KEAN
novitch. — Le gouvernement de Koursk est situé entre ceux d’Orel au N., de Yoronèje à l’E., de Kharkov au S., de Pultawa au S. 0. et de Tcheruigov à l’O. : 330 kil. sur 220; 1,049,000 hab. Climat doux; sol fertile, peu de bois, beau coup de grains; chevaux, abeilles, etc.
KOUS ou QOUS, Apollinopolis parva, ville de la Haute-Égypte, sur le Nil, rive droite, à 35 kil. S. de Keneh. Jadis entrepôt de tout le commerce entre l’Arabie, l’Égypte et l’Inde par la mer Rouge.
KOUSOU, v. du roy. d Yarriba en Nigritie, au pied des monts Kong, à 80 kil. S. de Kiama; 20,000 hab.
KOUTOULMICH ouKOUTLOUMICH, prince seldjoucide, petit-ûls de Seldjouk, servit Togrul-Beg, son cousin, et en reçut le gouvernement de la Mésopotamie ; mais peu après il se révolta : il fut vaincu, se réfugia en Arménie et en Arabie, reparut après la mort de Togrul (10G3) pour disputer le trône à Alp-Arslan, mais périt dans le combat (1064).
KOUTOUSOFF - SMOLENSKOl (Michel), feldmaréchal des armées russes, né en 1745, commença sa réputation militaire dans des guerres contre les Polonais et contre les Turcs. En 1805, il commanda en chef l'armée russe envoyée au secours de l’Autriche contre la Fiance, et vit la déf. d’Austerlitz. En 1812, nommé généralissime des armées russes, il livra à Napoléon la bataille de la Moskowa qu’il perdit encore. Mais lors de la funeste retraite, il accabla par le nombre les Français à Dorogobouj et à Krasnoï près de Smolensk, et mérita de ses concitoyens le litre de sauveur de la Russie. 11 mourut en 1813 à Bunzlau en Silésie, étant encore à la tête des troupes russes. C’était un homme de mœurs douces et ami des lettres.
KÜUZNETZK, ville de la Russie d’Europe (Saratov), à 200 kil. N. E. de Saratov ; 7,000 hab.
kouznetzk, ville de la Russie d’Asie (J Tomsk ), à 310 kil. S. E. de Tomsk; 3,500 hab. Commerce de martres-zibelines estimées.
KOYNü, ville de la Russie d’Europe (Vilna), au confluent du Niémen et de la Vilna, à 95 kil. N. 6. de Vilna; 6,000 hab. Commerce de blé, lin, miel. Hydromel renommé. Aux environs, célèbre couvent de Camaldules.
KOZAKS. Voy. cosaques.
KOZELCK, ville delà Russie d’Europe (Kalouga), à 60 kil. S. O. de Kalouga; 4,000 hab. Jadis fortifiée, elle résista aux Tartares lors de l’invasion de Batou-Khan.
KRAFT (George-Wolfgang), physicien, né en 1701 à Duttlingen (Wurtemberg), mort en 1754, fut professeur de mathématiques et de physique, d’abord à Saint-Pétersbourg, 1728, puis à Tubingue, 17 44. On lui doit un grand nombre d’expériences et de découvertes (put.liéps dans les Mémoires des académies di Berlin et de St-Pétersbourg), des traités de physique (1738), de géométrie (1740); une Description de la maison de glace construite à Saint-Pétersbourg en 1740, traduite de l’allemand par P.-L. Leroy, 1741; on estime surtout ses Expériences sur la végétation des plantes. — Son fils, Wolfgang-Ludovig Kraft, né à Saint-Pétersbourg en 1743, mort en 1814, fut un astronome distingué, et dressa avec Euler les tables de la lune.
KRAGUJEWATZ , v. de Servie, sur la Lepenitza, «à ÎOO kil. S. de Semendria.
KRAIOVA, v.de Valachie, surleChyl, à 200 kil. O. de Rukharest; 8,000 hab. Grande et bien bâtie.
KRAL, titre des anciens rois de Servie.
KRANACH (Lucas), graveur. Voy. okanach.
KKANENBURG, ville des Etals prussiens (prov. Rhénane), à 8 kil. O. de Clèves; 2,700 hab. Bière, toiles. Aux environs, tanneries, papeteries. — Fondée en 1388 par Adolphe, comte de Meurs.
KRAN1CHFELD, ville d’Allemagne, à 17 kil. S. O. de Weimar j sur l’ilra; 1,411 hab. Par moi-
KRAU
tié au grand-duché de Saxe-Weimar et au duché de Saxe-Meiningen. — Jadis ch.-l. d’une seigneurie divisée en Haut et Bas-Kraniehfeld , et partagée entre des maisons différentes.
KRANTZ (Albert), chroniqueur allemand, né vers le milieu du xve siècle à Hambourg, mort en 151 7, enseigna la philosophie et la théologie à Rostock et à Hambourg; fut changé de plusieurs missions importantes par les villes hanséatiques, et fut choisi pour médiateur entre les rois de Danemarck et le Holstein en 1500. On a de lui : Saxo nia , sive de saxonicœ genlis velusta origine , etc., Francfort, 1575, 1621, in-fol. ; Vandalia , sive Historia Vandalorum, Francfort, 1575, in-fol., etc.
