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HYDE (Thomas), orientaliste anglais, né à Biliingsley en 1636, mort en 1703, fut conservateur de la Bibliothèque bodléienne, professeur d’hébreu et d’arabe à Oxford, secrétaire-interprète pour les langues orientales. On a de lui : Tabulée lûngitudinis ac laliludinis stellarum fixarum ex obServaiionibus Ulugh-Beighi , Oxford, 1665, in-4; Catalogus bibliothecce Bodleïanœ , 1674, in-fol.;de Luais orietitalibus, 1694, in-8, fig,; Veierum Persarum et Magorum religionis historia , 1700, etc. Dans ce dernier ouvrage,

11 établit que les Perses ont toujours conservé la notion d’un Dieu unique.

hyde, comte de Clarendon. Voy . CLARENDON.

HYDERABAD. Voy. haÏderabad.

HYDER-AL1. Voy. haÎder-ali.

HYDRA, Hydrea, île de l'état de Grèce, dans T Archipel, sur la côte de l’Argolide, par 21® 12’ long. E., 37° 26’ lat. N. : 16 kil. sur 5; 30,000 hab. Montagnes, peu de fertilité. Commerce. Les Hydriotes passent pour les plus habiles et les plus braves marins de la Grèce. Cette île fut peuplée par des Samiens fugitifs, au temps de Polycrate; mais elle ne joue aucun rôle dans l’histoire de la Grèce ancienne. En 1470 elle servit de refuge à des Albanais qui fuyaient la domination ottomane. Ceux-ci fondèrent la bourgade d’Hydra sur une montagne escarpée, près de la côte; ils commencèrent bientôt à faire le commerce de cabotage dans l’Archipel, et à l’aide d’un léger tribut obtinrent la protection de la Porte. Plus d’une fois les Turcs trouvèrent parmi les Hydriotes d’habiles matelots pour armer leurs flottes ; mais lors de la guerre de l’indépendance, les Hydriotes furent les plus cruels adversaires de la marine turque, dont la destruction fut en grande partie leur ouvrage.

HYDRAOTE , Hydraotes , Hyraolis, auj. le Ravei, rivière de Plnde, au N. O., sortait de l’imaüs et ombait dans YAcesines, après avoir séparé le roy. du second Porus d’avec le pays des Cathéens. En allant de l’O. à l’E., c’est la quatrième des cinq grandes rivières qu’on rencontre dans le Pendjab.

HYDRE DE LERNE, serpent monstuueux, né de Typhon et d’Echidna, séjournait dans les eaux du lac de Lerne en Argolide. 11 avait sept têtes, et chacune repoussait à mesure qu’on la coupait, à moins qu’on ne brûlât immédiatement la plaie. Hercule aidé d’Jolas en délivra la terre ; cet exploit est un des douze travaux que lui imposa Eurysthée. Après avoir tué le monstre, le héros trempa ses flèches dans son sang empoisonné, pour rendre incurables les blessures qu’il ferait. Le monstre fut transporté au ciel, où il forme la constellation australe de V Hydre. On pense que l’Hydre de Lerne n’était autre chose qu’un marais d’où s échappaient des miasmes pestilentiels et qu’Hercule parvint à dessécher.

HYDRIOTES, habitans d’Hydra. Voy. hydra.

HYDRONTE, Ilydruntum , auj. Oiranie , ville d’Italie, dans l’Apulie méridionale ou Iapygie, à l’entrée de l’Adriatique. D’Hydronte à Orique en Spire, il n’y a que 60 kil. Pompée avait, dit-on, songé à l’inexécutable projet de jeter un pont entre ces deux villes.

HYÈRES, Arcœ, ch.-l. de cant. (Var), à 15 kil.

E. de Toulon, à 5 kil. de la mer et de la rade d’Hyères, qui est très vaste et très sure; 8,880 hab. Position délicieuse : orangers, oliviers, pêchers. Climat le plus chaud de la France; on y envoie les malades affectés de phthisie. Commerce d’huile d’olives, vins, grenades, oranges, etc. Cette v., qui était une colonie de Marseille, portait au m. âge le nom d 'Ahires (du latin Arcæ). Au xme siècle elle avait un port d’où l’on s’embarquait pour la Pales tine. Longtemps elle fut l’apanage des vicomtes de Marseille, qui la cédèrent au comte de Provence, Charles d’Anjou, frère de saint Louis. Patrie de Massillon.

