LIVERPOOL
J EN NÉ, ville d’Afrique. Voy. djenny.
JENNER (Edouard), célèbre médecin anglais, né
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en 1749 à Berkeley (Glocestcr), mort en 1811, est compté au nombre des bienfaiteurs de l’humanité pour avoir découvert et propagé la vaccine. Il avait fait sa découverte dès 1776, à Berkeley, où il exerçait son art, maisil ne la renditpublique qu’en 1796, après l’avoir confirmée par 20 années d'observations et de recherches. Combattue d’abord par les préjugés, de même que toutes les idées nouvelles, elle fut bientôt appréciée comme elle le méritait, et se répandit rapidement en Angleterre, en France et sur tout le continent. Le Parlement anglais, pour reconnaître le service que Jenner avait rendu à l’humanité en livrant un secret qui eût pu lui être si lucratif, lui décerna une récompense nationale (20,000 liv. sterling, c.-à-d. 500,000 fr.). On a de Jenner : Inquiry inio the causes and effecis of lhe varioles vaccinai [cow-pox), 1798, in-4, et d’intéressants travaux sur l’ornithologie. Le DrBousquetaréd.son Eloge, 1847.
JENSON (Nicolas), célèbre imprimeur français du xv« siècle, était d’abord graveur des monnaies et fut nommé par Charles VU directeur de la monnaie de Tours. Envoyé à Mayence par le roi de France pour y prendre connaissance de la découverte de Guttemberg, il se fit lui-même imprimeur et alla s’établir à Venise, où il imprima un grand nombre de livres de 1470 à 1481. Ses caractères sont encore aujourd’hui très estimés.
JENYNS (Soame), spirituel écrivain anglais, né en 1704, fut membre de la Chambre des Communes depuis 1742 jusqu’en 1780, devint ensuite l’un des lords de la chambre du commerce, et mourut en 1787. On a de lui : l'Art de la danse , poème estimé qu’il publia à 24 ans; des poésies diverses, 1752 et 1778, et un traité de 1 Evidence de la religion chrétienne, 1774, trad. par Lelourneur, 1774, et par Feller, 17 79. Ses œuvres complètes forment 4 vol. in-8. Londres, 1790-93.
JEPHTÉ, juge des Hébreux de 1243 à 1237 av. J.-C., sousîea. ils secouèrent le mugdes Ammonites, Au moment de livrer aux Ammonites un combat décisif, il fit vœu, s’il était vainqueur, de sacrifier à Dieu le premier être vivant qu’il verrait sortir de sa maison ; il remporta la victoire, mais en approchant de sa maison il en vit sortir sa fille Séila, qui venait le complimenter ; esclave de son serment, il la sacrifia, tout en détestant son vœu. Quelquesuns pensent qu’il ne s’agit que d’un sacrifice spirituel et que Jephté la consacra au serv. du Seigneur. L’hist. de Jephté se trouve dans les chap. 11 et 12 des Juges.
JERÉJA, ville de la Sénégambie, cap. d’un Etat de même nom, sur le Vintam,à 90 lui. N. E. de Cachéo.
JEREMIE, l’un des quatre grands prophètes des Juifs, né vers l’an 630 av. J.-C., fut inspiré dès l'âge de 14 ans, prophétisa sous Josias et ses successeurs. et prédit la ruine de Jérusalem et la captivité de Bahylone. Ses prédictions lugubres le rendirent odieux à ses concitoyens, et il fut quelque temps retenu en prison sous Sédécias. Après la prise de Jérusalem (587), il se réfugia en Egypte avec un grand nombre de Juifs. On ne sait comment il mourut. On a de lui des Prophéties, où la simplicité n’exclut nas l’énergie, et des Lamentations où il déplore éloquemment le sort de sa patrie. Les prophéties de Jérémie ont été écrites par Baruch, qui lui servait de secrétaire.
JÉRÉMIE, ville de l’île d’Haïti, dép. du Sud, sur le golfe de Léogane; 5,000 nab.
JEREZ, ville d’Espagne. Voy. xiîrez.
JERGEAU, ville de France. Voy. jargeau.
