‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 525 sur 1261 · ILL · texte numérisé non relu

ILL

— Le paciia des Iles a le titre de capi tan-pacha; il est cense être le chef de la marine turque.

îles (province des) , formée par Ycspasien, comprenait les îles entre l'Europe et l’Asie avec la Crète, et avait pour métropole Rhodes.

ile-s (haie des), grande baie formée par le golfe St-Laurent, sur la côte occidentale de la Terre- Neuve, au N. de la baie de St-George, par 49° lat. N., 55° CO’ long. O. Elle reçoit l’Humber.

iLFRACOMBË, ville d’Angleterre (Devon), à l’embouchure du canal de Bristol, à 12 kil. N. de Barnstable; 3,200 hab. Port excellent; grand commerce, armements pour la pêche du hareng; bains de mer fréquentés.

ILHA-GRANDE,îledu Brésil. Voy. grande (iliia). ILHAVO, ville de Portugal (Beira), à 47 kil. N. O. de Coimbre, à 9 kil. de la mer ; 4,200 hab. Salines. Grand commerce de poisson.

ILHEOS (Kio dos), ou KIO DA CACHOEIRA, riv. du Brésil (Bahia), prend sa source sur les limites de la prov. de Minas-Geraës et tombe dans l’Océan Atlantique, par 41° 47’ long. O., 14° 37’ lat. S. Elle donne son nom à une comarque db la prov.de Bahia qui a pour ch.-l. San-Jorge-dos-Ilheos.

ILI, riv. de l’Empire chinois (Dzoungarie), formée de la jonction du Tekes avec le Khounghes et le Kach, qui naissent dans le versant N. des Thianchan-nan-lou, court au N. E. et tombe dans le lac Baïkal après un cours de 650 kil. — Elle donne son nom à une division de la Dzoungarie. Voy. dzoungarie.

ili, ville de Dzoungarie. Voy. hoéï-yuan-tching. ILIA, fille de Numitor, la même queRhéa Sylvia. ILION. Voy. ilium.

ILISSUS, ruisseau qui sort du mont Hymette, au S. E. d’Athènes, coule à l’O. et tombe dans le golfe d’Egine sous Athènes. Cours, 18 kii.

IL1THYJE, tille de Junon était une déesse qui chez les Grecs présidait aux accouchements. On la confond avec Latonc ( Lito en grec). Le mot Ilithyie semble dériver d 'èleuihô (venir, arriver) ; on le fait aussi venir de Lilith ou Milylia, déités babyloniennes qui présidaient à la nuit et à l’enfantement.

ILIUM, un des noms de Troie, avait été donné à cette ville en souvenir d’un de ses plus anciens rois, Ilus, üls de Tros. — On connaît aussi sous le nom d 'Ilium une petite ville de l’Asie-Mineure voisine de la célèbre Troie, mais située plus près de la côte, auprès de la jonction del’Hellespont et de la mer Égée ; elle fut bâtie par Alexandre, ruinée par Sylla, reconstruite par César et depuis détruite de nouveau ; on en voit encore les ruines près du village de Tchiblak. Pour distinguer les deux Ilium , on appelait la première Velus (la vieille), et la seconde Recens (la neuve).

IL-KIIANIENS, dynastie mongole de Perse, a pour chef et pour fondateur Hassan- Bouzrouk-Ilkani ou llek-khan, qui descendait d’Arghoun-Il-Khan, et qui en 1336, à la mort d’Abou-Saïd, dernier prince de la branche des Gengiskhanides en Perse, s’empara de tout le pays situé entre le golfe Persique et le Caucase, la mer Caspienne et le Taurus, et établit le siège de son empire à Bagdad. Ses successeurs Avéis I, et Ahmed Gésair ou A\éis II, eurent à combattre les dynasties rivales des Djoubaniens et des Modhaffériens, qui leur disputaient les débris de l’empire de Gengiskhan, et finirent par être renversés en 1390, par Timour ou lamerlan. Ahmed-Gésaïr fut un moment rétabli à Bagdad en 1 402 ; mais il succomba bientôt.

ILL ou Eli, Elsusy rivière de France, prend sa wurce à 17 kil. S. d’Altkirch, dans le dép. du Haut-Rhin, arrose ce dép. et celui du Bas-Rhin, baigne Altkirch, Muhlhausen, Ensisheim , Andolsheim, Schelestadt, Benfelden, Erstein, Strasbourg, et se jette dans le Rhin (rive gauche), à

8 kil. au-dessous de cette dernière ville, après 200 kil. de cours. Elle reçoit le Lauch, le Faecht, le Giesen et l’Andlau. Elle reçoit aussi le canal de Monsieur. L’Ill donne son nom à l’Alsace [Elsass).

