‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 570 sur 1261 · KAN1) — 946 — KAN G · texte numérisé non relu

KAN1) — 946 — KAN G

KÀMENSKOI, ville de la Russie d’Europe (Perm), à 70 kil. E. d’Iékaterinenbourg ; 2,500 hab. Mines de fer qui appartiennent à la couronne ; usines.

KAMENZ, v. du roy. de Saxe. Voy. camentz.

KAM1N , ville des Etats prussiens. Voy. cammin.

KAM1S, divinités indigènes du Japon, ne sont autres que des hommes divinisés, et paraissent analogues aux héros des Grecs et des Romains.

KAMN1TZ ( bcehmisch- ) , en tchèque Eseska- Kamnicze , ville de Bohême, à 36 kil. N. E. de Leitmeritz ; 2,000 hab. Château. Verreries; blanchisseries; indiennes, bas au métier et à l’aiguille.

KAMPEN, ville murée de Hollande (Yssel-Supérieur), à 13 kil. N. O. de Zwoll, sur l’Yssel; 7,000 hab. Belle église Saint-Nicolas, hôtel-deville, haute tour. Pont sur l’Yssel de 256 mètres. Moulins à huile, à tan ; poteries, tuileries, fours à chaux, chantiers de construction, etc. — Cette ville fut fondée en 1286. Elie fut prise par les États en 1578 et se rendit en 1672 aux Munstériens qui l’abandonnèrent l’année suivante.

KAMROUP , prov. du territoire d’Assam (auj. aux Anglais), jadis état indépendant : 220 kil. sur 100. Ch.-l., Gwahatee ou Gohati.

KAMTCHADALES, indigènes du Kamtchatka, sont fort peu nombreux auj. (3,000 au lieu de 15,000 qu’ils étaient jadis). — 11 ne faut pas les confondre avec les Aïnos ou Kouriles.

KAMTCHATKA, grande péninsule delà Sibérie orientale, entre la mer d’Okhotsk, l’Océan Glacial arctique, et la mer de Kamtchatka, s’étend de 51° à 63° lat. N. et de 152° 50’ à 171° long. E. : 1 ,350 kil. sur 400. Ch.-l., Pétropavlosk. Beaucoup de mont. $ 5 volcans (Klioutchevskoï , Avatcha, etc.). Le pays est arrosé oar un® rî u ujoI KututLÎidlkd •

air sain, grands froids, forte humidité : sol peu fertile, pas d’animaux domestiques, quantité de gibier, poisson en abondance, homards, coquillages exquis ; eau-de-vie de jonc; une seule mine de fer. Commerce de fourrures. — Le Kamtchatka appartient aux Russes depuis 1706. Compris d’abord dans l’immense gouvernement d’irkoutsk, il forme auj. une des huit grandes divisions de la Sibérie.

Kamtchatka , riv. de la Russie d’Asie (Kamtchatka), court au N. E., puis à l’E., et se jette dans l’Océan par 56° 30’ lat. N.; 500 kil. de cours.

KAMTCHATSK (verkhnéi- et nijnéi-), deuxbourgadesdu Kamtchatka, l’une près de la source, l’autre à l’embouchure du Kamtchatka (200 et 300 hab,).

KAN, KANAT. Voy. khan, khanat.

KANARA, prov. de l’Inde en deçà du Gange, dans les possess. angl. (Près de Madras), sur la côte occidentale du Décan, par 12° 5-15° 30’ lat. N. et 71° 50’-73° 25’ long. E. , est située entre le terri-, toire de Goa et le Bedjapour anglais au N., le Maïssour à l’E., le Malabar au S., et la mer d’Oman à l’O. : 400 kil. de long sur une largeur qui varie de 100 à 10 kil.; 660,000 hab. Ch.-l., Mangalore (jadis c’était Haïdernagor). Le Kanara est traversé par le Ghattes occid., et est arrosé par un grand nombre de riv. côtières. Plusieurs ports (Mangalore, Ancola, Onore, Kondapour, etc.). Sol fertile : riz, poivre, cardamome, bois de sandal, tek, noix de bétel! Éléphants et animaux sauvages. Commerce actif. — Le Kanara fut conquis en 1767 par Haïder-Aly qui enleva une partie de ses habitants pour en peupler le Maïssour. En 1799, il fut cédé aux An-

