LACE
LACH
Bade, borné au N. 0. par celui de la Kinzlg, au N. E. par le Wurtemberg, au S. E. par le lac de Constance (qui lui donne son nom) , au S. par la Suisse, et à l’O. par le cercle de Treisam et Wieen: 105 kil. sur 35; 157,000 hab. Ch.-L, Constance. Le Danube y prend sa source.
LACAILLE tt’abbé) , mathématicien et astronome. né en 1713 à Rumigny en Picardie, se destina d’abord à l’état ecclésiastique ; mais apres avoir reçu l’ordre de diacre, il se livra tout entier aux sciences. Il se lia avec J. Caesini st Maraldi, et fut dès 1739 employé à la vérification de la méridienne. Il poussa ce travail avec une activité infatigable, et démontra que ies degrés allaient en croissant de l’équateur au pôle. U fut nommé à 25 ans professeur de mathématiques au college Masarin, et ne se distingua pas moins dans cette nouvelle carrière. Lacaille entreprit la vérification des catalogues d’étoiles, et, après avoir décrit notre ciel avec une exactitude admirable, il alla en 1750 au cap de Bonne-Espérance pour observer le ciel austral. De retour en France, il rédigea ses observations, et se livra à de nouveaux travaux avec une ardeur qui finit par abréger sa vie. U mourut à Paris en J762. On a de lui des Leçons de mathématiques , 1741 : — de mécanique , 1743 ; — d’astronomie , 1746; des Éléments d’optique , 1750; Astronomiœ jundamenta , 1757 ; des Tables solaires , 1758; de& Ephèmérides depuis 1745; Cœlufn australe, 1763 , publié après sa mort par Maraldi. Ses ouvrages élémentaires ont été fréquemment réimprimés. Toutes ses observations se font remarquer par une telle précision que les recherches postérieures n’ont fait que les vérifier.
LACALPRENÈDE (Gautier de costfc de), écrivain du xvn« siècle , né près de Sariat vers 1610, mort en 1663. Il servit pendant sa jeunesse, puis fut fait gentilhomme de ia chambre du roi. Il a composé des romans et des tragédies. Ses romans ont eu beaucoup de vogue , mais sent ouniiés aujourd hui. Il n’est guère connu que par quelques allusions de Boileau et par l’engouement qu’eut pour lui madame de Sévigné. Ses principaux romans sont : Cassandre , 1642, 10vol. in-8, Cléopâtre, 1647, 12 v.; Faramond , 1661 , 7 v. in-8 (inachevé). Ils ne manquent pas d’intérêt, mais sont d’une longueur excessive et d'une afféterie ridicule. Ses tragédies (sauf Exsex, 1 639) sont bien inférieures à ses romans.
LACEDÉMON, fils de Jupiter et de laygète, fut le 5* roi de Sparte, qui prit de lui le nom de Lacédémone. Les Lacédémoniens lui attribuaient la gloire d’avoir introduit dans la Grèce le culte des Grâces. On le place dans le xvi* siècle av. J.-G.
LACÉDÉMONE , ville de ia Grèce ancienne (Péloponèse), la même que Sparte. You. sparte.
LACEDOGNA, l’ancienne Aquilonia , ville du royaume de Naples (Principauté Ultérieure) , à 24 Vil. N. E. de Sant’-Angelo-dei-Lombardi ; 500 hab. Evêché. Elle était jadis plus considérable.
LAGÉPÈDE (Étienne de laville , comte de), né en 1756 à Agen, d’une famille noble, mort à Paris en 1 825 , s’appliqua de bonne heure aux sciences naturelles, et se fit connaître avantageusement de Buffon dès l’âge de 18 ans, en lui adressant d’intéressants mémoires. Étant venu à Paris en 1776, il trouva un protecteur dans ce savant , qui le fit nommer sous-démonstrateur au Jardin du Roi, le choisit pour continuer son Histoire naturelle, et lui laissa en mourant son héritage scientifique. Lacépède adopta les principes de la révolution , fut député extraordinaire d'Agen à la Constituante, puis dép. de Paris à la Législative, membre du Conseil des Cinq-Cents, sénateur, et devint en 1803 grandchancelier de la Légion-d’Honneur. Il se montra en toute occasion dévoué aux volontés de l’empereur Napoléon. Exclu de la Chambre des Pairs à la
restauration, il y fut rappelé en 1819. 11 avait été nommé en 1793 professeur d’erpétologie au Muséum, et était membre de l’Institut depuis sa fondation. Ses principaux ouvrages sont : Histoire naturelle des Quadrupèdes ovipares et des serpents , in-4, 1788-89; — des Poissons, 5 vol. in-4, 1789- 1803; — des Cétacés, in-4, 1804. Ces trois ouvrages forment la suite de Buffon, et complètent dignement Y Histoire naturelle; on leur reproche cependant de manquer de rigueur scientifique. Ob les a réimprimés en 1826 et années suivantes avec» des additions précieuses. Lacépède était aussi un musicien distingué ; il avait été l’élève de Gossec ; il composa lui-même quelques écrits sur la musique. Enfin il a laissé une volumineuse Histoire de l'Europe (Paris, 1826 , 18 vol. in-8), des Romans , des Mémoires; mais ces divers ouvrages sont éclipsés par ses traités d’histoire naturelle. Le libraire Furne a publié une édition compacte de YHistoire naturelle de Lacépède, Paris, 1839, 2 vol. in-8.