HYPa

hyères (îles d’), Stœchades. On nomme ainsi 4 îles sur la côte du départ, du Var : Porquerolles, Port- Croz, Bagneaux, l’île du Levant ou Titan : les deux premières sont habitées. Elles font partie du canton d’Hyères; 1,000 hab. environ. — François 1 érigea ces îles en marquisat (1531) sous le nom d 'Iles d'Or , que leur donnaient les Romains. Ce marquisat fut d’abord possédé par la maison d’Ornans , qui en céda une partie à celle de Roquendoff ; mais la garde de ces îles ayant été négligée par leurs possesseurs, la couronne s’en saisit et y mit une garnison. Les Anglais ravagèrent les îles d’Hyères lors du siège de Toulon, en 1793.

HYG1E, c.-à-d. santé, déesse de la santé, était fille ou femme d’Esculape. On la représente avec une coupe, la coupe de la santé, et le plus souvent avec un serpent qui veut boire dans cette coupe.

HYGIN, C. Jul. Hyginus , grammairien latin, natif d’Alexandrie ou d’Espagne, fut d’abord esclave de Jules-César, et fut affranchi par Auguste, qui lui confia le soin de la bibliothèque palatine. Il fut lié avec Ovide, qui, dans la suite, se brouilla avec lui. On a sous son nom deux ouvrages qui sont très ujtiles pour l’étude de la mythologie : un recueil de Fables mythologiques et Y Astronomicum poelicum, publiés tous les deux dans les Mythographi latini de Muncker, Amsterdam, 1681. Ces deux ouvrages sont si mal écrits qu’on croit qu’ils ne sont pas d’Hygin. M. Mai a publ. en 1831 des Fab. inéd.

hygin (s.), pape de 139 à 142, condamna Cerdon et Valentin. On l’hon. le 11 janvier.

HYKSOS. Voy. hycsos.

HYLAS, favori d’Hercule, célèbre par sa beauté, accompagna le héros dans l’expédition des Argonautes et se noya en puisant de l’eau dans un fleuve. Les poètes ont feint qu’il avait été enlevé par les nymphes du fleuve, éprises de sa beauté. Hercule fut inconsolable de cette perte.

HYLLUS, fils d’Hercule et de Déjanire, fut, après la mort de son père, le chef des Héraclides, et épousa lole, qui avait été la maîtresse d’Hercule. Chassé du Péloponèse par Eurysthée , il chercha un refuge chez les Athéniens , vint à la tête des Héraclides combattre Eurysthée et le tua (vers 1307 av. J.-C.); * mais il ne put néanmoins rentrer dans ses états. Il périt lui-même quelque temps après dans un combat singulier contre Echémus, chef des Tégéates.

HYMEN ou HYMËNÉfà, Hymenœus, fils de Bacchus et de Vénus, présidait au mariage. On le représente sous la figure d’un jeune homme blond, couronné de roses, portant un flambeau et enveloppé dans un voile blanc et brodé de fleurs.

HYMETTE, Hymetius, auj. Trelo-Vouno ou Dely - Dagh , mont, de l’Attique, au S. et près d’Athènes, était célèbre par son miel exquis et par ses carrières de marbre.

HYPAN1S, nom commun à deux rivières de l’Europe barbare, l’une et l’autre tributaires de la mer Noire ; l’une , dite auj. le Kouban , sortait du Caucase, coulait au N. O., puis à l’O. et tombait dans le Palus-Méotide, sur le territoire de Phanagorie ; l’autre, auj. le Bog, venue des contrées intérieures de la Scythie d’Europe, se perdait à Olbia dans l’estuaire du Borysthène.

