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ils eurent été fixés en Palestine, l’aaxiculture devint leur occupation principale; ils avalent peu dégoût pour les sciences et pour l’industrie; en revanche, ils sont nés pour le commerce et ont été de tout temps célèbres comme usuriers. — Outre les livres saints, les Juifs possédaient une littérature qui consistait surtout en légendes, chants, sentences, généalogies. Après le retour de la captivité (536), la philosophie , la théologie et l’érudition prirent naissance chez les Juifs, et il se forma parmi eux un grand nombre de sectes ( Pharisiens, Sadducéens, Esséniens). Le gnosticisme et la Cabale comptèrent en Judée de nombreux adeptes. Dans le moyen âge, les Juifs ont contribué pour leur part, av. les Arabes, à nous transmettre les connaissances de l’antiquité. De nos jours ils ont produit des écrivain» distingués dans tous les genres. L'Allemagne surtout a admiré Mendelsohn et son école. — La religion des Juifs, le judaïsme ou mosa'ùme , est fondée tout entière sur l’Ancien Testament; ils ne reconnaissent qu’un seul Dieu {Jéhovah), nient la divinité de Jésus-Christ, et néanmoins attendent la venue d’un Messie qui relèvera leur nation et fondera un vaste empire. Ils n’admettent d’autre révélation que celle de Moïse et des prophètes; ils observent encore aujourd’hui les pratiques que suivaient les anciens Hébreux, notamment la célébration du jour du subbat , de la Pâque, et l’abstinence des viandes impures. Chez les anciens Juifs tous les prêtres étaient tirés de la seule tribu de Lévi : ils portaient de là le nom de lévites; au jourd on les appelle rabbins. — Jusqu’à la séparation des 10 ii ibus, la religion resta une et sans altération ; mais alors éclata un schisme qui dura jusqu’à la captivité.
De retour, les Samaritains corrompirent la religion par un mélange de supersuuuu» ne qU;
les sépara profondément du reste des Juifs. La scission fut consommée par la fondation d'un temple distinct de celui de Jérusalem, que les Samaritains élevèrent à Garizim (435 av. J.-C.,). Après la dispersion des Juifs, sous Adrien (135), les principaux docteurs se réunirent à Tibériade où ils formèrent un grand conseil appelé sanhédrin, et y élevèrent une école qui devint la pépinière de leurs rabbins. Ceux-ci composèrent, sous le nom de Ta/mud, un ouvrage destiné à conienir la loi orale et les traditions des Juifs. Cet ouvrage fut terminé l’an 500 de notre ère; il devint pour la plupart des Juifs la base de la foi; cependant tous ne consentirent pas à l’accepter. De là la division des Juifs en deux sectes rivales, les Talmudistes ou Rabbinistes , qui suivent le Talmud, et les Caraïtes . qui s’attachent à la lettre de la Bible. D’autres sectes moins importante» divisaient encore les Juifs; une des principales est celle des Réchabites ( Voy. ce nom).
JUIGNÉ (Ant. -Eléonore-Léon leclerc de) , archevêque de Paris, né à Paris en 1728, fut successivement grand-vicaire de Carcassonne, agent du clergé en 1760, évêque de Châlons en 1764, et fut enfin élevé sur le siège archiépiscopal de Paris en 1781. 11 fit partie des états-généraux, émigra, revint en France en 1802, et y mourut en 1811. Il se signala par sa charité et par son zèle contre les Jansénistes. On lui doit un Rituel et des Mandements.
JUILLAC, ch.-l. de cant. (Corrèze), à 27 kil. N. O. de Brives; 2,500 hab.
JUILLET 1789 (quatorze), première insurrection du peuple de Paris , et prise de la Bastille. L’anniversaire de cet événement fut célébré en 1790 et 1792 par des fêtes connues sous le nom de Fédération {Voy. ce mot).
juillet 1830 (journées des 27, 28 et 29), journées pendant lesquelles le peuple de Paris s’insurgea contre Charles X à la suite de la publication des ordonnances inconstitutionnelles par lesquelle» ce prince supprimait la liberté de ’a Presse et
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changeait le mode d’élection ; ces trois jours suffirent pour renverser la dynastie régnante et pour opérer une révolution qui eut pour résultat le rétablissement des libertés publiques et l’avénement au trône de la maison d’Orléans.
