‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 535 sur 1261 · ISLA · texte numérisé non relu

ISLA

Ce comté était jadis plus étendu ; il tire son nom d’un ancien château dont on voit les ruines entre Coblentz et Andernach.

ISEO (lac d’) , Sebinus lacus, dans le roy. Lombard-Vénitien , sur la limite des provinces de Brescia et de Bergame, entre ceux de Côme et d’Idro, est ainsi nommé d’ïseo, bourg situé sur le bord mérid. du lac, à 17 kil. N. O. de Brescia, et qui compte 2,000 hab. Couvertures de laine. Le lac a 22 kil. sur 3. Il est traversé par l’Oglio.

1SER, riv. d’Allemagne. Voy. isar.

iser, riv. de Bohême , arrose le cercle de Bunzlau et se jette dans l’Elbe après un cours de 90 kil. du N. E. au S. O.

ISÈRE, Isara , riv. de France , naît au pied du mont lseran dans le Piémont, passe à Moutiers-en- Tarentaise, à Montmeillan , arrose ensuite le dép. de l’Isère, auquel elle donne son nom, passe à Grenoble, et se jette dans le Rhône à 9 kil. au-dessous de Valence (Drôme). Cours, 300 kil. Elle reçoit l’Arly, l’Arc, l’Ozeins, le Drac et la Bourne.

isère (dép. de F), dép. frontière de la France, à l’E., est borné au N. par le dép. de l'Ain, à l’E. par le Piémont et le dép. des Hautes-Alpes, au S. E. par ce dernier dép., au S. O. par celui de la Drôme, et à l’O. par celui du Rhône : 150 kil. sur 65; 8,412 kil. carrés; 573,645 hab. Ch.-l., Grenoble. Ce dép. a été formé d’une partie du Dauphiné ( le Viennois et le Grésivaudan ) ; il est généralement montagneux et couvert de forêts abondantes en gibier. 11 est arrosé par le Rhône, l’Isère, le Drac et la Romanche. Céréales en assez grande quantité , légumes , fourrages, chanvre. Nombreux troupeaux de gros et petit bétail ; mulets , porcs, chèvres, etc. ; vers à soie. Mines de fer , argent et plomb ; carrières de marbre, d’albâtre, de granit, de plâtre. Fabriques de soies moulinées et organsinées, indiennes, draps communs, toiles ordinaires, lainages, ganteries , cuirs , papiers ; chaudronnerie, etc. Fromages de Sassenage et d’Oysans. Commerce actif alimenté par les produits des manufactures et des mines. — Ce dép. se divise en 4 arrondissements (Grenoble , La Tour-du-Pin , Saint- Marcellin, Vienne), 45 cantons et 555 communes. Il appartient à la 8* division militaire, a une cour impér. et un évêché à Grenoble.

1SERLOHN , ville des Etats prussiens (Westphaiie), ch.-l. de cercle, à 26 kil. O. d’Arensberg ; 5,300 hab. Industrie (velours, mouchoirs de soie, etc.). Commerce avec la France, l’Italie, etc.

ISERNIA , Isernia ou Æsernia , ville du roy. de Naples (Molise), à 38 kil. 0. de Campo-Basso; 5,200 hab. Evêché ; cathédrale , aqueduc. Ville ancienne.

ISET, riv. de la Russie d’Asie, naît dans le gouvernement de Perm , passe dans celui de Tobolsk, et se jette dans le Tobol par 57° lat. N. après un cours de 450 kil.

1SGAUR ou 1SKURIAH , primitiv. Dioscurias , puis Sebastopolis et Soleriopolis , ville ruinée et port de la Russie d’Asie, dans l’Abazie, sur la côte orientale de la mer Noire, à 26 kil. S. E. de Soukgoum-kalé.

1SIAQUE (table) , un des monuments les plus précieux de l’antiquité; c’est une table de cuivre sur laquelle on voit représentés la figure et les mystères d’isis, ainsi que la plupart des divinités égyptiennes, chacune avec ses attributs distinctifs. Elle fut trouvée au sac de Rome en 1527 ; on la conserve aujourd’hui dans la galerie royale de Turin.