KRAPACKS ou CARPATHES, grande chaîne de montagnes qui sépare la Hongrie septent. et la Transylvanie orient, de la Galicie et de la Moldavie, se dirige de l’0.àl’E.,puis au S. E., et se porte enfin presque directement vers le S. en formant comme un grand arc dont la concavité est tournée au midi. Les monts Krapacks sont très hauts ; plusieurs de leurs cimes dépassent 3,100 mètres. Les Gesenker-Gebirge (ou monts abaissés ) les lient aux Sudètes; avec cette chaîne et les Erzgebirge, ils composent le système hercynio-carpathien.
KRAS1CK1 (Ignace) , écrivain polonais, princeévêque de Warmie, puis archevêque de Gnesne, né en 1735 à Üoubiecko (Galicie), mort à Berlin en 1801, a laissé beaucoup d’ouvrages en prose et en vers qui lui ont valu le surnom de Voltaire de la Pologne ; ils ont été recueillis par Dmochowski, Varsovie, 1803 et suiv., 10 vol. in-8. Les plus estimés sont: la Michèide , poème héroï-comique en 10 chants, 1776, traduit en français par Dubois en 1784, puis par M. J. -B. Lavoisier, sous le titre de la Souriade , Paris, 1818; la Monachomachie ou la Guerre des moines , 1778, poème en 6 chants, qui passe pour son chef-d’œuvre; des Fables , 1779, des Satires, des Cotnes, et la traduction en polonais d’une partie des poésies d’Ossian. 11 a été fait à Paris en 1830 une édition compacte de ses œuvres, en 1 vol. grand in-8 à 2 colonnes.
KRASNOI, village de Russie (Smolensk), à 44 kil. S. O. de Smolensk ; 500 hab. Les Français y éprouvèrent une grande perte pendant la retraite de Moscou, le 18 novembre 1812.
KRASNOÏARSK., ville de la Russie d’Asie, ch.-l. du gouvernement d’iénisséisk , à 880 kil. N. O. d’irkoutsk ; 4,000 hab. Commerce de fourrures.
KRASNOKOUTSK, ville de la Russie d’Europe (Kharkov), à 65 kil. O. de Kharkov; 5,000 hab.
KRASNOSLOBODSK, ville de la Russie d’Europe (Penza), à 230 kil. N. O. de Penza; 5,000 hab. Commerce de grains.
KHASSO ou KRASSOVA , comitat de Hongrie (cercle au-delà de la Theiss), entre ceux d’Arad au N., de Temesvar à l’O., la Transylvanie au N. E., l’IUyrie et le Banal militaire à l’E. et au S.: 150 kii. sur 45; 217,000 hab. Ch.-l., Lugos. Climat doux et salubre: sol fertile et bien arrosé; blé, maïs, lin, chanvre, fruits et vin. Mines de fer, de cuivre et de plomb.
KRASZNA, comitat de Transylvanie, au N. O. dans le pays des Hongrois, entre ceux de Szolnok, de Doiioka, de Klausenbourg et la Hongrie; 35 kil. de long sur autant de large. Ch.-l., Somlyo. — On y trouve un bourg de Kraszna, qui a donné son nom au comitat.
KRAUSE (Charles-Chrétien-Frédéric), philosophe allemand, né en 1781 à Eisenberg (Altenbourg), mort en 1832, de l’école de Schelling, enseigna la philosophie, le droit et les mathématiques à léna eu 1802, puis à Dresde, à Berlin (1817), et enfin à Gœttingue. On a de lui des traités sur les rapports des mathématiques et de la philosophie, une Introduction à la philosophie de la nature , léna, 1804;
KREU — 973 KROU
des Esquisses de logique (1803) ; — de Droit naturel 1803) Sysi. de Morale , 1 8 1 0 ; Idéal de l’Human., 1811. Srauae fait du monde de la nature et du monde de la raison deux sphères secondaires; il place audessus l’être primitif qui pénètre les deux sphères de lanatureetde laraison-.c’estunesortede panthéisme.
KREIG (J.-Fréd.), général au service de la France, né en 1730 à Lahr en Brisgau, mort en {803, servit en Hanovre sous le maréchal de Saxe, se distingua par sa bravoure à Rosbach, à Minden, puis à Clostercamp, où il fut fait prisonnier. A la révolution, ilfut nommé général de division; il défenditThionville en 1793. Le Directoire le nomma ensuite commandant de Paris, et il remplit ce poste difficile pendant 18 mois.
KREMENETZ ou KRZEM1ENIEC, ville de la Russie d’Europe (Volhynie), à 205 kil. O. de Jitomir; 2,600 hab. Château-fort sur un mont escarpé.
KRÉMENTCHOUG, ville de la Russie d’Europe (Pultawa), sur le Dniepr, à 105 kil. S. O. de Pultawa ; 8,000 hab. Chapeaux ; liqueurs, savon ; bois, tabac, fruits confits, merceries.
KREMLIN. Voy. Moscou.
KREMN1TZ, Kœrmœcz Banya en madgyar, ville de Hongrie (Bars), à 26 kil. N. de Schemnitz; 10,000 hab. Vieux château-fort; hôtel des monnaies, direction des mines, etc. Aux environs, mines d’or et d’argent (de 700 à 750 mineurs). C’est à Kremnitz que l’on réunit tout l’or et l’argent extrait des mines, pour en faire des lingots et des barres qu’on envoie à Vienne.
