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IIOF, Dworec en morave, ville des Etats autrihiens (Moravie), à 12 kil. N. E. d’Olmtitz; 1,700 '.ab. Toiles, blanchisseries. Commerce de laines.
HOF ou stadt-am-hof, ville de Bavière (liaut- Mein), sur la Saale, à 49 kil. N. E. de Bayreuth ; 5,600 hab. Gymnase, bibliothèque. Gaze, linon, fil, lainage, etc. Fer, beau marbre. Commerce d’expédition très actif. — Fondée au xi* siècle. Victoire du prince Henri de Prusse sur les Autrichiens en 1759, et de Murat sur les Russes, 6 lévrier 1807.
HOFER (André), chef des insurgés du Tyrol, né en 1767 à Passeyer, était aubergiste et marchand de blés. Lors de l’invasion du Tyrol par les années française et bavaroise en 1808, il poussa les Tyroliens à la révolte et fut élu leur chef. 11 chassa les Bavarois du Tyrol, et détruisit même plusieurs détachements français (1809); mais après le traité de Vienne, Hofer mit bas les armes avec sa troupe. Accusé de conserver des intelligences avec les Autrichiens, il fut arrêté en 1810 et conduit à Mantoue, où il fut fusillé par ordre du gouvernement français. L’empereur d’Autriche anoblit la famille d’André Hofer en 1819, et en 1834 on lui éleva une statue dans l’église des Franciscains à Innsbrück, auprès du tombeau de l’empereur Maximilien.
HOFF, ville de Bavière. Voy. hof.
HOFFBAUER (J .-Christophe), savant allemand, né en 1766 à Bielefeld, mort en 1827, fut professeur de philosophie dans sa ville natale, et cultiva avec succès la philosophie et le droit. On a de lui : Traité du droit naturel , Lille, 1793; Théorie naturelle de l'âme , 1796; Recherches sur les maladies de l'âme, 3 parties, 1802-1807, etc.
HOFFMANN (Frédéric), célèbre médecin et chimiste allemand, né à Halle en 1660, mort en 1742, étudia la chimie à Erfurt sous Gaspard Cramer, se fit recevoir docteur en médecine à Halle, et se fixa dans cette ville, partageant son temps entre la pratique de son art et le travail du cabinet. Il fut nommé professeur à l’université de Halle, fondée en 1694 par Frédéric 111, électeur de Brandebourg. Sa renommée se répandit dans toute l’Allemagne et bientôt chez l’étranger : les académies les plus célèbres l’admirent dans leur sein ; il fut appelé dans diverses cours de l’Allemagne, où ses succès lui valurent des honneurs, des titres et de randes récompenses. 11 a laissé un système complet e médecine : Medicina rationalis systematica , Halle, 1730, traduit par Bruhier d’Ablaincourt, 1739-43, 9 vol. in-12. C’est à lui que l’on doit la préparation si connue sous le nom de gouttes ou liqueur anodine d' Hoffmann(élhur sulfurique alcoolisé), remède estimé encore aujourd’hui comme un des meilleurs calmants. L’édition complète de ses œuvres a été publiée avec une vie de l’auteur sous ce titre : Hoffrnantii opéra omnia medico-physica , Genève, de 1740 à 1753, onze parties in-fol. — Plusieurs autres savants allemands moins connus ont aussi porté le nom d’Hoffmann, entre autres : Maurice Hoffmann, professeur d’anatomie à Altdorf, né en 1622 dans le Brandebourg, mort en 1698, qui découvrit le conduit du pancréas, nommé canal de Wissungus ; — J. -J. Hoffmann, érudit, né à Bâle en 1635, mort en 1706, auteur d’un Lexicon historico-geoqraphico-philologicum,tik le, 1677 (mis à \’ Index) ,eld' an Epitomc ttietricahisloriœ,lC>&(),où il miten verslachronol.; — Godefroi Hoffmann, .jurisconsulte, né en 1692, mort en 1735, professeur à Leipsick , auteur d’une Di bliolheca juris gerrnanici , Francfort, 1734.