ISIASLAV, nom de trois princes qui ont régné en Russie. Isiaslav 1, fils d’Iaroslav I, régna à Kiev de 1054 à 1078; Bon règne fut un temps de guerres et d’anarchie. Ce prince fut sans cesse en lutte avec les membres de sa famille, notamment avec Igor, Bon frère, et avecVseslav, prince de Polotsk; fut deux fois détrôné , et périt dans un combat contre

Oleg, son neveu. — Isiaslav II régna à Kiev de 1 1 10 à 1154, après avoir arraché la couronne à Igor, son parent. Il fut lui-même trois fois chassé de ses états; mais trois fois il se fit rétablir, et mourut sur le trône. — Isiaslav III fut reconnu grandprince de Kiev en 1156, à la mort d’Iourié. 11 affaiblit ses états par des partages, et fut tué d’un coup de sabre devant Bielgorod, qu’il assiégeait inutilement(1167).

ISIDORE de Charax, historien et géographe ancien, vivait trois siècles avant J.-C., sous le règne de Ptolémée Lagus. On lui doit divers traités historiques, et une Description de la Parthie qui a été publiée par David Hœschelius (dans les Géographes grecs , Oxford, 1703), et par B. Fabricius, 1849, 8°.

Isidore de Séville (saint), fils d’un gouverneur de Carlhagène (Espagne) , fut fait évêque de Séville en 601, et mourut en 636. Il se distingua également par son érudition et sa piété. 11 a laissé entre autres ouvrages 20 livres d’ Origines ou Etymologies; des Commentaires sur l’Ancien Testament; un Traité des écrivains ecclésiastiques ; une Chronique depuis Adam jusqu’en 626. Les meilleure* éditions de ces ouvrages sont celles de Paris, in-fol., 1601, et de Rome, 1797-1803. On le fête le 4 avril. L’Eglise hon. en outre : 1° le 15 janv., S. ls., prêtre et hospitalier d’Alexandrie, persécuté pour son attachement à S. Athanase, m.en 4 1 4 ; — 2° le 1 5 mai,S.îs., patron de Madrid, laboureur de son état, m. en 1170.

1S1GNY, ch.-l. de c. (Manche) , près de Mortain.

isigny , ch.-l. de canton (Calvados), sur la Manche, à 27 kil. O. deBayeux; 2,370 hab. Beurre renommé, bon cidre; commerce de légum. Pet. port.

1SILI, ville de Sardaigne (Cagliari), ch.-l. d’une prov. de même nom, à 53 kil. N. de Cagliari; 2,000 hab. Blé, vin blanc, pâturages, poudre à tirer.

ISIS, une des divinités principales des Égyptiens, était sœur et femme d’Osiris. Elle régna longtemps sur l’Égypte avec son frère, et tous deux firent fleurir l’agriculture. Osiris ayant été, au retour de la conquête des Indes, assassiné par son frère Typhon, Isis leva une armée pour marcher contre celui-ci, en donna le commandement à Horus, son fils, et vainquit l’ennemi en deux batailles rangées. Elle fut mise après sa mort au rang des dieux. On prend Isis tantôt pour la lune, tantôt pour la nature ; on la confond aussi quelquefois avec la vache Io. L’Egypte célébrait en son honneur des mystères, qui se répandirent dans la Grèce et l’Italie, et que l’on croit les mêmes que ceux de Cybèle. Elle avait de* prêtres nommés Isiaques. On voit les mystères d’isis représentés sur la table Isiaque (Voy. ce mot). SKANDERIEH. Voy. Alexandrie et scutari.

SKANDEROUN. Voy. alexandrette.

SKER, Œsus, riv. de la Turquie d’Europe (Roumélie) , naît dans le sandjak de Sophia, coule au N. E., entre en Bulgarie , et se jette dans le Danube entre Nikopol et Rahova, après un cours de 270 kil.

isker, ville de la Russie d’Asie. Voy. sibir.

1SKURIAH ou ISKOURIA , ville de la Russie d’Asie. Voy. isgaur.

ISLA (le Père), jésuite espagnol, né en 1703 ou en 1714 à Ségovie, mort en 1783, a composé des ouvrages satiriques dans le genre de Rabelais ; le plus remarquable est Vida de f ray Gerundio de Campazas, Madrid, 1758, 3 vol. in-8, où il critique avec esprit les ridicules et le mauvais goût des prédicateurs de son temps. 11 prétendit prouver dans une savante dissertation, intitulée Gil B/as rendu à sa patrie , que le roman de Gil Blas avait été primitivement composé en espagnol.