KREMS, ville des Êtat3 autrichiens (Autriche), à 60 kil. N. O. de Vienne; 3,700 hab. : 3 parties, Krerns, Stein et le couvent d’Und. Gymnase, écoles diverses. Industrie : velours, alun, quincaillerie, blanc de céruse dit de Krems.
KREMS1ER ou KROMERZ1G, ville des Étals autrichiens (Moravie), à 36 kil. S. E. d’Olmutz; 5,800 hab. Beau château, où réside l’archevêque d’Olmutz; bibliothèque de 30,000 vol., galerie de peinture, etc. Toiles. Siégede rÀssembléeautrich. en 1848.
KREMSMUNSTER , bourg des Etats autrichiens (Autriche), à 19 kil. 0. de Steyer ; 1,000 hab. Célèbre abbaye qui date de plus de mille ans ; établissement d’instruction , collection d’instruments de physique et de mathématiques , etc.
KREUTZ, c.-à-d. Croix , commence un grand nombre de noms allemands.
kreutz, Kœrœs-Vasarhely , Crisium , ville forte des États autrichiens (Croatie civile), à 33 kil. S. E. de Warasdin; 3,000 hab. Ch.-l. d’un comitat de même nom, borné au N. par la Drave, à l’E. par les districts régimentaires de Kreutz et de St-George, au S. et à l’O. par le comitat d’Agram: 60 kil. sur 22 ; 70,000 hab.
kreutz (district de), district régimentaire des Etats autrichiens (Croatie militaire), dans le généralat de Warasdin, est borné au N., à l’O. et au S. par le comitat de Kreutz, au S. E. par l’Esclavonie, et à l’E. par le district de St-George : 70 kil. sur 55; 56,000 hab. Places principales, lvan'ch et Chasma.
kreutz, bourg de Hongrie. Voy. heiligen-kreutz.
KREUTZBOURG. Voy. creutzboukg.
KREUTZER (Rodolphe), compositeur et joueur de violon, né en 1767 à Versailles, d’un musicien allemand, m. à Genève en 1831, se fit d’abord remarquer, dès l’âge de 13 ans, en exécutant avec une rare perfection un concerto qu’il avait composé lui-même; voyagea en Italie, en Allemagne; fut nommé premier violon de la chapelle de Napoléon, professeur au Conservatoire, premier chef d’orchestre à l’Opéra, et membre de l’Académie de Musique. On lui doit la musique des opéras d'Astyanax , Aristippe , la Mort d'Abel y de plusieurs ballets et opéras-comiq. [Paul et Virginie , Lodoïska , 1791), des symphon.,des sonates de violon, etc. — Son hère, Aug. Kreutzer,
mort en 1832, o® distingua aussi comme violoniste et lui succéda comme professeur au Conservatoire
KREUTZNACH. Voy. creutznach.
KR1CHNA ou K1STNA, fleuve de l’Inde en-deçà du Gange, naît dans les Ghattes occidentales ; traverse le Bedjapour, le Rider, l’Haïderabad, etc., et entre dans le golfe du Bengale par deux bouches principales: celle du N. se nomme Krichna; celle du S., Sippclek. Cours, 1,200 kil. 11 reçoit de nombreux affluents, notamment, à droite, la Malporba, et la Toumbedra grossie du Vadaouatty; à gauche, la Bima et le Mossy. Le Krichna forme la limite entre le Décan septentrional et le Décan méridional. C’est de tous les cours d’eau de l’Inde le plus riche en diamants et en pierres précieuses.
KRICHNA, divinité indienne, fils de Vaçoudéva et de la belle Dévaki, qui régnaient à Mathura, est considéré par les Hindous comme la huitième incarnation de Vichnou. On l’éleva en secret parmi les pasteurs pour le soustraire aux coups de son oncle Kansa (incarnation de Siva), qui voulait faire périr les enfants de sa sœur afin de s’assurer l’empire. 11 sut dans son enfance surmonter les obstacles de toute espèce que lui opposait Kansa; et, dès qu’il fut devenu grand, il vainquit et tua cet ennemi acharné. Il se mit ensuite à la tête des Pandous, race opprimée depuis longtemps par les Kourous; prêta le secours denses armes et de sa prudence au jeune Ardjouna, l’un des chefs des Pandous, et lui donna la victoire (cette guerre est appelée par les Hindous la Grande-Guerre, Maha- Bharuta). Krichna fut tué accidentellement par le chasseur Angada, età sa mort commença l'âge noirou de fer, Kali-Youga (Voy. ce nom). Krichna n’était pas moins remarquable par sa beauté que par sa valeur et sa sagesse. Il inspira de l’amour à seize mille huit cents femmes, qui toutes se brûlèrent sur son bûcher. On trouve une grande analogie entre la légende de Krichna et celles d’Apollon, d’Hercule, et de quelques autres divinités grecques. La vie de Krichna est le sujet d’un poème célèbre chez les Hindous, le Bhagavata-Purana , que Ton attribue à Vopadéva (poète du xm« siècle), et qui a été récemment traduit en français par M. E. Burnouf (1841).
KRIM. Voy. crim.
KRIOU METOPON, auj. Karadjé-Bouroun , cap de la Crimée. Voy. Criou metopon.
KR1STENAUX. Voy. knistenaux.
