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Péliasde lui restituer l’héritage de son père; mais celui-ci, au lieu de le lui rendre, lui persuada d’entreprendre une expédition lointaine, espérant qu’il y succomberait , et l’envoya en Colchide pour enlever la toison d’or, que Phryxusy avait apportée, et que gardaient un horrible dragon et des taureaux qui vomissaient des flammes. Jason assembla les princes de la Grèce, et fut proclamé leur chef. Tous s’embarquèrent sur le navire Aryo (d’où ils prirent le nom à.' Argonautes), et arrivèrent heureusement en Colchide. Jason, aidé de la magicienne Médée, fille du roi Éétès, à laquelle il avait inspiré de l’amour, surmonta tous les obstacles et parvint à s’emparer du précieux trésor; puis il retourna dans sa patrie, emmenant Médée, qu’il épousa. De retour à Iolcos, Jason demanda de nouveau le trône à Pélias, et comme celui-ci ne se pressait pas de le restituer, Médée le fit égorger par ses propres filles, sous prétexte de le rajeunir {Voy. pélias). Ce crime ne rendit pas à Jason sa couronne. Acaste, fils de Pélias, s’en empara, et contraignit son rival d'abandonner la Thessalie. Il se retira à Corinthe avec Médée ; ils y vécurent dix ans dans la plus parfaite union, jusqu’à ce que leur bonheur fut troublé par l’infidélité àa Jason. Ce prince, oubliant les obligations qu’il avait à Médée, devint amoureux de Créuse ou Glaucé, fille de Créon, roi de Corinthe, et l’épousa, après avoir répudié Médée. Celle-ci dans sa fureur fit périr sa rivale {Voy. créuse), ainsi que Créon, père de cette princesse, et égorgea sous les yeux du parjure les deux enfants qu’elle avait eus de lui.
jason, tyran de Phères en Thessalie, usurpa l'autorité dans sa v. natale vers 375 av. J.-C., soumit presque toute la Thessalie et partie de l’Épire, imposa tributà la Macédoine , s’allia avec Thèbes et s’interposa entre elle et aparté après la bat. de Leuctres, menaça Delphes, dontil voulait, dit-on, enlever le trésor pour subvenir aux fraisd’une expéd. qu’il inédit. contre la Perse. 11 périt assassiné au milieu de ses projets, 370.
jason, grand-prêtre des Juifs, acheta lagrandesacrificatured’AntiochusÉniphane, l’an 175av.J.-C., et en dépouilla son frère Onias. Il fut supplanté à son tour par Méneias, et alla mourir en Grèce. 11 avait pris un nom grec pour plaire au roi de Syrie.
JASONIUM promont., auj. le cap Vono , promontoire de Cappadoce, sur le Pont-Euxin, dans le pays des Tibarènes.
JASSY ou JASCH, ville capitale de la Moldavie. Voy. iassy.
JASTROW, ville des États prussiens (Prusse occidentale), à 135 kil. S. O. de Marienwerder; 2,600 hab. Commerce de grains et de bestiaux.
JASZ-BERENY ou lAZ-BERENY,ville de Hongrie, eh.-l.du district des Iazyges, à 60 kil. E.dePesth ; 13,000 hab. On y remarque le tombeau d’Attila, et l’on prétend que le conquérant habita dans ce bourg.
JATAHY ou JUTAY, riv. de l Amérique mérid., naît dans la partie orientale du Pérou, entre dans le Brésil par 9° 40’ lat. S., et tombe dans l’Amazone par 60° long. O. Cours, 1,300 kil.
JATINIJM, la môme que Civitas Meldorum, ville de Gaule, auj. beaux.
JAT1VA, ville d Espagne. Voy. san-felipe.
JAUCOURT (le chevalier de), littérateur distingué, né à Paris en 1704, mort en 1779, avait étudié la médecine en Hollande sous Boerhaave, mais n’exerça pas cette profession, et préféra se livrer à la culture des sciences et des lettres. 11 rédigea pour V Encyclopédie des articles de médecine, de physique, de philosophie et de plusieurs autres genres, et sut toujours se contenir dans les bornes de la modération. On aausside lui une Vie de Leibnitz , en tête de la Théodicée de ce philosophe. Il était de l'Académie de Berlin. On prépare un recueil de ses écrits.
JAUER, Juravia, ville des Étals prussiens (Siicsie). à 19 kil. S. de Liegnitz, ch.-l. de cercle;,
4,500 hab. Vieux château; plusieurs églises, écoles.