HYPAT1E, Hypatia , fille de Théon, mathématicien d’Alexandrie, née à Alexandrievers370 de J.-C., devint elle-même si habile dans les mathématiques et la philosophie que les magistrats d’Alexandrie l’invitèrent à faire des cours publics. Elle obtint le plus brillants succès et acquit un grand crédit sur Orest-e , gouverneur de la ville ; mais elle était | païenne et peu favorable aux Chrétiens. Des furieux,

! ameutés contre cette femme, s’emparèrent de sa personne, l’assommèrent, et traînèrent dans les rues ses membres en lambeaux, l’an 415 de J.-C. Les ! écrits d’Hypatie ont péri dans l’incendie de la bi-

HYPH — 864 — HYTH

bliothèq. d’Alexandrie. Onia surn. la Philosophe.

HYPERBOLUS atb nien méprisé. F. ostracisme.

HYPERBORËENS, c.-a-d. au-aelà du Borée , nom donné vaguement par les Grecs aux peuples et aux pays du Nord ; on plaça d'abord le pays des Hyperooréens au N. delà Thrace, puis on le recula jusqu’aux monts Rhipées ou Riphées. On imaginait que par-delà ces montagnes existait un peuple chéri des dieux qui pratiquait toutes les vertus, qui vivait sans travail et sans trouble, à l’abri du souille de Borée, dans un climat d’une douceur inaltérable. C’est du pays des Hyperboréens que l’on faisait venir le sage Abaris. On remarque de singuliers rapports entre les cultes d’Apollon ou de Diane et les traditions répandues sur les Hyperboréens; ces rapports s’expliquent en admettant que les habitants primitifs de la Grèce venaient du Nord et avaient rapporté leur culte en Grèce.

HYPÉRIDE , orateur athénien , disciple d’Isocrate et de Platon et rival de Démosthènes. Il fut avec cet orateur l’ennemi des Macédoniens et l’instigateur principal de la guerre Lamiaque. Après la bataille de Cranon, il fut livré à Antipater, qui lui ût souffrir d’horribles tortures, lui arracha la langue, puis le fit mettre à mort, 322 av. J. -G. Ses discours sont perdus, à l’exception de deux, qui ont été retrouvésen 1853etpubl. àGottingue.Onlui attribue aussi un discours contre Alexandre , qui se trouve parmi les harangues de Démosthène (c’est la 17e).

HYPÉRIE , Hyperia , premier nom de Camarine, en Sicile. Voy. torre-di-camarinà.

HYPÉRION, fils d’Uranus et frère de Neptune, épousa Thya, et fut père du Soleil, de la Lune et de l’Aurore. On le confond souvent avec Hélios ou le Soleil. Voy. titans.

HYTERMNESTRE, une des Danaïdes, épargna Lyncée son époux, et le fit échapper au massacre des fils d’Egyptus, malgré l’ordre de son père ’Danaüs. Celui-ci la cita en jugement pour la punir de sa désobéissance ; mais le peuple la déclara

HYPHASE, Setledge (ou Beyah, affl. du Setl.), r. de l'Inde, au N. O. (la dernière qu’on rencontre dans le Pendjab actuel en allant de l’ouest à Test), tombait dansl’Aceimej, ou peut-être elle recevait cette grande rivière grossie de l’Hydaspe et de l’Hydraote, et alors se jetait dans l’Indus à Alexandrie, chez les Musicanes. Alexandre s’arrêta sur la rive droite (ou occidentale) de ce fleuve, et en mémoire de son

apparition en ces lieux (qui devenaient la borne orientale de son empire), il y éleva douze autels.

HYPSELIS, auj. Sciolhbr ville de l’Égypte ancienne, dans la Thébaïde, au S. et très près de Lycopolis, sur la gauche du Nil, était ch.-I. du nome Hypsélite.

HYPSILANTIS (famille des). Voy. ypsilantis.

HYPSIPYLE, fille de Thoas, roi de l’île de Lemnos. Les femmes de Lemnos ayant offensé Vénus, cette déesse inspira à leurs maris le dessein de les abandonner. Les Lemniennes indignée» égorgèrent pendant une nuit tous les hommes de leur île. Hypsipyle seule conserva la vie au roi son père, et le fit sauver secrètement dans l’île de Chio. Cependant les Lemniennes, ayant découvert que Thoas était vivant, chassèrent sa fille de leur île. Elle fut enlevée par les pirates et vendue à Lycurgue, roi de Némée , qui la fit nourrice de son fils Archémore; elle fut la cause involontaire de la mort de ce prince (Voy. ce nom).