KRONACH ou CRANACH, ville de Bavière (Mein- Supérieur), à 36 kil. N. O. de Bayreuth ; 2,500 hab. Armurerie, brasseries, tisseranderies, verrerie. Patrie du peintre Lucas dit Çranach. Assiégée par les Suédois pendant la guerre de Trente-Ans.
KRONRORri, phâtpan— fnrt du Danemark, dans l’île de Seeland, à 40 kil. E. de Copenhague, est regardé comme la clef de la Baltique. Tout navire qui passe le Sund y paie un droit d’un pour cent.
KRONOBERG, lan ou gouvernement de Suède, entre ceux d’Ionkœping, Calmar, Bleking, Christianstad et Halmsied ; 105,000 hab. Ch.-l. , Wexio. Il est formé de l’ancien Smeland.
KRONSCHLOT et KRONSTADT. Voy. cronstadt.
KROSNO, ville des États autrichiens (Galicie), à 22 kil. d’Iaslo; 5,000 hab. Vieux château royal. Commerce de vins de Hongrie.
KROTOSZYN ou KROTOSCH1N, ville des États prussien? (Posnanie), à 95 kil. S. E. de Posen ; 5,000 hab. Draps, toiles, maroquins, teintureries.
KROTZKA ou STOLNATZ, bourg de la Turquie d’Europe (Roumélie), à 15 kil. O. de Semendria. 11 s’y livra en 1739 une bataille où les Turcs batt. les Autrichiens commandés par le comte de Wallis.
KROUCIIEVATCH , Kruschevacz , Aladja-Hissar des Turcs, ville de Servie, au centre, à 54 kil. O. de Nissa , près dç la jonction des deux Morava.
iOJi\C — 974 — KUTC
Evêché grec; château où ont résidé plusieurs princes de Servie. Jadis ch.-l. d’un livah turc.
KRUDNER (Julie de wittinghoff, baronne de), femme célèbre par son mysticisme, née à Riga en 1764, était fille du gouverneur de cette ville, et fut mariée dès l’âge de 14 ans au baron de Krudner, ambassadeur de Russie à Berlin. Après avoir longtemps brillé dans le monde, et y avoir mené une vie fort dissipée, elle le quitta tout à coup (vers 1807), se livra à une dévotion exaitée, et crut avoir reçu du ciel mission de régénérer le christianisme. Elle se mit en conséquence à parcourir l’Allemagne, visitant les prisonniers , prêchant en plein air, répandant d’abondantes aumônes, et entraînant à sa suite des milliers d'hommes. En 1814 elle eut de fréquentes relations avec les princes alliés qui venaient d’entrer dans Paris, et exerça surtout un grand ascendant sur l’empereur Alexandre. Elle lui prédit, assure-t-on, le retour de Napoléon de l’île d’Elbe, et la chute prochaine de ce prince; on lui attribue une grande part dans la formation de la Sainte-Alliance. De Paris elle se rendit en Suisse, puis en Allemagne, et recommença ses prédications ; mais on craignait son influence, et elle se vit partout expulsée. Vers 1822, elle se retira en Crimée, afin d’y fonder une maison de refuge pour les pécheurs et les criminels ; elle y mourut en 1824 (à Kara-sou-Bazar). Elle avait publié en 1803, à Paris, un roman intitulé Valérie , qui parait n’ètre que sa propre hist. M. Eynard a donné une Bioyraphie fort exacte de Mme Ivr.
KRUMMAU, ville murée de Bohême, à 20 k. S. S. 0. de Budweiss, sur la Moldau ; 5,570 h. Beau château. Maison d’éducation pour les enfants de militaires.
KRUN1TZ (J.-George), laborieux compilateur, né à Berlin en 1728, mort en 1796, exerça quelque temps la médecine, puis se mit à écrire. On lui doit une Encyclopédie économico-technologique , qu’il commença en 1773, et qu’il continua jusqu’à la lettre L (elle fut achevée après sa mort par F.-J. et H. - G. Flœrke) ; c’est l 'Encyclopédie d’Yverdun traduite en allemand et complétée, lia traduit du français et de l’anglais un grand nombre d’ouvrages de science, d'histoire, etc.
KRUSZWICE, bourg des États prussiens (Posnanie), à 36 kil. S. E. d’Inowraclaw. Ancienne résidence des Piasts, qui gouvernèrent pendant un temps la Pologne.
KRZESZOWICE, ville de la république de Cracovie, à 27 kil. N. O. de Gracovie ; 3,000 hab. Aux environs, marbre, pierre, houille; sources ferrugineuses et sulfureuses.
KT1MA, villede l’île de Chypre, par 29° 58’ long. E., 34° 48’ lat. N. .-jadis 30,000 hab., auj. 1,200. Ruines. Evêché. Palais épiscopal remaruuable.
KUBBES ou KAB1S, ville d'Iran (Kerman), par 32" 20’ lat. N., 56° 23’ long. E. Jadis florissante, mais auj. déchue et ruinée. Repaire de brigands qui dépouillent les caravanes.
KUBLA1-KHAN. Voy. koublaï-khàn.
KUFA. ville d’Asie. Voy. koufa.
KUKULLOE. Voy. kockelbourg.
KULM. Voy. culm.
KULPA, Colapis , riv. de Croatie. Voy. save.
KUMA, KUMAN1E. Voy. kouma, comanie.
KUMR (el), montagnes d’Afrique. Voy. lune (monts de la).
