‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 521 sur 1261 · IÇA · texte numérisé non relu

IÇA

Ca,ilah “ Dimnah< attribue a Bidpaï. S étant attiré par ses sarcasmes la haine

de Mansor, neveu d’Abdallah, il fut jeté par ce prince dans une fournaise ardente (757).

ibn-kualdoun, né à Tunis en 1332, mort au Caire en 1406, remplit les plus hautes magistratures à

I unis, a Fez et en Égypte auprès du sultan Barkok. 11 a laissé une Histoire des Arabes et des Berbères, regardée parles Orientaux comme la meilleure école de politique ; deux manuscrits précieux de cette histoire ont été récemment découverts à Constantinople et à Constantine (1840). Elle a été publiée en arabe et en français, avec notes, par MM. de Slane et Noël Desvergers, 1841-43.

ibn-khilcan, historien et biographe, né à Arbil l’an 1211 de J.-C., mort en 1282, remplit les fonctions de grand-cadi à Damas. Il a laissé une Biographie très estimée sous le titre de Décès des per * sonnages éminents et histoire des hommes de ce s,t par ordre alph., trad. en fr. par de Slane, 1838-42.

IBRAHIM. Ce nom, qui n’est qu’une forme du nom d’ Abraham, est fort commun chez les Arabes et les Turcs ; il n’est le plus souvent qu’un prénom.

ibrahim (Abou-Abdallah), fondateur de la dynastie des Aglabites. Voy. aglabites.

ibrahim, sultan turc, frère d’Amurat IV, fut appelé au trône en 1640. Craignant les effets de la jalousie de son frère, il avait, avant son avènement, contrefait l’imbécile, d’où le surnom lui en resta.

II se livra à tous les excès de la débauche et de la cruauté, excita un soulèvement général , et se vit forcé d’abdiquer (1649). Il fut relégué dans le sérail, et on l’y étrangla quelques jours après. Le siège d’Azov (1641) et la guerre de Candie, entreprise contre les Vénitiens, eurent lieu sous son règne.

ibrahim-bey, fameux chef de Mamelouks, né en Circassie vers 1735, fut chargé en 1776 du gouvernement du Caire ; il se vit obligé, pendant quelque temps, de partager l’autorité avec Mourad-bey; mais il finit par rester seul maître, et exerça pendant longtemps une influence toute puissante sur les Mamelouks. Lors de l’expédition des Français en Égypte, il n’opposa qu’une faible résistance, et fut vaincu en 1799 près d’Al-Arich par Kléber et Reynier. Il fut dépouillé du pouvoir en 1805, par Méhémet-Ali, actuellement pacha d’Egypte, et n’échappa au massacre de ses compagnons qu’en refusant de se rendre aux pressantes invitations du pacha, qui voulait l’attirer au Caire. Il mourut en l8l6àDongola en Nubie, où il s’était réfugié.

IBRAHIM (nahr-), Adonis, rivière de Syrie, dans la partie S. O. du pachalik de Tripoli, se jette dans la Méditerranée au S. de Djébaïl, après un cours de 22 kil. Voy. adonis.

ibrahim-roud, dit aussi Kerman ou Sirdjan, riv. d’Iran (Kerman), naît près de Kars, sur les limites du Beloutchistan, et tombe dans le golfe Persique, à 53 kil. S. E. de l’île d’Ormus, après un cours de 450 kil.

1BROS DEL REY, Iberi, ville d’Espagne (Jaen), à 30 kil. N. E. de Jaen ; 3,900 hab. Savon blanc.

IBYCUS, poète lyrique de Rhégium, florissait vers l’an 640 av. J.-C. On conte qu’assassiné par des voleurs sur une grande route, il prit à témoin de sa mort une troupe de grues qui volaient au-dessus de sa tête. Quelque temps après, un de ses meurtriers voyant passer des grues, dit à ses compagnons sur une place de Corinthe : Voilà les témoins d’Ibycus. Ces paroles furent rapportées aux magistrats, qui firent mettre les voleurs à la question. Ils avouèrent leur crime, et furent punis. Il nou; reste quelques fragments d’un poëmc d’Ibycus intitulé : De V enlèvement de Ganyrnède, que l’on trouve à la suite des Cartnina illustrium fæminarum de Fulvius Ursinus, Anvers, 1568.

IÇA ou PUTUMAJO, riv. de l’Amérique mérid.,

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