LAD
lianisme d’Ethiopie et d'Arménie, La Haye, 1739; Lexicon Ægypiiaco-Latinum, ex veteribus illius linguœ monumentis , Oxford, 1776, in-4. Ce savant a en outre laissé en manuscrit des Dictionnaires arménien, slave, syriaque , etc.
LACRUZ (J. de), peintre espagnol, né en 1645, mort en 1610, était peintre de Philippe 11 et fut chargé par ce prince de décorer de peintures les plafonds de l’Escurial. Il excella dans le portrait : on estime ses portraits de Charles-Quint , de Philippe II et de Philippe III.
lacruz (Juana-lnès de), religieuse et poëte espagnole, née en 1614 à Mexico en Amérique, morte en 1695, s’enferma dans un couvent de Mexico par suite d’un amour malheureux, et y partagea son temps entre les exercices de piété et la poésie. Elle a composé de nombreuses poésies, les unes sacrées, les autres profanes, publiées pour la première fois en 1670. Après avoir pris pour modèles les classiques Garcilasso et Boscan, elle se laissa égarer par l’exemple de Gongora et sacrifia au mauvais goût.
lacruz y cano (Ramon de), poëte dramatique, né en 1728 à Madrid, mort en 1795. Après avoir été avocat, secrétaire, professeur, il se fit auteur et se consacra tout entier au théâtre. Il y fit représenter un grand nombre de petites pièces en un acte dites saynètes, qui eurent beaucoup de succès. Son Théâtre a été oublié en 1788, 10 vol. în-8
LACTANCE,Lacfan/t'us, écrivain chrétien, né vers 250, en Afrique, ou peut-être à Firmum, en Italie, étudia à Sicca en Numidie où il eut pour maître Arnobe; fut choisi vers 290 par Dioclétien pour enseigner les lettres à Nicomédie; embrassa le christianisme vers 300 et se voua tout entier à la défense de sa nouvelle religion. Constantin l'appela vers 318 dans les Gaules et lui confia l’éducation de son fils Crispus. On croit qu’il mourut à Trêves en 325. Lactance a laissé plusieurs ouvrages, tous en latin : te plus célèbre est son traité des Institutions divines, en 7 livres, où il combat le polythéisme et la philosophie païenne, pour élever le christianisme sur leurs ruines. Ses autres ouvrages traitent de V Œuvre de Dieu, de la Colère de Dieu; on lui attribue aussi un traité de la Mort des persécuteurs, découvert seulement au xvue siècle. Son style élégant l’a fait surnommer à juste titre par saint Jérôme le Cicéron chrétien. Son christianisme passe pour n ôtre pas toujuursexact. La meilleure édit, de ■ es Œuvres est celle de Rome, 1654-1669, H vol. ! in-8. Les Institutions divines ont été traduites en français par Famé, 1542, et la Mondes Persécuteurs par Maucroix , 1680, et Basnage, 1687. PfalT a retrouvé en 1712, à la bibliothèque de Turin, d’importants fragments des Institutions divines.
LAC-TCHOU, pays tributaire de l’An-nam, au N. O., entre le Tonquin A l’K., la Chine au IN., le Laos au S., et l’empire Birman à l’ü. Grand corn merce de coton et de buffles. 11 est peu connu : nul Européen ne l’a encore visité.
LACTORA, auj. Lectoure, ville de la Novempo- Dulanie, ch.-l. des Lactorates.
LACURNE DE SA1NTE-PALAYE. Voy. sainte-
PALAYE
LACYDES, philosophe académicien, natif de Cyrène, florissait vers l’an 241 av. J.-C. et mourut en 215. 11 fut disciple d’Arcésilas, dont il poussa les doctrines sceptiques à l’excès, et il lui succéda dans la direction de la deuxième Académie.
LADAK. Voy. léï et thibet (petit-).
LAD1GNAC, ville de France (Haute-Vienne), à 10 kil. de St-Yrieix; 2,900 hab. Hauts-fourneaux.
LADIK, LAD1K1EH. Voy. latakieh.