KUNCKEL (Jean) , chimiste allemand, né en 1630 dans le duché de Sleswig, mort en 1702 à Stockholm, où l’avait fixé Charles XI , en lui donnant ’a charge de conseiller des mines, a fait plusieurs découvertes et trouva de son côté le phosphore (1676), qui était déjà connu de Brandi. Entre autres ouvrages, tous écrits en allemand, nous citerons ,ie iui; | Observations chimiques , Hambourg, 1677, in-8,| traduit en latin par Ramsay , léns, 1713.
l'Art de faire le verre , 1679, in-4, traduit en français par le baron d’Holbach, Paris, 1752, in-4.
KUNERSDORF. Voy. cunersdorf.
KUNSBERG. Voy. kœnigsbruck.
KUOPIO, villede Russie. Voy. kouopio.
KUPETZK1 (Jean), peintre de portraits, né en 1667 à Pessing en Bohême, sur les frontières de Hongrie, mort en 1740, était fils d’un tisserand. Il abandonna dans son enfance la maison paternelle et eut longtemps à lutter contre la misère. 11 alla se former à Rome. Là le prince Stanislas Sobieski devina son talent et le tira de l’obscurité. 11 résida longtemps à Vienne, où il jouit de la faveur des empereurs Joseph I , Charles VI et François I ; puis il quitta cette ville dans la crainte d’être inquiété pour sa foi (il était protestant) , et se réfugia à Nuremberg. 11 réussissait surtout dans le portrait. On estime de lui la Famille Kupetzki ; le Samaritain plaçant le blessé sur son cheval.
KUPROL1 ou KUPROGLI. Voy. koproli.
KUPSELI, ch.-l. de l’île Cérigo. Voy. gérigo.
KURDES, KURDISTAN. Voy. kourdes, kour-
DISTAN.
KURILES, lies de la Russie d’Asie. Voy. Kouriles
KURIN, mont. Voy. taurus ; — ville. Voy. cyrè?œ-
KURISCHE-HAFF et-NEHRUNG. Voy. curishe-
KURRICHANE, ville de l’Afrique australe (Cafrerie) , à 320 kil. N. E, de Litakou ; 16,000 hab. Industrie, poterie, travail et fonte de métaux. Les Cafres qui habitent cette ville sont les plus civilisés de toute la Cafrerie.
KUSSNACHT, bourg de Suisse (Schwitz), à 17 kil. N. O. de Schwitz, sur le lac de Lucerne). Aux environs, ruines du château de Gessler; on voit encore sur la route de Kussnaeht à Immensee le défilé où ce gouverneur fut tué par Guill. Tell
KUSTEB (Ludolphe) , savant philologue, né en 1670 à Blomberg (Westphalie), mort en 1716, fut d’abord précepteur particulier, puis professeur au gymnase de Joachim à Berlin; vint vers 1713 à Paris où il abjura la religion protestante; fut admis à l’Académie des Inscriptions, et reçut du roi une pension de 2,000 livres. On a de lui : Histoire critique d'Hom'ere , Francfort, 1696; une édition de Suidas , Cambridge, 1705, 3 vol. in-fol. ; de la Vie de Pyihagore, par Jamblique, Amsterdam, 1707; une magnifique édition d’ Aristophane, Amsterdam, 17 10. Il avait pendant quelques années (1697-99) publié à Utrecht la Btblioihcca librorum novorum , sous le pseudonyme de Neocorus (mot grec qui traduit le mot allemand kuster , c.-à-d. sacristain). Kuster eut de vives querelles avec Gronovius. — Un autre Kuster (George-Godefroi), né à Halle en 1695, mort en 1776, remplit diverses fonctions dans l’enseignement à Berlin . et fit de savantes recherches sur l’hia— toire, notamment sur celle de Brandebourg. On lui doit aussi une savante dissertation , De San* choniatone , philosopho phœnicio.
KUSTRIN, v. des Etats prussiens. Voy. custrin.
KUTAIEH ou K10UTAH1A, Cotijœum, ville de la Turquie d'Asie, ch.-l. du pachalik d’Anatolie et du sandjakat de Kutaieh, par 27° 5-5' long. E., 39° 24' lat. N., à 389 kil. S. E. de Constantinople; 56,000 hab. , dont 10,000 Arméniens et 5,000 Grecs. Elle a quelques jolies promenades, 50 mosquées, plusieurs églises, beaucoup de fontaines, etc. L’industrie et le commerce y sont peu actifs : fabriques de pipes d’écume de mer; poil de chèvre. d’Angora. — Peuaprèsla bat. de Konieh, il y fut conclu en 1833, entre la Turquie et le pacha d’Égypte Méhémet Ali , sous l’influence des puissances européennes, un traité qui arrêtait la marche victorieuse d’Ibrahim-Pacha, etcédait la Syrie à Méhémet-Ali.
KUTAlL. V. kotatis. — KlITCH. F. katch.
KUTCHUK KAINARDJI. Voy. kainakdji.
KUTCHUK-TCI1EKMEDJEH. Voy. buiuk.
LÀBA
KUTHES ou KUTHÉENS, nom donné aux Samaritains par le3 Juifs. Voy. samaritains.
KUTTENBERG, Hora-Kuttana en tchèque, ville de Bohême, à 9 kil. N. O. de Czaslau ; 6,500 hab. Belle église, palais royal. Industrie. Aux environs, cuivre, plomb, jadis mines d’argent.
