BERWICK
julia libyca ou livia , ville d’Hispanie (Tarraconaise), auj. puycerdà.
julia pax, et depuis Pax Augusta , ville d’Hispanie (Lusitanie), au S. du Tage et à l’O. de l’Anas, auj. béja.
julia traducta ou joza, ville d’Hispanie (Bétique), auj. tarifa.
(Pour celles de ces villes qui ne seraient point ici, cherchez le nom qui suit Julia.)
JUL1ACUM, ville de Germanie, auj. juliers. JULIANESHAAB, district des possessions danoises, à l’extrémité S. du Groënland, s’étend au N. O. jusqu’au cap de la Désolation, et au N. E. jusqu’à l’île des Baleines ; au S. il est borné par le cap Farewell. Colonie fondée en 1775 ; elle compte auj. 2,000 hab. et a pour principaux endroits Julianes haab et Lichtenau.
JULIANUS (didius), empereur. Voy. didius. julianus (Flav.Claudius), empereur. Voy. julien JULIE, Julia , fille de Jules César, fut donnée par ce général en mariage à Pompée comme gage de bonne harmonie cuiro oes deux généraux. Elle empêcha longtemps , par la douceur de son caractère, les discordes du beau-père et du gendre. Sa mort arrivée l’an 55 av. J.-C., fit disparaître le plus grand obstacle à la guerre civile.
julie, fille d’Auguste et de Scribonie, épousa successivement le jeune Marcellus, Agrippa et Tibère. Elle se livra à de tels déportements qu’Auguste , indigné de sa conduite, l’exila dans l’île de Pandatarie. Tibère, devenu empereur, l’y laissa mourir de faim.
julie domna, femme de Septime Sévère, mère de Caracalla et Géta, essaya vainement, après la mort de son mari, d’entretenir la bonne intelligence entre ses deux fils, et eut la douleur de voir Géta succomber dans ses bras sous les coups de son frère ; elle se laissa m. en 217, après le meurtre de Caracalla!
JULIE MAMMÉL, ftlESA, SOEMIS. Voy. MAMMÉE, etc. julie (sainte), vierge et martyre, née à Carthage, fut emmenée captive en Syrie, et de là en Corse où elle mourut pour la foi y. 439. On la fête le 22 mai. — L’Église fête aussi le 7 septembre uneautre Julie JULIE D’ANGENNES. Voy. montausier.
JULIEN, dit T A postât, Flavius C laudius Julianus fils de Jules Constance, et nev.de Constantin le Grand, né à Constantinople en 331 , futnommé en 355 gouverneur des Gaules avec litre de césar par Constance II, et fixa son séjour à Lu lèce( Paris). lise signala dans plusieurs expéditions contre les Germains, et les battit complètement à Argentoratum (Strasbourg) en 357. Quatre ans après, Constance lui ayant ordonné d’envoyer de Gaule en Orient une partie de ses troupes, celles-ci refusèrent de s’y rendre et proclamèrent Julien empereur, l’an 360. Constance marcha aussitôt à sa rencontre, mais il mourut en route, et Julien dev. par là l’unique maître de l’empire, 361 Alors il renonça ouvertement au christianisme dans lequel on l’avait élevé, ce qui lui valut son surnom d’ Apostat. Arrivé à Constantinople, il fit quelques sages lois et réforma les abus les plus criants. Il marcha ensuite contre les Perses, soumit l’Arménie et la Mésopotamie, franchit le Tigre, prit Ctésiphon et s’avança dans l’Assyrie. Mais, ce pays ayant été dé-
JULI
vasté par l’ennemi, il sévit forcé à la retraite. Blessé mortellement dans cette retraite, il expira la’nuitsuiv. (juin 363). Ilavaitàpeinerégnôdeux ans. — Julien est un assemblage de contradictions : il eut, il est vrai, des qualités brillantes, de l'esprit et de l’instruction, de la tempérance, du courage, quelquefois même de la générosité ; mais cas qualités étaient gâtées par la vanité et l’ostentation. 11 portait le manteau de philosophe avec la barbe longue, et en même temps il donnait dans les erreurs du N éo-platon . e t les folies de la théurgie. Ennemi juré des Chrétiens, il prit contre eux les mesuresles plus vexatoires: s’il n’ordonna pas une persécution sanglante, il leur retira tous leurs privilèges, leur défendit d’enseigner les belles-lettres, dépouilla leurs églises, etc. Pour donner un démenti aux prophéties, il voulut rebâtir le temple de Jérusalem; mais il en fut miraculeusement empêché. — 11 reste de J al. quelques écrits: la Satire des Césars , le Misopogon, des Disc, et des Lettres [ rec. par Spanlicim, Leips., 1696, trad. en franç. par Tourlet, Par. ,1821 , 2 v. in-8) . Ses attaq. contre le Christianisme ont été réfutées par S. Cyrille, par le cardinal Gerdil, etc. Sa Vie a été écrite par l’abbé de la Bletterie, 1735, et par Jondot, 1817.
