‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 569 sur 1261 · GÉORGIE · texte numérisé non relu

GÉORGIE

KAKIG 1 , roi d’Arménie de 989 à 1020, de la famille des Pagratides, vainquit plusieurs peuples rebelles de l’ Arménie orientale (989-992), fit quelques autres guerres, et embellit sa capitale.

kakig h, dernier roi pagratide en Arménie , monta sur le trône à 17 ans, et régna de 1042 à 1079. Etant allé à la cour de Constantin Monomaque (1045), il fut retenu par ce prince, qui le contraignit à le désigner pour son successeur au trône d’Ar ménie, et lui donna en échange une ville deCappadoce. Ayant fait dans la suite quelques incursions sur les terres des Grecs, il fut pris et massacré, 1079.

KAKOND1, ville de Sénégambie, chez les Nalous, à 280 kil. N. de Sierra-Léone. Le major Peddi et le capitaine Campbell y sont morts.

KAKONGO. Voy. cacongo.

KAKORO, riv. de Sénégambie, dans le Fouladou, naît par 12° 10’ lat. N., et grossit le Sénégal par 13° 3’. Cours, 400 kil.

Kalxmata .ville de Grèce. Voy. calamatà.

f 4 Ï ÏKt ' e . ro^*JvL w'*"‘*>rr>hf*re. Voy. càlw.

KALb (Jean, baron de), général des armees américaines, né en Allemagne, à Nuremberg, en 1732, était entré fort jeune au service de la France! 11 se trouvait aux États-Unis pour une mission dont l’avait chargé le ministre Choiseul, lorsqu’éclata la guerre de l’indépendance (1770); il se prononça vivement en faveur des Américains, et après un voyage en France revint accompagné d’un grand nombre d’hommes distingués, parmi lesquels le général La Fayette (1776). Il obtint un des principaux commandements de l’armée et périt glorieusement à la bataille du camp de Clermont en ï 780.

KALED. Voy. khaled.

KALENBERG, principauté du roy. de Hanovre, entre celles de Lunebourg et Hildesheim, le duché de Brunswick, la principauté de Lippe-Detmold, la Hesse-Cassel, la Hesse- Electorale, la principauté de Schauenburg-Lippe et la prov. de Hoya : 90 kil. sur 40; 160,000 hab. Ch.-l., Hanovre. Montagnes au S., plaines au N.; marais, sables et bruyères. Ce pays est arrosé par le Weser au S. O. et la Lcine au N. O. 11 produit en abondance grains, lin, navette, légumes, etc. ; fer, houille, sel, chaux, pierre, tourbe, etc. Assez d’industrie. — Cette principauté doit son nom à un vieux châteaufort situé à quelques kil. au S. de la ville de Hanovre. Au moyen âge elle appartint d’abord à Ifl maison de Lunebourg; mais elle devint en 1473 la propriété de lu branche de Wolfenbüttel, puis revint de nouveau à la branche de Brunswick-Lunebourg en 1634; passa ensuite par partage à la ligne de Zell, et échut par héritage .en 1705 à Ernest- Auguste, électeur de Hanovre. A partir de ce moment, elle a toujours appartenu au Hanovre.

KALGOU1EV, île delà Russie d'Europe (Arkhangel), dans l’Océan Glacial Arctique, par 68* 44’-69* 27’lal. N. et 64° 20-65*30’ long. E. ; 90 kil. sur 60. Renards, isatis; peaux de cygne, duvet et plumes d’oies sauvages. Arbres nains.

KALI, riv. de l’IIindoustan, prend sa source sur le versant méridional de rHimalaya, travers?

KALM — 945 — KAME

te Népal, l’Aoude, et va se joindre à la Gograh (un des principaux affluents du Gange) par 27° 40’ lat. N., 79° long. E. Cours, 450 kil.

KAL1ANI ou CALLIANY, ville de l’Inde anglaise (Bombay), à 49 kil. N. E. de Bombay, sur la rive gauche du Houlas, par 70° 52' long. E., 19° 17’ lat. N. Peuplée et commerçante , quoique bien endommagée par les guerres des Mahrattes et des Mahométans.

KALI B TCHELEBI. Voy. hadji-khalfa.