ILLE, ville du dép. des Pyrénées-Orientales, sur la Tet, à 6 kil. N. E. de Vinça; 3,200 hab.

ille, riv. de France , dans le dép. d'Ille-et-Vilaine , prend sa source auprès de Montreuil et se jette dans la Vilaine à Rennes, après un cours de 45 kil.

ille-et-vilaine (dép. d’) , dép. de la France, borné au N. par la Manche, à l’E. par le dép. de la Mayenne, au S. par celui de la Loire-Inférieure, à l’O. par ceux du Morbihan et des Côtes-du-Nord : 115 kil. sur 90 : 6,820 kil. carrés; 547,249 hab. Ch.-l. , Rennes. 11 est un des cinq dép. formés de l’ancienne Bretagne. Ce dép. est arrosé par Fille et par la Vilaine (d’où il prend son nom), par le Cuson, la Sèche, le Cher et le Couesnon. Sol peu fertile, couvert en partie de forêts, de landes et de bruyères ; on y récolte assez de blé ; châtaigniers et pommiers en très - grand nombre ; peu de vignes. Culture active du lin et du chanvre. Bêtes à cornes et chevaux. Grès, granit, ardoises, terre à crayon, cailloux dits de Rennes , mines de fer et de plomb argentifère. Fabrication de liqueurs et de cidre, filatures de lin et de chanvre : toiles; tanneries, métallurgie. Commerce en bestiaux, moutons, poulardes, beurre, cidre, fromages; armements pour la pêche et pour le commerce. — Ce dép. se divine en 6 arrondissements (Fougères, Montfort, Redon, Rennes, Saint-Malo, Vitré), 43 cantons et 349 communes. 11 fait partie de la 16e division militaire, a un évêché et une cour impér. à Rennes.

ILLER, Ilargus, riv. du Tyrol et de la Bavière, prend sa source dans le N. O. du Tyrol, tombe dans le Danube à 2 kil. au-dessus d’Ulm, en Wurtemberg, après avoir reçu l’Aurach et l’Ach. Son cours est de 140 kil. Il a donné, de 1810 à 1815, son nom à un cercle de la Bavière.

ILL1BERR1S, ensuite helena , auj. Elne, ville de Gaule en Narbonnaise lre, chez les Sardanes , non loin de la mer, reçut son second nom en l’honneur de la mère de Constantin. — Voy. grenade.

ILLIERS , ch.-l. de cant. (Eure-et-Loir), à 24 kil. S. O. de Chartres, sur le Loir ; 3,069 hab. Draps, serges, bonneterie.

1LLIMANI (nevada de), un des plus hauts sommets des Andes. Voy. andes.

ILLINOIS, riv. des États-Unis, naît dans l’état d’Indiana, où elle se forme du Theakiki et du Plein, par 91° 2’ long. 0., 40° 48’ lat. N.; arrose du N. E. au S. O. l’état d’Illinois, auquel elle donne sor. nom et se jette dans le Mississipi, après 680 kil. de cours. — Autre riv., affl. de gauche de l’Arkansas.

Illinois, un des Etats-Unis de l’Amérique septentrionale, par 87°-91° 42’ long. 0., 36° 58-42° 30’ lat. N., est borné par les territoires de Missouri à l’O., du Nord-Ouest au N., et par les états d’Indiana à l’E., de Kentucky au S. : 580 kil. sur 220; 851,470 hab. ; ch.-l. Vandalia, pui3 Springfield (1837). Riv. Illinois, Ohio, Wabash, Mississipi, Kaskaskia, etc. Sol plat, bois, prairies, marais; grande fertilité au bord des riv. ; climat sain et agréable : grains, lin, tabac.- Fer, cuivre, houille, sources salées. — Ce sont les Français qui ont fondé les premiers établissements européens dans l’Illinois (1693). Ils donnaient surtout ce nom à la contrée située à l'E. du Mississipi, entre l’Ohio et l’Illinois. La France céda ce territoire à la Grande-Bretagne par le traité de 1763 ; mais celle-ci fut obligée, en 1783, de renoncer à ses prétentions sur ce territoire comme sur le reste des Etats-Unis. En 1809 l’Illinois, qui avait jusqu’alors été compris dans le territoire d’Indiana, en fut détaché, et forma un territoire particulier. En 1 8 1 8 ce territoire, s’ étant considérablement agrandi, fut érigé en état.