HYRCAN I (Jean), souverain pontife des Juifs, 136-107 av. J. -G., fils et successeur de Simon Machabée, soutint les Saducéens contre les Pharisiens , combattit Antiochus Sidetès, puis les Iduméens qu’il subjugua, et s’empara de Samarie.

hyrcan il, souverain pontife et roi des Juifs, fils d’Alexandre Jannée, 79-40 av. J.-C., fut détrôné par son frère Aristobule, puis rétabli par les Romains ; dépouillé de nouveau par Antigone , fils d’ Aristobule, il fut enfin mis à mort par Hérode . l’an 30 av. J.-C. II avait 80 ans.

HYRCANIE, Hyrcania , contrée d’Asie, s’étendait le long de la côte S. E. de la mer Caspienne, de l’embouchure de l’Ochus aux environs de celle du Maxeras, et avait à I’E. et au S. la Parthiène Elle appartenait à l’empire perse et était comprise dans la 11« satrapie. Ses habitants étaient farouches et n’avaient que fort peu de villes. Ce pays était tout entouré de montagnes qui étaient remplies de tigres. L’Hyrcanie ancienne correspond à ia partie E. du Mazanderan et au S. du Daghestan.

HYRCANIENNE (mer). Voy. Caspienne (mer).

HYSTASPE, prince achéménide, père de Darius I

HYSUDRUS, HESYDR1US, fl. de l’Inde, une des branches de l’Hyphase.On croit que c’est le Setledqe.

HYTHE, ville d’Angleterre (Kent), à 17 kil. S. O. de Douvres, sur la Manche ; 6,903 hab. C’est une des villes appelées Cinque ports ; mais auj. son porf est presque comblé.

UNIVERSEL

D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE

IAKO

( N. B. Cherchez aux lettres J et

l , dans les abréviations , • signifiait Julius , funius, Jupiter ; — ID. Idus.

IABLONOl, montagnes de la Russie d’Asie. Voy. STANOVOÏ.

IACCA, ville d'Hispanie, capit. des Iaccetani.

IACGETANI ou LACETANI, peuple d'Hispanie, dans la Tarraconaise, au N. de l’Ebre, et près des Pyrénées, entre les Vascones à l’O., les Ceretani à l’E., avait pour ville principale Iacca (auj. Jaca), à 50 kil. N. d’Oaca.

IACCHUS , nom que l’on donnait à Bacchus dans les chants Eleusiniaques. .Voy. bacchus.

IACOUB. Voy. jàcob.

IADERA, auj. Zara , ville de Dalmatie, capitale des Liburnes , à l’O. de Metula , au N. O. de Scardona.

IÆMTLAND, préfecture de Suède, dans le Norrland, par 61° 38’-65° 7’ lat. N., et 9° 35’- 14° 36’ long. E., est bornée par les préfectures de Botnie occidentale au N. E., de Wester Norrland et de Gefleborg à l’E., de Stora Kopparberg au S., et par la Norwége à l'O. : 390 kil. sur 270; 40,000 hab. Ch.-l., QEstersund. Cette contrée est remplie de montagnes dont les sommets sont toujours couverts de neiges, et qui recèlent de nombreuses mines, surtout de cuivre et de fer ; forêts immenses qui fournissent en abondance des bois de chauffage et de construction. Malgré la rigueur du climat on récolte quelques grains.

IAGO. Voy. SANTIAGO.

IA1K, riv. de Russie. Voy. OURAL.

IAKOUTES ou ZOKHI. peuple de Sibérie, habite dans la province d’Iakoutsk, sur les deux rives de la Lena, depuis la Vitime jusqu’à l’embouchure de la Lena, et depuis l’Anabara jusqu’au golfe de Penjin, puis au N. jusqu’à la Kolima. Les lakoutes sont forts, courageux, idolâtres, polygames et très hospitaliers.

