HOU
l’ambassadeur, Paris, 1602, 1604, in-8; Présent royal de Jacques Ier au prince Henri son fils , traduit du latin, Paris, 1603, in-8 ; Préface de V histoire duprésid. de Thou, trad. en franç., Paris, 1604
HOTSPUR ou HOTSPEAR. Voy. percy (Henri.)
HOTTENTOTIE, pays des hottentots.
HOTTENTOTS, peuple de l’Afrique australe, occupe, à l’extrémité la plus méridionale de cette partie du monde, une vaste contrée qui est comprise entre 23°-32° lat. S. et l3°-25° long. E., et est bornée au N. O. par la Cimbébasie, au N. E. par le pays des Cafres, et de tous les autres côtés par l’Océan ; la colonie du Cap de Bonne-Espérance est enclavée dans le pays des Hottentots et a été formée aux dépens de ce peuple. Cette région peut avoir environ 1,100 kil. du N. au S. et autant de l’E. à l’O. Elle est traversée de l’E. à 10. par le grand fleuve Orange, On n’a du reste que des notions fort vagues sur l’intérieur de ce pays. Il est montagneux au S. et au N.; mais au centre s’étendent de vastes plaines sablonneuses et peu fertiles. Les Hottentots forment des tribus assez nombreuses que l’on peut réunir en deux familles : 1° les Hottentots proprement dits, dont le nom indigène est Kouakoua, et qui se divisent euxmêmes en deux grandes tribus, les JSamaquas ou Nama-Koua, àl’O., les Koranas ou Kora-Koua , au centre et au N. E. Ce sont les tribus les plus civilisées : elles ont des troupeaux et quelque industrie; elles savent travailler le cuivre. Les missionnaires hollandais y ont fait pénétrer le christianisme et ont formé quelques établissements , notamment ceux de Kommagas et de Steinkopf, chez les Namaquas, de Griqua ou de Klaarwater (qui compte 3,000 hab.), et de Hardcastle, chez les Koranas; — 2° au S. E. les Boschimans ou Bosjemans ( c.-à-d. en hollandaia hommes des taillis ), dits aussi Saabs et Houzouanas: c’est le peuple le plus sauvage et le plus abruti de toute l’Afrique; ils vivent de la manière la plus misérable, se nourrissant du produit de leur chasse ou de racines ; toujours en guerre avec les autres tribus hottentotes, ils errent dans les montagnes qui sont sur la lisière septentrionale de la colonie du Cap, et s’y cachent dans les taillis. — Les Hottentots sont entre tous les Africains les plus remarquables par leur laideur ; ils sont caractérisés par la saillie des pommettes, l’aplatissement du nez , la grosseur et la proéminence de9 lèvres; les femmes offrent dans la partie postérieure un développement singulier, qui est propre à cette race.
HOTTINGER (J eau-Henri), savant orientaliste et théologien protest., né à Zurich en 1620, prof, l’hist. ecclésiastique, la théologie et les langues orientales. L’électeur palatin l’appela à l’université d’Heidelberg en 1655 : il justifia la confiance de l’électeur, et fit revivre les études. L’académie de Leyde voulut egalement le posséder ; cedant à ceue invitation, Hottinger se préparait à partir, lorsqu’il se noya avec trois de ses enfants dans la rivière de Limmat, près de Zurich, en 1 667 . On a de lui : Grammatica quatuor linquarum, Hebraicœ, Chaldaicce, Sijriacœ, Arabicœ, Zurich, 1649; Historia orientalis de Muhammetismo , Saracenismo, Chaldaïsmo, etc., 1660, in-4; Biblicihecarius quadripartite , in-4 ; Historia ecclesiastica , etc. Tous ses ouvrages sont a i u,iex.
hottinger (J. -J.), arrière-petit-fils de jean Henri, né en 1750 à Zurich, mort en 1810, fut professeur et membre du chapitre à Zurich, et se fit une réputation comme philologue. On lui doit de bonnes éditions de Théophraste, de Salluste, des traités de Cicéron De divinatione , De officiis (avec une traduction en allemand), et la Bibliothèque des ouvrages les plus modernes sur la philosophie , la théologie et les belles-lettres (Zurich, 1784-1786, 3 vol. in-8).
HOU ou HOW, Diospolis parva, bourg de la