Hoffmann (Ernest-Théod.-Wilhelm) , romancier allemand, né à Kœnigsberg en 1776, fut élevé par un oncle, conseiller de justice, qui lui fil étudier le droit et le destina à la magistrature, quoiqu’il se sentît plus de goût pour les arts. 11 fut quelque temps assesseur à Posen (1800) , perdit cet emploi nyjr avoir osé caricaturer quelques hauts person¬
nages , fut néanmoins replacé , & abord à Plotsk (1802), puis à Varsovie (1804), quitta cette ville, enlevée à la Prusse après la bataille d’Iéna, se fit alors chef d’orchestre et directeur de théâtre , et résida successivement en cette qualité à Bamberg (1808), à Leipsick, à Dresde (1813). 11 avait commencé à écrire vers 1810; il travailla à la fois pour le théâtre et pour la presse, composa des opéras qu? eurent du succès, et publia des contes fantastique® qui obtinrent une vogue extraordinaire et lui procurèrent une rapide fortune. 11 fut vers la même époque nommé conseiller près le tribunal d’appel de Berlin (1816). Passant ainsi brusquement d’un état de gêne à l’opulence, il se livra à tous les genres d’excès et abrégea sa vie. 11 mourut à Berlin en 1822. Hoffmann a créé un genre nouveau dans lequel l’auteur se livre à tous les écarts d’une imagination délirante et passe sans cesse des idées le# plus bouffonnes aux descriptions les plus horribles: on le prendrait pour un fou. 11 allait le plus souvent chercher ses inspirations au cabaret, et jetait sur le papier tout ce qui lui passait par le cerveau quand il était à moitié ivre. On a de lui : Fantaisies dans la manière de Callot , 1 8 1 1 ; l'Elixir du diable , 1816; les Tableaux nocturnes, 1817; les Souffrancel d'un directeur de théâtre; le Petit Zacharie; les Frères de Sérapion , 1819-21; Contemplations du chat Murr ; la Princesse de Brambilla , 1821. Il a paru à Paris en 1840 une édition compacte de ses œuvres, 15 tomes en un gros vol. in-8, à 2 colonnes. M. Loëve VVeimars a traduit les Œuvres d’Hoffmann, Paris, 1829-33, 20 vol. in-l2;M. Toussenel a traduit à part les Contes, 1838, 2 vol. in-8. Hoffmann avait aussi un talent remarquable comme dessinateur et comme musicien : il faisait des caricatures dans le genre de Callot ; il a composé dea symphonies, des trios, des quatuors, et a fait la musique de plusieurs opéras; le meilleur est Ondine , représenté en 1816.
Hoffmann (François-Benoît), écrivain français, né à Nancy en 1760, mort à Paris en 1828, fit représenter à l’Opéra-Comique plusieurs opéras [le Secret, les Rendez-vous bourgeois, etc.), qui eurent du succès, puis devint un des rédacteurs du Journal de l’Empire (auj. des Débats), et se fit remarquer par des articles pleins d’esprit et de goût. On a recueilli ses œuvres en 10 vol. in-8, Paris, 1828-29.
HOFGE1SMAR, ville murée de Hesse-Cassel, à 20 kil. N. de Cassel ; 2,400 hab. Toiles, papier, tannerie. Eaux minérales aux environs.
HOFWYL, domaine de Suisse dans le canton de Berne, à 12 kil. au N. de Berne, sur la route de Soleure, est célèbre comme le siège d’une école d’agriculture et d’éducation, fondée par Fellenl>erg en 1799 et longtemps florissante. Cet établissement, avec ses dépendances, qui s’étendent jusqu'au village voisin de Münchenbuchsee, comprend : I ° une ferme modèle où l’on applique les nouvelles découvertes et tous les perfectionnements agronomiques; 2° des ateliers pour la fabrication des instruments aratoires ; 3° un institut d’agronomie théorique et pratique; 4° une école industrielle où l’on apprend tous les métiers; 5° un pensionnat pour la jeune noblesse, où l’on enseigne les langue» anciennes et modernes ainsi que les sciences ; 6° une école normale. On y applique, dans l’enseignement, la méthode de Pestalozzi.