IAKOUTSK, ville de la Russie d’Asie, sur la Lena par 126° 53’ long. E., 62° l’ lat. N. ; env. 4,000 hab. Ch.-l. de la prov. d'Iakoutsk ; principal entrepôt de commerce avec Okhotsk et le Kamtchatka (pelleteries, rhubarbe, denrées chinoises). — Ta province d’Iakoutsk, une des huit grandes divisions de la Sibérie, est bornée au N. par la mer Glaciale arctique, à l’E. par la prov. d’Okhotsk, à l’O. par le gouvernement de Tomsk, au S. par la Mongolie : 2,600 kil. sur 1,700 ; 145,000 hab. Elle se divise en cinq cercles (Iakoutsk. Olckminsk, Olinsk Se-

IARB

f les mots qui ne seraient pas ici. )

Tinginsk, Sachiversk). Le climat y est extraordinairement froid et le sol peu fertile.

IALYSE, ville de l’île de Rhodes. Voy. jalyse. IAMA, riv. de la Russie d’Asie (Okhotsk), descend des monts Stanovoï, coule au S. E., et se jette dans la baie d’Iamsk, après 140 kil. de cours.

IAMA, un des huit Vaçous dans la religion de Brahma, est le dieu de la nuit et des morts; il habite la région dite du Sud, où se trouvent les 21 enfers, compris sous le nom général de Nakara ou Gehennam. C’est lui qui juge les âmes au sortir de leur enveloppe terrestre.

IAMBLICHUS. Voy. jamblique.

IAMBO, ville d’Arabie. Voy. jambo.

IAM BOURG, ville de la Russie d’Europe (Saint- Pétersbourg), à 1 10 kil. S. O. de Saint-Pétersbourg sur la Longa ; 2,000 hab. Drap, batiste, bas de soie. Grande place octogone. Cette ville appartenait jadis à l’ingrie ; les Suédois la prirent en 1612, et Pierre-le-Grand en 1703. Catherine l’embellit beaucoup.

1AMSK (baie d’), baie de la Russie d’Asie, formée par la mer d’Okhotsk, par 58° 5’ lat. N. et 172° long. E. : 80 kil. sur 35. Elle reçoit l’Iama.

IANA , rivière de Sibérier (Iakoutsk) , naît dans le3 monts Stanovoï, se dirige du S. au N., et tombe dans la mer Glaciale arctique, par 71° 30’ lat. N. , et 134° long. E. , après un cours de 900 kil.

IANINA , ville de Turquie. Voy. janina. IAPODES ou IAPYDES, peuples d’Illyrie, sur la côte de l’Adriatique, entre Signia et Métule. Ils furent soumis aux Romains par Sempronius Tuditanus et Pandusius l’an 129 av. J.-C. Métule et Avendo étaient leurs villes principales.

\IAPYGIE , lapygia , auj. partie méridionale de la Terre d’ O tratue , contrée d’Italie, dansl’Apulie, au S. de la Messapic, formait l’extrémité orientale de la Péninsule italique, et, s’étendant entre la mer Ionionne et le golfe de Tarente, se terminait par le promonlorium Japygium. Hydronle , CallipolU, I^euca. Uxenle , Valentium étaient ses villes principales. On étendait quelquefois le nom d’Iapygie à toute la partie de l’Apulie habitée par les Grecs. Souvent on confond la Messapie et l’iapygie.

IAR, mot russe qui commence un grand nombre de noms géographiques, signifie hauteur.

IARBAS, roi de Gétulie, vendit à Dulo-n le terrain où elle fonda Cartilage ; il voulut épouser celle

ÎASS

princesse; mais celle-ci aima mieux se donner la mort que d’y consentir. "Virgile, dans son Enéide, a supposé qu’Iarbas avait été vaincu par Enée, son rival, et que Didon ne s’était donné la mort que lorsqu’elle se vit abandonnée par Enée.

IÀRENSK, ville delà Russie d’Europe (Vologda), sur un affluent de la Viatka, à 600 kil. N. E. de Vologda; 4,800 hab. Tissus de coton; pelleteries, miel, etc.

IAR-1AKCHI, riv. de la Russie d’Asie, naît dans le gouvernement d’Omsk, par 49° lat. N., et 74° long. E., entre dans le Turkestan et tombe dans le Kara-sou, après un cours de 400 kil.

