‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 581 sur 1261 · KOUR — 971 — KOUR · texte numérisé non relu

KOUR — 971 — KOUR

KOUKA, ville de Nigritie, dans le roy. de Bournou, à 23 kil. N. O. d’Engornou, par 13° 47’ long. E., 12° 51’ lat. N., sur la rive O. du lac Tchad; 80,000 hab. Résidence d'un cheikh puissant.

KOU-KOU-NOOR, pays et lac de l’empire chinois. Voy. KHOU-KHOU— NOOR.

KOULFA, ville murée du roy.d’Yaouri en Nigritie, à 16 kil. N. E. de Tabra; 15,000 hab. Maisons bien bâties.

KOULI-KHAN (thahmasp). Voy. nadîr-chah.

KOULLA, pays de Nigritie. Voy. darkoulla.

KOULON ou DALA1 , lac de l’empire chinois, sur la limite de la prov. de Heloung-kiang et du pays des Khalkas ; 270 kil. de circonférence. 11 est formé par les eaux du Kerlon qui vient du S. O., et en sort au N. E. sous le nom d’Argoun, pour prendre bientôt après celui d’Amour.

KOULOUGL1S (de koul , serviteur, esclave). On nommait ainsi à Alger les flls et descendants des soldats de la milice turque, parce que cette milice était composée d’hommes qui avaient été esclaves.

KOULOUM, khanat du Turkestan. Voy. khoulm.

KOUM , KOM ou KOOM, Choama des anciens, ville de Perse (Irak-Adjémi), à 200 kil. N. d’ispahan ; 16,000 hab. Célèbre mosquée où l’on voit les tombeaux de Sophi, de Chah-Abbas 11, fils de Sophi, et de Fatime, petite-fille de Mahomet. Grand bazar, beaucoup d’industrie.

KOUMA ou CUMA, rivière de la Russie mérid. (Caucase), naît dans le Caucase, entre le Terek et Je Kouban, court 400 kil. à l’E., se perd dans les sables avant d’arriver à la mer Caspienne. Beaucoup de faisanssurses bords. Voy. cumans etCUMANlE.

KOUNACHIR, une des kouriles japonaises, au S. O. de nu* d Itiroi’p; 115 kil. sur 76.

KOUNG-FOU-TSEU. Voy. Confucius.

KCUNGOUR, ville de la Russie d’Europe (Perm), à 70 kil. S. E. de Perm; 6,000 hab. Environs fertiles ; savon, tanneries; grains; carrière d'albâtre. Fondée en 1047, détruite lors de la rébellion des Bachkirs, et rétablie en 1663.

KOUOPIO, ville de la Russie d’Europe (Finlande), par 25° 12’ long. E. , 62° 53’ îat. N.; ch.-l. de gouv.; 1,150 hab. Ecole de cadets.

KOUR ou MKVAR1, Cyrus , riv. d’Asie, naît dans la Turquie d'Asie (Erzeioum), à 45 kil. O. de Kars; arrose le pays de kars, le pachalik d’Akhaltsikhé, la Géorgie, le Chirwan; reçoit l’Aras entre autres affluents, et tombe dans la mer Caspienne audessous de Salian, après un cours de 850 kil.

KOUR ou kor, Corius , Salsos , riv. de Perse (Farsistan), coule du N. au S., et se jette dans le golfe Persique en face de l’île Kischm, après un cours de 250 kil. On l'appelle aussi Abi-chor et Chor-roud. — Autre rivière de Perao, dite aussi Bendemir , naît Bur lesconfins de l'Irak-Adjémi, coule du N. O. au S. E., et se perd dans le lac Baghteghian, à 95 kil. S. E. de Chyraz, après un cours de 450 kil.

KOURAKÎN (le prince Alex.), ministre d’état russe près la cour impériale de France, né en 1752, mort à Weimar en 1818, fut dès sa jeunesse attaché à la personne de Paul 1 qu’il accompagna dans ses voyages en Prusse et en France; fut nommé en 1796 ministre et vice - chancelier de l'empire, se démit de ses fonctions en 1802, fut peu de temps après appelé à l’ambassade de Vienne, puis chargé eu 1807 par l’empereur Alexandre de conclure les négociations entamées à Tilsitt, et signa la paix. 11 devint l'année suivante ambassadeur en France, et occupa ce poste jusqu’en 1812, époque de la rupture delà France avec la Russie. Ce diplomate montra dans ses négociations de la droiture et de l’habiHé. Il était arrière-petit-fils de Boris K., beau-frère de Pierre-le-Grand, régent de l’empire pendant la campagne de Turquie(l 7 1 1 ), ambass. à Londres, à Paris, etc.— La farn. Kourakin descend de Ghédimine.

