‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 572 sur 1261 · APT — 948 — KABA · texte numérisé non relu

APT — 948 — KABA

KAN-TCHEOU, ville de Chine (Kiang-tcheou), sur le Kan et le Tchan, à 400 kil. S. O. de Nan-tchang ; par 39* lat. N., 98° 35’ long. E. , non loin de la grande muraille. Ch.-l. d’un dép. de même nom ; murs avec bastions. Marco Paolo fait mention de cette ville sous le nom de Kampion ou Kan-pian (c.-à-d. frontière de Kan).

KAO-LI, nom que les Chinois donnent à la CORÉE.

KAO-TANG, ville murée de Chine (Chan-toung), à 279 kil. N. O. de Yan-tcheou. Tour de onze étages qui domine au loin la campagne.

KAPILA, philosophe indien, est le fondateur d’une philosophie nommée sankya, qui incline au matérialisme et à l’athéisme. On l’a comparé pour la tendance et pour la méthode à Aristote et à Bacon. 9n ne sait rien de positif sur Kapila; les commentateurs du sankya en font, selon la secte à laquelle ils appartiennent, un fils de Brahma, une incarnation de Vichnou ou, au contraire, de Siva; on ne sait même si ce n’est pas un personnage purement fictif.

KAPOSVAR, bourg des États autrichiens (Hongrie), sur le Kapos, à 31 kil. S. O. de Koppany ; 2,300 hab. Eglise catholique. Les Turcs ont pris ce bourg en 1565, 1654 et 1686.

KÀPOULI-DERBENT, Porta Trajani , défilé de la Turquie d’Europe, conduit de l’ancienne Thrace dans la Mésie (auj. Bulgarie).

KAPOUR, ville de l’Inde. Voy. Cànpour.

RAPPEL, village de Suisse. Voy. cappel.

KAPTCHAK. Les Orientaux appelaient ainsi au moyen âge le pays occupé par les Cumans ou Polovtses, entre l'Oural et l’Aluta (auj. partie S. E. de la Russie d’Europe). Les Mongols ou Tartares y fondèrent vers 1294 n»» n-’a- ~er-~”dirorlt

bientôt vers le N. E. aux dépens des Russes, et

qui fut gouverné par des khans gengiskhanides. L’empire du Kaptchak, nommé aussi la horde d' Or, la Grande-Horde ou la horde du Kaptchak (du mot mongol orda qui signifie tente, et par extension bande, armée), subit plusieurs démembrements successifs dans le cours du xiv* et du xv* siècles. En 1463 il était partagé en cinq khanats particuliers, savoir : celui des Tartares ou Tatars Nogaïs, établis entre le Don et le Dniestr, sur les côtes septentrionales de la mer Noire et de la mer d’Azov; celui de Crimée , dans la presqu’île de ce nom , où l’on remarquait les deux villes importantes de Or ou Pé- ?ékop et de Bakhtché-Séraï ; le khanat d' Astrakhan, entre le Volga, le Don et le Caucase; celui de Kaptchak proprement dit , au N. du précédent, entre l’Oural et le Volga, dont la capitale était Saraï ou Seraï, fondée par Batou-khan sur la rive gauche du Volga; et celui de Kazan, au N. du précédent, depuis la Samara jusqu’à la ville de Viatka. Ivan III, ezar des Russes, qui monta sur le trône en 1462, affranchit son pays du tribut et détruisit le khanat du Kaptchak en 1481, avec l’aide des Tatars Nogaïs. Le khanat de Crimée devint tributaire des Russes en 1474, puis il tomba au pouvoir des Turcs, qui le cédèrent aux Russes en 1784 parle traité de Constantinople. Celui de Kazan, soumis une première fois par Ivan III en 1486, fut réuni définitivement à la Russie en 1552; celui d'Astrakhan fut conquis par cette même puissance en 1554. Enfin le khanat des Tatars Nogaïs fut détruit au xvme siècle. Voici la liste des khans du Kaptchak (sur la succession desquels les chronologistes ne sont pas entièrement

d’accord) :

Tchou-lchi-khan, 1224 Tchani-beg, 1342

Batou-khan, 1236 Berdi-beg, 1357

Bereke ou Burga, 1256 Khidir,Mourad, etc. 1359 Mangou-Timour, 1266 Mourouth, 1360

Toudan-Mangou, 1282 Tokhta-Mouich, 1376 Toula-Bouga, 1287 Invasion de Tamer- Tokhtagou , 1291 lan , 1393

Uzbek, 1305 Poulad, sultan, ï 406

Timour-khan, 1408 Kitchim, 1439

Troubles , 1430 Ahmed, 1472

Ulug-Mohammed, 1430 Démembrement , 1481

KAPYLA. Voy. kapila.

