HUSS
où elle» se perdent; la première a un cours de 180 kil. , l’autre de 120.
liURONS, peuple indigène de l’Amérique du Nord, errait sur la côte orientale du lac Huron, lors de la découverte du Canada par les Français ; ils réclamèrent la protection des Français contre les Iroquois leurs ennemis ; mais ceux-ci parvinrent à les chasser du territoire qu’ils occupaient. D’autres Hurons vivaient entre les lacs Huron et Ontario et sur les bords du fleuve Saint-Laurent. Ils ont aussi disparu. 11 ne subsiste plus aujourd’hui de Hurons qu’à la petite mission de Lorette , à 8 kil. N. de Québec, où se trouvent 200 cultivateurs descendants desanc. Hurons. Leur idiome s'stî perdu.
HURTADO DE MENDOZA. Voy. mendoza.
HUS (terre de), pays de Job. Voy. job.
HUSCH ( prononcez Houch ) , ville de Moldavie, sur le Pruth, à 77 kil. S. E. d’iassy. Évêché. Pierrele-Grand et Baltadji-Méhémet y signèrent le fameux traité négocié par Catherine 1 en 1711.
HUSK1SSON (William), homme d’état anglais, né en 1770 à Birch-Moreton , dans le comté de Worcester, mort en 1830, fut d’abord secrétaire particulier de lord Gower, ambassadeur d’Angleterre en France (1792), devint, sous le ministère Pilt , sous-secré taire d’état de la guerre (1795), puis secrétaire de la trésorerie , s’attacha ensuite à Canning, et fut, sous ce ministre , président du bureau du commerce (1823). 11 était entré à la Chambre des Communes dès 1796. Soit comme ministre, soit comme député, Huskisson se distingua par ses profondes connaissances dans les finances et l’économie politique. Disciple de Smith, il combattit avec force le système prohibitif, fit abaisser les tarifs de douane , et prouva par les faits qu’on ne faisait par là qu’augmenter les recettes et favoriser la prospérité du pays. 11 périt de la manière la plus malheureuse en septembre 1 830 , écrasé par une locomotive à Liverpool, où il était venu pour assister à l’inauguration du chemin de fer.
HUSS (Jean), hérésiarque, né à Hussinetz, b. de Bohême, de parents pauvres, entra dans l'état ecclésiastique, devint en 1409 recteur de l’université de Prague , et fut choisi pour confesseur par la reine de Bohême, Sophie de Bavière. Ayant eu connaissance des doctrines du réformateur anglais , Jean Wicleff , il les embrassa avec chaleur , les propagea avec zèle, rejetant l’autorité du pape, attaquant les vices du clergé, les excommunications , les indulgences, le culte de la Vierge et des saints, la communion bous une seule espèce, etc., et se fit rapidement de nombreux partisans. Il soutint ses opinions dans plusieurs écrits, notamment dans un Traité de l'Église. Déféré pour cet ouvrage au tribunal du Saint-Siège, il fut excommunié par le pape Alexandre V, et en appela au concile de Constance. 11 se rendit à ce concile en 1414 , muni d’un sauf-conduit de l’empereur. 11 fut déclaré hérétique par ce concile, et ayant refusé de se rétracter, il fut, selon les lois du temps, livré au bras séculier, etbrulé vif à Constance en 1415. Il déploya jusque sur le bûher un caractère indomptable. Sa mort souleva toute la Bohême et devint le signal d’une guerre sanglante {Voy. hussites). La collection des œuvres de Jean Huss a été publiée en 1558 à Nuremberg, 2 vol. in-fol., avec une préface de Luther, et réimprimée en 1715, sous le titre de Joannis Hussii et Hieronymi Pragensis confessorum Ghristi historia , etc. Bonnechosea publié ses Lett. , lat. et fr. , 1846.
HUSSEIN, que l’on écrit aussi Hossein , Hocein , nom commun à un grand nombre de personnages musulmans dont nous citerons les plus célèbres:
Hussein, fils d’ Ali et de Fatime, fille de Mahomet, fut, après la mort de son frère aîné Hassan (669 de J.-G.), considéré par les Chyites comme l’imam ou chef légitime de la religion. 11 vivait en paix à la