HOGARTH (Will.) , peintre et graveur anglais, célèbre par son esprit et son originalité, né à Londres en 1697, mort en 1764 , était fils d’un prote d’imprimerie. 11 excellait surtout dans les scènes populaires; il créa la caricature morale en représentant dans une série de tableaux ou de gravures la suite des aventures d’un même personnage, telle# que la Vie du libertin (en 8 planches) ; une Élection parlementaire (en 4 planches) ; l'Industrie et la
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paresse; les Buveurs de punch , etc. (en 12 grav.). Son Œuvre se compose de 250 pièces environ. L édition la plus ample est celle de Londres, 1808, 2 vol. in-4, avec 160 planches, et des explications par J. Niehols et G. Steevens. On a aussi de cet artiste une Analyse de la beauté , Londres, 1753, traduite en français par Jansen, avec une Vie d’ Hogarth.
HOGG (James), poëte écossais, dit le berger d Eltrick , né en 1772 à Ettiick, dans le comté deSelkirk, mort au même lieu en 1835, composait des chansons et des poésies tout en gardant ses troupeaux. Remarqué de Walter Scott et de Wilson, il vint à Edimbourg vers l’àge de trente ans, y publia un volume de ballades et divers poëmes qui eurent du succès, entre autres la Veillée de la Reine , 1813; les Pèlerins du soleil , la reine Hynde.j il a aussi composé des romans.
HOGLAND, île de la Russie d’Europe, dans le golfe de Finlande, par 59° 55’ lat. N., et 24° 13 long. E.: 9 kil. sur 3; 350 hab. 11 se livra dans les eaux d’Hogland, le 17 juillet 1788, une célèbre bataille navale entre les Russes etles Suédois. Leuxci s’attribuèrent la victoire. „
HOGUE (la) ou HAGUE (la) , cap de France, situé à l'extrémite N. O. du dép. de la Manche.
hogue (la) ou la hougue, fort situé à 60 k. S. E, du cap de La Hogue, à 18 k. E. de Yalognes, à l’entrée de la rade de la Hougue. La rade fui le théâtre
d’un célèbre combat naval où la flotte française, armee pour rétablir Jacques 11, et commandée par Tourville, fut battue et en partie détruite, le 29 mai 1692, par les flottes combinées de l’Angleterre etde la Hollande, commandées par l’amiral Edmond Russel, dont les forces étaient fort supérieures.
HOHENBERG, ancien comté de l’empire d’Allemagne, auj. compris dans le roy. de Wurtemberg (cercle de la Forêt-Noire), avait pour villes principales Rolhenhourg, Horb, Schœnberget Oberndorf.
HOHENBOURG, bourg de l’ancienne Thuringeoù l’empereur d'Allemagne, Henri IV, défît les Saxons révoltés, en 1075.
HOHENELBE, ville de Bohême, à 38 kil. N. de Kœnigingrætz , non loin de la source de l’Elbe; 2,757 hab. Château; linon, batiste; papeteries. Aux environs, mines d’étain.
HOHENGEROLDSEK, comté du grand-duché de Bade, dans la partie méridionale du cercle de la Kiniig, où il forme le bailliage de Seelhach, était jadis un état de l’empire d’Allemagne. 11 appartint d’abord aux comtes de Clonenbourg, qui s’éteignirent en 1691. En 1711, l’Autriche le donna aux comtes, depuis princes de Leyen, qui résidaient à Àhrenfels sur le Rhin. En 1814, ce comté revint à l’Autriche; mais elle le céda en 1819 aux grandsducs de Rade.
HOHENLINDEN , village de Bavière (Isar), à 33 kil. E. de Munich. Les Français, commandés par Moreau , y défirent complètement les Autrichiens, commandés par l’archiduc Jean (3 déc. 1800). Cette victoire amena la paix de Lunéville.