ISLAM-ABAD, primitivement Tchittagong, ville de l’Inde anglaise (Calcutta), par 22° 22’ lat. N., S6a 25’ long, E., sur le Tchittagong, à 13 kil. de son embouchure dans la mer. Construction de gros na-

iSLA — 893 — ISM A

vires; canevas de coton. — Les Portugais connurent cette ville dès le xve siècle ; ils la nommaient Porto- Grande. Elle appartint successivement aux rois afghans du Bengale, aux radjahs d’Arakan, enfin aux Mongols depuis 16G6. C’est alors qu’elle prit son nom moderne. Les Anglais essayèrent vainement de la prendre en 1689; elle leur fut cédée en 1760.

islam-abad, ville de la confédération des Seikhs (Cachemire), sur le Djelem, à 20 kil. S. E. de Cachemire. Commerce de châles.

ISLAMISME, nom par lequel on désigne la religion de Mahomet; il vient de l’arabe islam , qui signifie soumission à Dieu. Voy. mahométisme.

ISLANDE, Iceland (c.-à-d. terre de glace), grande île de l’Océan arctique , située entre l’Europe et l’Amérique, par 63° 7’-66° 44’ lat. N. et 18° 40’-

27° 54’ long. O., à 700 kil. N. O. de l’Ecosse et â 270 kil. E. du Groënland ; elle a 390 kil. de l’E. à l’O. et 310 du N. au S.; 50,000 hab. environ (on en comptait jadis plus de 100,000). Ville principale, Reikiavik. Cette île appartient au Danemark; elle est partagée en trois circonscriptions ou bailliages , Sonder-Amtel, Vester-Amtel et Norder-og-Oster- Amtel (bailliages du S., del’O., et du N. et de l’E.), qui ont. pour chefs -lieux Reikiavik, Stappen et Madruvel. On remarque en outre Skalholt (dans le Sonder-Amtel), ancienne capitale de l’île. — L'Islande contient plusieurs volcans et présente l’étrange contraste de glaces éternelles à sa surface et d’un vaste amas de feu dans son sein. Ses côtes offrent une multitude de caps et de golfes étroits; on distingue, parmi les caps, le cap Nord au N. O., le cap Langoness au N. E., et les caps Hekla, Reikianess et Ouvardaness à l’O.; parmi les golfes, le Skaga-fiord et le Hvalfiord au N., l’Isa-fiord, l’Arnar-üord, le Tseydeflord et le Sona-fiord à l’O. Une vaste chaîne de montagnes semi-circulaire couvre l’île dans presque toute son étendue ; on y compte dix volcans, dont le plus connu est l’Hékla (1,736 m.). Les nombreuses Éruptions de ces volcans ont bouleversé la surface de l’île; on en connaît 42 depuis l’an 1000 jusqu’en 1783, époque de la dernière (celle du Skapla- Jœkull). On trouve dans diverses parties de l’île des jets d’eau bouillante,' mêlée de pierres et de boue; les plus importants sont le Grand-Geyser et le Strok. Les principales rivières de l’Islande sont la Laxaa, la Thiorsaa, la Skaplaa, etc.; on y voit aussi un grand nombre de lacs dont quelques-uns exhalent des vapeurs et de la fumée. Le climat de cette île est plus tempéré qu’on ne pourrait le croire; on y récolte un peu de grains, de3 pommes de terre et du lichen ; mais elle est presque entièrement dépourvue do bois. On y élève des bœufs, des vaches, la plupart sans cornes, des moutons qui donnent énormément de laine, de petits chevaux de bonne race, des rennes, etc.; on y chasse des renards dont la fourrure est estimée ; la pêche que l’on fait sur les côtes est très productive. Les montagnes renferment des mines de fer, de cuivre, de plomb, et surtout du soufre, du porphyre, du cristal de. roche, des onyx, calcédoines, agates, etc.; les prairies fournissent de la tourbe et du bois fossile carbonisé. Les Islandais sont de taille moyenne et peu vigoureux; ils sont probes, fidèles, hospitaliers, et tiennent extrêmement à leur patrie; ils ont peu d’industrie, et ne savent que fabriquer des étoffes grossières et préparer les cuirs. Leur langue est un dialecte norwégien. Us professent la religion réformée. — Les anciens ne connaissaient probablement pas l’Islande, bien qu’on ait voulu voir en elle YUllima Thule. En 861 un pirate norwégien découvrit cette Ile, alors déserte, et lui donna le nom de Sneeland (terre de neige), changé bientôt en celui à' Iceland. En 868, plus, seigneurs, mécontents de latyraanie d Harald , quittèrent la Norwége et vmrum luuuei n Islande la première colonie sous la conduite

