu du hasard, chez les Scandinaves. HODIERNA (J. -B.), savant sicilien, né en 1597, mort en 1660, était archiprêtre de Palma. Il dressa de nouvelles éphémérides astronomiques, découvrit la marche des satellites de Jupiter, décrivit le premier la singulière structure de l’œil de la mouche, de la dent des vipères, fit usage du prisme, et reconnut, avant Newton, plusieurs propriétés de la lumière. On a de lui de nombreux ouvrages sur ses découvertes,

HOD1Z, seigneur allemand, né vers 1710 en Moravie, est célèbre par son faste, par son amour éclairé fiour les lettres et les arts. Il avait réuni dans sa terre de Roswalde en Moravie tout ce que le luxe et la volupté peuvent enfanter de plus séduisant. Là, au milieu d’une petite cour d’amis, ce seigneur faisait représenter devant lui les chefsd’œuvre des scènes française, allemande et italienne. 11 fut l’ami du grand Frédéric, qui lui adressa quelques vers et qui vint souvent le visiter à Roswalde. Hodiz , sur la fin de sa vie , perdit sa fortune; il fut recueilli par le roi de Prusse à Patsdam, où il mourut en 1778.

HOECK (Jean van den), peintre hollandais, Voy. VAN-DEN-HŒCK.

HOEGLAND, île de Russie. Voy. hogland.

HOEGVESZ, ville de Hongrie (Tolna), à 20 kil. S. E. de Tamasi ; 3,000 hab.

HOEGYESZ, ville de Hongrie (Tolna), à 24 kil. N. O. de Tolna; 3,150 hab. Beaucoup de vin; tabac estimé. m-

HOE1-AN, ville de Chine (Kiang-sou), à 180 kii. N. E. de Nan-king, et sur le canal Impérial, par 33° 32’ lat. N., 116° 53’ long. E. Résidence de plusieurs mandarins; vastes fortifications, commerce I et population considérables.

hoeï-ning-tching , Bayanda des Mongols, ville de l’empire chinois (Dzoungarie), à 17 kil. N. de Hoeï-yuan-tching, est habitée par des Tartares.

hoeï-tcheou, ville de Chine (Kouang-tong) , à 140 kil. E. de Canton, par 23° 2’ lat. N., et 111e 51 long. E. Gh.-l. de dép. Beaux édifices. Industrie surtout en objets d’écaille estimés.

hoeï-yuan-tching, Ili ou Gouldja-Kouré des Mongols , ville murée de l’empire chinois, ch.-l. de la Dzoungarie, à 480 kil. N. E. d’Yarkand, par 80° 7' long. E., 43° 51’ lat. N. Bonne citadelle. Population nombreuse.

HOEL I, duc de Bretagne en 609, fut chassé par Clovis de ses états, se réfugia en Angleterre, et revint en 513 reprendre à force ouverte possession de ses domaines. Il mourut en 5i5.

hoel 11. fils et successeur du précédent, fut tué par son frère Canor à la chasse en 647.

hoel m, fils de Judicaël, prit possession des états de son père en 594, et mourut en 612.

hoel iv, comte de Nantes, succéda au fils d’Aliain IV en 953, et périt en 980.

hoel v, duc de Bretagne en 1066, mourut en

hoel vi, duede Bretagne en 1148, prit les armes pour conquérir le3 provinces qui lui étaient échues en partage ; Eudes, son compétiteur, le mit en déroute en 1154, et les Nantais le chassèrent en 1156. koel, roi du pays de Galles. Voy. quel.

HOEN-HO, riv. do Chine (Pe-tchi-li), * formée de ni réunion du Yam-ho et du Sancam-ho, tombe dans le Pei-lio après un cours de 270 kil.

HOEXTER, ville forte des États prussiens (Westphalie), sur le Weser, à 80 kil. S. E. de Minden : 2.700 hab. Industrie (toiles, etc.); navigation active.

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