‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 515 sur 1261 · HUNS — 858 — HUNS · texte numérisé non relu

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venger de son frère, qui l’avait trahi, il lui fit arracher les yeux; mais après ce crime, poursuivi par ses remords, il abdiqua en faveur de son fils Waïfre, et se retira dans un monastère (745). 11 en sortit au bout de 23 ans pour venger la mort de son fils; fut battu par Charlemagne, puis se retira auprès de Didier, roi des Lombards, qu’il excita à la guerre. Tous deux furent assiégés par Charlemagne dans Pavie, et Hunald périt assommé par le peuple, 774. Ce prince était issu des Mérovingiens.

ÏIUNDHOLM, établissement en Norwége (Norriand), au N. et près de Bodoê : nouvellement fondé pour la pêche du hareng : port et quelques maisons, magasins et hangars.

HUNDSRUCK, c.-à-d. dos de chien , contrée montueuse de» la Bavière rhénane et des États prussiens (prov. Rhénane), est un prolongement des Vosges qui s’étend entre la Nahe, le Rhin et la Moselle. Beaucoup de forêts, entre autres celles de Sohnwald et de Hochwald. — Le Hundsrück était anciennement compris dans le Palatinat du Rhin et dans les ci-devant électorats de Mayence , Cologne, et dans le duché de Clèves. Sous l’Empire, il forma les départements du Mont-Tonnerre, de Rhin-et- Moselle, de la Roer. — On fait aussi dériver le nom de cette chaîne de montagnes des mots tractus Hunnorum , dénomination qui proviendrait elle-même d’une colonie de Huns que remp.Valentinien 111 établit dans cette contrée après la défaite d’Attila (451).

HUNÉRIC, deuxième roi des Vandales en Afrique, succéda à son père Genséric en 477. Son règne ne fut qu’une suite de crimes. 11 fit égorger son frère Théodoric, la veuve de ce prince avec son enfant, les anciens amis et ministres de Genséric. Hunéric était arien; il persécutâmes catholiques, et en fit périr 40,000 dans d’horribles supplices. Il mourut en 488 d’une maladie qui lui fit éprouver des douleurs inouïes.

HUN1ADE. Voy. hunyade.

HUNIGARES ou HOUNOGOURES, ancien peuple de l’Europe au-delà du Dniepr, apparaît dans l’histoire aux vi*, vne, vme siècles. A cette époque il formait deux grandes tribus, habitant l’une vers les deux grands lacs Onéga et Ladoga, l’autre à l’E. du Dniepr entre ce fleuve et la Deana : on ne sait si les Hunigares du Sud sont une colonie de ceux du Nord ou si ce sont les Hunigares du Nord eux-mêmes qui auraient émigré, mais leur communauté d’origine n’est pas douteuse : tous deux étaient de race finnoise ou hunnique : peut-être même les Hunigares du Sud étaient-ils un reste des Huns d’Attila. Il est croyable que les Hongrois furent principalement des Hunigares.

HUNINGUE, ville de France , ch.-l. de canton (H.-Rhin), à 3 kil. N. de Bâle, à 28 kil. S. E.^ d’Alikirch , sur la rive gauche du Rhin; I500hab. Place jadis très forte, mais démantelée en 1815, après un siège célèbre où 135 Français, commandés par le général Barbanègre, tinrent pendant douze jours contre 30,000 Autrichiens. — Huningue donne son nom à un canal qui va de Huningue à Habsheim s’embranchant sur le canal du Rhône au Rhin.

huningue (petit-), village de Suisse, sur la rive droite du Rhin, à 2 kil. N. de Bâle et vis-à-vis de Huningue; 500 hab. Pêche du saumon.

