‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 584 sur 1261 · LACE · texte numérisé non relu

LACE

en 1783, d’une tumeur qui lui survint aux jambes par suite de l’habitude qu’il avait d’ètre toujours à genoux. On rapporte qu’il s’est fait des mira clés sur son tombeau.

LABR1T ou LEBRET,v. de France. Voy. àlbret.

LABROSSE (Pierre de) , Tourangeau , fut d’abord barbier de saint Louis, et devint ensuite chambellan et favori de Philippe-le-Hardi. Craignant que l’ascendant de la reine Marie sur le roi ne lui fit perdre son crédit, il accusa cette princesse d’avoir empoisonné Louis, fils aîné de Philippe, né d’un premier lit. On reconnut bientôt la calomnie, et on l’accusa lui-même d’être seul coupable de la mort du prince. Il fut arrêté et pendu en 1276.

labrosse (Guy de ) , botaniste, médecin de Louis XI II , mort en 1641 , a donné au roi le terrain du Jardin des Plantes, et fut nommé lui-même premier intendant de cet établissement (1626). II est auteur des ouvrages suivants : Traité de la Peste , 1623: De la nature, vertu et utilité des Plantes , et dessin du Jardin royal de médecine , 1640 in-fol. avec 60 figures en cuivre.

LABRUYERE (Jean de), écrivain français, né vers 1644, près de Dourdan (Seine-et-Oise) , mort en 1696, fut trésorier de France à Caen), enseigna l’hist. au petit-fils du grand Condé.surla recomm. de Bossuet , et passa le reste de ses jours auprès de ce prince en qualité d’homme de lettres, avec une pension de mille écus. Il fut reçu à l'Académie en 1693. Moraliste et observateur, Labruyère s’attacha, parmi les livres des anciens, aux Caractères de Théophraste : il les traduisit du grec; mais bientôt il voulut s’exercer aussi dans le même genre, et il publia en 1688, avec la traduction de l’auteur grec, les Caractères de notre siècle , ouvrage dans lequel il s’élève bien au-dessus de son modèle, soit pour l’exactitude et la variété des portraits , soit pour la perfection du style. C.e livre fut lu avec avidité, non seulement à cause de son mérite propre , mais parce que la malignité y chercha des allu sions auxquelles l’auteur n’avait nullement pensé, et parce que l’on voulut mettre des noms au-dessous de chaque portrait. Les Caractères ont été souvent réimpr . , notamm . en 1740, 2 v. in-12, avec les notes de Costeetuner/e/;enl790,2v. in -8, parBelin deBallu; en 1S45 par Walckenaer, en 1855 par M. Hémardinquer, et par M. A. Destailleur. On a de L. des Dial, posthumes sur le quiétisme, Paris, 1699: il y prend parti pour Bossuet contre Mœe Guyon. V. Fabre a fait 1‘ Éloge deLa Bruyère, couronné par T Acad, en 1 8 1 0.

LARYN1T. roi d’Assyrie. Voy. balthazar.

LABYRINTHES. On appelait ainsi chez les anciens des salles et galeries souterraines à ramifications innombrables, et plus tard des édifices à l’aide desquels on voulut les imiter. L’antiquité en nomme cinq, savoir: i° eiz°,üeux en Egypte, l’un dans l’île du lac Mœris, dit le labyrinthe de Mendès , parce qu’on l’attribue à ce prince; l’autre, dit labyrinthe des Douze, parce qu il fut construit , vers 660, par les douze seigneurs qui se partageaient alors l’empire de l’Egypte : le premier de ces édifices avait un étage inférieur où l’on déposait les momies des rois et des crocodiles ; — 3° le labyrinthe de Crue, près de Cnosse, construit dans des carrières et destiné aux sépultures de la famille royale : on l’attribuait à Dédale et on y plaçait 1 Minotaure; — 4° le labyrinthe de Lemnos, qui sem ble avoir été une grotte à stalactites , asile mystérieux du culte des Cabires ; — 5° le labyrinthe de Clusium, en Italie, qu’on attribuait à Porsena, eî qui dut être un de ces hypogées étrusques dont on a découvert un si grand nombre de nos jours. Auj. ces labyrinthes sont tous détruits; on voit encore cependant quelques restes du labyrinthe de Mendès

LAC-ET-DANUBE (cercle du) , en allemand Sec und-Donau. un des six cercles du grand-duché de

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