KALICH ou KALISZ, ville de la Russie d’Europe (Pologne), à 215 kil. O. de Varsovie, sur la Prozna; 15,000 h. Ch.-l. d’une des woiwodiesde l’ancienne Polcgne. Évêchécath. Gymnase, institution de cadets. Lainages, toiles, draps, gants, tanneries. Près de cette ville les Russes défirent complètement les Suédois en 1706. Il y fut conclu en 1813 un traité d’alliance entre l’empereur de Russie et le roi de Prusse. — La waiwodie de Kalich, située entre celles de Masovie, de Sandomir, de Cracovie et les États prussiens, a 200 kil. sur 90, et compte 590,000 hab. Elle se divise en 5 obwodies.

KALIDASA, célèbre poète indien, a composé en langue sanscrite des poèmes (un entre autres qui renferme l’histoire de Raghu ), des drames dont le plus connu est intitulé : la Reconnaissance de Saconiala , ou l'Anneau fatal (traduit en français par M. Chézy, Paris, 1830, avec le texte sanscrit), et plusieurs poésies lyriques. Ce poète paraît avoir vécu dans le 1er siècle av. J.-C. Quelques savants le croient beaucoup plus moderne.

KALIFES. Voy. califes.

KALIL-ASCHRAF, sultan d’Égypte (1290-93), fils de Kélaoun, saccagea Damas et s’einr»” <Jo presque toute la 8jt|,|a- ti oc ût ueiester de ses sujets et périt assassiné.

kalil— pacha, grand-vizir d’Amurat II, remporta an 1444 la bataille de Varna, où périt le roi de Hongrie Ladislas, et contribua beaucoup à la prise de Constantinople par Mahomet II (1453). Néanmoins ce prince l’éloigna peu après des affaires, sous prétexte de trahison.

KALIOUGAou KALÏ-YOUGA (c.-à-d. âge noir, âge de fer), ère en usage chez les Hindous, est importante comme commençant la période où 1 histoire de l'Inde acquiert quelque authenticité, les3àges précédents étant tout à fait fabuleux. On fait remonter l’ère de Kaliouga à l’an 3101 av. J. -Ci, époque de la fondation du royaume de Magada ou Rahar.

KALKA (la). F. khalka. — h ALKAR. F.calcar.

KALKAS, peuple mongol. Voy. khalkas.

KALKBRENNER (Christian), compositeur, né en 1755 à Munden ( Hesse-Cassel ) , s’établit d’abord à Berlin où il fut attaché à la reine de Prusse et au prince Henri, et vint vers 1796 se fixer à Paris, où il mourut en 180b. On a de lui : la Veuve de Malabar , Olympie, Saiil, Don Juan, OEnone, et des traites de musiq. — Son fils, Frédéric K., m. à Paris du choléra en 1849, s’est acquis une réputation européenne comme pianiste et professeur : il a fait école.

KALLINGER, ville très forte de l’Inde anglaise (Calcutta), à 135 kil. S. 0. d’Allahabad, par 78° 5’ long. E., 24° 58’ lat. N., sur une haute montagne. Prise par les Anglais en 1813. — A 35 kil. au S. sont les célèbres mines de diamants de Pounah.

KALMOUKS ou ELEUTHES, peuple de la famille mongole, habite en grande partie, surtout depuis 1771, dans l’empire chinois où il occupe la Dzoungarie. ils forment quatre grandes tribus : les Khochot,, au nombre de 40,000 familles, dans le Khou-khou-noor; les Dzoungares proprement dits, réduits à 20 ou 30,000 familles ; les Torgoout, moins nombreux, dans l’O. de la Dzoungarie; et les Durbat, qui sont mêlés, les uns aux Dzoungares, les autres aux Torgoout. Le reste des Kalmouks campe en Russie, sur la rive droite du Volga sur