JÉRICHO, auj. Rikahj v. antique de la Palestine, à £8 k. N. E. de Jérusalem, sur un affluentdu Jourdain. C’était une des villes principales des Jébuséens et de toute la Palestine lors de l’entrée des Israélites en ce pays; ceux-ci, conduits par Josué,la détruisirent miraculeusement (1605 av. J.-C.) : il leur suffit de faire le tour de scs murailles avec l’arche sainte et cd
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sonnant de la trompette; les murs de la ville s’écroulèrent d’eux-mêmes. Elle fut depuis rebâtie et redevint florissante. Titus et Vespasien l’assiégèrent et la prirent. Elle subsiste encore aujourd’hui, mais n’a aucune importance; elle est dans le pachalikde Damas en Syrie.
JERICHOW, bourg des États prussiens (Saxe), à 13 kil. N. O. de Genthin, près de l'Elbe; 1,100 hab. 11 donne son nom à deux cercles de la régence de Magdebourg, dans la Saxe prussienne: l’un a pour ch.-l. Lohburg et compte 39,000 hab. ; l’autre a pour ch.-l. Genthin et compte 35,000 hab.
JËRIM, ville d’Arabie, dans l’Yémen, à 130 kil. S. E. de Sana, par 14° 17’ lat. N., 41° 61’ long. E. Petit château-fort, sur un rocher escarpé.
JERNINGHAM (Edward), poète dramatique anglais, né en 1727 d'une famille catholique du comté de Norfolk, mort en 1812, fut élevé au collège anglais de Douay, puis à Paris, et entra dans l’église. Il se fit d’abord connaître par quelques petits jx>Cmes : le Déserteur , 1769; les Funérailles du moine de la Trappe, 1771; le Curé suédois , 1776; fit représenter en 1777 Marguerite d'Anjou , en 1794 le Siège de Berwick, en 1795 lhe XVelsh Heiress (l’Héritière du pays de Galles), comédie. Ses œuvres ont été réunies en 1806, 4 vol. in-8.
JEROBOAM, auteur du schisme des dix tribus, avait d’abord été au service de Salomon, et avait été disgracié par ce pri nce. Roboam , 1116 de Salomon, ayant soulevé le peuple par ses vexations, dix tribus l'abandonnèrent et élurent pour roi Jéroboam, qui fut ainsi le premier roi d’Israël (962 av. J.-C.). 11 établit à Slchem le siège de son empire, ci ni élever à Béthel et à Dan deux veaux d'or qu’il ordonna d’adorer. Un jour qu’il sacrifiait à ses faux dieux, le prophète Jadon lui prédit la ruine de son culte et la mort de ses prêtres. Le roi, furieux, étendit la main pour le faire arrêter, mais sa main se sécha aussitôt; il n’en reprit l'usage que par l’effet des prières du prophète. 11 mourut en 943, laissant le trône à Nadab son fils.
jéroboam il, roi d’Israël de 817 à 776 av. J.-C., reprit sur les Syriens Damas et Hamath , et recula les bornes de son empire au nord et au midi ; mais il se déshonora par ses injustices, sa mollesse et ses impiétés.
JÉROME (saint), Hieronymus, docteur de l’église latine, né vers 331 à Stridon en Pannonie, d’une famille riche, vint de bonne heure à Rome où il étudia sous Donat et où il se fit baptiser; voyagea dans la Gaule, dans l’Asie; visita les saints lieux et fut ordonné prêtre par Paulin, évêque d’Antioche. De retour à Rome (378), il devint secrétaire du pape Damase ; il fut en même temps chargé d’expliquer publiquement et de traduire les Ecritures, et opéra un grand nombre de conversions. Après la mort de Damase, il retourna en Palestine et s’enferma dans un monastère à Bethléem. 11 en fut chassé par des hérétiques, et mourut peu après, en 420. Saint Jérôme a laissé un grand nombre d’écrifs, les uns historiques, les autres polémiques, dans lesquels il combat les hérétiques de son temps, Vigilance, Jovinien , Pélage ; mais son plus beau titre est sa traduction latine de la Bible, faite sur l’hébreu , connue sous le nom de Vulgate et adoptée tomme canonique par le concile de Trente. Saint Jérôme a un style pur et éloquent; mais il se laisse entraîner à de vifs emportements. La meilleure édition de ses Œuvres est celle de Martianay, Paris, 1693-1704, 5 v. in-fol. On le fête le 30sept. Sa Vie ■ a été écrite par Martianay, Dolci et Collombet (1845).
