HORA
1554, fut recteur de Drayton-Beauchamp, dans le comté de Buckingham, ensuite de Bishop’s-Bourne (Kent), et mouru t en 1600. Ses ouvrages ont été recueillis, 1662, in-fol. , avec la Vie de Fauteur. Le plu remarquable de ses écrits a pour titre : Gouverne ment ecclésiastique , ouvrage plein d’érudition et qui excitait l’admiration du pape Clément VIII.
HOORN. Voy. horn et hornes.
Hôpital (r). voy. l’hôpital.
HORACE, Q. Horatius Flaccus , célèbre poëte latin, né à Venusium en Apulie versl’an66 av.J.-C., était fils d’un affranchi qui avait été huissier aux ventes publiques, et qui fit les plus grands sacrifices pour son éducation ; il étudia les belles-lettres à Rome, puis à Athènes. 11 suivit d’abord le parti de Bru tus, et combattit à Philippes en qualité de tribun; mais, après la dér oute de l’armée républicaine, il prit la fuite, comme il l’avoue lui-même, et revint à Rome, où la perte d’une partie de ses biens le força à se créer des moyens d’existence ; il y acheta une charge de secrétaire du trésor, qui lui laissait le loisir de se livrer à la poésie. 11 se fit bientôt remarquer de Varius et de Virgile, qui le présentèrent à Mécène, et ensuite à Auguste. Celui-ci lui fit rendre son patrimoine, le combla de bienfaits et voulut l’élever aux honneurs. Horace refusa constamment et n’accepta pas même la place de secrétaire de l’empereur. 11 passait une très grande partie de sa vie à la campagne di .s la Sabine, à sa terre d ’Ustica près de Tibur, dont Mécène lui avait fait présent; c’est là qu’il composait ses poésies. Il mourut âgé de 67 ans, six semaines après Mécène, auprès di*quel il fut enseveli. Horace était aimable, modeste, paisible, sans ambition. Comme philosophe il était épicurien ; mais, de même qu’Epicure, il faisait consister le bonheur dans l’usage modéré des biens de la vie, et recommandait b pratique des vertus. On l’a accusé d'avoir flatté Auguste; mais il pouvait préférer de bonne foi un gouvernement monarchique à une république turbulente; d’ailleurs il n’a loué dans Auguste que ce qu’il y avait de louable, et il nomme souvent, avec l’accent de l’admiration, les ennemis mêmes de César: Pompée, Antoine, Brutus, Caton. Comme poëte, Horace est incontestablement un des plus beaux génie» de l’antiqu'té. Il nous reste de lui quatre livres d’odes, un dépodes, deux de satires, deux d'épîtres, et l’Art poétique. Dans ses odes, il se montre tour à tour brillant, énergique et sublime comme Pindare, naïf, délicat et gracieux comme Anacréon; il y imite souvent le rhythme des poètes grecs, surtout d'Alcée, d' Archiloque, de Sapho. Ses satires et ses épîtres sont le modèle de l’urbanité, de la raillerie douce et bienveillante; presque tous ses vers sont devenus proverbes. Son Art poétique, que Boileau a imitéen le développant, ^st encore aujourd’hui le code de» hommes de goût. Horace a eu de nombreux commentateurs chez les anciens, entre autres Acron, Porphvrion, Æmilius, Cerentius Scaurus. On a une foule d'éditions et de traduction» de ses œuvres. Les éditions les plus recherchées sont celles de D. Heinsius, Leyde, 1629; de Jean Bond, Amsterdam, 1676 ; Ad usum Delphini, Paris, 1691; Variorum, Amsterdam, 1695; de Bentley, Cambridge, 1700 et 1728 ; de Bodoni, Parme, 1791; Didot, Paris, 1799; de Baxter, revue par Gessner et Zeun, Leipzick , 1802; de Mitscher lich , Leipsick, 1800 ; d’Orell, Zurich, 838. Parmi les traductions françaises on estime celles de Dacier, Paris, 1709; de Sanadon, Paris, 1728 ; de Batteux, 1760; de Binet, 1783 ; de Campenon, 1821, etc. Les poésies d’Horace ont été trnd. en vers par Daru, 1804 , M. Ragon, 1831-37, M. Duchemin, 1839; les odes par MM. Vau der bourg, 1812; A.-de VVailly, 1817; Halevy, 1824. M. Walckenaër a publié Y Histoire de la vie ei des poésies d'Horace, 1840, 2 vol. in-8.
