IRAN
tués par Hercule plusieurs siècles auparavant, et qui étaient depuis longtemps tombés en désuétude.
IPOLI, Eipel en allemand , rivière de Hongrie, naît dans la partie septentrionale du comitat de Neograd , passe dans celui de Ilonth , arrose Ipoli- Sagh, ch.-l. du comitat de Nagy-Honth, et grossit le Danube au-dessous du Gran. Cours, 140 kil.
IPS, Pons Isis ou Isiponium des anciens, petite ville des Etats autrichiens (Autriche) , sur la petite riv. d’Ips (affluent du Danube) , à 65 kil. O. de Saint- Pœlten. Maison de prévoyance pour les pauvres de Vienne : école militaire, fabrique de creusets, etc.
IPSARA, Psyra, petite île de l’Archipel, au N. O, deChio, par38° 30’lat. N., 22° 46’ long. É.; 10 kil. sur 5; ch.-l. Ipsara. Bon vin rouge. Les Turcs prirent cette île en 1824 , et en massacrèrent les habitants.
1PSERA , Hispiratis , ville de la Turquie d’Asie (Erzeroum) , ch.-l. de sandjak , à 80 kil. N. O. TErzeroum. Ane. capit. des Pagratides.
IPSUS, bourg de la Phrygie Salutaire , au N. E. de Célènes, est célèbre par la victoire que Séleucus, Ptolémée, Lysimaque et Cassandre y remportèrent sur Antigone et Démétrius , son fils, l’an 301 av. J.-C. Antigone y perdit la vie , et les quatre vainqueurs partagèrent l’empire d’Alexandre en quatre grandes monarchies, la Macédoine, la Thrace, l’Egypte et la Syrie.
IPSWTCH, Gippevicum , ville d’Angleterre, ch.-l. du comté de Suffolk , sur l’Orwell, qui y prend le nom de Gipping, à 60 kil. S. de Norwich ; 20,450 hab. Beau pont en fer. Hôtel-de- ville, douane, halle neuve, prison, maison de correction remarquables. On y file beaucoup de lin pour les fabriques de Norwich. Commerce de drèche , grains, houille. Cabotage actif. — Ville très-ancienne, qui porta jadis le nom de Grippeswich. Patrie du cardinal Wolsey.
IRA , forteresse de la Messème, sur une montagne de même nom, au N. de Messène, est célèbre dans l’histoire par un siège que les Messéniens y soutinrent pendant onze ans contre les Lacédémoniens, qui enfin s’en rendirent maîtres l’an 671 av. J.-G. Cet événement mit fin à la 2* guerre de Messénie
IRAK-ADJËMI (c.-à-d. Pays barbare), la plus grande partie de la Médie ancienne, prov. de la Perse, bornée au N. 0. par l’Aderbaïdjan, au N. par le Ghilan et le Tabaristan, à l’E. par le Kouhistan, au S. par le Kerman et le Farsistan, à l’O. par le Khousistan et le Kurdistan : 900 kil. du N. O. au S. E., sur 400 du S. 0. au N. E.; 2,600,000 hab. Le ch.-l. est Téhéran; autres villes principales : Ispahan, Kachan, Ramadan, Kasbin, Sultanieh. Le 30I de l’Irak-Adjémi est très élevé et extrêmement montueux; il est traversé par les nombreuses ramifications des monts Elbourz, Demavend, Elvend et Rasmend ; entre les chaînes s’étendent de vastes plaines sablonneuses où vont se perdre la plupart des cours d’eau qui arrosent la contrée. Quelques cantons sont néanmoins fertiles et bien cultivés; mais l’arrosement y est indispensable. Le climat est sain et tempéré, excepté deux mois de fortes chaleurs. On y élève beaucoup de bestiaux, des chameaux et des chevaux estimés ; l’industrie y est florissante.
1RAK-ARABI, la Baby Ionie des anciens, contrée de la Turquie d’Asie au S. E., est comprise dans la partie méridionale du pachalik de Bagdad et dans le pachalik de Bassora; elle est arrosée par l’Euphrate et le Tigre et composée presque entièrement d’une vaste plaine sèche et aride. On y voyait autrefois les villes de Babylone, de Séleucie et de Ctésiphon ; on y trouve encore aujourd'hui celle de Bagdad.
IRAN, nom donné à la région Persique parVss habitants de celte contrée. Voy, perss.
IRET
IRANGY, bourg de France (Yonne), à 12 kil. S. d’Auxerre; 1,150 hab. Vin renommé.
IRAOUADDY, grand fleuve de l’Asie, naît probablement dans le Thibet occidental , par 26° ou 30° lat. N., traverse cette contrée de l’O. à l’E., franchit l’Himalaya par le défilé de Singghian-kial, parcourt dans toute sa longueur l’empire birman du N. au S., arrose en passant la province chinoise d’Yun-nan, et aboutit dans la mer des Indes au golfe de Martaban par plusieurs bouches. Son cours est d’environ 3,200 kil. Dans le Thibet, ce fleuve porte le nom de Yarou-dangbo-tchou ; le» Chinois le nomment Pin-lang-kiang. Il reçoit un très grand nombre d’affluents.
IRASA , canton de l’Afrique ancienne , entre Azyris et Cyrène. C’est là que l’on place le royaume d’Antée.