I ^ co^on'e ôtait déjà florissante et

I possédait une sorte de gouvernement aristocratique En 996, le christianisme y fut introduit; elle rWà paisible et heureuse jusqu’en 1261; alors une révolution la soumit à la Norwége. L’union de Calmar la fît passer sous la domination des Danois, qui l’oppi imèrent. Elle fut en outre désolée par les éruptions volcaniques, par la famine et les attaques des pirates. En 1530 la réforme s’y introduisit. L’Islande appartient encore aujourd'hui au Danemark, qui dans ces derniers temps a tenté les plus grands efforts pour améliorer le sort des habitants.

ISLAY ou ILA, une des îles Hébrides, dépendante du comté d’Argyle : 40 kil. sur 28; 16,900 hab. Montagnes; cuivre, mercure, plomb, émeri, etc. Peu de grains, gros bétail. Beaucoup de cavernes, entre autres la grotte de Sanegmore. — Cette île appartint d abord aux Danois et aux Norwégiens, puis aux seigneurs des Iles, jusqu’au règne de Jacques III, et aux Macdonald jusqu’à celui de Jacques IV, sous lequel elle passa à la couronne.

, .y , 7r-riv' France> naît près de Ladignac (Haute-Vienne), à 2 kil. S. E. de Nexon, baigne Excideuil, Périgueux, Astier,Mucidantet Montpont, •‘t se jette dans la Dordogne^ à Libourne, après avoir reçu la Haute-Vézère, la Loue et la Dronne. Cours, 22d kil. dont 90 navigables. — isLE,ch.-l. dec. (Vau* i'Iusc) , dans une île de la Sorgue, près de la fontaine de v aucluse,à22k.L.d Avignon: 4,800 h. — T7. île et ille.

ISLEBIA, nom latin moderne d’EiSLEBEN.

ISLEWORT1I, ville d’Angleterre (Middlesex) , à 13 kil. S. O. de Londres; 5,590 hab. Site pittoresque ; belles maisons de campagne, entre autres Sion-House (au duc de Northumberland).

ISLINGTON, ville d’Angleterre (Middlesex), au N. de Londres, se trouve auj. réunie à cette ville par une suite de Mtiments; 35,000 h. Sources ferrug,

ISLY. Voy. ce mot au Supplément.

1SMAEL, un des fils d’ Abraham, né de l’union de ce patriarche avec Agar , esclave égyptienne qu’il avait prise pour femme du second rang , vint au monde l’an 2280 avant J.-C., selon l 'Art de vérifier les Dates, ou l’an 1906, selon la chronologie vulgaire. Après la naissance d’Isaac (2266), il fut, sur la demande de Sara, chassé de la maison paternelle ainsi que sa mère ; il erra longtemps dans le désert, et sc fîxa enfin près de Bersabée, à l’extrémité méridionale de la Palestine, sur les frontières de l’Arabie. Ismaël devint un habile chasseur et un vaillant guerrier. Il épousa une femme égyptienne dont il eut un grand nombre d’enfants; les Arabes le regardent comme le père de leur nation et l’auteur de leur langue. Il vécut 137 ans.

ismael , fils de l’imam Giafar-cl-Sadic , et 6‘ descendant d’Ali , mort vers 750, a donné son nom à la secte musulmane des Ismaéliens. Voy. ce nom.

ismael i ou chah ismael, fondateur de la dynastie des Sophis de Perse, était fils d’un gouverneur du Chirvan, petit-fils de Sophi, et prétendait descendre d'Ali, gendre de Mahomet, parMouça,le 7* des imams. Sorti de sa province en 1499, il secoua le joug de la dynastie tureomane du Mouton- Blanc, s’empara successivement de Tauris, de l’Irak, du Farsistan, du Kourdistan, du Diarbékir, en un mot de foute la Perse; entra dans Bagdad (en 1509), et fit asseoir sur le trône la secte des Chyites ; mais fut arrêté dans ses conquêtes par Sélim I, qui le battit à Tchaldir, en 1514. Il régna jusqu’en 1523, e; partagea ses états entre scs enfants. Il est encorg aujourd’hui en grande vénération parmi les Persans. — Ismaël II, roi de Perse, petit-fils du précédent, était en prison à la mort de son père Chah- Thahmasp (1576). Il passa de la prison sur le trône, et affermit sa puissance par le meurtre de ses 8 frè* res; mais il fut empoisonné lui-même par sa sœur après 2 ans de règne.