LA CERDA (Ferdinand, dit de), infant de Castille, né en 1254, était fils aîné d’Alphonse X, rci de Castille et de Léon, et mourut avant son père en 1275, mais laissant des enfants qui furent frustrés du trône par leur oncle Sanche (IV). U était gendre de saint Louis. — Alphonse de La Cerda, dit le Déshérité , fils du précédent, fit de vains efforts pour recouvrer le trône de Castille ; il se retira en France (1303), où Charles-le-Bel lui donna la baronnie de Lunel ; il y mourut en 1 327 . — Il eut pour fils Louis et Charles d’Espagne, dont le premier fut amiral, et le second connétable de Franfce [Voy. Espagne et louis), et Jean d’Espagne, qui fut tué en 1357 par l’ordre de Pierre-le-Cruel , roi de Castille. — Les autres descendants de Ferdinand portèrent le litre de seigneurs de Vittoria, et s’éteignirent au xv* siècle.
la cerda (J.-L. de), jésuite espagnol, né à Tolède en 1560, mort en 1643, professa pendant plus de 50 ans dans sa pqtrie la logique, la théologie, la rhétorique et l*a poésie. On a de lui un Commentaire sur Virgile, qui est le plus étendu que l’on connaisse, 3 vol. in-fol., Madrid et Lyon, 1608-17; une édition de Tertullien avec des notes, Paris, 1624-30; une grammaire latine en 5 livres [De Institutione grammatica, 1 6 1 3 , qui pendant longtemps fut suivie exclusivement en Espagne) ; et des écrits théologiques. — Plusieurs autres écrivains espagnols ont porté .e même nom. Le plus connu est Melchior de La Cerda, mort, en 1615, qui professa pendant 30 ans à Séville et à Cordoue , et publia : Apparatus latim sermonis per topographiam , chrottographiam, prosopographiam , etc., Séville, 1598, in-4.
la cerda (dona Bernarda) , dame portugaise, néeâ Porto an i595, morte en 1644. était mariée à Fern. Correa de Souza, Elle se distingua par son talent pour la poésie, et fut appelée par Philippe III à la cour d’Espagne , où elle enseigna les lettres lati • nés aux infants. On a d’elle : Éspana libertada, en vers castillans (Lisbonne, 1618), des comédies et des poésies diverses.
LACETAN1, peuple d’Hispanie. Voy. iaccetani.
LACHABEAUSSIÉRE (poisson de), auteur dramatique, né en 1752 à Paris, mort en 1820, servit quelque temps dans l’armée, fut nommé en 1798 administrateur de l’Opéra, se vit au bout de peu de temps accusé de dilapidation, et réussit à se faire absoudre. On a de lui : l' Intrigante, 1776, comédie en 5 actes et en vers; Gulistan, opéra; une foule de petites pièces, de poésies diverses publiées dans les journaux du temps, et des imitations d ' Anacréon ; Bion, Moschus, etc., en vers français, 1803.
LACHAISE (François d’aix, dit le Père), jésuite, né en 1624 au château d’Aix en Forez, mort en 1709; professa longtemps la philosophie à Lyon, et devint nrovincial de son ordre. En 1675, Louis XIV
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le choisit pour son confesseur, et il occupa ce poste jusqu’à sa mort, pendant 34 ans. Le P. Lachaise se trouva mêlé à toutes le9 intrigues de cour. Placé entre madame de Montespan et madame de Maintenon, il prit parti pour cette dernière et favorisa son mariage avec Louis XIV. Dans les querelles religieuses, il eut part à la révocation de l edit de Nantes (1685), aux débats sur le quiétisme et à la condamnation de Fénelon, aux poursuites exercées contre les Jansénistes, et fut en toute occasion dévoué aux intérêts de son ordre. C'était un homme médiocre, mais adroit et insinuant, qui sut exercer un grand ascendant sur la conscience du roi. Toutefois on lui accorde un caractère doux et obligeant. Le P. Lachaise a laissé quelques écrits, notamment un Cours de philosophie en latin, Lyon, 1661. 11 fut membre de l’Académie des Inscriptions. — Louis XIV avait fait bâtir pour son confesseur, à l’E. de Paris, une belle maison de campagne qui fut nommée Mont-Louis ; l’enclos qui l’entourait a depuis été converti en un cimetière, qui porte encore aujourd’hui le nom du Père-Lachaise.