HOHENLOHE, ancienne principauté de l'empire d’Allemagne, dans la partie S~. O. du cercle de Franeome, aujourd'hui comprise dans le royaume de Wurtemberg (où elle forme le N. du cercle de l’Iaxt), à l’exception d’une faible portion comprise dans le cercle bavarois de la Rezat. — La maison des princes de Hohenlohe eut pour fondateur Eberhard de Pranconie, frère de Conrad I, roi d’Allemagne ; elle a pris son nom d’un château dont on voit encore les ruines à 7 kil. S. O. d’Uffenheim. En 1741 et 1764, ils furent reconnus comme princes immédiats de l’empire, et devinrent en 1806 vassaux du Wurtemberg et de la Bavière. Ils se divisent actuellement en deux branches principales : Hohenlohe-Neuenstein (subdivisée, en Langenbourg, Langenbourg-Kirchberg et OEhringenou Ingelfingenl
et Hohenlohe- Waldenbourg (subdivisée en Barten* stein, laxtberg, Schiliingsfurst). — Les personnages de celte famille les plus connus sont ; Frédéric- Louis, prince de Hohenlohe-Neustein-Jngelfingen, général au service de Prusse, né en 1746, mort en 1818, qui fut nommé en 1804 gouverneur de la Franconie, puis commandant général des troupes prussiennes (1806); il se fît battre à léna, et se vit forcé de mettre bas les armes àPrenzlow(28 octobre 1806); — Louis-Joachim Hohenlohe-Waldenbourg-Rartenstein, maréchal et pair de France, né en 1765, mort en 1829, qui s’unit en 1792 aux princes français émigrés, se mit à la tête d’un corps de troupes dit chasseurs de Hohenlohe , que son père avait équipé, rentra en France avec les Bourbons, et lit en 1823 la campagne d’Espagne, après laquelle il reçut le bâton de maréchal; — le prince Alexandre de Hohenlohe-Waldenbourg-Schillingsfurt. chanoine deGr. Varadin, puisév. de Sardica, né en 1794, mort en 1849 Ce dernier est connu par sa ferveur et par des miracles qui firent grand bruit en 1820 et 1821 : il obtenait des guérisons par la seule vertu de la prière : quand les malades étaient éloignés, il était nécessaire qu’ils s’unissent avec lui en priant au même jour ei à la même heure.
HOHENMaUTH ville des Etats autrichiens (Bohême), à 26 kil. E. de Chrudim ; 3,700 hab.
HOHENSTAUFEN, bourg de l’ancienne Souabe, dans le roy. de Wurtemberg, à 43 kil. N. O. d’Ulm ; 950 hab. Ruines du château des sires de Hohenstaufen. — Plusieurs autres châteaux du même nom se trouvent dans diverses parties de l’Allemagne, et se disputent l’honneur d’avoir été le berceau de l’illustre famille impériale des Hohenstaufen.
HOHENSTAUFEN (maison de), illustre famille de Souabe, qui a fourni plusieurs empereurs à l’Allemagne. Les plus anciens membres connus de cette famille sont : Frédéric de Buren, dit aussi d* Staufen , né en Souabe , au château de Hohenstaufen , vers 1015, qui épousa Hildegarde , fille d’un comte de Hohenlohe et demi-soeur de l’empereur Lonrad-le-Salique; il servit avec fidélité Conrad-le-Salique et ses enfants, Henri 111 et Henri IY. — Frédéric, dit 1 Ancien, fils du précédent, comte de Staufen, né vers 1050, mort en 1 105 ; après avoir défendu vaillamment l'empereur Henri IV, il reçutde lui en récompense la main de sa fille Agnès avec la Souabe et la Franconie pour dot, et fut ainsi le premier duc de Souabe et de Franconie (1080). — Frédéric, dit le Rorgne , fils de Frédéric l’ Ancien ; c’est lui qui commença à entrer en lutte avec les Guelfe* de Bavière (1110) ; il fut, avec son frère, nommé vicaire général de l’empire pendant l’absence de l’empereur Henri V, occupé en Italie. — Conrad, frère de Frédéric-le- Borgne. Après la mort de Henri V, il fut élu roi des Romains, en même temps que Lothaire était élu empereur, puis il fut universellement reconnu empereur sous le nom d« Conrad III à la mort de Lothaire, en 1137 ( Voy . Conrad iii). Avec son avènement commencèrent les longues guerres des Guelfes et des Gibelins, qui ensanglantèrent si longtemps l’Allemagne et l’ïtalie : les partisans de la maison de Hohenstaufen étaient désignés sous le nom de Gibelins; leurs adversaire* sous celui de Guelfes (Voy. ces noms).