KARA (c.-à-d. noir en langue turque), mot qui entre dans la composition d’un grand nombre de noms géographiques et historiques.

kara, rivière de Russie, qui sert de limite à l’Europe et à l’Asie, naît dans les monts Ourals, coule au N., puis au N. O. et tombe dans la mer de Kara après un cours de 220 kil.

kara (mer de) , grand golfe de l’Océan Glacial arctique, formé d’un côté par la Nouvelle-Zemble, de l’autre par une presqu’île du gouvernement de Tobolsk, reçoit la Kara dont il prend le nom; 650 kil. du N. E. au S. O.

kara-amid, v. de la Turquie d’Asie. Voy. diarbek.

KARABAGH (c.-à-d. jardin noir), khanat de la Russie d’Asie (Chirvan), borné au N. parle Kour, à l’E. et au S. par l’Aras, au S. O. et à 10. par l’Arménie russe, et au N. O. par la Géorgie : 200 kil. du N. au S., et autant de l’E. à 10. Ch.-l., Chouchi. Ce pays servit pendant un temps de rési-

ïIptipp a. Tsniprlîiri

KARABOUSSA, île de la Méditerranée. Voy.

GRABOUSSA.

KARA-CHEHER (c.-à-d. ville noire), ville du Turkestan chinois ( Dzoungarie), à 500 kil. N. E. de Kachgar, est habitée par des Eleuths Torgoout, et a une garnison chinoise de 600 hommes.

KARA-DAGH (c.-à-d. montagnes noires), district de Perse (Azerbidjan), a pour ch.-l. Ahar, et est très riciic on M-iîrïpg dg fer.

KARADJA-DAGH, siasiua mor«« , oRotne de montagnes de la Turquie d’Asie, sur la limite des pachaliksde Reha et de Diarbékir, se dirige de l’E. à l’O., entre les bassins de l’Euphrate et du Tigre.

KARADJÉ-BOUROUN, Criou Metôpon , cap de la Russie d’Europe (Tauride), sur la mer Noire, par 44» 28’ lat. N., 31° 30’ long. E. C’est la pointe la plus méridionale de la Crimée.

KARA-HISSAR (c.-à-d. château noir), sandjak de la Turquie d’Asie (Anatolie), entre ceux d’Angora, Hamid. Kutaieh et la Caramanie: 200 kil. sur 80 ; ch.-l., Afioum-Kara-Hissar. Belles vallées et plaines fertiles, surtout en pavots et en tabac.

kara-hissar, Tyane des anciens, ville de la Turquie d’Asie (Caramanie), à 220 kil. N. E. de Konieh, sur un affluent du Kizil-Irmak. Ruines nombreuses.

kara-hissar, ville de la Turquie d’Asie (Erzeroum), à 115 kil. S. O. de Trébizonde, ch.-l. de sandjak ; 2,200 maisons.

KARA - HISSAR ( AFIOUM-). Voy. AFIOUM - KARA- HISSAR.

KARAKALPAK, nomades du Turkestan, le long du Sir-Daria , sont divisés en plusieurs tribus dont quelques-unes obéissent au khan de Khi va.

KARAKORUM ou KARAKHOR1N, ville ruinée de Mongolie, dans le pays des Khalkas , était la capitale de Gengis-Khan et de ses premiers successeurs. C’est là que Koublaï et Argoun reçurent les ambassadeurs de toute l’Asie. On est encore incertain sur son véritable emplacement. Fisher croit l’avoir retrouvée dans Erdeni-tchao sur l’Orkhon, par 101° 52’ long. E., 46* 57’ lat. N.; D’ Anville la place à Holin, sur la riv. de ce nom, à 300 kil. au S. E. de la précédente.

karakorum, chaîne de montagnes de la Mongolie, parallèle à l’Himalaya, limite au N. le Petit-Thibet.

KARAKOUL , ville du Turkestan, dans le khanat de Boukhara, à l’embouchure du Zer-Afchan dam le lac de Karakoul ( lac Noir); 30,000 hab. Entrepôt de commerce qui se fait entre le Khiva et la Boukharie.

KARAMAN , KARAMANIE, ville et prov. de la Turquie d’Asie. Voy. caraman , caramanie.

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KARAMOUSSAL, Pronectus, Tille de la Turquie d’Asie (Anatolie), sur la mer de Marmara, à 40 kil. d’isnikmid.

