‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 541 sur 1261 · JACQ — 904 — JADE · texte numérisé non relu

JACQ — 904 — JADE

Jacques III, roi d’Ëcosse (1460), fils du précédent, se laissa gouverner par des favoris, et mécontenta les nobles qui marchèrent contre lui, conduits par son frère. Il parvint une première fois à conjurer l’orage; mais s’étant porté de nouveau aux , mômes excès, les principaux feudataires se révoltèrent une seconde fois , mirent à leur tête son fils aîné (Jacques IV), et lui livrèrent à Bannokburn une bataille dans laquelle il périt (1488).

Jacques iv, fils du précédent, lui succéda à l’âge de 16 ans, en 1488. Il défit les nobles qui s’étaient révoltés, fit la guerre à Henri Vil et Henri VIII, rois d’Angleterre, et se ligua avec Louis Xll contre les Anglais. Il fut tué à la bataille de Flodden, livrée contre Henri VIII (1513). Il avait épousé en 1503 Marguerite, fille du roi d'Angleterre, Henri VII ; ce mariage donna naissance aux droits de Jacques VI sur la couronne d’Angleterre.

Jacques v, fils du précédent, n’avait qu’un an à la mort de son père (1513), et prit les rênes du gouvernement à l’âge de 13 ans. Il se ligua avec François I , roi de France, contre Cliarles-Quint. François lui donna en mariage Madeleine , sa fille aînée (1536), après la mort de laquelle Jacques épousa Marie de Lorraine, fille de Claude, duc de Guise. Jacques mourut en 1542, laissant la couronne à Marie Stuart, sa fille. C’était un prince vertueux, ami de la paix et de la religion.

Jacques vi et Jacques vu, rois d’ Écosse. Voy. ciaprès Jacques i et Jacques il, rois d’Angleterre.

Jacques i, roi d’Angleterre, né en 1566, fils de Marie Stuart, régna d’abord en Écosse sous le nom de Jacques VI, et, fut proclamé roi presque en naissant par suite de l’abdication forcée de sa mère (1567). L’Ecosse fut gouvernée pendant sa minorité par son oncle le comte de Murray, et son grand-père le comte de Lennox. Jacques avait des droits sur la couronne d’Angleterre par le mariage de Marguerite, fille de Henri Vil, avec Jacques IV, un de ses ancêtres, et fut en conséquence reconnu pour roi par les Anglais à la mort d’Élisabeth (1603). H prit le titre de roi de la Grande-Bretagne et fit tous ses efforts pour opérer la réunion définitive des deux royaumes; mais il se montra fort hostile aux Catholiques. 11 se forma contre lui en 1605 un complot, dit conspiration des Poudres, qui faillit le faire périr avec le Barlement toutenUer.il bannit par suite de cet événement les Jésuites, qu'on accusait d’y avoir pris part, et fit décréter par le parlement la formule du serment d' allégeance qui refusait au pape tout droit de déposer les rois et de délier les sujets du serment de fidélité. D’une humeur très pacifique, il laissa l’Autriche dépouiller de ses États son gendre, Fr édéric V (1621-3). Ilmariason fils aîné, Charles I, à Henriette de France, fille de Henri IV (1625), et mourut peu après. Ce prince eut d’indignes favoris, parmi lesquels on cite Robert Carr, duc de Somerset, et Villiers, duc de Buckingham, qui prirent sur lui le plus funeste ascendant. 1) prétendit a.u pouv. absolu, et, au mépris de la constitution, voulut gouverner sans le parlement : il prépara ainsi la révolution qui éclata sous son successeur. Il était très versé dans la théologie, et aimait beaucoup trop la controverse. Il possédait une grande instruction, ce qui le là .surnommer par ses flatteurs le Sa. lomon de V Angleterre. \\à laissé (’ \s écrits, entre autres le liasilicondômn ou Dnnrot, \ ''ïw Comment .sur V Apocal . et des Médit, sur l'OraK \ ? dont., qui sont à l’Index.