Les membres de la maison de Hohenstaufen qui ont porté la couronne impériale sont, après Conrad 111, qui régna de 1137 à 1152; Frédéric I, dit Rarberousse (1 152-1 190); Henri VI (1190- 1197, qui le I" joignit les Deux-Siciles à ses états- Philippe ( 1 1 98- 1 208) : Frédéric 11(121 2-50) ; Conrad IV (1250-5'»). Le dernier de cette famille est l'infortuné Conradin, fils de Conrad IV, qui régna un instant en Sicile; il fut mis à mort (1268) par Liiuiics u . uijuu a qui te pape avau donné ses états
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—• La maison de Hohenstaufen, après avoir porté au puis haut degré la puissance impériale, surtout sous Conrad 111 et Frédéric Barberouase, tomba sous ses derniers princes au plus bas degré de l’affaiblissement : elle succomba enfin sous les coups des papes et de ses grands vassaux. Après la chute de sette maison, l’Allemagne fut livrée à une longue anarchie, qu’on connaît sous le nom de Grand, interrègne (1254-1273), etqui ne fut terminée que par l’avènement de la maison de Habsbourg.
HOHENSTEIN, ville du roy. de Saxe, à 1 3 kil O. d’Alt-Chemnitz ; 3,000 hab. Cotonnades, piqués, couvertures, imprimeries sur toiles, etc. Aux environs, or, argent, arsenic, fonderies, (etc
HOHENSTEIN, comté du roy. de Hanovre, au S. >E. dans le gouvernement d’Hildesheim : 20 kil. sur 13; 8,000 hab. Villes principales, Ilefeld et Neustadt. Climat froid et sain; sol fertile; forêts; quelques mines de fer.
ROHENTWIEL, Juliomagus , vieille forteresse du Wurtemberg, dans le cercle de la Forêt-Noire, à 17 kil. N . E. de Scbaffhouse, prise et démantelée par les Français, 1800
HOHENZOLLERN, une des plus anciennes maisons souveraines de l’Allemagne, possessionnée en Souabe, prétend descendre de Tassillon, duc de Bavière au vin® siècle, et remonte certainement au Xe siècle. Elle doit son nom à un château situé sur le Zollernberg et construit au xe siècle par un comte de Zollern. Rodolphe II, descendant de ce comte, et qui vivait au xne siècle, eut deux fils, Frédéric et Conrad, qui devinrent les chefs de deux lignes principales , la ligne de Souabe , qui retint le nom de Hohenzollern, et la ligne de Franconie , de laquelle sortirent, en 1417, les électeurs de Brandebourg, depuis rois de Prusse. La ligne de Hohenzollern proprement dite se divisa elle-même en deux branches à la fin du xvi« siècle. Eitel Frédéric 11, né vers 1645, mort en 1605, et fils de Charles I, devint chef de la branche aînée, qui prit le nom de Hohenzollern-Hechingen, du château d’Hechingen, que ce prince avait fait bâtir; et Charles II, deuxième fils de Charles I, né en 1547, mort en 1606, fut le chef de la deuxième branche, celle des Hohenzollern-Sigmaringen. A la ligne de Franconie se rattachent, outre les électeurs de Brandebourg, qui constituent la branche électorale, les deux branches des margraves de Bayreuth et d'Anspach.
HOHENzollern-hechingen, petit état souverain de la Confédération germanique, enclavé dans le roy. de Wurtemberg et comprenant, outre le comté de Hohenzollern proprement dit , les seigneuries d’Hirschlatt et de Stetten : 26 kil. sur 11; 16.000 hab. Villes principales, Hechingen et Grosselfingen. Sol montagneux et couvert de forêts; rivières principales : le Necker et la Starzel. Lin, pommes de terre; bestiaux. Etoffes de lain« et de coton. Le contingent fédéral de cet état est de 146 hommes.
HOHENZOLLERN-siGM aringen, petit état souverain de la Confédération germanique, enclavé dans le roy. de Wurtemberg et touchant vers le sud au grand-duché de Rade, est partagé en deux portions par le Hohenzollern-Hechingen. Il se compose des comtés de Sigmaringen et Vœringen, des seigneuries de Glatt et de Beuren et d'une partie des possessions médiates des princes de Fürstenberg et de Thurn-et-laxis : la portion méridionale de cette principauté a 53 kil. sur 11, et l’autre 22 sur 13; 38,000 hab. Villes principales: Sigmaringen, Trochtelfingen et Haigerloch.. Rivières principales : le Necker, l’Eiach et quelques affluents du Danube. Sol i.„i et fertile à la droite du Danube; partout ailleurs montagneux et couvert de forêts. Grains, pommes de terre, fruits, lin, etc.; bestiaux ; mines de fer et carrières calcaires. Contingent ted., 350 b.