1SJSI — 894 — ISPA

ISMAÉLIENS, nom d’une secte musulmane dont l’origine remonte au h* siècle de l’ère musulmane, c.-à-d. au vnr siècle de J.-C. Les Ismaéliens sont une branche des Chyites ou partisans d’Ali ; au lieu d’admettre après Mahomet une succession de douze imams ou souverains pontifes comme le font les autres Chyites, ils n’en admettent que sept , et prétendent qu’à la mort d’Ismaël, fils aîné do Giafarel-Sadic , c’est à tort que l’on transféra la qualité d’imam àMouça, frère cadet d’Ismaël, et que cette dignité appartenait de droit à Mohammed, fils d’Ismaël. Ce Mohammed ayant disparu fort jeune, les Ismaéliens ne voulurent point croire à sa mort , mais ils prétendirent que sa race s’était conservée et qu’elle se perpétuait par une filiation secrète jusqu’à l’arrivée d’un dernier imam , sorte de messie qui ferait triompher leur secte. Les Ismaéliens professaient une doctrine mystérieuse qui expliquait par des allégories les dogmes de l’islamisme, et qui, dispensant ses adeptes de toute obligation, était également contraire à la morale et à la religion. Les Ismaéliens jouent un grand rôle dans l’histoire de l’Orient du vin* au xii* siècle. C’est de cette secte que sont sertis les Karmathes, qui ravagèrent la Perse et la Syrie au vin* siècle ; les califes fatimites, dont le premier, Obéid-Allah, se prétendait issu d’Ali par Ismaël , et qui régnèrent sur l’Égypte de l’an 909 à 1174; les Assassins, dits aussi Ismaéliens de l’Est, qui, pendant près de 200 ans (de 1090 à 1260) , répandirent la terreur dans tout l’Orient; les Druzes, qui sont encore aujourd’hui fort nombreux en Syrie ( Voy . druzes) ; on en fait aussi dériver les Nosaïris et les Wahabites. *

1SMA1L ou ismailov, v. de Bessarabie, annexée depuis 1856 à laMoldavie, sur le Danube, à 180 k. S. de Dender ; 24,000 h. Port de quarantaine, station d’une partie de la flottille du Danube. Cuirs, peau de chagrin. Commerce en denrées de la Moldavie. — Cette v. Ctait jadis beaucoup plus florissante qu’auj . Elle fut assiégée en 1789 par Souvarow, qui la prit d’assaut et la livra trois jours au pillage. Depuis ce moment elle ne s’est pas relevée. Elle a été enlevée à laRussie par le traité de Paris, en 1856.

ISMAILOVO, village dellussie (Moscou), au N. E. de Moscou ; 400 hab. Ancien palais des ezars.

ISMARE, Isrnarus, v. et mont, de Thrace, au S., chez les C'icones, entre Maronée et Stryma.

ISMÈNE (I ) , riv. de Béotie, consacrée à Apollon, 1 naissait au N. de Thèbes, et tombait dans YHylica.

ISMÈNE, fille d’OEdipe et de Jocaste, fut con- 1 damnée à mort par Créon avec sa sœur Antigone , pour avoir rendu les honneurs funèbres à son frère Polynice.

ISMID, ville de la Turquie d’Asie. Voy. isnikmid.

ISM1R, ville de la Turquie d'Asie. Voy. smyrne.

ISNALLOZ, ville d’Espagne (Grenade), à 19 lui. N. E. de Grenade, 3,300 hab. Savon blanc.

ISNARD (Maximin), membre de l’Assemblée législative et de la Convention, né à Grasse (Var) en 1755, mort vers 1830. A l’Assemblée législative il ne se fit remarquer que par l’exaltation de ses sentiments patriotiques et par la violence des mesures qu’il proposait ; à la Convention, il se montra plus modéré, se rangea parmi les Girondins, et combattit avec courage le parti de la Montagne. Il fut mis hors la loi au mois d’octobre 1793. et n’échappa à la mort qu’en se cachant; il rentra dans la Convention après le 9 thermidor, et fit ensuite partie du Conseil des Cinq-Cents; mais, depuis l’avénement de Bonaparte, il resta éloigné des affaires. On a de lui un beau dithyrambe sur l’Immortalité et quelques écrits polit., la Proscription d’Isnard, 1795, etc.