IARLSBERG, ville de Norwége (Aggerhuus) , ch.-l. de comté, sur le golfe de Christiania, à 60 kil. S. de Christiania. Pèche active.

IAROPOLK, nom de deux grands-ducs de Russie, qui régnèrent à Kiev, le 1er de 973 à 980, le 2* de 1132 à 1137. Ce dernier tomba dans une embuscade que lui avait dressée Boleslas, roi de Pologne, et resta quelque temps prisonnier.

IAROSLAV (George), grand-duc de Russie, fils de Vladimir I, détrôna son frère Swiatopolk en 1019, et régna jusqu’en 1054. Il eut à étouffer plusieurs révoltes, et combattit avec succès Boleslas roi de Pologne et les empereurs de Constantinople. Il s’appliqua aussi aux arts de la paix, encouragea l'architecture et la peinture, éleva des écoles, fit des lois sages , et rendit l’église russe indépend. Henri I, roi de France, épousa Anne de Russie, sa fille. Iaroslav fonda la ville qui porte son nom.

IAROSLAV, ville de la Russie d’Europe, ch.-l. du gouvernement d’Iaroslav, sur le Volga, rive droite, à 260 kil. N. E. de Moscou ; 20,000 hab. Archevêché, 84 églises avant l'incendie de 1768. Grand séminaire ecclésiastique (1,200 élèves); école des hautes sciences qui jouit du rang d’université. Industrie active (toiles, surtout pour le service de table, soieries, chapeaux de feutre, orfèvrerie, etc.). Grand commerce avec Moscou, Saint-Pétersbourg, etc. — Iaroslav fut fondée en 1026 par Iaroslav, fils de Vladimir-le-Grand. Elle fit d’abord partie de la principauté de Rostov, appartint ensuite à celles de Vladimir, puis de Smolensk ; elle reconnut la suzeraineté des ducs de Moscovie en 1426. — Le gouvernement d’Iaroslav est borné au N. par celui de Vologda, à l’E. par celui de Kostroma, au S. par ceux de Moscou et de Vladimir, à l’O. par ceux de Tver et de Novogorod : 270 kilomètres sur 240 ; 840,000 hab. Peu de fertilité, assez d’industrie.

IAROSLAW, villed.es États autrichiens (Galicie), à 100 kil. N. O. de Léopol, sur la San; 7,000 hab. Toiles, draps, bougies, rosoglio, etc.

IASIQUE ou IASS1QUE (golfe), Iassicus sinus , auj. Golfe d’ Assem-kalessie, dans l’Asie-Mineure, sur la côte de la Carie, entre les golfes de Milet au N., de Cnide au S., devait son nom à l’île et à la ville d’Iasos.

IASLO. Voij. jaslo.

IASOS, Assem-kalessie , île de la mer Égée, sur la côte de la Carie, à l’O. et au fond du golfe Iasique, avait pour ch.-l. une petite ville de même nom.

IASSAKTCHI, ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), dans l’ancienne Bulgarie, à 150 kil. N. E. de Silistri. Bien peuplée. Château-fort. Les Russes l’ont prise en 1790 et 1828.

IASSY, Jasch des Moldaves, Iassorum municipium, capitale de la Moldavie, par 25° 10’ long. E., 47° 8’ lat. N., sur le Bachlui, à 17 kil. du Pruth, à 700 kil. N. de Constantinople; 40,000 hab. (avant 1827), auj. de 25 à 30,000. Archevêché grec; résidence de l’hospodar. Maisons à un étage, planches en guise de pavés, séjour malsain. Fréquents incendies, entre autres en 1 783 et 1 827 (il y en eut deux dans cette dernière année, ce quia dépeuplé la ville); celui de 1783 a détruit la cour des Princes (monument

IBEB

attribué àTrajan); avant 1827 on citait le palais de l’archevêque, l’église métropolitaine, l’imprimerie valaque et quelques couvents. Petit gymnase dit lycée (3 professeurs). Peu d’industrie. Commerce assez actif. — Iassy était très importante du temps des Romains. Elle a été souvent prise par les Russes. Le 9 janvier 1792 un traité de paix y fut signé entre la Russie et la Porte.