HO-KTAN, ville de Chine (Pe-tchi-li), à 160 kiï. N. de Pe-king, par 38» 30’ lat. N. et 113® 49’ long. E. Ch.-l. de dép. Ses murailles ont 4,000 pas de circuit.
HOLaGOU. Voy. HOTJLAGOU HOLBACH (P. thiry, baron d’), né en 1723 à Hildesheim, dans le Palatinat, d’une famille riche, mort en 1789, vint à Paris dès sa jeunesse, cultiva avec ardeur les sciences naturelles, embrassa avec passion et professa avec fanatisme les opinions philosophiques les plus outrées, et fit de sa maison le rendez-vous des esprits forts les plus hardis; il eut principalement pour amis Diderot, Grimm, Naigeon, et Lagrange, le traducteur de Sénèque, qui fut le précepteur de ses enfants. On a de lui d’excellents ouvrages sur la chimie, la minéralogie, la métallurgie, traduits pour la plupart de l’allemand ; mais il est surtout connu par ses écrits philosophiques et anti-religieux qui parurent presque tous sous le voile de l'anonyme ou du pseudonyme ; il y attaque avec acharnement, non seulement la religion établie, mais toute croyance religieuse. Les principaux sont : Le Christianisme dévoilé , 1767 , attribué à Boulanger; Théologie portative, 1768, sous le nom de l’abbé Bernier; Essai sur les préjugés, sans date; le Système de la nature, 1770, publié sous le pseudonyme de Mirabaud (ce dangereux ouvrage est devenu l’évangile de l’athéisme et du matérialisme) ; le lion sens du curé Meslier, 1772; la ‘Morale universelle, 1776; Éléments de la morale universelle, 1790. Le baron d’Holbach a en outre traduit un grand nombre d écrits des philosophes et incrédules anglais, tels que Hobbes, Collius, Toland, Gordon, etc. La plupart de ses écrits ont été condamnés en France par le Parlement, et mis à V Index à Rome.
HOLBEACH, ville d'Angleterre (Lincoln), à 15 kil. S. de Boston; 3,600 hab. Belle église gothique. Nombreuses antiquités.
HOLBEGK, ville de Danemark, à 55 kil. O. de Copenhague. Ch.-I. de bailliage; 1,200 hab. Manufacture d’armes. Grandes exportations de grains.
HO L BEI N (Jean ou Hans), célèbre peintre suisse, né à Bâle vers 1496, passa en Angleterre, sut plaire à Henri VIH, qui apprécia son talent, et le combla de présents. 11 mourut de la peste à Londres en 1564. On prétend que cet artiste peignait aussi facilement de la main gauche que de la droite. 11 est surtout estimé pour ses portraits; parmi se# tableaux on cite : la Danse de village; la Richesse, la Pauvreté, et une Danse des morts. On lui a utribué à tort la fameuse Danse macabre , peinure à fresque qu'on voyait sur les murs d un cimeièrede Bâle, et qui représentait des personnages do out rang et de tout âge dansant avec d -s squelettes une ronde infernale, image de la mort qui emporte ndistinctement tous les humains. (M. H. Fortouiena donné ladescription. Par., 1 842. )La collect.de ses portraits , gravée par Bartolozzi, a paru à Londres, 1792-1800, 2 vol. grand in-fol. Ce peintre avait Erasme pour ami. On trouve sa Vie avec la liste de ses ouvrages dans l'Encomium Morice d’Erasme.
HOLBEHG (Louis, baron de), écrivain danois, surnommé le Plaute de son pays, né à Bergen en Norwége en 1684, mort en 1754, quitta I état militaire pour se livrer aux lettres, et fut nommé en 17 1 6 professeur à l’université de Copenhague. Depuis cette époque , il travailla spécialement pour le théâtre, et composa une foule de pièces estimées qui peuvent le faire regarder comme le fondateur de l’art dramatique en Danemark. Parmi les plus remarquables de ses comédies , nous citerons ; le Potier d' étain homme cT état , la Capricieuse , Jean de France , le Paysan métamorphosé en seigneur.