ISNIK, l’ancienne Nicée , ville de la Turquie d’Asie (Anatolie), sur le lac d’Isnik ( Ascanius lacus), qui communique avec la mer de Marmara, à 80 kil. E. de Brousse; 1,500 hab. Fabriques de faïence, po¬

teries et soieries. Commerce de soie, tabac , tapis, fruits et vin. Elle est tout à fait déchue de son ancienne splendeur. Voy. nicée.

ISNIKMID ou ISMID, l’anc. Nicomédie, ville ds la Turquie d’Asie (Anatolie), ch.-l. de sandjak, à 100 kil. S. E. de Constantinople, au fond du golfe d’Isnikmid ( Astacenus sinus)-, 35,000 hab. Siège d'un archevêché arménien et d’un métropolitain grec. Filatures de soie et poteries; eaux minérales. Isnikmid est le rendez-vous d’un grand nombre de caravanes. Voy. nicomédie.

ISOCRATE, célèbre orateur athénien, né l’an 436 av. J.-C., eut pour maîtres Prodicuset Gorgias, Sa timidité naturelle et la faiblesse de sa voix ne lui permettant pas de parler en public, il se voua à l’enseignement de l’éloquence; il composa aussi des plaidoyers pour ceux qui n’étaient pas en état d’en composer eux-mêmes. Aussi recommandable par le caractère que par le talent, il se montra toujours zélé pour la justice et pour le bien de son pays. 11 avait du crédit auprès de Philippe , roi de Macédoine, et.il en usa longtemps pour empêcher la guerre d’éclater ; affligé de la perte de la bataille de Chéronée, il se laissa mourir de faim. Il avait alors près de 100 ans. Isocrate se recommande par l’élégance et l’harmonie ; il est le premier qui ait bien connu l’art de cadencer les périodes ; mais il manque de feu et d’énergie. Il reste de lui 21 discours, soit harangues politiques, soit éloges, parmi lesquels on connait surtout les Panathénaïques ou éloge d’ Athènes,- le Panégyrique, le Discours à Nicoclès sur l'an de régner . le Disc, à Démonique, et 10 Lettres. Outre l’éd. p£î’uce/>.?(Mil.,1493),onest. cellesdeH. Étienne, 1593,gr.-l.; d’Auger,1782, avec tr.fr.; de Coray, 1807

ISOLA, ville des Etats autrichiens (Illyrie), sur le golfe de Trieste, à 9 kil. O. de Capo-d’Istria ; 2,800 hab. Excellent vin. Bains sulfureux.

isola, ville des États sardes, à 7 kil. S. d’Asfî

isola, ville du roy. de Naples (Calabre Ult. 2«), à 40 kil. E. de Catanzaro; 2,750 hab. Évêché.

isola-bella , c.-à-d. belle ile. Voy. borromées (îles).

isola-deli.a-scàla, ville du roy. Lombard-Vénitien, à 18 kil. S. de Vérone; 2,600 hab.

isola-di-sora, ville du roy. de Naples (Terre de Labour), à 5 kil. S. de Sora, dans une île du Garigliano; 2,600 hab. Draps.

isola grossa, Scardoîia , île des États autrichiens, dans l’Adriatique, sur la côte de la Dalmatie, au ». O. de Zara : 44 kil. du N. O. au S. E. sur 3 du W. E. au S. O.; 12,000 hab. Lien principal. Salé

^n£™S!,VPr8e) ’ ch*~1’ de c* » arr* de CalvL ioui>iZ,u, dit à tort Lisonzo, en latin Isonlius ou

Soutins, riv. des Etats autrichiens (Illyrie), naît au mont Terglou dans le cercle de Goritz, et se jette dans le golfe de Trieste après un cours de 130 kil Sous l’empire, l’Isonzo limitait l’Italie à l’E. ISOUARD (Nicolo), compositeur. Voy. nicoeo. ISPAHAN ou 1SFAHAN, Aspadana , ville de Perse (Irak-Adjémi), jadis capitale de toute la Perse, et auj. ville de second ordre, sur le Zendehroud par 32° 26’ lat. N., 49° 39’ long. E.; 100,000 hab] Plusieurs monuments remarquables, mais presque tous en ruine. Fabriques d’étoffes de coton, soie, or et argent ; quincaillerie, armurerie, lames de sabre renommées, fruits de toute espèce (et surtout melons et pastèques). Commerce encore considérable. — Ispahan était peu importante dans l’antiquité. Sous les califes de Bagdad elle devint la capitale de l'Irak-Adjémi, et prit alors un immense accroissement. Prise et ravagée par Tamerlan (1387), elle se releva peu à peu sous les Sophis. Chah- Altbas I en fit la capitale de toute la Perse, l’embellit d’édifices magnifiques, y attira les négociants, les ouvriers, les artistes, et en fit l’entrepôt le plus

ISSO — 895 — ISTH

Joachas,

Joas,

Jéroboam II,

Interrègne.