IRB1T, ville de la Russie d’Asie (Perm), à 409 kil. E. de Perm, au confluent de l’Irbit et de la Neiva; 1,000 hab. Enceinte de palissades. Commerce actif, grande foire où se rendent annuellement, outre les Russes et les Sibériens, des Boukhares, Tartares, Persans, Grecs, Arméniens.
IREGH , ville des États autrichiens (Hongrie) , dans le comitat de Tolna, à 110 kil. S. O. de Pesth ; 5,000 hab. Elle fut ravagée par la peste en 1796. — Ville des État3 autrichiens (Esclavonie) , à 13 kil. S. de Péterwaradin. Vignobles estimés.
IRÈNE, impératrice de Constantinople, née à Athènes, de parents obscurs , avait reçu de la nature une rare beauté jointe à tous les dons de l’esprit. Constantin Copronyme fut tellement frappé de ces qualités qu’il la choisit en 769 pour l’épouse de son fils, depuis l’empereur Léon IV. Elle prit un grand ascendant sur l’esprit de son époux, et celui-ci en mourant lui laissa la tutelle de leur fils, Constantin VI (780). Irène déploya, pendant sa régence, toutes les vertus d’une grande reine, et remporta quelques avantages sur les Sarrasins ; mais dans la suite, trahie par la fortune, elle conclut avec le célèbre Haroun-al-Raschid une paix onéreuse, quoique utile. En 787 elle assembla à Nicée un concile qui rétablit le culte des images, et fit cesser le schisme de l’église d'Orient. Son fils, Constantin , arrivé à sa majorité (790), la relégua dans un château-fort; mais au bout de quinze mois, Irène obtint de reparaître à la cour, et, pour s’assurer désormais le pouvoir, elle eut la barbarie de priver son fils de la Yue. Elle s’efforça de faire oublier ce crime par de grandes actions. On dit qu elle envoya des ambassadeurs à Charlemagne pour lui offrir sa main, voulant unir ainsi les deux empires. Mais avant nue cette alliance eût pu s’accomplir, elle fut détrônée, en 802, par Nieéphore, son grand-trésorier; on l’exila dans l’île de Lesbos, où elle se vit réduite à filer du lin pour vivre ; elle y mourut en 803. Les Grecs, oubliant ses crimes, l’ont mise au nombre de leurs saintes, et célèbrent sa fête le 15 août.
IRÉNÉE (saint), né en Grèce vers l’an 120, ou 140 selon d’autres, eut pour maîtres saint Papias et saint Polycarpe, vint dans la Gaule vers 177 pour y répandre la foi , fut élu évêque de Lugdunum (Lyon) après saint Pothin , et subit le martyre, à ce qu’on croit, sous Septime-Sévère, ver» 202. Il a écrit en grec ; on n’a que des fragments de ses livres Contre l’hérésie , mais il en reste une trad. lat. faitq de son temps. Il contribua à terminer la dispute sur l’époque de la célébration de la Pâque. Ses oeuvre» ont été publiées par D. Massuet, Paris, 1710, in-fol., et Y enise, 1 7 34, avec des fragments nouveaux, et trad. en français par M. Genoude, 1837-43. On honore ce saint le 28 juin. L’abbé Prot a écrit sa vie, 1843.
IRENOPOLIS ou neronias, v. de Cilicie, sur le8 confins de la Lycaonie, auj. détruite. — Voy. béréb. UlETON, général anglais gendre de Cromwell.
IRLA — 888 — IRLA
fut un des plus ardents adversaires de Charles I. Fait prisonnier à la bataille de Naseby (1645), il ne recouvra la liberté que parce que le roi ne put emmener ses prisonniers. 11 contribua beaucoup à la condamnation de ce malheureux prince. Cromwell , rappelé d’Irlande par le parlement anglais en 1650, laissa son gendre dans cette île, avec le titre de gouverneur et de lord-député. Ireton s’empara, après le départ de Cromwell, des villes de Waterford et de Limerick. Il fut tué à la prise de cette dernière en 1651.
1RGI1IZ, nom de deux rivières de la Russie d’Europe (Saratov); l’une naît dans le district de Yolsk, coule à l’O. et se perd dans le Volga, vis-à-vis de Yolsk après un cours très sinueux de 450 kil.; l’autre naît dans le district de Khvalinsk, et se partage en deux bras qui se jettent tous deux dans le Volga; 200 kil. de cours.
IRI , nom moderne de l’Eurotas. Voy. eurotas.
1RIA, auj. Voghera , ville de l’Italie ancienne, dans la Gaule Cisalpine, chez les Ligures, au N.E. de Dertona.
irià flavià, auj. el Padron, ville d’Hispanie, chez les Astures, au S. O. de Brigantium.
IRIARTE. Voy. yriarte.
lRIS(c.-à-d. en grec arc-en-ciel), fille du centaure Thaumas et d’Electre, était la messagère des dieux, et en particulier celle de Junon. Cette déesse la métamorphosa en arc et la plaça au ciel en récompense de ses services.
IRIS, auj. Ylékil-Irmak, fleuve de l’Asie-Mineure , sortait de la Cappadoce, traversait l’O. du roy. de Pont, et tombait dans le Pont-Euxin près d’ Amine, entre l’Halys et le Thermodon.