KOURDES, Curdi, Gordyœi, Carduci , etc., peuple de l’Asie, habite dans les mont, à l’E. du Tigre au S. des lacs de Van et d’Ourmiagh. Ils sont alertegj braves et pillards. Ils ont toujours été libres; toutefois ils sont nominalement compris dans l’empire turc et dans l’Iran {Voy. koukdistan) : ils paient le tribut; mais là se borne leur dépendance. Presque tous sont musulmans ; cependant il se trouve chez eux 100,000 nestoriens. On les croit descendus des anciens Chaldéens.

KOURDISTAN , région d’Asie froide et montagneuse, ainsi nommée des Kourdes, ses habitants, se divise en Kourdistan turc eiKourdistan persique :

kourdistan turc, partie de l’anc. Assyrie, avec la Gordyène et le pays des Carduques, contrée de la Turquie d'Asie, est située entre 35° - 39° lat. N. et 38°-43° 30’ long. E. Elle forme les pachaliks de Chehrezour et de Mossoul et une partie de ceux de Bagdad et de Van : 380 kil. sur 400. On y distingue les principautés de Bidlis, Djoulamerk, Amadia , Djezirah , Kara-Djolan , Suleimanieh , etc. Hautes mont, et vallées fertiles; riz, blé, orge, sésame, fruits, tabac, coton, noix de galle, manne en larmes ; soufre, orpiment et alun.

kourdistan persique, partie de l’anc. Médie, prov. de l’Iran, entre l’Aderbaïdjan au N., l’Irak-Adjémi à l’E., le Khousistan au S. et le Kourdistan turc à PO., par 32° 30’-36° 15’ lat. N., et 43° 50 -46° 30’ long. E : 380 kil. sur 225; 400,000 hab. Ch.-l., Kirmanchah. Hautes mont. ; vallées escarpées et peu tertiles, à l'exception de la plaine de Kirmanchah. Quelques pâturages; beaucoup de gibier.

hOUHEN Voy. ourga.

KOURILES, archipel de 21 îles, situé entre le Grand-Océan et la mer d’Okhotsk, commence au S. du cap Lopatka, pointe mérid. du Kamtchatka, et se prolonge dans la direction du S. O. Ces îles sont comprises entre 43° 40’-51° lat. N. et 142° 30’ -154° long. E. Les îles principales sont celles de Paromouchir, Onekotan, Matoua et Ouchiehir. Les Kouriles sont en grande partie inhabitées ; quelques-unes sont fertiles et boisées; toutes sont sujettes à de fréquents tremblements de terre. Les habitants des îles Kouriles, assez semblables aux Kamtchadales, sont petits, velus, pusillanimes et très peu civilisés. Ils habitent des terriers, commercent en graisse de baleine, fourrures, plumes d’aigle. Ils professent le chamanisme. Presque toutes ces îles paient tribut aux Russes, excepté les trois plus voisines du Japon (Tehikotan, Kounachir et Itiroup),qui sont tributaires de cet empire.

KOURK ou KOURG, Koorg , district de l’Inde anglaise (Madras', dans l’ancien Malabar, est borné au N. par le Kanara et le Maïssour, à l’E. par ce

(lorniop, an fi. par le dictriot de WyenHad, à l’O.

par ceux de Cotite et de Tcherical : 100 kil. sur 55 ; ch.-l , Markery ou Merkara. — Ce district était gouverné au xvi* siècle par des radjahs indépendants. En 1632 la dynastie régnante fut renversée par les Nairs, dont un chef s’établit dans le pays. En 1773, Haïder-Ali s’empara de ce district, mais en 1788 le radjah qui en avait été chassé parvint à s’y rétablir ; il se déclara l’allié des Anglais contre Tippou-Saïb, et put ainsi rester indépendant.

KOI 'fi Or.S. VOU. PA N DO [JS.

KOURSIKA, rivière de la Russie d’Asie, naît dans le gouvernement d lénisséisk, et tombe dans l’iéniséï à 80 kil. N. de Touroukansk ; cours, 600 kil.

KOURSK , ville de la Russie d’Europe, ch.-l. du gouvernement de Koursk, à 1200 kil. S. S. E. de Saint-Pétersbourg, par 51° 44’ lat. N. et 34° 9’ long. E.; 23,000 hab. Aux environs, fruits renommés. — C’est une des plus anc. villes de la Russie? elle existait avant le IXe siècle, mais lut ravagée par les Tartares au XIIIe si'ècle ; elle resta déserte 360 ans (1237-1597); elle fut repeuplée par Fédorlva-

Page 1