LADISLAS, nom de plusieurs rois de Hongrie. Ladislas I succéda en 1077 à son frère Geysa, rendit tributaires les Bulgares et les Serviens, réunit, en 1089, la Croatie à ses états, fondais
ville de Grand- varadin, et mourut en 1095, à l’âge de 54 ans, lorsqu’il se préparait à aller combattre les infidèles en Palestine. Pieux et juste, il fut mis au rang des «air.ts par Célestin 111 en 1198; on l’honore le 27 juin. — Ladislas II et Ladislas III ne régnèrent qu’un instant (1 161-62 et 1204-05}^ ils n’ont rien fait de remarquable. — Ladislas IV, fils d’Etienne, lui succéda en 1272. Il aida l’empereur Rodolphe à détrôner Ottokar, roi de Bohême, et fut néanmoins abandonné par ce prince lorsqu’il eut à se défendre lui-même contre les agressions des Cumans et des Tartares. Fait prisonnier dans un combat contre les premiers en 1290, il fut égorgé quelques mois après, laissant à André 111, son successeur, un roy. pauvre et mutilé. — Ladislas V bis, fils de Jagellon, roi de Pologne, fut élu roi de Hon grie en 1440, après la mort d'Albert d’Autriche, à l’exclusion du fils d’Albert (Ladislas V); il régnait déjà lui-même en Pologne depuis six ans sous le nom de Wladislas. Il fut presque aussitôt attaqué par les Turcs, et, après quelques avantages dus au génie de son général, le célèbre Jean Huniade, il fut défait et tué dans une grande bataille près de Varna en 1444. Huniade gouverna la Hongrie après lui. — Ladislas V était fils d’Albert d’Autriche e! son légitime héritier ; mais son jeune âge l’avait écarté du trône et lui avait fait préférer Ladislas \ bis. Il s’était réfugié en Autriche, auprès de l’empereur Frédéric III, son tuteur. En 1463, Ladislas V fut rappelé par les Hongrois, et repoussa les Turcs par le bras de Jean Huniade. Cependant à peine ce héros était-il mort, que Ladislas, jaloux de sa renommée, fit périr son fils aîné. Cette exécution le rendit si odieux à ses sujets qu’il fut contraint de quitter la Hongrie; il alla mourir à Prague (1457) à l’âge, de 19 ans. Il eut pour successeur Matthias Corvin, 2e fils de Jean Huniade. — Ladislas VI ou Wladislas II, fils de Casimir IV, roi de Pologne, fut roi de Bohême (1471), puis roi de Hongrie (1490) après Mathias Corvin, malgré l'opposition du roi de Pologne, Jean-Albert, son frère. 11 confia la défense de ses frontières à Etienne Zapoly, digne successeur de Huniade, et ne s’occupa qu’à rendre ses sujets heureux; il mourut en 1516.
N. B. Les chronologistes ne sont pas d’accord sur le nombre des Ladislas. Quelques-uns excluent ’es rois de Pologne qui ont régné sur la Hongrie. — On confond aussi ies Ladislas avec les Wladislas OU Via d:=<as. Voy vladjst.as.
i-auislas oulanoelot, roi de Naples, né en 1376, succéda en 1386 à son père Charles III de Duras, sous la régence de sa mère Marguerite. Il eut à défendre sa couronne contre Louis II d’Anjou, qui avait des droits sur Naples par son père Louis I d’Anjou; et ce ne fut qu’en 1399 qu’il se vit seul maître du royaume. Peu après il voulut s'emparer de toute l liaiie, et meme enlever la couronne impériale à Wenceslas et à Robert qui se la disputaient. En 1408 il prit Rome et ies villes voisines; mais il échoua en Toscane, et fut vaincu en 1411 à Roca- Secca par Louis IL Cependant il s’était relevé de sa défaite et il menaçait encore l’Italie, lorsqu’il mourut à Naples en 1414, des suites d’une vie débauchée. Jeanne II, sa sœur, lui succéda.
ladislas, rois de Pologne, de Bohême. Voy .