Zacharie,

Sellurn,

Manahem,

Phaceïa,

Phacée,

Osée,

considérable du commerce de l’Orient. Chardin, qui la visita sous le règne d’Abbas II, évaluait sa population à 600,000 hab. Cette prospérité ne fut qu’éphémère. Les Afghans s’emparèrent d’Ispahan en 1722, et en détruisirent les plus beaux édifices. Nadir-chah la reprit en 1729, mais il ne chercha point à la restaurer. Depuis ce temps , elle n’a fait que décliner jusqu’à Feth-Ali-Chali, qui la releva vers 1798.

ISRAËL (de l’hébreu sara, combattre, ely Dieu), nom qui fut donné, selon la Bible, à Jacob, après sa lutte avec un ange ( Voy . jacob). De là ses descendants furent appelés Israélites. [Voy. juifs.)

ISRAËL (roy. d’), un des deux roy. qui se formèrent en Judée après la mort de Salomon (962), était opposé au roy. de Juda. Leroy. d’Israël se composa des 10 tribus suivantes : Aser, Nephtali, Zabulon, Issachar, Manassé, Ephraïm,Dan, Siméon, Cad, Ruben; ou, en d’autres termes, il comprenait la Galilée, la Samarie, la Pérée, plus une partie de la Judée proprement dite, etc. il était par conséquent beaucoup plus vaste que le roy. de Juda, son rival. Sichem, Thirsa, enfin Samarie ou Sébasle en furent successivement la capitale. Le roy. d'Israël dura 244 ans, de 962 à 7 18 av. J.-C. Il fut sans cesse en guerre avec le roy. de Juda et avec les roisde Syrie et d’Assyrie. 11 fut détruit par Salmanasar en 718. Ses rois se succédèrent dans l’ordre suivant : Jéroboam I,

Nadab,

Baasa ,

Ela,

Zamri,

Amri,

Achab,

Ochosias,

Joram,

Jéhu,

— On donne partois le nom de royaume u is à toute la Judée sous Saül, David et Salomon.

ISRAÉLITES. Voy. Israël et juifs.

ISSA, Lissa , île de l’Adriatique, sur les côtes de la Dalmatie, avait une ville de même nom. Bloquée par les troupes de Teuta, reine d’Illyrie, Issa se mit sous la protection romaine : de là la guerre de Rome contie l’illyrie l’an 229 av. J.-C.

1SSACHAR (tribu d’) , une des douze divisions de la Palestine, avait au N. la tribu de Zabulon, au S. la demi-tribu occidentale de Manassé , et s’étendait de la mer au Jourdain. Jezraël en était le ch.-l. Elle devait son nom à Issachar, cinquième fils de Jacob et de Lia.

ISSËDONS, Issedones , peuple de Scythie, se divisait en deux groupes qui habitaient, 1 un la Sérique (Cachemire et Sirinagur) , l’autre la Scythie au-delà del’lmaüs (Thibet).

ISSENGE AUX ou, Y SSENGEAUX , Icidmagiis,\\ïïe de France (Haute-Loire), ch.-l. darr. et de cant., à 22 kil. N. E. du Puy: 7,621 hab. Tribunal de lr* instanee. Fabrique de dentelles, rubans, ustensilesdecuivre, tanneries. Mines de plomb. L’arr. a 6 cantons (Bas, Saint-Didier, Monistrol, Montfauoon, Tence, plus Issengeaux), et compte 81 ,785 hab.

1SSIGEAC, ch.-l. de cant. (Dordogne), à 16 kil. S. E. de Bergerac: 1,000 hab.

1SS1NIE, et plus communément ASS1NIE, pays de la Guinée supérieure, à l’extrémité S. 0. de la côte d’Or, sur la limite de celle des Dents. 11 est arrosé par une riv.de même nom. Comptoir franç.