KARA-MOUSTAPHA, grand-visir de Mahomet IV, dut sa rapide élévation à la faveur de Koproli. Après avoir passé par les emplois successifs de grand-écuyer, de pacha, d’amiral, etc., il fut nommé grand-visir en 1660. En 1683 il vint mettre le Siège devant Vienne ; mais il fut battu par Sobiesky et forcé de fuir. Cette défaite fut cause de sa mort: il eut la tête tranchée par ordre de son maître.

KARAMSIN , ville de Perse, capitale du Kour- Jistan. Voy. kermanchah.

KARAMSIN (Nic.Mich.j, le pèredel’hist. russe, né en 1765 dans le gouvernement de Simbirsk, mort en 1827. Après avoir visité les pays étrangers , il se fixa à Moscou et y publia des ouvrages littéraires qui le mirent au premier rang des gens de lettres de sa nation ; puis il rédigea par ordre de l’empereur Alexandre une Histoire de Russie qui parut en 1818, 11 vol. in-8 , et qui est regardée comme classique. Cet ouvrage a été trad. en franç. par MM.Sâint- Thomas, Jaulîret et Divoff , 11 vol. in-8, 1 8 1 9, etc.

KARANSEBES, ville de Hongrie (roy. Valaque- Illyrien), à 80 kil. N. de Vieille - Orsova , sur la Ternes. Point militaire important, défend le pas dit la Porte-de-Fer qui conduit en Transylvanie. Grand lavage d’or et commerce avec la Turquie.

KARA-SOU (c.-à-d. rivière noire), nom commun à beaucoup de riv. de l’Orient, notamment: 1° l’ancien Nestus , dans laTurquie d’Europe : il a sa source au mont Doubnitza, et son embouchure dans le golfe de la Cavale; cours, 170 kil.; — 2° l’ancien SUrvr»™, nommé encore auj. Stroumn, uans la Turquie d’Europe ; ii a sa source dans le Balkan, et son embouchure dans le golfe d’Orfano; cours, 200 kil.; — 3° l’ancien Mêlas , dans la Turquie d’Asie; il a sa source à 20 kil. de Kaisariéh , et son embouchure dans l’Euphrate, à 24 kil. S. E. de Malatia ; cours, 400 kil. ; — 4° une rivière de la Russie d’Europe (Tauride)qui réunie au Salgair se jette dans la mer Putride , après avoir passé à Karasou-bazar ; — 5° l’ancien Haliacmon — 6° le Cydnus , etc.

iAra-sou (indjé-). Voy. indjé-kara-soü.

KARA-SOU-BAZAR, ville de la Russie d’Europe Tauride) , en Crimée, à 45 kil. N. E. de Simféropol: 15,000 hab. ; 18 mosquées, 3 églises, bains publics, marché. Commerce de chevaux et bestiaux. C’était jadis une des résidences des khans de Crimée. C’est là que mourut madame Krudner en 1825.

KARASSI, sandjak de la Turquie d’Asie (Anatolie), entre ceux de Biga, de Khodavenkiar, de Saroukan et l’Archipel. Ch.-l., Balik-Cheher. Autres villes, Adramiti et Pergame. 11 est formé d’une partie de l’ancienne Mysie.

KARATCHEV, ville de la Russie d’Europe (Orel), à 85 kil. N. O. d’Orel ; 5,000 hab. Commerce de cordages et de graines de pavots.

KAKA-VÉRIA, ville de Turquie. Voy. véria.

KARA-YOUSOUF, premier prince de la dynastie des Turcomans , dite du Mouton noir , parce qu’ils portaient la figure de cet animal sur leurs enseignes, était maître du Diarbékir et de l’Arménie, lorsque l’arrivée de Tamerlan vint le forcer de fuir en Égypte. Après la mort de Tamerlan, Yousouf revint , et s’empara de l’Irak et d’une partie de la Mésopotamie et de la Géorgie. H poursuivait ses conquêtes lorsqu’il mourut près de Tauris en 1420.

KARCHI ou NAKCHEB, ville de la Tartarie indépendante, dans la Boukharie, sur la riv. de Karchi, à 1*30 kil. S. E. de Boukhara ; 40,000 hab. Ville industrieuse, commerçante; station pour les caravanes qui de Hérat et Kaboul se rendent à Boukhara.

KARCHOUT, Tripoli #, riv. de la Turquie d’Asie, sort du pachalik d’Erzeroum, traverse le pacha- !ik de Trébizonde. et se jette dan* la mer Noire

près de la ville de Tireboli, après 200 kil. de cours.