JAUFFRET (Jos.), né en Provence en 1759, m. en î823, eombattitla constitution civiledu clergé, futsous l’Empire évêque de Metz, aumônier de Napoléon, etc,. On a de lui : de la Religion, 1790 ; du Culte public 1795; des Mém., etc., 1803. Son frère, L.-F. Jauffret* 1770-1840, a, comme Berquin, travaillé pour l’en-' fance ; on lui doit des Fables charmantes (18 14).
JAUJA ou XAUXA, ville du Pérou, à 115 kil. N. de Huancavelica sur le Jauja, riv. qui se jette dans le Rio do Sal après un cours de 280 kil.
JAUJAC, bourg de France (Ardèche), sur F Alignon, à 10 kil. N. de L’Argentière ; 1,600 hab. Soieries. Mines de houille.Pat.deVict.etA.Fabre.
JAULNA, ville de l’Inde. Voy. djalna.
JAUNAGUR, ville de l’Inde. Voy. djanagar.
JAUNAYE (la), lieu du dép. de la Loire-Infér., à 20 kil. S. O. de Nantes. C’est là qu’eut lieu la première pacification de la Vendée, conclue le 17 février 1795, entre les commissaires de la Convention et Charette, un des principaux chefs royalistes.
JAUNE (fleuve). Voy. hoang-ho.
jaune (mer). Voy. hoang-haï.
JAUREGUY (Jacq.), fanatique, qui tenta en 1582, à l’instigation de l’Espagne, d’assassiner Guillaume, prince d’ürange ; était domestique d’un marchand d Anvers. Il frappa le prince, mais le coup ne fut pas mortel. Il fut pris et livré au supplice.
jaurégüy y aguilar (J. de), poëte et peintre espagnol, né à Tolède en 1566, mort à Madrid en 1641, séjourna longtemps à Rome et s’y forma sur les bons modèles italiens. De retour dans sa patrie, il combattit le mauvais goût des Gongoristes et donna plusieurs ouvrages estimés, entre autres un poëme d’Orphée , et d’excellentes traductions de YAminie du Tasse et de la Pharsale de Lucain. Comme peintre, Jauréguy se distingue par le coloris, la gradation de la lumière, l’expression des figures et la beauté des chairs. On admire surtout son Narcisse et sa Vénus sortant du bain.
JAIJRU, riv. du Brésil (Mato-Grosso), prend sa source à 150 kil. N. de Viila-Bella, coule au S. E., et tombe dans le Paraguay à 40 kil. S. de Villa- Maria. Cours, 280 kil. Au confluent de cette rivière avec le Paraguay s élève un obélisque de marbre aux armes d Espagne et de Portugal, dressé en 1754 pour marquer la limite du Brésil et du Paraguay. — Autre rivière, affluent du Cochim, se trouve aussi dans la prov. de Mato-Grosso.
JAVA, la Jabadice de Ptolémée? une des îles de la Sonde, par 5° 32’-8° 45’lat. S., et par 102° 40-1 12« long. E., est baignée au N. par la mer de Java, au S. par l’Océan Indien, à 10. par le détroit de la Sonde qui la sépare de Sumatra, à l’E. par celui de Bali qui la sépare de l’île de ce nom, enfin au N. E. par le détroit de Madura ; elle a 1,000 kil. environ de l’E. à 10., et 130 seulement de. largeur; elle Compte en v. 9,500,000 d’hah. (d -ut 500,000 Chinois, 80,000 Européens, le reste Javanais; un tiers seulement de ces derniers vit indépendant; les autres sont soumis à la domination hollandaise). Capitale, Batavia. Les Hollandais sont possesseurs de cette île. En 1825, les Hollandais ont divisé l’île de Java en vingt régences, ainsi nommées : Batavia, Bantam, Buitenzoorg . Préangers, Krawang, Ché^ ribon, Tagal , Pekkalongang, Kadou , Samarang, lapara, Rembang, Grissé, Sourabaïa, Passarouang, Besukié, Baniouwangui, Sourakarta, Djocjakarta, Madura-et-Sumanap. — Le climat de l’île de Java est très chaud et très malsain. Des fièvres endémiques déciment fréquemment la population. De hautes montagnes, dont quelques-unes ont été ou sont encore des volcans, traversent l’île. Près des côtes, la chaleur est tempérée par les brises de mer. La saison pluvieuse dure de novembre à mars. La fertilité du sol est extrême: les production» de l’Eu-