JUIN U
gne des Alpes Bernoises (Suisse), sur lea limites des cantons de Berne et du Valais, par 46° 32’ 14” lat. N. et 5® 37’ 44” long. E. ; 4,180 mètres de hauteur.
JUNG STILL1NG, mystique. Voy. stilling.
JUNG1US, Joachim Junge, savant allemand, né à Lubeck en 1587, mort en 1657, enseigna les mathématiques à Rostock, puis devint recteur de l’école de Saint-Jean à Hambourg. Il combattit le péripatétisme, tenta de ramener ses contemporains à l’étude de la nature, et donna lui-même les meilleurs exemples. 11 a publié ; Geometria empirica et Logica Uamburgensis , et a laissé un grand nombre de manuscrits dont une partie a péri dans un Incendie. J. Vaget, son disciple, en a publié plusieurs qui roulent sur la physique et la botanique. Leibnitz faisait le plus grand cas de Jungius et l’égalait presque à Descartes.
JUNIN, auparavant los Retyes , village de la république du Pérou, par 13° 30’ lat. S., 70° long. O. ; 300 hab. Bolivar y battit les Espagnols le 6 août 1824, et par là prépara la victoire décisive d Ayacucho. — Junin a donné son nom à l’un des sept départements qui forment la république du Pérou. Ce département a pour chef-lieu Huanuco.
JUNIUS, nom d’une célèbre famille de Rome, qui prétendait descendre d’un des compagnons d'Énée. — Un membre de cette famille, Marcus Junius, s’allia à la famille royale en épousant une fille de Tarquin l’Ancien; il fut le père de Junius Brutus. Voy. brutus.
junius (Adrien) , en hollandais der Jonghe (le jeune), érudit du xvie siècle, né à Horn en 1512, se rendit habile dans les langues, les lettres et la mécWine. Après avoir exercé longtemps la médecine à Harlem, n rut cPpoié à Copenhague comme prpmiar médecin du roi; mais ne pouvant s'habituer au climat, il revint à Harlem, y fut nommé reeteur des écoles, et mourut en 1575'près de Middelbourg. On a de lui : Lexicon grceco-latinum, Bâle, 1548, in-fol.r De anno et mensibus, Bâle, 1 553, in-8 ; Nomenclator omniumrerum, Augsbourg, 155à’ in-8, souvent réimprimé; des traductions du grec, des poèmes latins, etc.
junius, pseudonyme sous lequel se cacha en Angleterre l’auteur de Lettres politiques d’une virulence extrême, publiées à Londres de 1769 à 1772 dans le Public Advertiser , journal politique, et qui étaient dirigées contre le ministère de lord North. On ne connaît pas encore le véritableauteur de ces lettres : on a nommé Burke, lord Sackville, Hamilton, Ch. Lloyd, Philip Francis, Hugh Bovd, Glover, lord Temple, lord C-renville, W. H. Bentincki Almon. Les meilleures éditions de ces lettres sont celles de Londres, 1796, 2 vol. in-8, 1812, 3 vol. in-8, et d’Edimbourg, 1822, in-8. Elles ont été traduites en français, 1791, 2 vol. in-8, et en 1823,2 vol. in-8, par J. -T. Parisot. — On croit auj. que l’auteur est sir Ph. Francis, membre du pari., m. en 1818.
junius brutus, pseudonyme. Voy. languet.
JUNKSEYLON. Voy. djonkseylon.
JUNON, reine des dieux, fille de Saturne, sœur etfemme de Jupiter, dont elle eut Vulcain, Hébé, auxquels on ajoute quelquefois Lucine. Elle était aussi mère de Mars; mais elle le conçut seule, piquée Ce eeque Jupiter avait seul produit Minerve. On attribue d’ordinaire à cette déesse un caractère fier et jaloux, et des haines implacables. Irritée de eeque le berger troyen Paris lui avait préféré Vénus en adjugeant à celle-ci la pomme d’or, elle excita la guerre de Troie et s’acharna à la perte de cette malheureuse ville. Elle persécuta continuellement les nombreuses maîtresses de son époux, ainsi que les fruits de leurs amours. Jupiter, irrité de ses reproches continuels, la fit un jour suspendre av&c une chaîne d’or entre le ciel et la terre. Junon était particulièrement honorée à Samos, à Argos, à Olyin-
JUiNT