KARDZAG-UJ-SZALLAS, v. de Hongrie (Grandtv Cumanie) , à 90 kil. S. O. de Debreczin ; 1 1 ,000 hab.

KAREM. Voy. charax.

KARENSK, ville de Russie d’Asie. Voy. kirensk

KARGEH, ville de la grande oasis d’Egypte, par 27° 20’ long, E. , 26° 25’ lat. N.; 2,000 hab. Environs très fertiles (riz, dattes). Ruines d’un temple.

KARGOPOL , ville de la Russie d’Europe (Olonetz), à 32 kil. S. d’Olonetz ; 3,000 hab. Elle est très ancienne et a servi de lieu d’exil à plusieurs personnages célèbres de Russie.

KARIKAL ou KAR1NKALA, ville de l’Inde française, sur la côte de Coromandel , à 1 1 kil. S. de Tranquebar , par 77® 55’ long. E. , 10° 55’ lat. N.; 15,000 hab. Comptoir français où l’on commerce surtout en toiles peintes et en riz. La France possède aux environs de Karikal un territoire de 9 kil. sur 4, qui est de tous côtés entouré par les possessions anglaises; il lui fut cédé en 17 39 par le radjah de Tandgaour. La ville de Karikal eut de l’importance de 1740 à 1763. Les Anglais s’en emparèrent en 1803; ils la rendirent aux Français en 1814.

KAR1SM. Voy. kharizm.

KARK1SSA. Voy. kerkisieh.

KARLS... Cherchez carls...

KARMATH (hamdan, dit), fondateur d’une secte musulmane, vivait au ixe siècle; il attaquait les dogmes de l’islamisme , prêchait la communauté des biens, celle des femmes, rejetait toute révélation, les jeûnes, la prière, l’aumône , et n’opposait aucun frein aux passions. On croit qu’il périt vers 900, victime de la vengeance du chef des Ismaéliens, avec lequel il s’était mis en guerre. Il résidait au N. e. av 1-.* — 1.:, — i — — ~On0 ]a Mésopotamie , dans une forteresse qu’il appela Dar-uc- Hidjra , et il commença à répandre sa doctrine aux environs de Koufah. Ses successeurs étendirent se* conquêtes ; l’un d’eux , Abou-Taher, s’empara de Bassora, 923, de Koufah, 924, et soumit tout le pays jusqu’à la Perse. On donne au nom de Karmath des étymologies fort diverses ; la plus probable le fait venir de Karmathi, près de Koufah, patrie du fondateur.

KARMATHES, sectaires musulmans, disciples de Karmath [Voy. ce nom), n’étaient qu’une branche des Ismaéliens. Ils furent sans cesse en guerre avec les califes de Bagdad, qu’ils regardaient comme illégitimes. Ils dominèrent sur une partie de l’Arabie, et sur les bouches de l’Euphrate. Sous Djafer II (Moktader Billah), La Mecque tomba en leur pouvoir. Ils furent renversés et détruits en 982. On croit que les Nosaïris , que l’on trouve aujourd hui dans quelques parties de la Syrie, sont un reste des Karmathes.

KARNAK, villede la Haute-Égypte, à 49 kil. N. E. d’Esneh, par 25° 43’ lat. N., 30° 19’ long. E., sur le Nil, rive droite, occupe une partie de l’emplacement d’un temple de l’anc. Thèbes. Belles ruines.

KARNAL,vilge de l’Inde anglaise (Calcutta), dans l’ancien Bengale, à 105 kil. N. O. de Dehly, pat 29® 38’ lat. N., 74® 26’ long. E. Il s’est livré aux environs deux batailles mémorables, l’une en 1739 entre Mohammed-Chah et Nadir-Chah ; l’autre en 1761, où les Mahrattes furent défaits par les radjahs musulmans.

KARNAT1C (c.-à-d. pays noir ) , ancienne pro7. de l’Inde anglaise en-deçà du Gange (Madras), s’étend le long de la côte orientale de cette presqu'île depuis sa pointe jusqu’au cap Contour, et a 1,050 kil. de long sur 200 de largeur moyenne; 5,000,000 d’hab. Capitale, Madras. Le Karnatic forme auj. di x districts de la présidence de Madras; en voici les chefs-lieux : Madras, Tchinglepet, Nellore, A rkot, Veradatehellam, Tandjaour, Tritchinapali, Madoura, Chivaganga. Tinevelli. Ce pays est for-

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