julien (S.), apôtre et premier évêque du Mans, était, dit-on, issu d’une famille noble de Rome. 11 m. vers 286. L’Église l’honore le 27 janvier. — Un autre S. Julien , martyr, contemporain du précéd., périt à Brivas (Brioude), chez les Arvernes, lors de la persécution de Dioclétien. On le fête le 28 août.
julien (le comte) , gouverneur de l’Andalousie pour les Wisigoths, se défendit avec gloire contre les Maures de 708 à 710, mais ensuite il leur ouvrit lui-même l’entrée de l’Espagne et combattitavec eux à la bataille de Xérès. Selon »uigaire, il
commit ootto tiaWsun pour se venger du roi Roderic qui avait fait violence à sa fille. On ignore comment il mourut.
julien (le cardinal), Juliano Cesarini , né en 1398,
présida le concile de Bâle, s’opposa au pape Eugène 1 V qui voulait le dissoudre, et chercha, mais vainement, à ramener les Hussites. Député par le pape au roi de Hongrie, Ladislas, pour lui faire rompre la paix conclue avec Amurat II , il fut l’instigateur d’une guerre malheureuse dans laquelle l’armée chrétienne fut battue à Varna (1444).
julien (Pierre), statuaire français, né en 1731 à Saint-Paulien, près du Puy, mort en 1804, élève de Coustou et membre de l’Académie de Peinture, a fait, entre autres ouvrages, le Guerrier mourant , et les statues de La Fontaine et du Poussin.
julien (Simon), dit Julien de Parme , peintre, né en 1736 à Toulon, mort en 1800, étudia longtemps à Rome et s’éloigna du mauvais goût qui régnait de son temps en France. Il fut protégé par le duc de Parme dont il ajouta le nom au sien par reconnaissance. On a de lui : Jupiter sur le mont Ida , l'Aurore sortant des bras de Tithon , etc.
JULIEN DE LA ROVÈRE. VoiJ. JULES II (pape).
JULIEN (calendrier). On nomme ainsi le calendrier établi par Jules César, l’an de Rome 708 (46 av. J.-C.), d’après les conseils du mathématicien Sosigène. L’année, dont, jusque-là la longueurétaitarbitraire, fut réglée défînitiv., et eut 365 jours et 6 heures ; pour tenir compte de ces 6 heures, on ajoutait un jour tous les quatre ans. Ce jour intercalaire se plaçait entre le 23 et le 24 février, et comme ce dernier jour était le sixième avant les calendes, le jour intercalaire prenait le nom de deux fois sixième ( bis sextus) : d’où l’année dans laquelle on l’ajoutait a été appelée bissextile. Ce calendrier fut en usage dans tout le monde chrétien jusqu’au xvie siècle, où Grégoire XIII fit une nouvelle réforme et établit le calendrier dit Grégorien (t 582). Voy. grégorien.
JULIENNE (sainte), vierge et martyre, mourut pour la foi à Nicomédie en 308. On la fête le 16 février.
JULI
(ALPEs) , monts d’Hlvrie. Voy. alpes.