HUNS, H uni ou Chuni , fameux peuple barbare, était, selon l’opinion la plus commune, d’origine asiatique et de race mongole, et ne différait point des Hiong-nou , qui, partis des contrées situées au N. du désert de Kobi, soumirent les Mandchoux, dévastèrent les frontières septentrionales de la Ghine, forcèrent les Chinois à élever la grande muraille (vers 210 av. J.-C.), et firent malgré cet obstacle la conquête de l’empire chinois, d’où ils ne furent chassés que 90 ans après J.-C. Affaiblis par de longues guerres et par des discordes intestines, décimés

par une famine, ces peuples sévirent au commencement du iv* siècle obligés d’abandonner les steppes de la Tartarie, émigrèrent vers l’occident, et, se partageant en deux grands corps de nation, vinrent se fixer les uns sur l’Oxus, à l’E. de la mer Caspienne, où ils prirent le nom d ’Ephtaliies ou Huns blancs {Voy. ci-après huns ephtalites), les autres sur l’Oural, d’où ils descendirent jusqu’au Caucase , et se répandirent sur l’Occident : ce sont ces derniers qui sont spécialement connus sous le nom de Huns. — Selon un système recent dû à St-Martin, pt fondé sur l’analogie des langues, les Huns seraient des Finnois {Fenni) , et se confondraient avec les Finnois orientaux (situés à l’E. du Volga), qui, après avoir été longtemps sujets des Goths, se révoltèrent contre eux; même dans cette seconde hypothèse, il faudrait toujours admettre qu’aux Hunni ou Fenni du Volga vinrent se réunir au iv* siècle des peuplades nomades sorties de la Haute-Asie. — Quoi qu’il en soit, les Huns ne commencent à figurer dans l’histoire de l’Europe qu’à la fin du iv* siècle. Vers 376 ils traversèrent le Palus Mæoiis sons la conduite de Balamir, leur roi, subjuguèrent les Alains, puis les Goths, dont ils détruisirent le vaste empire [Voy. hermanaric), et qu’ils forcèrent à se réfugier en partie au S. du Danube vinrent eux-mêmes s’établir dans le voisinage de l’empire d’Orient, menacèrent Constantinople et forcèrent les empereurs à leur payer tribut. Théodose II ayant voulu secouer ce joug honteux, ils franchirent la frontière, dévastèrent la Thrace , l’illyrie , et se firent céder toute la rive droite du Danube (446). Leur puissance fut portée au plus haut degré par Attila, dont les états s’étendirent de la mer Caspienne au Rhin, et qui tenait sous sa domination les Alains, les Goths, les Gépides, ïes Suève». les Vandales, lesliéruies, les Marcomans. Ce conquérant envahit d’abord l’emp. d’Orient, d’où Marcien le repoussa, puis se dirigea vers l’occident; après avoir tout soumis et ravagé sur sa route, il vint échouer en Gaule, et fut battu près de Châlons-sur-Marne, en 451, par le patrice Aétius, avec l’aide des Francs, des Wisigoths et des Bourguignons. Les hordes des Huns, repoussées de la Gaule, se tournent vers 1’ltalie, détruisent Aquilée, saccagent la Vénétie, menacent Rome; mais arrêtées par les supplications du pape Léon et séduites par les riches présents de l’empereur Valentinien III, elles consentent à abandonner l’Italie (452). Peu après, la mort d’Attila (453) fit évanouir cette puissance colossale. Ses fils s’étant disputé le trône, les peuples soumis profitèrent de leurs divisions pour secouer le joug, et plusieurs fondèrent de nouveaux empires ( Voy. gépides , goths, avares). Toutefois un des fils d’Attila, Dinghitsik, se soutint encore quelque temps à la tête d’une partie des Huns dans la Hongrie, pays qui a conservé leur nom. Un autre fils du conquérant, Irnak, ramena en Asie les restes de la nation. Plusieurs de leurs tribus s’établirent alors sur les bords de la mer Noire, depuis le Danube jusqu’au Don, et près du Caucase, où elles sont connues sous le nom de Hounogoures ou Hunigares, Akatzires ou K bazars, Cidarites, Koutrigoures, Outourgoures, etc. — Les Huns menaient la vie nomade ; ils étaient farouches, perfides, d’une laideur qui les rendait hideux', ils avaient le nez écrasé, les yeux petits et percés comme des trous ; ils vivaient à cheval et campaient sous des tentes. Attila avait sa principale résidence dans l’ancienne contrée des Iazyges, entre le Danube et la Theiss, vers la Zagiva; il habitait une grande chaumière de bois. Parmi les rois des Huns on connaît Balamir (376-400), Uldin (400-412), Caralon (412-424), Roïlas, vers 425, Roua et Attila, qui régnèrent quelques années ensemble (427-433), Attila seul (433-453). De Guignes a écrit une His-