IASTROW , ville de Prusse. Voy. jastrow.

1ATREB, ville d’Arabie. Voy. médine.

IAXARTE, laxartes , dit aussi Tanaïs d'Asie et Silis par les compagnons d’Alexandre, auj. le Si - houn ou Sir - Daria ; grand fleuve de l’Asie intérieure, sortait de l’Imaiis, coulait de l’E. à l’O., rasait la Sogdiane au N. et allait tomber dans le lac Chorasmique (mer d’Aral), ou peut-être dans la mer Caspienne (car on pense que le cours de ce fleuve a changé). C’était le cours d’eau le plus septentrional que les anciens connussent en Asie. Alexandre le franchit en 328. Il éleva sur ses bords des autels à Bacchus,à Hercule, à Sémiramis, à Cyrus et à lui-méme, se faisant honorer comme dieu.

IAXT (cercle de 1’), une des divisions du roy. de Wurtemberg, est borné au N. et à l’E. par la Bavière, au S. par le cercle du Danube', à l’O. par celui du Neckar, et au N. O. par le grand-duché de Bade : 130 kil. sur 80; 327,000 hab. Ch.-l., Ehvangen. Ce cercle prend son nom de la rivière d’Iaxt, qui tombe dans le Neckar près de Wimpfen, après un cours de 140 kil.

IAZYGES, peuple de l’Europe barbare, habitait sur les bords du Tanaïs et du Palus Méotide; mais, au commencement du iv* siècle, vaincus par les Goths, ils se divisèrent en trois corps, qui s’établirent : l’un sur le Tanaïs, un autre sur le Borysthène (entre ce grand fleuve et le Danaster), et le troisième dans la région marécageuse entre le Tibisque et le Danube. Les deux premiers furent tributaires des Goths; le troisième, à cause de sa position entre la Pannonie et la Dacie trajane, vécut sous la protection romaine. On lui donnait le nom d’Iazyges Métanastes ou transplantés. — Aujourd’hui on donne le nom d 'Iazygie ou de district des Iazy ges à un district particulier des États autrichiens, dans le royaume de Hongrie, entre le comitat de Pesth à 10. et celui de Ilevesch à l’E. Il a pour ch.-l. Iaz ou Iasz-Bereny et compte 55,000 hab. (descendants des anciens Iazyges).

1BABA, ville d’Abyssinie, dans le roy. de Gondar, sur la côte S. du lac de Dembea, à 240 kil. S. de Gondar : jadis une des places les plus importantes de l’Abyssinie. — Une des îles Philippines. Voy. PHILIPPINES.

î BARRA (san-miguel-de-) , ville de l’Amérique du Sud, dans la république de l’Equateur, par 0° 20’ lat. S. et 80° 15’ long. O., à 77 kil. N. E. de Quito, au pied d’un volcan; 12,000 hab. Climat doux et salubre ; rues larges et droites. Culture du sucre et du coton. Assez grand commerce. — Cette ville fut fondée en 1597.

1BARRA (Joachim), imprimeur espagnol, né i Saragosse en 1725, mort à Madrid en 1785, a publié plusieurs éditions que l’on regarde comme des chefsd’œuvre de typographie, entre autres une édition de don Quichotte , 1780, 4 vol. in-4.

1BBAS, Syrien, évêque d’Edesse en Mésopotamie au ve siècle, défendit avec ardeur le Nestorianisme. Accusé en 446 d’avoir voulu propager les doctrines de Théodore de Mopsueste, il fut absous aux conciles tenus à Tyr et à Beryte ; mais le concile d’Ephèse le condamna en 449 et le déposa. Il fut rétabli toutefois en 451, et mourut en 457.

IBEB1RI, dit aussi Focones ou Confuso, riv. du gouvernement de Buénos-Ayres (Paraguay), coule du N. O. au S. E. et se jette dans le Paraguay, à 130 kil. N. E. de l’Assomption; 380 kil. de cours.

IBiN

1BEHA, ville importante de l’Hispanie, dans la Tarraconaise, au S. de l’ibère (Ebre), fut détruite par les Romains pendant la 2* guerre punique.