IRKOUT, riv. de la Russie d’Asie (Irkoutsk), sort du lac Itchin , et tombe dans l’Angara ou Haute- Toungouska, près d’Irkoutsk ; cours, 400 kil.
IRKOUTSK , ville de la Russie d’Asie, eh.-l. du gouvernement d’Irkoutsk , au confluent de l’Irkout et de l’Angara, par 101° 10’ long. E. , 52° 16’ lat. N., à 2,330 kil. S. E. de Tobolsk; 20,000 hab. Archevêché , 33 églises, 2 couvents , gymnase , séminaire, école de navigation, école japonaise, plusieurs bazars. Manufacture royale de draps; toiles, maroquins , savon , chandelles . glaces , eau-devie , etc. Commerce avec la Chine et l’intérieur de la Russie, surtout en fourrures. Fondée en 1611.
irkoutsk (gouv. d’) , une des huit grandes divisions de la Sibérie , par 94°-120° long. E. , 51°-74° lat. N. , a pour bornes à l’E. la province d’Iakoutsk, à l’O. le gouvernement de Tomsk , au N. ce même gouvernement , au S. la Mongolie. Très vastes forêts, quelques districts fertiles, mines (entre autres argent et plomb à Nertchinsk). Ch.-l., Irkoutsk. Autres places, Kiakhta, Nijnéi- Oudinsk, Nertchinsk, Karensk, Balagansk, Bargouzin, Verknéi-Oudinsk. Les Mongols - Kalkas , les Toungouses , les Bourets habitent ce gouvernement. — On étendait jadis le nom de gouvernement d’Irkoutsk à toute la Sibérie à l’E. du gouvernement de Tomsk, et l’on y distinguait quatre grandes provinces, Irkoutsk , Iakoutsk, Nertchinsk et Okhotsk.
IRLANDE, Ireland en anglais, Erin en irlandais, Hibernia, Iernis, Juvernia, Scotia major des anciens, une des îles Britanniques et l’un des trois royaumes qui composent le royaume-uni de Grande-Bretagne et d’Irlande, est située à l’O. de la Grande- Bretagne, dont elle est séparée par le canal Saint- George ou mer d’Irlande, entre 51° 15’-55° 15’ lat. N., et 8° 20’-13° long. 0. : 450 kil. du N. au S., sur 280del’E. àl'O.; 9,820,000 h. en 18-41; 6,500,000 seulementen!851; capit., Dublin. L’Irlande se divise en quatre grandes prov. ; Leinster ou Lagénie àl’E., Ulster ou Ultonie au N. ,Connaught ou Connacie à l’O., Munster ou Momonie au S.; oes prov. sont subdivisées elles-mêmes en 32 comtés dont voici les noms:
Comtés.
Capitales .
1° Leinster.
Dublin,
Dublin.
Louth,
Dundalk.
East-Meath,
Trim.
Wicklow,
Wicklow.
Wexford,
Wexford.
Kilkenny,
Kilkenny.
Carlow,
Carlow.
Kildare,
Kildare.
Queen’s County,
Maryborough.
King’s County,
Philipstown, Tullamore.
West-Meath,
Mullingar.
Longford,
Longford.
2° Ulster.
Antrim.
Antrim et Belfast.
Down,
Downpatrick.
Armagh,
Armagh.
Tyrone,
Omagh.
Londonderry,
Londonderry.
Donegal,
Donegal.
Fermanagh,
Enniskillen.
Cavan,
Cavan.
Monaghan,
Monaghan.
3° Connaught.
Leitrim,
Carrick-on-Sharmon.
Sligo,
Sligo.
Roscommon,
Roscommon.
Mayo,
Castlebar.
Galway,
Galway.
4« Munster.
Clare,
Ennis.
Limerick,
Limerick.
Kerry,
Tralee.
Cork,
Cork.
Waterford,
Waterford.
Tipperary,
Clonmel.
Quatre archev.