S Jérôme a donnéson nom à l’ordredes Hiéronymites. :
jérome de pragüe, disciple et partisan fanatique de Jean Huss, né à Prague, défendit son maître ac- ; cusé devant le concile de Constance (14 15). Lacrainte du supplice lui fit un instant abjurer ses opinions; '
| mais il rétracta bientôt cette abjuration et recommença à prêcher avec une nouvelle ferveur. Il fut jbiulé à Constance en 1416; comme son maître il subit le supplice avec courage. 11 a laissé des écrits qui se trouvent avec ceux de Jean Huss.
I JÉROME emiliani (s.), fondateur de l’ordre desSomasques (F.somasques) , est honoré le 20 juillet JERONYM1TES. Voy. hiéronymites.
JERSEY, Cœsarea , île de la Manche, à 25 kil. O. uo la côte du dép. de la Manche. Quoique si voisine de la France et parlant franç., elle app. à l’Angleterre et dépend du comté de Southampton. Elle a 22 kil. sur 15 ; 40,000 hab. Ch.-l., Sl-Helier. On la divise en 12 paroisses. Elle est montagneuse et environnée de rochers qui en rendent l’accès difficile. Climat doux et tempéré, sol fertile dans les parties basses et les vallées. On y cultive les grains et les légumes. Les côtes produisent du varec en abondance. On y trouve une grande quantité de poissons, huîtres, homards, moules, etc. Cidre, bétail, pommes de terre, etc. — Cette île, jadis comprise dans le duché de Normandie , appartient à 1 Angleterre depuis le règne de Henri I; cependant elle a toujours été régie par ses propres lois. Les Français ont fait pour la recouvrer de vains efforts.
jersey ou paulus-hook , ville des États-Unis (New-Jersey), sur l 'Hudson, vis-à-vis de New-York. Verrerie, porcelaine fine, tapis, etc.
jersey (new-), un des États-Unis de l’Amérique du Nord, par 38° 57 -41° 12’ lat. N. et 76e 29’- 80° 46’ long. O., borné au N. par l’état de New- York, à l’E. par l’Océan et la rivière d Hudson qui le séparent encore de l’état de New-York, au S. par la baie de Delaware qui le sépare de l’état de ce nom. à l’O. car la rivière de Delaware qui le sépare de la Pensylvanie : 26U kii. SUi oo, 490,008 hab. Ch.-l., Trenton. La surface de cet état est montagneuse au N., entrecoupée de vallées et de collines au centre, plate au S. Il est arrosé par le Pasaic, le Raritan, l’Egg-Harbour-River, etc. Climat tempéré au S. E., froid, mais sain au N.; sol fertile en grains, pommes de terre, légumes et fruits : nombreuses mines de fer. Forges, fonderies, usines à fer, tanneries, cordonnerie, etc. Commerce extérieur peu important. — Hudson visita le premier la côte du New-Jersey au commencement du xvn® siècle; les HoUandaisy vinrenteusuite.L’AnglaisDelaware laissa son nom à la baie de Delaware qu’il découvrit (1610). Jacques 1 donna l’investiture de ce territoire à la Compagnie anglaise de Virgin5' qui néanmoins ne s’y établit pas; les Hollandais^ bâtirent le fort Nassau (auj. Glocester ), et les Suédois colonisèrent une autre partie du New-Jersey, qu’ils nommèrent d’abord Helsingborg, puis Nouvelle-Suède; les Hollandais expulsèrent les Suédois, et furent à leur tour expulsés en 1664 par les Anglais, qui donnèrent au pays le nom de New-Jersey, et qui l’ont conservé jusqu’à la déclaration de l’indépendance.
JÉRUSALEM, Hierosolyma des Grecs et des Romains, ville antique de la Palestine, capitale de la tribu et du royaume de Juda, était située à peu près à égale distance de la Méditerranée e* du lac Asphaltite , vers les sources du torrent de Cédron, par 31° 46’ lat. N. , 33° 41’ long. E. Son enceinte, que l’historien Josèphe évalue à 33 stades de circuit, était entourée de triples murs* on y pénétrait par 13 portes. La ville était construite sur plusieurs collines disposées en amphithéâtre et dont les principales étaient celles de Sion et d’Acra ; au S. se trouvaient la vallée de Hinnon et le quartier dit Maspha, à l’E. la vallée de Josaphat et le mont Moriah ; la partie de la ville située sur la montagne de Sion était appelée Haute-Ville ou cité de David ; on y voyait le palais de David et plus tard le palais d’Hérode ou citadelle Anto -
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