JUILLY, village du dép. de Seine-et-Marne, a 13 kil. N. O. de Meaux, dans une petite vallée; S00 hab. Ancienne abbaye. Collège célèbre, fondé en 1639, et dirigé jusqu’à la révolution de 1789 par les Oratoriens ; il y existe encore un établissement d’instruction dirigé par des ecclésiastiques.
JUJUY, ville de l’Amérique du Sud, ch.-l. d’un état que l’on comprend dans les Provinces-Unies du Rio-de-la-Plata, mais qui est réellement indépendant, à 110 kil. N. de Salta, à 1,300 kil. N. E. de Buénos-Ayres, sur la rive droite du Jujuy.
jujuy, riv. de l’Amérique du Sud, descend des Andes, coule de l’O. à l’E., arrose la ville de Jujuy, et se jette dans le Yermejo à 270 kil. E. de Salta, après un cours de 700 kil. On donne à la partie supérieure de son cours le nom de San-Salvador , et à la partie inférieure celui de Rio-Grande.
JULES (saint), soldat romain, subit le martyre dans la Basse-Mésie vers l’an 302. On le fête le 27 mai.
JULES I (saint), pape de 337 à 362, né à Rome, soutint avec zèle saint Athanase contre les partisans d’Arius, et envoya ses légats au concile de Sardique en 347. L’Eglise l’honore le 12 avril.
Jules il, pape de 1603 à 1613, connu d’abord sous le nom de Julieti de la Rovere , neveu du pape Sixte IV, né à Abizal près de Savon e, fut élu après Pie III qu’il avait lui-même fait élire. 11 reprit la Romagne sur le duc Borgia qui s’en était emparé, et fit avec vigueur la guerre aux Vénitiens, qui avaient enlevé au Saint-Ki<5»o pinaîonra villes dana 1* nVia ue i liane. Il forma contre les vénitiens, avec Louis XII, roi de France, Ferdinand, roi d’Espagne, et l’empereur Maximilien, la ligue dite de Cambrai (1608), et réduisit Venise à accepter lesconditions les plus désavantageuses. Mais ayant eu à se plaindre de Louis XII, il rompi t avec lui et ne songea plus qu’à lui susciter des ennemis. Le roi de France fit aussitôt marcher contre lui une armée et assembla en même temps à Pise un concile particulier pour faire examiner sa conduite : les troupes du pape fur. battues àBologne et àRavenne (1511 et 1512), et le concile le suspendit de sesfonctions. Jules II assembla de son côté unçonc. général àRome dans l’église St-Jean-de-Latran, annula les actes du concile de Pise, mit le roy . de France en interdit, délia les sujets du serment de fidélité, et suscita Henri VIII contre la France. Il m. peu après. C’est Jules II qui commençal’égl. de St-Pierre.
Jules iii, Jean-Marie Giocchi, pape de 1660 1655, rouvrit le concile de Trente, interrompu par la mort de Paul III, et fit la guerre à Octave Farnèse, qui voulait usurper le duché de Plaisance.
jules romain, Giulio Pipi , peintre célèbre, né à Rome en 1492, mort en 1646, fut élève de Raphaël, qui lui voua bientôt la plus tendre amitié et se l’associa dans plusieurs de ses travaux. Les plus remarquables des ouvrages de Jules Romain sont : la Défaite de Maxence , l’ Allocution de Constantin à la vue du Labarum , le Martyre de saint Étienne, la Chute d'Icare et la Chute des Titans , le Triomphe de Vespasien et de Titus. Dans ses compositions brillent surtout l’énergie et la vigueur, mais on l’accuse d’avoir quelquefois dépassé le but. Jules Romain ne fut pas seulement un grand peintre, c’était aussi un grand architecte ; on admire plusieurs monuments élevés par lui à Rome et à Mantoue. Cet artiste déshonora son talent en traitant des sujets licencieux sur lesquels l’Arétin fit ses trop célèbres sonnets. Forcé, par suite des disgrâces que lui attira cette conduite, de quitter Rome, il alla se fixer à Mantoue.
JULES CÉSAR. Voy. CÉSAR,
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JULES-L’ africain. Voy. AFRICANUS.
JULIA, nom de plusieurs villes fondées ou restaurées nar Jules-César ; voici les principales : julia , dans la Transylvanie actuelle , auj. cyula. julia cæsarea, ville de Mauritanie, auj. cher-
CHELL.
julia chrysopolis, ville d’Italie, auj. borgo-
SAN-DONINO.
julia concordia, ville d’Hispanie , auj. nerto-