Armagh, Dublin, Casliell, Tuam
Cette contrée , généralement plate , est arrosée par un grand nombre de rivièreB dont lea principales sont : le Shannon, le Bandon, la Lee, la Blackwater, la Boyne, la Liffey, la Barrow, la Slane, etc. Il faut y ajouter les trois grands canaux dits : Grand-Canal, canal Royal et canal de Newry. L’Irlande renferme en outre un grand nombre de lacs dont les plus considérables sont ceux de Swilly, de Foyle, Neagh, Erne, Corrib, Lane ou Killarney, etc. ; les côtes, extrêmement échancrées, surtout au S. O., offrent un grand nombre de baies utiles pour la navigation et de ports très commodes (Bantry, Cork, Belfast, Dlingle, Sligo, etc.). On trouve en Irlande d’excellents pâturages, mais aussi beaucoup de marécages ; les forêts ont presque entièrement disparu. Le climat de l’Irlande est tempéré, mais humide et variable. Les principales productions du sol sont l’avoine, l’orge et surtout les pommes de terre, le lin, le chanvre, etc. ; la culture du blé est encore arriérée. On élève en Irlande une grande quantité de bestiaux, de petits chevaux estimés, des porcs et dee chèvres ; on y exploite des mines d’or, d’argent, de cuivre, (le plomb, de fer, de cobalt et de houille, des carrières de granit et de pierres calcaires, des ardoisières, etc. L’industrie est peu développée : elle a pour objets principaux les toiles, mousselines , tissus de coton , l’eau-de-vie , la bière, etc. Le paysan irlandais est réduit à un état df misère, de dégradation et d’abrutissement inouï, fruit d’un gouvernement tyrannique, de l’excessive avarice des propriétaires fonciers, de l’énormité des impôts et du manque d’instruction. Le gouv. de ce pays est confié à un viee-roi ou lord-lieutenant nommé par le souverain de la Grande-Bretagne. L’Irlande est représentée au parlement par 32 pairs pour la Chambre des Lords, et 100 députés pour la Chambre des Communes. La religion de
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l’état est celle de l’église anglicane ; mais les sept huitièmes de la population professent la religion catholique. L’idiome irlandais est un dialecte du celtique, corrompu par le mélange de l’anglais. — L'histoire primitive de l’Irlande est entourée de fables ; on sait seulement qu’au iv® siècle de notre ère, saint Patrick y introduisit le christianisme ; l’Irlande était alors divisée entre plusieurs chefs indépendants, dont les principaux furent les O’Neil dans le Munster méridional, les O’ Brien dans le Thomond ou Munster septentrional , les O’Connor dans le Connaught, etc. Les Danois survinrent au vi® siècle et s’emparèrent de presque toutes les côtes. Au commencement du xi* siècle , Brien- Borom, roi de Munster, devint maître de la plus grande partie de l’île, mais il fut vaincu et tué par le roi de Leinster et les Danois ses alliés (1027). Enfin, en 1160, Henri II, roi d’Angleterre, qui avait fait annexer l’Irlande à ses possessions par une bulle du pape Adrien 1V(1155), y envoya une armée et s’y rendit lui-même en personne (1171). Les Irlandais, attaqués par des forces supérieures, furent obligés de se soumettre, et Jean, fils de Henri 11, fut le premier vice-roi d’Irlande. Cependant les Anglais n’avaient soumis qu’une petite partie de l’île (les comtés actuels de Dublin, Meath, Louth et KildareJ ; le reste était encore indépendant. En 1315, Edouard Bruce, frère du roi d’Ecosse, y débarqua, et fut reconnu roi à Dundalk par les Irlandais restés libres; mais il fut vaincu et chassé en 1318. Le mariage du duc de Clarence, fils d’Edouard III, avec l’héritière des rois de l’Uister (1361), acheva la soumission de l’île, sur laquelle les Anglais commencèrent dès lors à faire peser le joug le plus tyrannique. Déjà plusieurs efforts inutiles avaient été tentés par les Irlandais pour secouer la domination anglaise, lorsqu’au xvi® siècle leur refus d’accéder à la réforme introduite en Angleterre par Henri VIII attira sur eux de nouvelles persécutions. Elisabeth dépouilla les Catholiques irlandais de la faculté d’occuper des emplois publics; Jacques I confisqua toutes les terres des insurgés et les biens du clergé catholique. En 1G60, l’Irlande, qui avait pris parti dès 1641 pour Charles I, fut mise à feu et à sang par une armée de Cromwell. Lors de la révolution de 1688, les Irlandais, toujours fidèles aux Stuarts parce qu’ils étaient catholiques, se déclarèrent pour Jacques II; mais la victoire de la Boyne, remportée en Irlande même par Guillaume d’Orange (1690), anéantit leurs espérances. En 1782, ils obtinrent un parlement indép.; néanmoins, encouragés par la France, ilss’insurg. en 1796. L’insurr. , mal second, par la Républ. , fut bientôt comprim . ,e t les échafauds se relevèrent. En 1800, le parlement anglais , dans le but d’abolir la nationalité de l’Irlande, décréta l’union définitive des deux pays et supprima l’ombre de parlement que l’Irlande avait conservée ; on laissa, il est vrai, aux Irlandais la faculté d’envoyer des députés au parlement britannique (qui prit, dès lors, le nom de parlement impérial) , mais les Catholiques furent privés du droit d’élection et de représentation. Depuis cette époque, l’Irlande n’a cessé de réclamer l’émancipation des Catholiques et même le rappel de l’union. L’émancipation, longtemps promise et toujours ajournée, a enfin été accordée en 1829, sous le ministère de Robert Peel. Néanmoins l’Irlande s’agita longtemps encore , et ne cessa , par l’organe de son principal représentant, O’Connell, de protester contre l’union.
Irlande (mer d’). On désigne sous ce nom .'a partie de l’Océan Atlantique située entre l’Angleterre et l’Irlande. Elle communique avec l’Atlantique au N. par le canal du Nord, entre l’Ecosse et rirlande, et au S. par le canal Saint-George. Elle renferme les îles d’Anglesey et de Man.