LACHALOTAIS (Louis-Béné de caradeuc de), procureur-général au parlement de Bretagne, né à Rennes en 1701, fut un des plus ardents adversaires des Jésuites, les poursuivit devant le parlement de Bretagne, et publia dès 1761 un Compte rendu des constitutions des Jésuites , qui leur porta un rude coup , mais s’attira par là de grands embarras. Peu après la l’expulsion de l’ordre (1764), le parlement et les états de Bretagne firent une vive opposition à quelques édits bursaux qui attentaient aux franchises de la province. On accusa Lachalotais d’être l’instigateur de cette opposition, et on lui imputa des faits controuvés; il fut en conséquence arrêté avec son fils, magistrat comme lui, et enfermé à la citadelle de Saint-Malo (1765). Après une longue détention, qui excita une fermentation générale, il fut exilé à Saintes et ne put retourner à Rennes qu’au bout de 10 ans, à l’avénement de Louis XVI (1775). 11 reprit ses fonctions au parlement de Rennes, et mourut dans cette ville en 1785. On a de lui, outre les Constitutions des Jésuites , un Essai d'éducation nationale, 1763, et des Mémoires justificatifs, qu’il publia pendant sa détention, 1767, 3 vol. in-4. lis sont écrits avec éloquence et offrent un vif intérêt.
LÀCRAMBRE (Martin cureau de), médecin de Louis XIV, né au Mans en 1594, mort à Paris en 1669, avait une telle réputation comme physionomiste que Louis XIV le consultait sur ses choix. On a de lui l'Art de connaître les hommes , 1653 ; les Caractères des passions , 5 vol., 1640-62, ouvrage estimé (l’auteur y a inséré une Distct tuiiun sur les animaux ); Système de l'âme , 1064, qui fut attaqué par Petit, et divers écrits sur des questions de physique ou de physiologie. On trouve dans ses ouvrages une grande crédulité : il ajoutait foi aux rêveries de la chiromancie, de l’astrologie, etc. — Un autre de Lachambre, docteur de Sorbonne, né en 1698, mort en 1753, a écrit sur la théologie et a laissé un Abrégé de philosophie , 1764 (posthume).
LACHAPELLE (J. de), auteur dramatique, né à Bourges en 1655, mort à Paris en 1723, était secrétaire du prince de Conti, et fut chargé par Louis XIV d’une mission en Suisse. Il fit représenter plusieurs tragédies, Zaïde , Cléopâtre , Téléphonie, Ajax , qui eurent dans le temps quelque succès, grâce au talent de l’acteur Baron, et composa divers romans, entre autres les Amours de Catulle , 1680; les Amours de Tibulle , 1723; il inséra dans ces deux romans quelques mauvaises traductions de Catulle et de Tibulle. Il remplaça Furetière à l’Académie Française.
LACHAPELLE (boisbeleau de), ministre protestant,
né en 1676 à Ozillac près de Jonzac eu Saintonge,
mort en 1746, passa sa, jeunesse en Ang.eterre et devint en 1725 pasteur de l’église wallone à La Rave 11 est un des rédacteurs de la Bibliothèque analaise ou Journal littéraire de la Grande-Bretagne , Amsterdam, 1729 et années suivantes, 15 vol. in-12; et de la Bibliothèque raisonnée des savants de l'Europe, ibhl., 1728-53, 52 vol. in-12. Il a traduit de
I anglais le Babillard de Steele, etc.
Lachapelle (madame), sage-femme, née à Paris en 1769, morte en 1821, était fille de la sage-femme en chef de l’Ilôtel-Dieu. Ellefut dès 1797 placéeàla tête de la Maison d' accouchement (hospice de la Maternité), fit des cours publics qui firent faire des progrès à son art, et forma par ses leçons un grand nombre d’élèves distinguées. On a d’eile Pratique des accouchements , 3 vol. in-8, 1821-25, publié6 par son neveu, le docteur Dugès.
LA CHATRE, la châtaigneraie. F. châtre, etc
LA CHAUSSÉE (P.-Cl. nivelle de), auteur dramatique, né à Paris en 1692, mort en 1754, était neveu d’un fermier-général, et jouissait d’une aisance qui lui permit de se consacrer aux lettres.
II se fit connaître en 1732 par une Èpître à Clio , dans laquelle il combattait Lamotte , qui voulait bannir la versification de la tragédie , et il ne commença à travailler pour le théâtre qu’à 40 ans. H y introduisit un genre nouveau, le drame ou comédie larmoyante, et eut en ce genre un grand succès. Ses principales pièces, toutes en vers, sont ; la Fausse antipathie ; le Préjugé à la mode; l'École des amis; l'École des mères; Mèlanide ; la Gouvernante ; Amour pour amour. On a aussi de lui des Contes assez libres, dans le Recueil dit de ces Messieurs (avec Caylus, Duclos, et autres, 1745). Ses œuvres forment 5 vol. in-12, 1762. La Chaussée est. selon Voltaire, un des premiers après ceux qui ont du génie.
LA CHAUX DE FOND, ville de Suisse. \oy. chaux