KYA- BUZURGOM1D ( c.-à-d. Kya de grande espérance). Voy. buzrukomid.
KYA-K1NG. Voy. kia-king.
KYBOURG, village et château de Suisse (Zurich), à 15 kil. N. E. de Zurich; 350 hab. — Il a donné son nom à une puissante famille de comtes qui s’éteignit en 1264, et dont les domaines passèrent à la maison de Habsbourg ; une branche de cette maison prit de là le nom de comtes de Kybourg. — L’empereur Sigismond s’empara du château de Kybourg en 1415; il le céda avec son territoire aux Zurichois en 1424,
KYMMENEGARD, un des septdistricts du grandduché de Finlande, sur la Baltique, entre ceux de Viborg à l’E. , de Nyland à l’O. , ainsi nommé de la riv. Kymmène; a pour ch.-l. Heinola.
KYMRIS, peuple de l’Europe ancienne, d’origine scythique, qui, sorti des régions situées au N.
LABB
du Pont-Euxin, vint, à une époque fort reculée s’établir dans la Gaule septentrionale. Le plus grand nombre des Kymris s’arrêta entre le Rhin et la Seine, d’où ils refoulèrent les Galls ou Celtes; le reste se répandit entre la Seine et la Loire et se mêla à la population indigène. On place cette première invasion kymrique vers le xm* siècle av. J.-C. De 614 à 578 av. J.-C. de nouvelles bandes de Kymris, conduites par un puissant roi nommé OEsus, envahirent la Gaule et déterminèrent les émigrations de Sigovèse et Bellovèse. On croit avec raison que les Kymris sont les mêmes que les Cimbres, que l’on trouve d'abord dans la Chersonèse Taurique sous le nom de Cimmériens, puis dans le Jutland ou Chersonèse cimbrique , et qui plus tard (JOl av. J.-C.) vinrent se briser contre les légions de Marius. Voy. cimbres. — Les Kymris se distinguaient du reste de la population gauloise par une grande supériorité morale. Ce sont eux qui ont introduit le druidisme dans la Gaule.
KYNOET11Ë, prov. du royaume actuel de Grèce, a pour ch.-l. Calavitra. Voy. Grèce.
KYRPOY, ville de l’Inde anglaise (Calcutta) , à 95 kil. O. de Calcutta; 10,500 hab. Tissus de coton.
L. signifiait, dans les abréviations des noms propres : Lucius , Lucia , Lœlius , Lollius, Lalinus. — L. s’emploie aussi souvent pour Ludovicus, Louis.
LA. NrB. Pour les noms qui se composent avec cet article , et qui ne seraient pas ici , cherchez le mot qui suit la.
LAA , ville des Etats autrichiens (Autriche) , à 42 kil. N. de Korneuburg; 1,300 hab. Rodolphe de Habsbourg battit Ottokar de Bohême près de cette ville en 1278. Cette bat., dite de Marchfeld , lui valut la possession de l’ Autriche et de la Stvrie
LAACHERSEE, lac des Etats prussiens (prov. Rhénane), à 23 kil. N. O. de Coblentz. Cratère d’un ancien volcan à 1,335 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ruines d’une abbaye de Bénédictins, fondée en 1093.
LAALAND ou LOLLAND, île du Danemark, dans la mer Baltique, entre celles de Falster et Langeland : 58 kil. sur 22; 40,000 hab. Ch.-l., Mariboë. — Jointe à celle de Falster et à quelques autres, cette île forme le bailliage de Laaland: 80 kil. sur 35 ; 57,000 hab.
LAAR (VAN), peintre. Voy. BAMBOCHE (le).
LABADIE (J.), sectaire, né en 1610 à Bourg on Guyenne, avait d’abord été Jésuite. Hypocrite habile, il prétendit avoir des visions et se donna pour un nouveau Jean-Baptiste, chargé d’annoncer la seconde venue du Messie. Pouraccomplir sa mission, il quitta les Jésuites, se mit à prêcher, et fit bientôt un grand nombre de prosélytes. Après une vie fort aventureuse , il abjura le catholicisme à Montauban (1650), et fut pendant huit ans pasteur de l’église de cette ville ; puis il passa à Genève, de là à Middelbourg, et fut condamné pour hérésie par le synode de Dordrecht. Il mourut en 1674 à Altona. Il mêlait à ses erreurs une grande licence de mœurs, et prétendait que les actions les plus impures pouvaient être sanctifiées en les rapportant à Dieu. Il composa un grand nombre d écrits bizarres, tels que le Héraut du grand roi Jésus , le Véritable exorcisme , etc.
LA BALUE, cardinal. Voy. balue.
LABAN , fils de Bathuel et petit-fils de Nachor, était père de Lia et de Rachel. Il donna l’une et l’autre en mariage à Jacob. Voy. jàcob.
LABARRE (J .-F. lefebvre, chevalier de), jeune étudiant, fut condamné en 1766 par le tribunal d’Abbeville àêtre brûlé vif pour avoir, en mépris de la religion, mutilé un crucifix. Le pari, de Paris, usant d’indulgence, lui accorda d’être décapite avant d’être jeté sur le bûcher; mais il ordonna en môme temps de brûler avecson corps le Dict. philosophiq. de\o\taïre, source princip. deson impiété. Lab.av. à peine 18 ans.