IBÈRE, Iberus, auj. YEbre, fleuve d’Hispanie, le plus grand de ceux que ce pays envoie à la Médi terranée, prenait sa source sur le versant sept, des monts Idubeda, coulait au S. O. et passait à Juliobriga , Calagurris , Tuloniurn , Ce Isa, Octogesa , Dertosa.

IBÈRES. Voy. ibérie.

IBÉRIE, Iberia , auj. Yltnéréthie , la Géorgie et une partie du Chirvan , contrée de l’Asie ancienne au S. du Caucase, entre la Colchide à l’O., l’Albanie à l’E., les Taoques au SM était répartie entre les xvn et xviii* satrapies de l’empire des Perses, puis fut comprise dans celui d’Alexandre. Ravagée par Pompée , mais redevenue libre après Auguste , cette contrée vécut le plus souvent sous la protection romaine. Trajan la réunit à l’empire romain, mais elle en fut détachée après sa mort. Les principaux peuples de l’Ibérie étaient les Moschiques, les Sacaséniens, les Cambyséniens , les Ossaréniens, les Moténiens et les Sapires. Voy. pharasmane.

ibérie, Iberia , nom vague donné d’abord à la contrée de l’Hispanie qu’arrose l’Ebre {Iberus), puis à la péninsule tout entière. Les habitants de l’Hispanie étaient par suite nommés Ibères; on retrouve ce nom dans les Celtibères, les Cantabres, etc. — On suppose que les Ibères d'Hispanie sont les restes d’un grand peuple anciennement répandu dans les Gaules (d’où il fut expulsé par les Celtes ou Galls), et qui était originaire des régions caucaslques, notamment de l’Ibérie asiatique. Dans cette hypothèse les Ibères auraient donné leur nom à riberus au lieu de l’avoir reçu de ce fleuve.

IBÉRIQUE (système). On donne quelquefois ce nom à plusieurs chaînes de montagnes de la péninsule Hispanique, qui commencent vers les sources de l’Ebre, s’étendent le long de ses rives, puis à l’O. de ce fleuve, le long de la Méditerranée et se terminent aux caps d’Oropesa, de Martino, de Palos et de Gata. Ce système comprend, entre autres chaînes principales, la sierra de Oca, la sierra de Moncayo, la Bierra d’Albarraoin , la sierra de Molina, la sierra d’Alcaraz, la sierra Sagra, etc.

1BERV1LLE, YBERVILLE, bras du Mississipi, se sépare de la rive gauche du fl. dans la Louisiane, au S. E. du lieu dit Bâton-Rouge, et va se joindre à l’Amite. Reconnu en 1698 par Lemoyned’Yberville.

IBI, ville d’Espagne (Valence), à 28 kil. N. O. l’Alicante ; 2,900 hab. Château-fort sur une montagne. Préparation de laines. Commerce de vin, d’huile d’amandes, de miel, etc.

1BICUY, riv. de l’Amérique du Sud, dans l’état de Buénos-Ayres , se forme près de San-Luis, du Rio Boropi uni au Rio Santa-Maria, coule à l’O. N. O. et se jette dans l’Uruguay, vis-à-vis d’Yapegu. Cours, 400 kiL

IBIS, oiseau aquatique de l’Égypte, était fort révéré des Égyptiens , parce que, se nourrissant de serpents, il en détruisait une grande quantité; on l’avait même mis au nombre des divinités ainsique Yichneumon , petit quadrupède qui se nourrit aussi d’animaux malfaisants et d’œufs de crocodile.

IBN. Ce mot, le même que aben , ebn, ou ben, veut dire fils, et forme le commencement du nom d’un grand nombre de personnages arabes.

IBN-AL-athyr , né en Mésopotamie l’an 1160 de J.-C., mort à Mossoul vers 1233, a laissé entre autres ouvrages historiques une Chronique qui va depuis le commencement du monde jusqu’en 1158.

ibn-ALt-khatib , écrivain arabe d’Espagne, né à Grenade en 1313, mort en 1374, est auteur d’une Histoire de Grenade, d’une Chronologie des califes et des rois d’Afrique et d’Espagne.

ibn-al-mokaffa , écrivain arabe du vin* siècle, persan d’origine, est auteur de la première traduc-

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