Irlande (nouvelle-), île du Grand - Océan Equinoxial, au N. E. de la Nouvelle-Bretagne et au S. E. du Nouvel-Hanovre, par 2° 30-4° 59’ lat. S., et 148° 18-150° 50’ long. E. Cette île, longue et étroite, a 350 kil. de long sur 35 de large ; elle paraît montagneuse et couverte de forêts ; on y trouve en abondance des cocotiers et de3 muscadiers ; les bois sont peuplés d’une multitude d’oiseaux de diverses espèces. Les indigènes sont très laids ; ils sont moins noirs que les nègres d’Afrique, et leur chevelure est longue et laineuse ; ils sont doux, sobres, hospitaliers, mais défiants. Ils confectionnent avec beaucoup d’adresse leurs armes et leurs instruments pour la pêche et la chasse. — Autour de la Nouvelle-Irlande se trouvent plusieurs îles moins importantes , dont lee principales sont celles de Saint-Matthieu, de Nouvel- Hanovre et l’île des Pêcheurs.
1RM1NSUL, ou colonne d’Irmin ( Hermann , Arminius ), idole des anciens Saxons, était placée sur la montagne fortifiée d’Ehresbourg (maintenant Stadlberg ou ü/arsber^prèsdePaderborn). Elle représentait un homme armé à la façon des Germains, tenant un étendard d’une main et une lance de l’autre. C’était le dieu de la guerre, ou selon quelques-uns Arminius déifié. Charlemagne détruisit cette idole en 772, ainsi que la forteresse qui la défendait.
lRNERIUS , Werner ou Garnier , le réformateur de la jurisprudence au moyen âge, était né, selon les uns, en Allemagne, selon d’autres à Milan, ou plutôt dans le Bolonais, vers 1065. Sa vie est peu connue. Selon une tradition, il avait étudié à Constantinople; mais il est plus probable qu’il se forma seul par la lecture des jurisconsultes anciens. Il fit revivre l’étude du droit romain, depuis longtemps négligée, et enseigna à Bologne, au commencement du xii* siècle (de 1100 à 1120 environ), avec un si grand éclat que bientôt l’école de cette ville fut aussi célèbre pour la jurisprudence que l’école de Salerne pour la médecine : c’est vers 1110 qu’elle était dans sa plus grande splendeur. La grande-comtesse Mathilde, qui régnait sur la Toscane, et l’empereur Henri 1 appelèrent Irnerius dans leurs conseils ; il fut même, selon une tradition fort douteuse, chancelier de l’empereur Lothaire II. On place sa mort entre 1138 et 1150. On lui attribue l’institution des grades scientifiques et des insignes affectés à chaque grade. On a de lui des gloses qui justifient peu sa réputation. Il laissa de savants disciples dont les plus connus sont : Azzon, Jean Bulgare Martin Gosia, Hugues et Jean de Porta Ravegnana.
1RN1S, bourg de Suisse. Voy. giornico.
IROQUOIS ou les SIX NATIONS, confédération d’indiens de l’Amérique du Nord, qui habitent auj. partie dans les États-Unis (état de New-York), partie dans le Canada. Ces six nations s’appellent les Mohawks, les Onéidas, les Onondagas, les Sénécas, les Cayugas et les Tuscaroras. Les lroquois ne comptent plus guère auj. que 12,000 individus. Ils sont fiers, guerriers, courageux, hospitaliers, amis fidèles, d’une imagination mélancolique; ils sont passionnés pour le jeu et les liqueurs fortes ; l’abus de ces spiritueux (dont ils ignoraient l’usage avant l’arrivée des Européens) les a abrutis et énervés. — En 1603, lorsque les Françaisarrivèrent au Canada, leslroquois formaient une ligue puissante, alors en guerre avec les Adiroudaks. Ceux-ci invoquèrent le secours des Français, et, conduits par Champlain , défirent complètement les lroquois ; mais les Hollandais, qui avaient remonté l’Hudson jusqu’à la hauteur de la ville actuelle d’Albany, anéantirent la nation des Adiroudaks. Dans les guerres que se firent les Anglais et les Français, les lroquois se partagèrent et servirent alternativement les deux peuples. Dans la guerre de l’indépendance, ils étaient alliés de la Grande-Bretagne: aussi, en 1779- les troupes
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américaines en massacrèrent un grand nombre et détruisirent leurs villages. Depuis ce temps, ils vivent sur ce qu’on appelle les réserves de l’état ; mais ils sont resserrés tous les jours par les colons américains, et leur nombre diminue sensiblement. IRRAOUADY, fleuve d’Asie. Voy. iraouaddy. IRTYCHE ou 1RTISCII , grand fleuve de l’Asie septent., sort des monts Altaï, dans la Dzoungarie,
gar 93° long. E. , 45° 25’ lat. N. , traverse le lac •zaïssang, baigne le gouvernement de Tomsk (Russie d’Asie), le N. du Turkestan indépendant, le S. du gouvernement de Tobolsk,et après un cours de 6,900 kil. environ, tombe dans l’Obi au-déssous de Samorovo par 60° 45’ lat. N. et 66° 15’ long. E. Affluents, l’Ichim et le Tobol.
IRUIANE, riv. du Pérou, formée de l’Iacuma et de la Mayussa, coule h l’E. N. E., et tombe dans la Mamoré par 68° 50’ long. O. , 12° 20’ lat. S. Cours, 350 kil.
IRUN, ville frontière d’Espagne (Bilbao), à 13 kil. E. de Saint-Sébastien ; 3,300 hab. C’est la première ville espagnole qu’on rencontre en sortant de France par la Bidassoa. Cette ville est fort ancienne et existait du temps des Romains.