ISS01RE ou YSS01RE , Icciodurum , ville de France (Puy-de-Dôme), ch.-l. d’arrondissement et de cant., à 28 kil. S. E. de Clermont-Ferrand, près du confluent de la Crouze et de l’Ailier; 5,741 hab. Tribunaux de première instance et de cornmerce ; collège comniunal» ^ ill® poli le et in<il bâtie; chaudronnerie, ustensiles de cuivre, commerce d’huile de noix de chanvre et de vin. Patrie du

cardinal Duprat.— ■ Du temps des Romains, cette vilb avait une école et un temple célèbres ; mais elle fut ravagée par les Vandales. Dans la suite, étant devenue le patrimoine du dauphin, frère aîné du comte d’Auvergne, elle fut un sujet de guerre entre ces princes jusqu’à la réunion de l’Auvergne à lu couronne (1 53 1 ). Elle soutint deux sièges terribles en 1577 et 1590. — L’arr. d’Issoire a neuf cantons (Ardes, Besse, Champeix, Jumeaux, Sh-Germain de Lambron , Sauxillanges, Tauves, La Tour, plus Issoire), 116 communes et 100,740 hab.

ISSOUDUN ou YSSOUDUN , Auxellodunum ou Exoldunum , ville de France (Indre), ch.-l. d’arr., à 27 kil. N. E. de Châteauroux, sur la Théols ; 11,654 hab. Tribunaux de première instance et de commerce; collège communal. Rues larges et régulièrement bâties. Fabriques de draps, bas, parchemins, huiles, laine et cuirs. Commerce en blé, vins, laine, bétail, fer et bois. Ruines d'un châteaufort. — Elle eut des seigneurs particuliers jusqu’en 1187; les Anglais s’en emparèrent ensuite et la possédèrent jusqu’en 1220. Philippe- Auguste la réunit à la couronne. Issoudun souffrit d’une peste en 1497, et d’un incendie en 1651. Sous Henri IY, les Ligueurs s’emparèrent de cette ville ; mais les habitants les en chassèrent (1589). La révocation de l’édit de Nanteç lui enleva beaucoup d’habitants. — L’arr. d Issoudun a 4 cant. (Saint-Christophe, Yalan, et Issoudun qui en fait deux), 49 communes et 45,633 hab.

1S-SUR-TILLE, ch.-l. de cant. (Côte-d’Or), à 23 k. N. E. de Dijon, près du confluent de la Tille et de Pignon : 1,436 h. Draps, étrilles, tuyaux de poêles ; filature de coton , fonderie de cuivre ; pierre à bâtir.

ISSUSouADJACIUM, Aiazzo , v. de Cilicie (Cilicie des plaines), sur la mer, au fond du golfe Issique, au N. E. de la Méditerranée, où elle forme un coude vers le sud, est célèbre par deux victoires décisives remportées dans les environs, l’une par Alexandre sur Darius, l’an 333 av. J. -G., l’autre par Septime-Sévère sur Pescennius Niger, l’an 194 après J. -G. Héraclius y battit aussi Chosroës en 622.

1SSY, village du dép. de la Seine, sur un coteau près de la rive gauche de la Seine, à 6 kil. S. 0. de Paris; 1,583 hab. Maisons de campagne; fabrique de produits chimiques. Séminaire, succursale de celui de Saint-Sulpice. Fort constr. en 1842.

issy-l’évêque, ch.-l. de cant. (Saône-et-Loire), à 38 kil. S. O. d’Autun, sur la Somme; 1,750 h. Ane. baronie, appartenant aux évêques d’Autun

1STÆYONS, une des trois grandes divisions des peuples de la Germanie ancienne. Voy. germanie.

ISTAKHAR, ville d’Iran (Fars), sur un rocher, près du Bendemir, à 53 kil. N. E. de Chyraz. Dans la plaine qui environne cette ville on voit les ruines de l’antique Persépolis.

1 STAMBOUL ou STAMBOUL, nom turc de la capitale de l’empire ottoman. Voy. Constantinople.

ISTER, fleuve de l’Europe anc., auj. le dànube.

ISTHME ou PANAMA, département de laci-devant république de Colombie , et auj. de la république de la Nouvelle-Grenade , tire son nom de l’isthme de Panama, qu’il comprend, et est borné à l’O. par le Guatimala, au S. E. par le dép. de Cauca, au N. par la mer des Antilles, et au S. par le Grand-Océan équinoxial. Sa longueur est de 700 kil.’ sa largeur varie de 220 à 40; 90,000 hab. Ch.-l., Panama. Il est divisé en deux provinces: Panama et Vcragua.

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