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toire des Huns, des Turu et des Mongols (1756-1758). HUNS cidarites, habitaient à 1*0. de la mer Cas-

Eienne, entre l’embouchure du Terek et le pas de •erbend , au v* et peut-être dès le iv« siècle ; ils furent très souvent en guerre avec les princes sassanides de Perse. On les a souvent confondus avec les Huns Ephtalites.

huns ephtalites (et non Nephtaliies ), à l’E. de la mer Caspienne, sur les bords de l’Oxus, dans le S. du Turkestan actuel , avaient pour capitale Varakhchan (ou Balaam ?). On croit qu’ils vinrent s’établir dans cette contrée lors de la grande émigration des Huns au IVe siècle. Ils furent souvent en guerre avec les rois sassanides de Perse, mirent sur le trône Firouz 1 (Perosès ),ety rétablirent Kabad (Cabadès), qui en avait été chassé. Ils finirent par se confondre avec les Turcs. On les nomme aussi Huns blancs ou Abdela.

HUNSE, riv. de Hollande, naît dans la prov. de Drenthe, coule du S. E. au N. 0., passe à Groningue et se jette dans la mer du Nord, après 90 kil. de cours.

HUNT (Henry), radical et démagogue anglais, né à Wittington dans le comté de Wilt en 1773, mort en 1835, était un des plus riches fermiers de son pays. Entraîné par un patriotisme exalté, il se mit à parcourir l’Angleterre, prêchant partout la réforme universelle et provoquant des rassemblements qui souvent devinrent menaçants pour l’ordre public. 11 fut arrêté en 1820 à la suite d’un meeting tumultueux qui avait eu lieu à Manchester, et se vit condamné à un an de prison. Après avoir fait plusieurs tentatives inutiles pour entrer au parlement, il parvint enfin en 1831 à se faire élire membre de la Chambre des Communes ; mais il joua un rôle fort secondaire dans cette assemblée. En même temps qu’il prêchait la réforme, il débitait par les rues diverses marchandises de sa fabrication, notamment du cirage, ce qui lui donnait l’apparence d’un charlatan. Il mourut subitement 3ans une de ses tournées.

HUNTER, nom de deux frères écossais qui se sont également distingués dans la chirurgie. William, l’aîné, né en 1718 dans le comté de Larnak, mort à Londres en 1783, vint exercer son art à Londres, fut nommé membre de la corporation des chirurgiens , associé étranger de l’Académie des Sciences de Paris ; il est surtout connu par son Anatomia uten yravidi , 1774, en 34 planches in-fol. Il fonda à Londres une école et un muséum d’anatomie qu’il légua à l’université de Glasgow, dans laquelle il avait été élevé. — Son frère, Jean, né en 1728, mort en 1793, l’aida dans ses recherches anatomiques, et fit lui-même d’importantes découvertes, particulièrement sur les dents et sur le développement de la rage. Il a publié : Histoire naturelle des dents et de leurs maladies , 1771; Traité sur les plaies d'armes à feu , 1794. Il inventa, pour opérer la fistule lacrymale, un instrument qui a conservé son nom. Ses Œuvres complètes, réunies par le docteur Palmer, ont été traduites en français avec notes, par G. Richelot, 1843, 4 v. iu-8.

HÜNTINGDON, ville d’Angleterre, ch.-l. du comté de même nom, sur l’Ouse, à 84 kil. N. de Londres;3,267 h.; bière, commerce de houille, bois, etc. Patrie d’Olivier Cromwell. — Le comté de Huntingdon, jadis habité par les Iceni , est enclavé entre ceux de Norlhampton et de Cambridge, sauf au S. 0., où il est borné par celui de Bedford : il a 49 kil. sur 35, et compte 53,149 hab. C'est un pays agricole, presque sans industrie, marécageux en grande partie.

HUNTON (Phil.), publiciste anglais, d'une secte non conformiste, fut favorisé par Cromwell, et publia sous Charles II un Traité de la monarchie où il soutenait les doctrines constitutionnelles et

libérales ; cet ouvrage, contraire à la doctrine du droit divin, fut condamné par un décret du roi en 1683, et fut réfuté par quelques publicistes à gages, notamment par Filmer. L’auteur était mortdès 1682.