— — . e , . I On a aussi de lui ; VIter Subierraneum, ou les Voyages
Ces deux états ont été cédés à la Prusse eu 1850.1 de JSielKlm dans les régions souterraines (en latin),
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roman politique écrit dans le goût de Swift; une Histoire du Danemark jusqu’en 1670, 3 tom. in-4, Copenhague, 1732 , 1735; Histoire ecclésiastique universelle depuis J.-C. jusqu'à Luther , 2 vol. in-4, et une foule d'autres ouvrages en prose ou en vers. On a publié ses Œuvres mêlées , 21 vol. in-8, Copenhague, 1806-1814. Plusieurs de ses comédies ont été traduites dans les Théâtres étrangers.
HOLCROFT (Thomas), auteur dramatique et romancier anglais, né à Londres en 1744, mort eu 1809, était üls d un cordonnier, et fut d'abord cordonnier comme son père, puis palfrenier et vétéripure. 11 lit ensuite quelques études, monta sur la scène en Irlande et à Londres, quitta le métier d acteur en 1781 et se mit à composer des comédies et des drames qui pour la piupart sont médiocres, et des romans où l’on trouve assez d’imagination, mais peu de goût. On a de lui : Alwyns , 1780; Anna Saint-Yves , \192;Hugh Trevor , 1794 ; Brian-Perdue, 1807 ; un poëme intitulé : le Sceptique , ou le Bonheur de l’homme , où il manifeste l’incrédulité la plus hardie. Il a traduit du français la Vie privée de Voltaire ; les Mémoires du baron de Trenck , 3 vol. in-12; les Veillées du château de madame de Genlis; {'Histoire secrète de la cour de Berlin , par Mirabeau, 2 vol. in-8. Holcroft avait embrassé avec ardeur les principes de la révolution française, ce qui lui altira de fâcheuses affaires, il a laissé des Mémoires qui ont été publiés après sa mort par Hazlitt, Londres, 1809, 3 vol. in-12, et complétés par son fils, 1851 : il y donne un libre cours àson scepticisme. C’est Holcroft qui a introduit le mélodrame en Angleterre.
HOLESCHAU, ville des Etats autrichiens (Moravie), à 32 kil. N. O. de Hradisch ; 4,300 hab.
Kpn il ii
HOLGU1N, ville de l’île de Cuba, à l'E., à 70 kil. N. de Santiago de Cuba ; 6,000 hab.
HOL1TSCH, ville des Etats autrichiens (Hongrie), dans le comitat de Neutra, sur la March, à 69 kil. N. O. de Thurn ; 4,000 hab. Faïence, haras Impérial, ferme modèle.
HOLKAR (état d ), état mahratte de l’Hindoustan, situé entre 21° l0’-24° 60’ lat. N. et 7 1° 24’-75° 10’ long. E., se compose de trois parties distinctes : la plus considérable est comprise dans l’ancienne province de Malwa (au S. O.), dans le Guzzerat (à l’E.), et dans le Kandeich (au N.); elle est bornée au N. par les Radjepoutes du Sindhyah, à LE. et à 10. par les possessions anglaises, au S. par les états du Nizam : 400 kil. sur 130. Les deux autres parties, beaucoup plus petites, sont enclavées dans le Malwa. Population totale : 1,200,000 hab. Ville principale, Indore. — Cet état doit son nom à Molhar-Raou-Holkar, fils d’un berger, tisserand du village de Hol (Décan), qui 6e rendit puissant parmi les Mahrattes au milieu du xviii* siècle, et conquit le pays qui forma depuis l’état d’ Holkar. Tockodjy, son neveu, lui succéda en 1765, agrandit ses conquêtes et mourut en 1797. Après la mort de celui-ci, des dissensions éclatèrent entre ses fils, et Djesvend-Raou-Holkar, l’un d’eux, finit par s’emparer de tout le pays au préjudice de ses autres frères. Ses déprédations lui attirèrent la guerre de la part des Anglais (1803) ; il fut v « ncu par le gêné al Lake et contraint à demander la paix ; il obtint eu abandonnant aux Angl is Tchandour, A;nbe , Seingham etplusb urs villages au S. du Godavery En 1811, Holkar étant mort. M illi ir-R tou, sou fils et son sucesseur, crut pouvoir profiter de l’invasion de Bindaris dans les pus es ions b iia miq es, « t déclara la guerre aux Anglais, près plus eu s défa tes successiv s, il obtint la , aix à Mon essore en 1818, mais en abandonnant encore une partie de sou territoire etenr nonçant à l’alliance de . Radjepoutes ; il se reconnut en outre vassal des Anglais, et leur permit do lever
sur ses terres 3,000 hommes de troupes auxiliaires. Depuis ce moment les Anglais sont de fait les maîtres du Holkar. En 1839, Molhar-Raou fit partie de la coalition qui tenta vainement de s’opposer à l’expédition anglaise, chargée de rétablir Chah- Choudjah sur le trône de Kaboul.