Jacques ii (Jacques vu en Ecosse), roi d’Angleterre, 2r fils de Charles 1. Il fut d’abord connu sous le nom de duc dAork, et fut appelé, malgré une longue et vive opposition, à succéder à Charles II, son frère aîné (1685). 11 était catholique, et quoiqu il eût juré en montant sur le trône de ne rien entreprendre contre la religion de l’état, il fut accusé de partialité pour le catholicisme ; ce qui excita un

mécontentement universel. Plusieurs conspirations éclatèrent contre lui ; il vamquit et mit à mort le duc de JVlonmouth et le comte d’Argyle. qui s’étaient mis à la tête des rebelles (1685); mais quelques années après, il fut détrôné par son gendre, Guillaume, prince d’Orange et stathouder de Hollande, que les mécontents avaient appelé en Angleterre (1688). Battu sur terre à La Boy ne en Irlande, et sur mer à la Hogue, il fut, malgré les secours de Louis XIV, forcé de quitter l’Angleterre; sa famille tenta depuis vainement de remonter sur le trône. Jacques vint se fixer à Saint-Germain, près de Paris ; il y tint une petit cour et y mourut en 1701.

Jacques ni. On donne parfois ce nom au prétendant, fils de Jacques II, plus connu sous le nom de cnev.de St-George; Il n’a jamais rftgné. V. STUART.

Jacques de la marche, mari de la reine Jeanne H de Naples. Voy. marche,

JACQUES BONHOMME. Voy. JACQUERIE.

JACQUES COEUR. Voy. COEUR.

Jacques cousin, auteur. Voy. beffroy.

Jacques (baulot, dit Frère), lithotomiste, né en 1651, près de Lons-le-Saulnier, mort en 1714, perfectionna la taille et inventa un nouveau procédé qu’il appliqua avec le plus grand succès en France, en Allemagne et en Hollande. Sa méthode est celle ou’on appelle à tort taille anglaise, taille de Rau.

‘ JACQUES DE L’ÉPÉE (ordre de saint-), ordre militaire institué v. 1161, par Ferdinand II, roi de Léon et de Castille, pour défendre contre les incursions des Maures les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. C’est le plus considérable des ordres militaires d’Espagne ; ses revenus sont immenses, et ses commanderies embrassent deux villes et 118 bourgs. Depuis Charles V, la grande maîtrise de l’ordre a été réunie à la couronne d’Espagne.

Jacques du haut-pas (ordre de saint-), religieux hospitaliers, institués en Italie, vers 1260, pour faciliter aux pèlerins le passage des rivières, en leur fournissant des bacs. Us formaient une congrégation dont le chef-lieu était l’hôpital de St-Jacquesdu-Haut-Pas, sur l’Arno, dans l’état de Florence. Cet ordre se multiplia surtout en France, où le pape nomma en 1286 un commandeur général qui résidait à l’hôpital de St-Jacques-du-IIaut-Pas , à Paris (rue Saint-Jacques).

J ACQUET-DROZ (P.), mécanicien. Voy. droz.

JACQUIER (François), minime, savant mathématicien , né à Vitry-le-Français en 1711, mort en 1788 , alla en Italie, devint professeur d’Ecriture Sainte au collège de la Propagande à Rome , puis de physique expérimentale et de mathématiques au collège Romain. 11 a laissé les ouvrages suivants : Is. Newtonii pliilosophice naluralis principia mathemaiica (en société avec le P. Th. Lcseur) , avec de savants commentaires, Genève, 1740-1742, 3 vol. in-4; Eléments du calcul intégral , Parme, 1768, 2 vol. in-4; Traituio inlorno la sphera , 1775. JACQUIERS. Voy. jacquerie, Pastoureaux.

JACUY riv. de l’Amérique du Sud (Brésil), sort des naontsde Santo-Ignacio, dans la province de Rio- Grande, coule à l’E., et tombe dans la partie N. O. du lac dos Patos, après un cours de 450 kilomètres. Affluents : le Vacoahy, le Pardo et la Tacoary.

JADDUS, grand-prôtre juif qui, au rapport de Josèphe, refusa des secours à Alexandie pendant son expédition en Perse. Alexandre, irrité, marcha sur Jérusalem ; mais tout à coup, à la vue de Jaddug qui s’avançait à sa rencontre accompagné de tous les Lévites, il s’arrêta et se prosterna à ses pieds, parce que, dit-il, un homme revêtu des mêmes ornements lui était apparu en songe, et lui avait promis l’empire de l’Asie.

JAÜELOT (Nicolas), savant médecin, né à Pontà-Mousson en 1738, mort en 1793, fut professeur

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