IRUS, mendiant d’Ithaque, renommé pour sa grande taille et sa gloutonnerie. Son véritable nom était Arnée; mais les amants de Pénélope l’appelaient Irus, parce qu’il faisait leurs messages (du grec eirein , parler). Comme il insultait Ulysse, et voulait, sans le connaître, lui défendre l’entrée de son palais, le héros le tua d’un coup de poing.
IRYINE, ville d’Ecosse (Ayr), à 18 kil. N. d’Ayr, près du golfe de la Clyde; 5,200 hab. Tissus de coton, chantiers de construction, etc. Cette ville est fort ancienne. Elle dut son importance à un couvent de Carmélites qui y fut fondé en 1412.
IS ou ÆIOPOL1S, auj. Hil, ville de la Babylonie, ou de la Mésopotamie méridionale, au confluent de la petite rivière d’Is et de l’Euphrate.
ISA, ancien nom de l île de lesbos.
ISAAC, fils d’ Abraham et de Sara, naquit vers l’an 2266 av. J.-C. (selon l’An de vérifier les dates) ou 1896, selon la chronologie vulgaire, sa mère étant âgée de 90 ans. Il fut sauvé par un miracle au moment où son père allait l’immoler pour obéir à l’ordre de Dieu ( Voy . abraham). Il épousa Rébecca, dont il eut Esati et Jacob, et mourut à l’âge de 180 ans. Il était devenu aveugle dans sa vieillesse.
ISAAC comnène, empereur grec, fils d’un préfet de l’Orient, fut proclamé empereur en 1057, à la place de Michel Stratiotique, qui venait d’ôtre renversé du trône. Faible et incapable de gouverner, il abdiqua en faveur de Constantin Ducas, l’an 1059, et se retira dans un monastère où il mourut en 1061.
isaac l’ange, empereur grec, prit la place d’Andronic Comnène en 1185, et fut porté au trône par le peuple au moment même où Andronic le faisait conduire au supplice. Il se rendit odieux par ses débauches , et fut détrôné par Alexis , son frère , qui lui fit crever les yeux (1195). Isaac remonta sur le trône en 1204 avec le secours des Croisés; mais, six mois après, il fut détrôné de nouveau et mis à mort par Alexis Ducas, à l’âge de 50 ans. ISABEAU DE BAVIÈRE. Voy. Isabelle.
ISABELLA (port de la), sur la côte N. d’Haïti, par 73° 36’ long. O., 19° 58’ lat. N. Colomb y fonda en 1493 le premier établissement espagnol de l’île d’Haïti.
ISABELLE (sainte), sœur de saint Louis, roi de France, fonda le monastère de Longchamp, près de Paris, en 1260, et mourut en 1271. On la fête le 22 février, jour de sa mort, et le 31 août.
Isabelle de France, reine d’Angleterre, ûlle de i’hilippe-le-Bel , épousa en 1308 Edouard II roi u Angleterre. Se voyant négligée par son mari, que
. gouvernaient d’indignes favoris, elle sollicita de» secours étrangers, s’empara de la personne du roii le fit déclarer déchu et se fit proclamer régent de son fils, Edouard III (1326). Elle accorda toute sa conflanco à un jeune baron, son amant, Roger Mortimer, qui ne craignit pas de terminer les jours du malheureux Édouard II par un affreux supplice (1327). Le jeune Édouard III, indigné, sortit alors de tutelle, surprit Isabelle et son favori (1330), envoya Mortimer à l’échafaud, et relégua sa mère dans une prison où elle mourut au bout de 28 ans. C’est du chef de cette princesse qu’ Edouard III et ses successeurs prétendaient tenir des droits à la couronne de France, droits qui, d’après la loi salique. n’étaient nullement fondés, mais qui n’en furent pas moins le prétexte de longues guerres entre les deux nations.
Isabelle de Bavière, reine de France, fille d’uD duc de Bavière, épousa en 1385 Charles VI , roi de France. Ce prince étant tombé en démence (1392), elle fut mise à la tête d’un conseil de régence dont faisaient partie le duc d’Orléans, frère du roi, et Jean-sans-Peur, duc de Bourgogne. Il s’éleva bientôt entre ces deux princes une funeste rivalité, d’où naquit la querelle des Bourguignons et des Armagnacs (Voy. ces mots). Isabelle favorisa le duc d’Orléans, avec lequel elle entretenait, dit-on, des liaisons criminelles; leducde Bourgogne, pour se venger, fit assassiner le duc d'Orléans (1407). Malgré son ressentiment , Isabelle consentit à traiter avec le duc de Bourgogne, afin de conserver le pouvoir, et, même après l’assassinatde Jean-sans-Peur (1419), on la vit se liguer avec le successeur de ce duc, Philippe-le-Bon, pour livrer la France à l’étranger et dépouiller son propre fils (Charles VII). Elle signa dans ce but l’infâme traité de Troyes, qui faisait passer la couronne sur la tête d’Henri V, roi d’ Angleterre (1420). Après la mort de Charles VI et de Henri V, elle ne joua plus aucun rôle. Elle mourut universellement méprisée, en 1435.