Labarrë (Étienne) , architecte, né en 1764 à Ourscamps (Oise), mort en 1 824, futchargé de faire, sous Chalgrin, la restauration du Luxembourg; fit élever la colonne rostrale de Boulogne, et acheva la Bourse de Paris.
LA BARTHE, ville de France. Voy. barthe (la).
LABARUM, étendard qu’on portait à la guerre devant les empereurs romains. C’était une lance traversée d’un bâton, duquel tombait un voile de pourpre où était peint un aigle. Constantin, combattant contre Maxence, vitapparaîtredans les airs cet étendard qui représentait une croix, avec ces mots : Hoc signo vinces (tu vaincras sous cet étendard).
LABAT (le père), dominicain, né à Paris en 1663, mort en 1738, fut envoyé par son ordre à la
Martinifjiif», pn 1 • revint supérieur de la îliis-
sion des Antilles, et visita toutes ces îles avec le plus grand soin. Il fut ensuite chargé d’une négociation à Rome (1706). De retour à Paris en 1716, il s’occupa de publier ses voyages. On a de lui: Nouveau voyage aux îles de 1 Amérique, contenant V histoire naturelle de ces pays , etc. , Paris , 1722, 6 vol. in-12; Nouvelle relation de l'Afrique occidentale, d'après les Mémoires de Brue, Paris, 1728; Voyage du chevalier Desmarchais en Guinée , 1730, 4 vol. in-12; Voyage en Espagne et en Italie, Paris, 1730, 8 vol. in-12; Relation historique de l'Éthiopie occidentale , Paris, 1732, 5 vol. in-12; Mémoires du chevalier d’Arvieux , contenant ses voyages en Asie, en Syrie, etc., Paris, 1735 , 6 vol. in-12. Quoique prolixe dans ses récits , le père Labat sait intéresser. La partie de ses ouvrages consacrée à l’histoire naturelle a peu de valeur.
LA BAUME. Voy. griffet de labaume.
LABBANA, ville de la Mésopotamie, su? le Tigre, est aui. mossoul
LÀEE — 976 — LABO
LABBE(le père), savant jésuite, né à Bourges en 1807, mort à Paris en 1667, professa la rhétorique, ta philosophie et la théologie dans différents collèges de son ordre; puis quitta renseignement pour se livrer à des travaux historiques. 11 a laissé 76 ouvrages dont les plus remarquables sont : Histoire iu Berri, Paris, 1647, i n- 1 2 ; Cl. Galeni vila ex propriis operibus collecta , 1660, in-8; le Clironologiste français , abrégé chronologique de l histoire sacrée et profane , 1666 , 5 vol. in - 12; Concordia chronologica , technicaet historien , 1670, 6 vol. infol. On lui doit encore la Bibliothèque des Bibliothèques , 1664 , et une Collection des Conciles , 18 vol. in -fol., 1671 , etc. C’est lui qui commença l’importante collection des historiens byzantins.
LABDACUS, ûls de Polydore, roi de Thèbes, fut père de Laïus, Ses descendants, Laïus, OEdipe, Etéocle, Polynice, Thersandre, etc., sont quelquefois appelés, de son nom , Labdacides.
LABÉ (Louise), dite la Belle Cordière , née à Lyon en 1626, morte en 1666, avait épousé Perrin, marchand cordier fort riche. Ayant reçu une éducation soignée, elle se livra à la littérature et à la poésie. Elle a laissé des poésies dont la première éd. parut à Lyon en 1 656, et dont les plus réc. ont été publ. à Lyon en 1824 par Bréghot, avec nolice par Cochard, en 1844 p. Boisel, avec notes de Collombet.
LA BEAU MELLE (Laurent angliviel de), né a Valleraugue en ï726, mort en 1773, fut appelé en Danemark en 1751 pour être professeur de littérature française ; puis passa en Prusse , et s’étant arrêté à Berlin, voulut se lier avec Voltaire: mais, tous deux irascibles, ils ne tardèrent pas à se brouiller, et eurent de violentes querelles littéraires. La Beaumelle revint à Paris vers 1770, et obtint une place à la Bibliothèque royale. On a de lui : Défense de l'Esprit des lois, 1751 ; Mes pensées, 1751 et 1752, in-12; Pensées de Sénèque , en lat. et en fr., 1752, in-12; Mémoire pour servir à V hist. de Mme de Maintenon, 1755-56, 6 vol. in-12; Lettres à M. de Voltaire, 1753, 1761, in-12; Comm.surlaHenria.de, 1775,
I vol. in-4. Dans ce dernier ouvrage, La Beaumell donna cours à toute sa haine. Ne se bornant pas à son rôle de critique, il eut la prétention de refaire plusieurs chants du poème de Voltaire.
LABËDOYÈRE (huchetde), né à Paris en 1786, avait servi avec distinction sous l’empire et était colonel en 181 5 lorsque Napoléon revint de Pile d’Elbe. 11 fut le premier colonel qui se rangea sous les drapeaux de l’empereur. Il fut arrêté après le retour des Bourbons , et fusillé comme coupable de trahison. Il n’avait que 29 ans.