nORM — 847 — HORN
HORACES, nom de trois frères romains qui, aous Tullus Hostilius, vers 667 av. J.-C., combattirent pour Rome contre les trois Curiaces, champions de la ville d’Albe, en présence de l’armée des Romains et des Albains, pour décider lequel des deux peuples commanderait à l’autre. Deux des Horaces ayant été tués au commencement de l’action, le troisième feignit de s’enfuir, et, voyant les Curiaces, qui déjà étaient affaiblis par leurs blessures, le suivre à des distances inégales, il revint sur eux et les vainquit l’un après l’autre. Rentré dans Rome après la victoire, il tua sa sœur, qui lui reprochait la mort d’un des Curiaces, son amant. On le traîna aussitôt devant les juges qui le condamnèrent à mort ; mais il en appela au peuple , qui lui fit grâce en considération de sa victoire ; il fut seulement obligé de passer sous le joug.
HORAPOLLO ou HORUSAPOLLO, grammairien grec, né vers la fin du iv* siècle à Phanæbetys, près de Panople en Egypte, professa, dit-on, la grammaire et les belles-lettres à Constantinople et Alexandrie, du temps de Théodose. On a sous son nom un livre intitulé Hieroglyphica, qui paraît être traduit de l’égyptien, et dans lequel on explique plusieurs hiéroglyphes. Cet ouvrage a été de quelque secours à M. Champollion pour l’explication (les hiéroglyphes, et a par là acquis depuis peu d’années une assez grande importance. J. Corneille de Pauw en a donné à Utrecht en 1727 une édition grecque-latine. L’édition la plus récente est celle d’Alexandre Turner, avec planches et traduction anglaise, Londres, 1840, in-8. Il a été traduit en français par Réquier, Paris, 1779, in-12. M. Ch. Lenormant a écrit sur cet ouvrage un savant Mémoire , Paris, 1818.
HORATIUS COCLÈS (P.) , héros des premiers temps de Rome , défendit seul contre l’armée de Porsena (507 avant J.-C.) l'entrée du pont Sublicius, pendant que ses compagnons détruisaient ce pont derrière lui ; quand il fut rompu, il se jeta dans le fleuve tout armé, et rentra à la nage dans Rome sain et sauf. Coclès veut dire borgne; ce surnom avait été donné au brave Horatius parce qu’il avait perdu un œil dans un combat.
HORCAJO-DE-LAS-TORRES, ville d’Espagne (Manche), à 38 kil. N. O. d'Ocana ; 2,130 hab.
HORCAjo-de-sàntiago, bourg d’ Espagne (Tolède), à 48 kil. S. O. d'Ocana; 2,050 hab.
HORDE, mot qui vient du tartare orlo ou ordo , signifie tente , et par extension famille.
horde d'or (Tartares de la) ou de la grande horde. Voy. tartares.
HORDOUAR, ville de l’Inde anglaise (Calcutta), à 32 kil. N. E. de Delhi, sur le Gange. Célèbre temple de Vichnou. Grand pèlerinage, grande foire, la plus belle de l’Hindoustan.
HOREB. célèbre montagne de l’Arabie ancienne, située dans l'Arabie - Pétrée , à l'ouest et non loin du mont Sinaï, par 28° 33’ lat. N. et 31° 42’ long. E. C’est là que Moïse vit Dieu dans un buisson ardent, et qu’il lit jaillir l’eau d’un rocher. Elie s’y réfugia pour éviter les persécutions de Jézabel. Au pied de le montagne est aujourd’hui un monastère.
HOKGEN ,£rros village suisse (Zurich), a 13 kil. S. de Zurich, sur le lac de même nom, 3,500 hab. Commerce de transit et commission. — Ce bourg fut brûlé en 1443 et 1501.