ISABELLE DE castille, reine d’Espagne, sœur de Henri IV, roi de Castille, née en 1450, épousa en 1469 Ferdinand V, roi d'Aragon, et succéda en 1474, sur le trône de Castille, à son frère Henri IV, au préjudice de Jeanne, fille du feu roi, dont la légitimité était contestée. Elle eut d’abord à défendre la couronne de Castille contre Jeanne, que soutenait le roi de Portugal ; mais la victoire de Toro , remportée par Ferdinand en 1476, la rendit maîtresse absolue. Isabelle fil régner dans ses états la justice que des guerres perpétuelles avaient presque anéantie, et créa la milice de la Sainte-H ermandad ; elle donna une nouvelle organisation à l’Inquisition (1481), enleva aux Maures tout ce qu’ils possédaient encore en Espagne, et mit fin à leur empire par la prise de Grenade en 1492. Après cette conquête, Isabelle et Ferdinand prirent en commun le titre de rois d’Espagne. Leur puissance s’étendit bientôt par les découvertes de Christophe Colomb, qu’Isabelle avait accueilli. Mais au milieu de tant de gloire, son bonheur fut troublé par de grands chagrins domestiques ; elle perdit coup sur coup son fils, don Juan, prince des Asturies, et une fille, reine de Portugal, et fut témoin de la folie de son autre fille Jeanne, archiduchesse d’Autriche. Elle mourut de douleur en 1504, après avoir déclaré Jeanne-la-Folle héritière de ses états de Castille, conjointement avec l’archiduc Philippe son époux.
Isabelle d’autriche, fille de Philippe II, roi d’Espagne, et d’Élisabeth de France, fut un instant mise en avant par le cabinet espagnol (comme étant la nièce et la plus proche parente de Henri III), pour occuper le trône de France, au préjudice de Henri de Navarre. Lorsque Philippe II eut perdu l’espoir de placer la couronne de France sur la tête de sa fille, il lui fit épouser Albert, fils de Maximilien II
ISAU
1698), ei lui donna en dot la souveraineté des Pays- Bas et la Franche-Comté. Isabelle accompagna son époux dans ses guerres contre les Hollandais ; se trouvant au siège d’Ostende, elle jura, dit-on , de ne changer de linge qu’après la prise de cette place. Ostende ayant résisté plus de trois ans, le linge que portait la princesse avait pris une teinte fauve à laquelle on donna le nom de couleur Isabelle. Elle fut privée de la souveraineté des Pays-Bas par le roi d’Espagne, Philippe IV, son neveu, qui ae lui laissa que le titre de gouvernante. Elle défendit le Brabant contre les attaques du prince d’Orange , et déjoua une conspiration tramée pour ériger les Pays-Bas catholiques en république (1632). Elle mourut en 1633.
1SAGORAS, Athénien, rival de Clisthène, qui avait établi le gouvernement démocratique à Athènes après l’expulsion des Pisistratides (609), tenta, avec le secours du roi de Sparte Cléomène, de rétablir l’oiigarchie , chassa Clisthène , et fît bannir sept cents familles athéniennes ; mais assiégé par le peuple dans la citadelle, il fut forcé de capituler, et fut banni à son tour. Clisthène fut alors rappelé, et le gouvernement démocratique rétabli.
ISAIE , Isaias , filsd’Amos, et neveu d’Amasias, roi de Juda, fut le premier des quatre grands prophètes ; il prophétisa sous Osias, Joatiian, Achaz et Ezéchias. C’est lui qui annonça à ce dernier prince, de la part de Dieu, d'abord qu’il allait mourir , ensuite que sa vie serait prolongée de quinze ans. Pour confirmer cette promesse, il fît reculer l’ombre du soleil de dix degrés sur le cadran d’Achaz. Il fut mis à mort et scié en deux, sous le règne de l’impie Manassès, fils d’Ëzéchias, vers l’an 694 av. J.-C. Il avait alors 130 ans. Isaïe passe pour le plus éloquent des prophètes. Ses idées sont sublimes, ses tableaux énergiques, et son style d'une véhémence extraordinaire. On admire surtout le Cantique sur la ruine de Babylone. Ses prophéties ont été traduites par M. E. deGenoude, 18 16, in-8.
ISALA, auj. YYssel, rivière du pays des Bataves. Voy. SALA.
1SAR, riv. de Bavière, naît dans les Alpes du Tyrol, à 9 kil. N. E. d’Innsbruck, reçoit la Loisacb, i’Ammer , et se perd dans le Danube au-dessus de Deckendorf. Elle baigne Munich, Landshut, et donne on nom à un cercle de la Bavière. Cours, 280 kil.
ISAR (cercle de 1’), une des divisions de la Bavière, entre le cercle de la Regen au N., celui du Danube-Inférieur et l’archiduché d’Autriche à VE., le Tyrol au S. et le cercle du Danube-Supérieur à l’O., a 160 kil. sur 105 et compte 500,000 hab. Ch.-l., Munich. Plusieurs grands lacs, de belles forêts, des plaines fertiles dans le N.
ISARA, nom commun à deux rivières de la Gaule Transalpine : 1° Y Isère actuelle, qui prenait sa source dans les Alpes Grecques , traversait la Narbonaise 2e et la Yiennaise, passait à Gratianopolis (Grenoble), et se jetait dans le Rhodanus( Rhône) au-dessus de Valenlia ; 2° l'Oise, qui naissait sur les confins des Nervii , et se perdait dans la Sequana (Seine) au-dessous de Lutetia (Paris).