ILLY — 873 — ILOT

ILL1TURGIS, ville d’Hispanie, dans la Bétique, au N., chez les Turduli , sur le Bcetis , fut détruite par Scipion l’Africain. On la place, les uns près d 'Andujar del Vejo , les autres à Arjona ou Bacza.

1LLOK ou SLOK, Bononia, ville des Etats autrichiens (Esclavonie), à 40 kil. 0. de Péterwaradin. Tombeau du dernier duc de Svrmie, mort en 1525. Jadis fortifiée.

ILLORA, ville d’Espagne (Grenade), à 32 kil. N. 0. de Grenade; 6,600 hab. Ferdinand, roi de Léon, enleva cette ville aux Maures en 1242.

ILLUCCA, ville d’Espagne (Saragosse), à 19 kil. N. deCalatayud; 2,550 hab. Patrie de don Alvaro de Luna.

ILLUMINÉS, société secrète fondée en 1776 par Adam Weisshaupt, professeur en droit à Ingoldstadt ; son but déclaré était de porter les hommes à s’assister mutuellement sans distinction de religion ; mais elle tomba bientôt dans le mysticisme, en même temps qu’elle formait des projets ambitieux. Cette soc. compta jusqu’ à 2, 000 membres ; sa constitution tenait à la fois de celle des Jésuites et de celle des Francs- Maçons. Le gouvernement bavarois, redoutant le caractère politique que prenait eette société, ordonna sa dissolution en 1784. Voy. weisshaupt.

ILLYRICUS FLAG1US. Voy. flacius.

ILLYR1E, Illyria , contrée de l’Europe ancienne, dont les bornes étaient un peu vagues; elle embrassait, suivant les Grecs, les contrées montagneuses au N. O. de l’Hellade; selon les Romains, les pays placés à l’E. de l’Italie et de la Rhétie et au S. du Danube. On la divisait en Illyrie grecque (au S., s’étendant de l’Epire au mont Scodrus), et Illyrie barbare ( au N. O. , habitée par les Dalmates, les Iapodes, les Liburnes). — L’Illyrie grecque formait un royaume souvent en guerre avec la Macédoine. Les Romains le soumirent par deux guerres heureuses (229, 219 av. J.-C.), sous le règne de la reine Teuta, veuve d’Agron. L’Illyrie barbare ne fut soumise que plus tard [Voy. dalmates, iapodes), et même ne fut complètement assujettie que sous Auguste. Gentius, Toi d’Illyrie en 168, et allié de Persée , roi de Macédoine, avait longtemps fait la guerre aux Romains. Au IIe et surtout auxin«etiv* sièclesde J.-C., les Romains étendirent le nom d’Illyrie à toute la région comprise au S. du Danube, de VQEnus (lnn) jusqu’au Drilo; on y comprit même la Macédoine, la Thessalie et la Grèce proprement dite. De là, lors de l’organisation de l’empire en diocèses et provinces, il y eut dans l’empire d’Oecident un diocèse d' Illyrie ou Illyrie occidentale ; dans l’empire d’Orient une préfecture d’Illyrie ou Illyrie orientale. La première se composait de six provinces : Norique riverain , Norique intérieur , Pannonie ire, Pannonie 2e, Savie, Dalmatie ; chefslieux, Lauriacum , Virunum , Sabaria , Bregetio , Siscia , Salone (qui était aussi ch.-l. de tout le diocèse). L’Illyrie orientale était formée de deux diocèses: Dacie, Achaïe [Voy. ces mots). Au vr siècle , des colonies slaves vinrent s’établir dans la plus grande partie de l’illyrie , et ne tardèrent point à s’affranchir du joug byzantin. Le nom d’Illyrie commença alors à disparaître, et l’on vit s’élever les royaumes de Dalmatie et de Croatie. En 1090 les Vénitiens et les Hongrois s’établirent dans diverses parties de ce territoire , et un siècle après (1170) se forma le royaume de Rascian (depuis appelé Bosnie). Au xve siècle, les Turcs envahirent une partie de cette contrée (Bosnie, Servie , Albanie) ; les Vénitiens ne conservèrent plus alors du territoire illyrien que la Dalmatie, et les Hongrois que l’Esclavonie et la Croatie., Ces deux dernières provinces passèrent avec la Hongrie bous la domination de l’Autriche en 1558. Cet état de choses dura à peu près jusqu’au commencement du xix* siècle. A cette époque, Napoléon,

vainqueur de l’Autriche et de Venise, fit revivre le nom d’Illyrie en créant le gouvernement desprov. illyriennes [Voy. ci-après). En 1815, le congrès de Vienne rendit à l’Autriche ce gouvernement dont la partie N. O. forma le royaume d’Illyrie.