HORMISDAS, nom de quatre princes de la dynastie des Sassanides qui régnèrent sur la Perse, le 1er eu 271 et 272 ; le 2« de 303 k 311 ; le 3* de 457 à 460 (il fut détrôné par son frère Pérosès : aussi quelques-uns ne le comptent-ils pas) ; le 4e (compté pour ïlle), de 579 a 590. Ce dernier, p.-fils de Chosroësle-Grand, fut vaincu par les généraux grecs et par »es hordes tartares, perdit les conquêtes (pie sou père avait faites, et mécontenta tellement ses sujets
qu’ils le détrônèrent et le mirent à mort. Le nom perse d’Hormisdas est Hormus ou Ormuzd.
hormisdas, pape de 5l4 à 523, se fit remarquer par ses vertus et par son zèle contre les Eutychéens.
HORMUS. Voy. hormisdas et ormus.
HORIS ou HOORN, ville murée, et port considérable du roy.. de Hollande (Hollande septentrionale), sur le Zuyderzée, à 32 kil. N. E. d'Amsterdam; 9,000 hab. Arsenal, hôtel-de-ville, hôtel de l'amirauté, et autres monuments remarquables. Société d’armements maritimes et de navigation. Commerce jadis très important, médiocre aujourd’hui. Patrie du navigateur G. Schouten, de J. Caen, fondateur deBatavia. — Horn fut presque engloutie par une inondation, en 1557; elle fut prise par les Anglais en 1799, mais promptement évacuée après leur défaite à Alkmaar.
horn, villed'Allemagne, dans la princip. deLippe- Detmold, à 17 kil. N. de Paderborn ; 1,250 hab.
horn ou hornes, ville et ancien comté des Pays- Bas. Voy. HORNES.
horn (cap), pointe mérid.de la Terre de Feu (regardée comme la pointe la plus méridionale de l’Amérique du S.), par 70° 6’ long. O., 55° 55’ lat. S. Ce cap fut découvert en 1616, par Guillaume Schouten, qui lui donna le nom de Horn, sa ville natale.
horn (îles), deux Mes de la Polynésie, par 169* 10’ long. E., 15° 6’ lat. S. : découvertes par Lemaire et Schouten en 1616 ; elles sont probablement les mêmes que les îles de la Consolation vues par Maurelle en 1781.
HORN (Gustave, comte de), sénateur et connétable de Suède, né en 1592, mort en 1657, fut un des meilleurs généraux de Gustave-Adolphe. Il commandait l'aile gauche de l’armée suédoise à la bataille de Leipsick, et contribua beaucoup à la victoire. Après la mort de Gustave à Lutzen, il marcha en Souabe avec une portion de l’armée, et se joignit au duc de Weimar. En 1634, à la bataille de Nordlingen, qui avait été donnée contre son avis, il fut fait prisonnier, et ne recouvra la liberté qu'en 1642. Il rendit depuis les plus grands services à la reine Christine dans la guerre de Danemark, battit plusieurs fois les Danois, et fut créé feld-maréchal, puis connétable et comte.
horn ( Arvid-Bernard , comte de), sénateur suédois, né en 1664, issu de la famille du précédent, eut une grande part aux événements qui suivirent la mort de Charles XII, fut le principal moteur de la révolution de 1719, présida la diète suédoise en 1720, et détermina les états à élever sur le trône le prince Frédéric de Hesse-Cassel (roi sou* le nom de Frédéric I). Deux partis s’étant formé* sous le règne de ce prince, Arvid Horn se mit à la tête de celui qui est connu sous le nom de Bonnets, qui était dévoué aux intérêts de la Russie et de l'Angleterre, et eut longtemps le dessus ; mai* en 1738, le parti opposé (celui des Chapeaux ), qui était favorable à la France, ayant prévalu, il ae retira des affaires. Il mourut en 1742.
horn (Frédéric), comte d’AMiNNE , général suédois, né en 3725 dans la Sudermanie, mortennsd, se mit d’abord au service de ia France, se signala contre les Autrichiens dans les campagnes de 1743, 1745 et 1750 décida par son intrépidité la victoire d’Hast en beek (i757), fut rappelé en Suède quand la guerre eut éclaté entre la Suède et la Prusse, et devint un des conseillers les plus intimes d’Adolphe-Frédéric et de Gustave 111. Chargé par ce dernier du commandement des troupes réunies à Stockholm, où l'on craignait une insurrection, il s’acquitta avec le plus grand succès de cette difficile mission, et fut en récompense fait lieutenantgénéral et comte. — Son fils, le comte Horn, trempa dans lecomplot forme par Ankarstrœm contre Gustave I II, et fut condamné à mort; oi*ia la peine fut