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KANDAHAR, ville de l’Afghanistna, par 63° 20’ long. E. , 33° lat. N., entre l’Ourgnandab, affluent de l’Hermend, et le Tarnak, à 300 k. S. O. de Kaboul; 100,000 liai). Une des plus belles villes de l’Asie ; elle a été capitale du Kaboul (1747-1774); elle est auj. capitale du Kandahar. On y remarque surtout la vaste rotonde nommée Tchasou, garnie de riches boutiques. — Près de la ville actuelle de Kan¬

dahar on voit les’ruinesde l’anc. Rand. { Demetnas ?), qui remonte au temps d’Alexandre, et qui, s’étant révoltée contre Nadir, fut détruite. Le conquér. la remplaça par une v. nouv. qu’il nomma Nadir-Abad ; mai? elle a repris son anc. nom. Oce. par les Angl. en 1839 kandahar, prov. de l’Afghanistan, bornée au N. par leroy, de Hérat, au N. E. par la prov. de Gazna, au S. E. par celle de Siwy, au S. par le Béloutchistan, au S. O. par le Sislan, à l’O. par la prov. de Ferrah. Ch.-l., Kandahar.

KANDEICH, dite aussi Khandesch ou Candeish , prov. de l’Inde anglaise en-deçà du Gange (Bombay), dans le N. O. du Décan, entre le Malwa au N., l’Allahabad et *e Bérar à l’E., l’Aurengabad au S. et le Guzzerat à l’O. : 360 kil. sur 162; 2,000,000 d’hab. Ch.-l., Nandode. Division, 3 districts : Gaina , Kandeich , Mewar. Elle est traversée par les Ghattes, arrosée par la Nerboudda et leTapti. Pays boisé, fertile, mais mal cultivé et rempli d’animaux sauvages. — Le Kandeich était gouverné au xv* siècle par des princes afghans ; il passa ensuite sous la domination du Grand-Mogol, puis fut conquis par les Mahrattes; en 1818 il était partagé entre les souverains du Sindhya et d’Holkar. Ce dernier fut obligé de céder sa part aux Anglais qui étendirent bientôt leur domination sur tout le Kandeich.

KANDJAM, ancien nom du koïmbatour.

KANDOUZ ou KOUNDOUZ, ville du Turkestan indép., ch.-l. de khanat, à 130 kil. E. de Balk, sur la rive gauche du Benghi; 1,500 hab. Résidence de l’émir Haïder. Environs fertiles. — Le khanat de Kandouz est compris dans la région appelée nariiw», q embrasse tous les pays situés dans le bassin du Haut-uxus ci un* partie de celui de la Kama, affluent du Kaboul. Voy. kaféristàn KANDSAG ou 1ELISAVETPOL , ville de la Russie mé.rid. (Géorgie), à 150 kil. S. E. de Tiflis, sur un affluent du Kour. Citadelle; ancienne résidence d’un khan, beauxjardins, vignobles. — K. existait dès le temps des Arsacides. Les Seldjoucide. la soumirent en 1088 ; les Mongols la prirent en 1235. Les souverains de Perse s’en rendirent ensuite maîtres; la Russie la leur a enlevée.

KANE, riv. de Sibérie (Tomsk), naît dans le Petit-Altaï, coule au N., tombe dans l’Iénisséi audessus de Zavod-Mednoï-Souganskoï. Cours, 450kil.

KANET1, lieu de la Tartarie indépendante, sur la route de Boukhara à Khokhan. Abdullah- Saheb-Kéran, khan de Boukhara, y défit en 1569 les khans de Tachkend, du Turkestan et du Kaptchak, qui avaient réuni contre lui 400,000 hommes KANEV, ville de Russie (Kiev), à 105 kil. S. E de Kiev, sur le Dniepr; 2,600 hab. Cette ville était jadis une place forte des grands-ducs de Kiev B, Mou-Khan la prit en 1 239 et y mit des gouverneurs tartares. En 1782 l’impératrice Catherine II y eut une entrevue avec Stanislas-Auguste, roi de Pologne KANG-HI, empereur delaChine, né en 1653, était fils de Choun-tchi, fondateur de la dynastie des Tsing ou Mandchoux ; il monta sur le trône à huit ans (1661), et commença à gouverner par lui-même à treize. Son règne, long et glorieux, ne fut troublé que par quelques expéditions contre les Tartares Mongols, dans lesquelles il eut toujours l’avantage. Il encouragea et cultiva lui-même les sciences et les arts, protégea les Jésuites et autorisa l’exercice de la religion chrétienne par un édit (1692). Il mourut en 1722. Kang-hi a composé un grand nombre d’ouvrages, entre autres des Maximet pour le gouvernement des états, et des Instructions morales pour son fils.

KANGHB1, ville d’Anatolie. Voy. kiankail.

KANGOUROUS (île des), île de l’Australie, sur la côte méridionale de la Nouvelle-Hollande, par 135° 38’ long. E., 35° 43’ lat. N. : 140 kil. sur 30.

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