‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 519 sur 1261 · HYDA · texte numérisé non relu

HYDA

donna la préférence au premier. Un jour qu’il jouait au disque avec le dieu, Zéphyre, pour se venger, poussa le palet contre le front d’Hyacinthe, qui en mourut. Apollon, désespéré, le métamorphosa en une fleur, qui prit de lui le nom d'hyacinthe , et il grava sur les pétales de la fleur les deux premières lettres de son nom. Hyacinthe était adoré comme une divinité à Sparte et chez les Amycléens.

hyacinthe (saint), religieux de l’ordre de Saint-Dominique, né dans le diocèse de Breslau en Silésie, en 1183, était d’une des premières familles de la Pologne. En 1217 il fonda à Cracovie un monastère de Dominicains, et alla ensuite prêcher l’Evangile dans la Mazovie, la Poméranie, le Danemark, la Suède, la Norwége et l’Êcosse, opérant de nombreuses conversions. A son retour, il fit un voyage à Constantinople, parcourut la Grande Russie et fonda un monastère à Kiev. Il mourut à Cracovie en 1257. On l’hon. le 16 août. — Un autre s. Hyac. , martyr à Rome en 257, est, hon. le 1 1 sept.

HYADES (du grec hyein , pleuvoir), filles d’Atlas, roi de Mauritanie. Elles furent si affligées de la mort de leur frère Hyas, hué à la chasse, qu’elles en moururent de regret. Elles furent changées en une constellation qui préside à la pluie. On en compte généralement sept, quelquefois cinq. Elles forment le front de la constellation zodiacale du taureau. — On donne aussi pour père aux Hyades Casmillus ou encore l’Océan, et on les place dans l’île de Naxos, à Dodone ou sur le mont Nysa.

HY ANTES, peuple primitif de la Béotie, fut chassé de ce pays par Cadmus; ils se retirèrent probablement dans la Phocide, où ils fondèrent la ville de Hyampolis sur le Parnasse.

HYAS. Voy. hyades.

HYBLA, nom commun à trois villes de Sicile, la première dite Hybla major , auj. Paterno , à 20 kil. N. O. de Catane, dans le Val-di-Demona ; — la seconde, Hybla minor ou Hercea, auj. Calatagirone ou Ragusa , à 20 kil. S. E. de Leontini ; sur les coteaux qui environnaient celle-ci , on recueillait un miel délicieux qui était regardé comme égal à celui de l’Hymette en Attique; — la troisième,^ dite Hybla parva, et depuis Megara , sur la côte S. E. de la Sicile, au N. de Syracuse, au N. E. d 'Hybla minor et au S. E. d 'Hybla major. On en voit auj. les ruines sur les bords du fleuve Cantaro.

HYCGARA, auj. Muro-di-Carini , ville de Sicile, sur la côte N. Patrie de la fameuse Laïs.

HYCSOS, ou Rois pasteurs , chefs de tribu* nomades de pasteurs, la plupart A*bes ou Phénicien», qui envahirent l’Égypte vers Van 23 1 0 av. J. -G. et qui y formèrent la dix-septième dynastie. Salatis le premier des rois Hycsos, s'établit à Memphis où il régna 19 ans. Ses successeurs se maintinrent en Égypte environ 260 ans, et furent chassés par les Pharaons Thébains , Misphragmoutosis et Thoutmosis, vers 2050 avant J.-C. Ils conservèrent même beaucoup plus tard leur autorité sur quelques cantons de l’Égypte, et ne furent entièrement chassés qu’au bout de cinq siècles. Ce que l’on sait des Hycsos ne repose que sur le témoignage de Manéthon. Quelques savants confondent les Hycsos avec les Hébreux.

HYDASPE, Hydaspes , auj. le Djelem, fleuve de l’Inde N. O., venait des monts lrnaüs et tombait dans Y Acesities, après avoir traversé le roy. de Porus et le pays des Clauses. Des cinq rivières du Pendjab, c’est celle qu’on rencontrait la seconde en allant de l’O. à l’E. Le passage de l’Hydaspe par Alexandre en 326 et la bat. qu’il y livra à Porus sont au nombre des plus beaux faits d’armes de ce grand capitaine. C’est sur l’Hydaspe que, ramené en arrière par les murmures de ses soldats, il s’embarqua avec 200 vaisseaux pour descendre jusqu’à l’Inüus et de là jusqu’à l’Océan.

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