illyrie (royaume d’), en allem. Illyrien , gouv. des États autrichiens, est borné au N. par l’archiduché d’Autriche et la Styrie, à l’E. par la Styrie, la Croatie civile et le Littoral hongrois, au S. par la mer Adriatique, et à l’O. par le royaume Lombard- Vénitien et le Tyrol : 270 kil. sur 220; 1,050,000 hab. (Slaves, Wendes, Italiens, Croates et Grecs); ch-1. , Laybach. Le royaume d’Illyrie est partagé actuellement en deux gouvernements (Laybach et Trieste), qui se subdivisent eux-mêmes, celui de Laybach en cinq cercles (Laybach, Neustædtl, Adelsberg, Villach et Klagenfurth), et celui de Trieste en deux cercles (Goritz et Istrie) , plus la ville e! le port de Trieste. L’illyrie est traversée par les Alpes Noriques et Juliennes et par la chaîne du Karst; on y trouve plusieurs lacs importants, entre autres celui de Czernitz. Ses principales rivières sont la Drave, la Save, la Laybach, le Quieto, l’Isonzo, etc. La température, froide au N., est généralement douce ; les côtes sont néanmoins exposées à un vent très dangereux. L’illyrie renferme des mines d’argent, de mercure, de plomb, de fer, de zinc, de houille, etc. Elle produit des vins, des fruits, des olives, du lin, de la soie, etc. On y fabrique des toiles, des draps, des ouvrages de paille et des ustensiles de fer. Sur les côtes on se livre à la pêche et à la construction des navires.

ILLYRIENNES (Provinces), ancien gouvernement de l’Empire français, sur la côte orientale de l’Adriatique, au S. O. de l’empire d’Autriche, dont il est séparé par la Save, et à 10. de la province turque de Bosnie. Ce gouvernemcint, formé en 1809, ne comprit d’abord que la Haute-Carinthie, la Carniole, l’Istrie et le Frioul autrichien , le Littoral hongrois et la Croatie méridionale; en 1810, il s’augmenta de l’Istrie et de la Dalmatie vénitiennes, de Raguse et de Cattaro. On le divisa alors en 7 provinces : Carinthie, Carniole, Istrie, Croatie civile, Croatie militaire, Dalmatie, Raguse-et-Cattaro. En 1815 ces pays furent rendus à l’Autriche. 11? forment auj. presque tout le royaume d’Illyrie, la Croatie militaire, une grande partie de la Croatie civile, le Littoral hongrois et le roy. de Dalmatie.

illyriennes (îles), îles situées dans la mer xVdriatique, le long des côtes de l’Illyrie et de la Dalmatie, par 42» 19-45° 7’ lat. N. et 12°-J6°Iong. E. Les plus considérables sont Veglia, Chcrso, Brazza, Lésina, Sabioncello, Meleda, Curzola.

ILMEN, jadis Moïsk, lac de la Russie d’Europe (Novogorod), communique par la Yolkhova avec le lac Ladoga, et a sur sa rire septent. la ville de Novogorod : 50 kil. sur 40. Des tempêtes fréquentes en rendent la navigation danger*use. — Ce lac était sacré dans l’opinion des anciens Slaves.

ILMENAU, ville du grand-duché de Saxe- Weimar, ch.-L de bailliage, à 8 kil. E. de Schmalkalden; 2,200 hab. Faïence, lainages, têtes de poupées, papiers, clous, etc. Aux environs, mines de fer. — Le bailliage d’Ilmenau forme une enclave entre le duché de Saxe-Cobourg-Gotha, la principauté de Schwarzbourg et la régence prussienne d’Erfurfc.

1LMINSTER, ville d’Angleterre (Somerset), à 17 kil. S. O. d’Ilchester; 3 500 hab. Fabriques de draps; école gratuite instituée par Edouard VI en 1550. — Jadis importante et industrieuse; antérieure à la conquête normande.

ILORCIS, Lorca, ville de l’Hispanie, dans la Carthaginoise, à l’O. de Carthago nova.

ILOTES, esclaves des Lacédémoniens. On nommait ainsi originairement les habitants d’Hélos. ville dont les Lacédémoniens avaient réduit les ba-

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