HUNTSV1LLE, ville des États-Unis (Alabama), à 270 kil. N. de Cahawba; 15,000 hab. Coton.

HUNYAD, comitat des États autrichiens (gouvernement de Transylvanie), dans le territoire des Hongrois, est borné au N. et au N. E. par les combats de Zarand et de Weissembourg inférieur, au S. et au S. E. par la Valachîe, à 10. par les comitats hongrois d’Arad, de Krassova, etc. : 130 kil. sur 80; 147,000 hab. Ch.-l., Nagy-Enyed. Il se divise en trois parties principales, la vallée de Hetzing, et les cercles en deçà et au-delà du Maros.

hunyad (banfi-), bourg de Hongrie (Klausenburg), à 44 kil. N. O. de Klausecburg.

HUNYADE (Jean), surnommé Corvin , vaïvode de Transylvanie, né vers 1400, descendait, dit-on, des Paléologues, empereurs de Constantinople; suivant d’autres, son père aurait été l’empereur Sigismond. Il fut pendant plusieurs années le défenseur de la Hongrie contre les Ottomans. Plusieurs fois déjà il avait vaincu ces ennemis, lorsqu’en 1440 il fut nommé vaïvode de Transylvanie par le jeune Wladislas, roi de Pologne et de Hongrie. Après la mort de Wladislas (1444), il fut appelé à gouverner la Hongrie pendant la minorité de Ladislas V ; et durant une régence de douze années il prouva qu’il était aussi grand politique que bon guerrier. En 1448 il soutint pendant trois jours dans les plaines de Cassovie tout l’effort de l’armée ottomane, quatre fois plus nombreuse que la sienne.; en 1456 sa belle défense de Belgrade contre Mahomet U mit le comble à sa gloire. Il mourut cette même année de ses blessures, laissant à la Hongrie un second défenseur dans la personne de son fils, Mathias Corvin. La famille des Hunyade avait dans ses armes un corbeau tenant dans son bec un anneau d’or; il est probable que c’est de là que lui vintlesurnom de Corvin ( Corvinus ), qu’on a donné à Jean Hunyade. Les Turcs le surn. le Diable.

HUPPAZOL1 (François), centenaire, né à Casai (Piémont), en 1587, voyagea dans le Levant, séjourna longtemps à Scio , où il se livra au commerce, fut nommé, à l’âge de 82 ans, consul de Venise à Smyrne, jouit pendant toute sa vie d’une santé parfaite , qu’il dut à la constante régularité de son régime, et mourut en 1702, âgé de 115 ans. il s’était marié cinq fois, et épousa à 98 ans sa dernière femme, dont il eut encore 4 enfants.

IIUREPEL (phil. dit), c.-à-d. le Rude, comte de Clermont (Oise), fils de Ph. -Auguste et d’Agnès de Méranie, né en 1 200, épousa Mahaud, comtesse deBoulogne, Dammartin, etc., et périt d. un tournois, 1233.

HUHEP01X. petit pays de l’anc. France, comprenant Rambouillet. Dourdan et leurs env. <'S.-et-Oise).

HURIEL, cn.-i. de canton (Allier;, à 10 kil. fl. q. de Montluçon; 1,800 hab.

HURON (lac), grand lac ie l’Amérique du Nord, un des plus vastes du globe, par 8 1° 45 -87° long. O., 43° 20’-46° 27’ lat. N.: 380 kil. sur 220; il communique au N. O. avec le lac Supérieur, par le détroit de Sainte - Marie; à l’O. avec le lac Michigan par celui de Michilimackinac ; à l’E., par le Severn , avec le lac Simcoe qui communique luimême avec le lac Ontario.-enfin au S. E. avec le lac Érié par la riv. et le lac Saint-Clair. Il est traversé du N. O. au S. par la ligne de démarcation entre le Canada et les États-Unis. Sa forme est très irrégulière ; il s’y trouve beaucoup d’îles , entre autres celle de Manatoulin. Il doit son nom aux Hurons, qui jadis habitaient sur ses bords.

huron, nom commun à deux rivières de l’Amérique du Nord, dites, l’une, le Huron du lac Erté l’autre, le Huron de Saint-Clair, du nom des lacs

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