deux rives de la Kouma ; ils comptent 15,000 tentes. — Les Kalmouks sont de taille moyenne maigres, laids; ils ont la tête large et plate les yeux étroits, les lèvres épaisses, le nez écrasé' les cheveux noirs et le teint basané ; ils sont doux et hospitaliers, mais paresseux, sales et rusés. Ils professent la religion lamaïque, obéissent à un khan électif, élèvent beaucoup de troupeaux, campent sous des tentes de feutre et sont nomades. Les Russes en tirent quelques troupes légères et les emploient à défendre les frontières de l’empire contre les incursions des Kirghiz et des Nogaïs. — Les Kalmouks habitaient primitivement le Turkestan ; au xvu* siècle, la nation presque tout entière émigra en Russie ; ils campèrent sur les bords de l’Emba, s’étendant jusqu’à l’Oural et l’iaïk. Mais, en 1771, mécontents du gouvernement russe, les Kalmouks se transportèrent pour la plupart dans la Dzoungarie où l’empereur chinois Khian-loun" leur permit de résider.

KALOCZA, ville de Hongrie (Pesth), à 110 kiî.

S‘irtlei iÙvÜÂ, 7,400 hab- Archevêché, séminaire".

KALOShOPl ou BELVEDERE, ville de la Grèce moderne, elle est l’ancienne R lis.

KALOUGA, ville de la Russie d’Europe, eh.-], du gouv. de Kalouga, sur l’Oka, à 150 kil S. O. de Moscou ; 27,000 hab. : 10 kil. de tour. Archevêché < 3,900 maisons ; gymnase, etc. Toiles à voiles, tissus de coton, drap, chapeaux, savon, raffinerie de sucre, etc. Grand commerce d’importation avec {'Allemagne. Cette ville existait dès le x/n* siècle ; elle a occupé trois emplacements autres que celui sur lequel elle s’élève auj. — Le gouvernement de Kalouga, borné par ceux de Smolensk au N. O., de Moscou au N. E., de Toula à l’E., d’Orel au S. et au o. U., a '■i/U Kil. sur ioo ui uumpto i,S20,00û hab Culture de grains. Ce gouv. n’a été formé qu’en 1776 ; il faisait autrefois partie de celui de Moscou.

KALPY, ville forte de l’Inde anglaise (Bengale)! sur la Djemnah, à 180 kil. S. E. d’Agra. "Bien peuplée; grand commerce en coton. Cette ville appartenait jadis aux Mahrattes, qui y furent battus par les Anglais en 1 765 ; en 1 806, ie roi du Holkar qui la possédait la céda aux Anglais.

KALSI, ville de l’Inde anglaise (Bengale), à 105 kil. N. 0. de Sirinagor, au confluent de la Djemnah et de la Tonse. Entrepôt des denrées du Ghéroual et du Bengale.

K AM, province du Thibet, bornée au N. par le pays de Khou-khou-noor, à 10. par l’Oueï, au S. par la Chine et l’empire birman. Chef-lieu, Bathang. Montagnes. Argent, cuivre, fer, plomb.

K A M (Diego), navigateur. V. cano (Jacques).

KAMA, rivière de la Russie d’Europe, sort des monts Ourals, coule à l’E.. puis au S., et s'unit au Volga à 65 kil. au-dessous de Kazan. Elle arrose les gouvernements de Viatka, de Perm, d’Orenbourget de Kazan. Cours, 1,500 kil. Affluents : la Vichera, l’Obva, la Silva, la Biélaïa, l’Ik.

KAMA ou KAMADEVA, divinité indienne, correspondait à l’Amour ou Cupidon des Grecs.

KAMAR (djebel-el •) ou montagnes de la Lune, montagnes d’Afrique. Voy. lune (mont, de la).

KAME H ou KACHGAR, riv. de l’Asie centrale, naît sur le versant oriental du Belour-tagh, entre dans le Kaferistan, et grossit le Kaboul à 20 kil. N. E. de Djelalabad. Cours, 450 kil.

KAMENETZ ou KAM1N1EC, ville de la Russie d’Europe (Podolie), dans l’ancienne Pologne, par 24° 11’ long. E., 48* 41’ lat. N. ; 5,700 hab. Archevêché grec , évêché catholique ; église arménienne, couvents, etc. Commerce de pelleteries. — Cette ville fut fondée au xvr siècle, et servit Ringtemps de boulevard à la Pologne du côté de la Turquie. Les Turcs s’en emparèrent en 1672; ils la rendirent par la paix de Carlo wltz en 1699.

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