HOLLAND (preussich-) , ville des États prussiens (Prusse orientale), à 19 kil. S. Ê. d’Elbing; 3,200 hab. Ancien château-fort. Lainages, toiles.
holland, partie du comté de Lincoln. V. Lincoln.
HOLLAND (Henri fox, lord), le premier qui ait porté le titre de lord Holland, né en 1706, mort en 1774, avait pour père Stephen Fox, un des plus fidèles serviteurs des Stuarts et le fondateur de l’hospice de Chelsea. Il avait été élevé à Eton avec Pitt, dont il fut le constant adversaire ; il entra au parlement en 1736, s’attacha au ministre Walpole, qui le fil nommer en 1737 inspecteur du bureau des travaux, fut nommé secrélaire de la guerre en 1746, puis payeur général des troupes (1757). George 111 le créa en 1762 lord Holland et pair. Il laissa plusieurs fils: l’aîné, Étienne Fox, hérita du titre de lord Holland; le second est le célèbre orateur Charles Fox. Voy. fox.
holland (Henri-Richard-Vassall fox , troisième lord), fils d’Étienne Fox, second lord Holland, et neveu du célèbre Fox, né en 1772, et mort en 1840, entra jeune à la Chambre des Lords pour y remplacer son père, et fut comme son oncle le champion infatigable des libertés publiques. En 1806, il fit partie, comme lord du sceau privé, du ministère Fox etGrenville, mais il resta fort peu de tempe au pouvoir; en 1814 et 1815, il se signala par sa conduite généreuse envers la France, et blâma ouvertement les mauvais procédés de l’Angleterre envers Napoléon; il contribua puissamment à l’abolition des actes de corporation et du test (1828) et à la réforme parlementaire. Il fit partie du ministère de lord Grey et de lord Melbourne comme chancelier^ du duché de Lancastre. On lui doit dee Mémoires sur Lope de Véga et Guillen de Castro, 1805, et la publication des Mémoires sur les dix dernières années de George II par Horace Walpole, Londres, 1822.
holland ( George-Jonathan ) , philosophe allemand, né en 1742 à Rosenfeld (Wurtemberg), mort en 1784, fut attaché comme sous-gouverneur à l’éducation des fils du prince de Wurtemberg (dont l’aîné, Frédéric-Guillaume, eut depuis le titre de roi), et accompagna les jeunes princes dans leurs voyages en Prusse et en Russie. On a de lui, entre autres ouvrages : Réflexions philosophiques sur le Système de la Nature de d’Holbach, Londres (Neufehâtel), 1772, en français, ouvrage solidement pensé, et d’assez bon style, quoique écrit par un étranger. Il y réfute avec force ce dangereux ouvrage.
HOLLANDE, Holland en hollandais , Hollandia en latin moderne, Batavia des anciens , royaume d’Europe, situé entre l°-4° 48’ long. E., et 51°-o3° lat. N., a pour bornes au N. et à 10. la mer du Nord , au S. le royaume de Belgique , à l’E. le royaume de Hanovre et les provinces prussiennes de Weslphalie et du Rhin. Etendue ; 240 kil. sur 230 ; population, 2,602,489 hab. (en 1840). Capitale : Amsterdam (néanmoins le gouvernement réside à La Haye). La Hollande est actuellement divisée en 11 provinces, savoir :
Provinces.
Chefs-Lieux.
Hollande septentrionale, Harlem ou Amsterdam. Hollande méridionale, La Haye.
Zélande,
Brabant septentrional, Utrecht,
Gueldre,
Overyssel,
Drenthc,
Middelbourg.
Bois-le-Duc.
Utrecht.
Arnheim.
Zwoll.
Assen.