ISARDJIK, ville de la Bosnie, à 53 kil. N. O. de léni-Bazar, dans les montagnes, a longtemps été employée comme un lieu d’exil par le gouvernement ottoman; c’était jadis la résidence des rois de Bosnie.
ISAURE (Clémence), dame illustre et riche de Toulouse, que l’on croit issue des anciens comtes de Toulouse, institua vers l’an 1490 les Jeux Floraux à Toulouse, et laissa à la ville des revenus considérables pour fournir aux frais des concours de poésie (Voy. jeux floraux). Clémence Isaure ne fit, par cette fondation, que renouveler un établissement qui existait déjà à Toulouse au xm* siècle s le titre de Collège de la gaie science. Elle
mourut vers l’an 1513 à 50 ans,- on ne sait vieil de sa vie. Ce que l’on raconte de ses amours est un roman
ISAURIE, Isauria , petit district de l’Asie-Mineure, dans la région des lacs du Taurus, était ainsi nommée de la ville d’Isaure, et était attribuée soit à la Phrygie , soit à la Lycaonie ou à la Pisidie ; ses habitants étaient farouches et braves, mais pillards; plus tard on étendit beaucoup l’I— saurie à l’E. et au S. E. en y comprenant toute la Trachéotide : elle forma alors une province du diocèse d’Orient, à l’O. de la Cilicie lr*; cette province avait pour ch.-l. Séleucie-Trachée.
ISAURIEN (léon, dit l’). Voy. Léon.
1SBOSETH , fils de Saül , disputa le trône à David à la mort de Saül (1040), régna pendant sept ans sur onze tribus d’Israël, tandis que David régnait sur celle de Juda. Au bout de ce temps, il fut abandonné d’Abner, le meilleur de ses généraux, ^ périt assassiné par deux Benjamites. Il faisait sa résidence à Mahanaïm au-delà du Jourdain, tandis que David résidait à Hébron.
ISCA, riv. de la Bretagne romaine, auj. I’ex.
isca dumnoniorum , ville de la Bretagne ir't capit. des Dumnonii , auj. exeter.
isca silurum, ville de la Bretagne 2*, chez lea Silures , au S. O. de Venta Silurum, auj. caerléon.
ISCALIS ou ISCHALIS, ville de la Bretagne romaine, chez les Belges, auj. ilchester.
ISCANUS (Joseph), poëte latin du xn* siècle, ainsi nommé, parce qu’il était né à Exeter (en latin Isca), dans le comté de Devon; il embrassa la vie monastique, et mourut vers 1224. Il est connu par un poëme De bello Trojano , iongtemps attribué à Cornélius Nepos, et qui fut pour la première fois rendu à son véritable auteur par Dresemius dans l’édition de Francfort, 1623, in-4 On le trouve généralement joint à Dyctis et à Darès.
ISCARIOTH, village de Judée, à l’E. de Samarie, fut la patrie de l’apôtre Judas, dit t’ Iscariote.
ISCHIA, Ænaria msula , et plus anciennement, dit-on, Pithécuse et Inarime , île du roy. de Naples, à l’entrée du golfe de Naples, par 40° 43’ lat. N., 11® 34’ long. E. : 35 kil. de tour; 24,000 hab. Baies: bons fruits, vin excellent; fer, soufre, esui thermales. Célèb. mont Epomeo, volcan éteint dont L dernière éruption eut lieu en 1303. T/île a pour cli.-l. Ischia, sur la côte O. ; 3,000 hab. Evêché, citadelle, ruines de la forteresse qu'y bâtit au xv* siècle Alphonse d’Aragon. Ville fort ancienne; fondée, dit-on, par des Chalcidiens d’Eubée. Voy. ænaria.
ISCH1TELLA, ville du roy. de Naples (Capitanate), à 5 kil. N. 0. de Vico ; 3,000 hab.
1SCHL, v. d’Autriche, sur laTrauu. Eaux suif., rel.
ISDEGERDE , roi de Perse. Voy. yesdedgerd.
ISÉE , Isœus , orateur gree, natif de Chalcis en Eubée , vint de bonne heure se fixer à Athènes ; fut disciple de Lysias et d’Isocrate, et maître de Démosthènes. 11 nous reste de lui onze discours, dans lesquels on remarque, avec beaucoup d’élégance et d’harmonie , la simplicité et la gravité qui caractérisent l’éloquence de la tribune. Ils ee trouvent dans les Orateurs grecs de Reiske, Leipsick, 1775, et ont été traduits par l’abbé Auger.
1SEGHEM, ville de Belgique (Flandre occid.) , à 35 kil. S. de Bruges; 7,000 hab.
ISENBOURG (comté d’), Isenburgensis comitatus , petite principauté médiatisée de l’ Allemagne, dont les possesseurs relèvent du grand-duc et de l’électeur de Hesse. Une partie de cette principauté est située dans le grand-duché de Hesse-Darmstadt et comprise dans les provinces de la Hesse-Supérieure et de Starkembourg ; une autre partie est dans la Hesse-Electorale et dépend de la province de Hanau; 48,000 hab. Ville principale, Büdingen. SoJ montagneux , mais bien cultivé , abondant en céréales , fruiis, lin. vin. etc. : bestiaux, mines de fer.
- ISIA