JULIERS , Juliacum des anciens , Julich en allemand, ville des Etats prussiens (prov. Rhénane) à 24 kil. N. E. d’Aix-la-Chapelle, près de la Roër; 2,800 hab. (sans compter la garnison). Citadelle Draps, savon, coutellerie, vinaigre, etc. Aux environs, mines de houille. — Cette ville est fort ancienne ; on croit, à cause de la similitude des noms, qu’elle a été fondée par Julea-César. Elle fut la résidence des comtes de Julier3. Pendant la guerre delà succession de Juliers (Voy. ci-après), Maurice de Nassau s’empara de cette ville en 1610; les Espagnols la prirent en 1623 et la gardèrent jusqu’en 1659. En 1794, les Français en prirent possession; elle fut alors incorporée à la France et devint le ch.-l. d’un canton du dép. de la Roër. Elle fut cédée à la Prusse en 1814.
juliers (duché de), Juliacensis ducatus , principauté de l’empire d’Allemagne, entre la Meuse et le Rhin, était borné au N. par la Gueldre et le pays de Clèves , à l’O. par ce dernier , au S. O. par le duché de Limbourg, et à l’E. par l’électorat de Cologne ; il était traversé par la Roër et a formé sous l’empire français une partie du dép. de la Roër. Ce duché est auj. compris tout entier dans la province Rhénane (appartenant à la Prusse). 11 avait pour villes principales : Aix-la-Chapelle, Duren, Aldenhoven, Zulpich, Dalen, etc. — Ce pays appartint, sous les derniers Carlovingiens , à des comtes impériaux, qui ne le possédaient d’abord qu’à titre viager. Le comté devint héréditaire au commencement du xii* siècle en la personne de Guillaume I. Après la mort de Gérard II, quatrième comte (1247), la maison de Juliers se partagea en deux branches , dont l’aînée conserva le titre de
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Berg. Guillaume IV, comte de Juliers, devint margrave en 1337, et fut fait duc de Juliers en 1356 par l’empereur Charles IV. Guillaume V, son fils, duc de Juliers, devint en outre duc de Gueldre, du chef de sa mère Marie, héritière de ce duché. Renauld, son frère cadet, lui succéda en 1402. Après la mort de Renauld , qui ne laissa point d’enfante (1423), les deux duchés furent séparés : le duché de Gueldre, fief féminin, passa par le mariage d’une des sœurs de Renauld dans la maison d’Egmont; quant au duché de Juliers, fief masculin, il revint à Adolphe, duc de Berg, de la branche cadette. Cette 2' branche s’éteignit (dans les mâles) en 1510 à la mort de Guillaume, petit-fils d’Adolphe, qui ne laissa qu’une fille unique, Marie. Celle-ci avait épousé en 1505 Jean III de Clèves, delà dynastie de Clèves et La Marck, et ce seigneur finit par posséder à des titres divers, soit de son chef, soit du chef de sa femme, les trois duchés de Juliers, Clèves et Berg, lee deux comtés de La Marck et de Ravensberg, et les seigneuries de Ravenstein, Winnenthal et Breskesand. Son fils, Jean-Guillaume, régna de 1592 à 1609 et mourut sans enfants. Alors s’ouvrit ce qu’on appelle la succession de Juliers. Jean-Guillaume avait eu cinq sœurs. Toutes ces princesses, ou leure époux et leurs enfants, prétendirent à sa succession. D’un autre côté, la maison de Saxe réclamait l’héritage, se fondant sur une expectative accordée en 1483 au duc Albert par l’empereur Frédéric III à défaut d’héritiers mâles. Provisoirement les deux princes dont les droits étaient les plus plausibles (si ces fiefs étaient féminins), l’électeur de Brandebourg, gendre de Marie-Ëléonore, sœur aînée de Jean-Guillaume, et le comte de Neubourg, époux d’Anne de Juliers, deuxième sœur de ce prince, se mirent en possession des pays contestés, et, par le traité de Dortmund, ils convinrent de les administrer en commun. Mais l’empereur Rodolphe II évoqua l’affaire à son tribunal et voulut d’abord mettre les domaines en séquestre. Alors les deux