LABÉON, Labeo , surnom commun à plusieurs familles romaines , et qui exprimait un défaut naturel, soit des taches de rousseur ( labes tache),
SOit des lèvres trop épaisses (luùiu, lèvre»).
labéon (Q. fabius), général roma'n, vainquit Antiochus, roi de Syrie, l’an 188 av. J.-C., et fut nommé consul l’an 182. Il est connu pour sa duplicité. Ayant obligé Antiochus à céder la moitié de sa flotte, il fit, par une insigne fourberie, couper en deux tous les vaisseaux du roi. Labéon fut l’ami de Térence, et l’aida de ses conseils.
labéon (G. antistius), savant jurisconsulte, disciple de Trébatius, et maître de Sempr.Proculus, refusa, selon quelques historiens, la dignité de consul, qu’Auguste lui offrait. Il eut pour rival M. Ateius Capito.
LABÉRIUS (decimus junius), chevalier romain, auteur de petites pièces satiriques, appelées Mimes , fut contraint par César à paraître sur la scène pour y jouer dans une de ses propres pièces. 11 mourut 10 mois après le mehrtre de César, l’an 43 av. J.-C.
II ne reste de lui que le prologue de la pièce qu’il joua devant le dictateur (il y déplore avec dignité son abaissement), et quelques autres fragments, recueillis par H. Estienne, Paris, 1564, in-8.
LABIENUS (Tit.) chevalier romain, tribun du peuple l’an 63 av. J.-C., pendant le consulat de Cicéron; servit avec distinction sous César dans les Gaules, mais abandonna ce général comme ennemi de la république dès qu’il eut passé le Rubicon, et se rangea du parti de Pompée , il combattit à Dyrrachium et à Pharsale, suivit Caton en Afrique, puis passa en Espagne auprès des fi'3 de Pompée, et périt à la bataille de Munda, 46 av. J.-C.
labiénus (Quint.), ûls du précédent, fut envoyé près d’Orode, roi des Parthes, pour en obtenir des secours en faveur de Brutus ; se retira chez ce prince après la bataiMe de Philippes, et commanda quelque temps les Parthes contre les Romains. Il fut vaincu et pris par Ventidius, lieutenantd’Antoine.
LAB1LLARD1ÊRE ( Jacques-Julien houton de), botaniste, né en 1755 à Alençon, suivit d’Entrecasteaux dans son expédition à la recherche de La Pérouse. On lui doit : Description des plantes de Syrie, une Histoire des plantes de la Nouvelle- Hollande ; de la Nouvelle-Calédonie ; la Relation du Voyage à la recherche de La Pérouse , etc. Il était de l’Académie des Sciences. Mort en 1834.
LA BILLE (mademoiselle). Voy. guyard (Mme).
LABIQUE ou LAV1QUE, Labicurn ou Lavicum , ville du Latium, auj. colonna.
LA BLETTERIE (J.-Ph. René de), oratorien, né à Rennes en 1696, mort à Paris en 1772, enseigna l’histoire ecclésiastique au séminaire de Saint-Magloire , puis fut nommé professeur d’éloquence au collège de France, et fut admis à l’Académie des Belles-Lettres en 1742. On lui doit une Vie de /'empereur Julien , 1735 ; une Histoire de Jovien, 1748, et la traduction des Césars et du Misopugon de Julien, ainsi que des Annales de Tacite, 1708, des Mœurs des Germains et de la Vie d’Agricola.
LA BOETIE (Etienne de), écrivain du xvi* siècle, célèbre par l’amitié qui l’unit à Montaigne, né à Sarlat en 1530 , se fit remarquer par sa précocité: à seize ans il avait traduit plusieurs ouvrages de Xénophon et de Plutarque. 11 fut nommé conseil 1er au parlement de Bordeaux dès l’àge de 20 ans. Il mourut jeune, en 1663. Montaigne a fait son éloge dans son chapitre de l'Amitié ( Essais , I , 27), et a publié plus, de ses écrits (traductions des Œconomiq. d’Aristote, de Xénophon, vers fr. et lat., etc.). La B. écrivit à 18 ans un céi. Disc, sur la Servitude volontaire , qui est d’une grande hardiesse. M. L. Feugère adonnéses GEuv. compl., Par., 1846, in-12.
LA BORDE (Jean - Benjamin de), né en 1734, premier valet de chambre et favori de Louis XY ; devint fermier-général après la mort de ce prince, cultiva les lettres et les beaux-arts , et fit imprimer somptueusement plusieurs ouvrages. On a de lui : Essai sur la musique ancienne et moderne ; Essai d'histoire chronologique ; Voyage pittoresque de la France ; Histoire abrégée de la mer du Sud; Mémoires historiques sur Raoul de Coucy. Il a mis en musique plusieurs pièces de théâtre. J.-B. de La Borde périt en 1794, victime de la révolution.
la borde (Henri-François, comte de), général distingué, né en 1764, mort en 1833, entra au service en 1783, commanda une division au siège de Toulon (1793), et pritd’assaut lesdeux plus importantes redoutes. Il fit toutes les campagnes de l’empire; dans celle de Russie il commanda une division de la jeune garde et fut blessé à Dresde. Nommé pair de France dans les Cent-Jours, il fut banni en 1816.
LABOUR (terre de), en italien Terra di Lavoro, partie de l’anc. Campanie , province du royaume des Deux-Siciles , la plus au N. de celles qui sont le long de la mer de Sicile, a pour bornes au N. l’Abruzze Ultérieure, au N. E. la province de Sannio , à l’E. la Principauté Ultérieure, au S. la Principauté Citérieure et la province de Naples, au S. O. la mer Tyrrhénienne , et au N. O. l’Etat ccclésias-