‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 588 sur 1261 · VLADISLAS · texte numérisé non relu

VLADISLAS

LADJ YN ( Melik-Al-Mansour-Housam -Eddyn ) , sultan d’Egypte, était un esclave allemand auquel le sultan Kélaoun fit abjurer le christianisme, et qu’il nomma gouverneur du château de Damas. Ladjyn se révolta contre Kélaoun et se fit proclamer sultan: mais Kalil-Aschraf, fils et successeur de Kélaoun, fitdéposer Ladjyn, et le condamna à mort CÎ290). Le cordon ayant cassé dans les mains de 'exécuteur, le sultan lui fit grâce; cependant Ladjyn ne craignit pas d'assassiner celui auquel il devait la vie. Forcé de s’expatrier à la suite de ce mcur-

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tre, il reparut pendant la minorité de Naser-Mohammed, renversa le régent Ketboga et se mit à sa place en 1296. 11 régna pendant trois ans, après lesquels il fut assassiné par les émirs révoltés (12991.

LADMIRAL (Henri), né à Anzelot (Puy-de-Dôme), de parents pauvres, forma en 1794 le projet de délivrer la France de ses tyrans. 11 tira sur Col lot d’Herbois; mais, ayant manqué son coup, il fut arrêté, et mis à mort avec 52 personnes que 1 on prétendit être ses complices.

LADOGA, lacde la Russie d’Europe, entre les gouvernements de St-Pétersbourg, d^Olonetz et le grandduché de Finlande : 205 kil. sur 140 (cest le plus grand de l’Europe). Tempêtes fréquentes, navigation périlleuse. Beaucoup de poisson. 11 communique avec le lac llmen, le lac Onéga, et la mer Baltique, par la Volkhova, le Svir, et la Néva. Deux villes du même nom sont sur ses bords : 1 une dite Nouveau-Ladoga , à 105 kil. E. de St-Pétersbourg; 1,200 hab.; fondée en 1704;— l’autre, dite Vieux-Ladoga , à 11 kil. S. delà précédente; 50 maisons. Ce fut le premier séjour de Rurik. Elle était jadis beaucoup plus grande.

LADON, rivière du Péloponèse, affluent de l’Alphée, dans lequel il se jette un peu au-dessous d’Hérée (frontières de l’Arcadie et de la Iriphylie). — Dans la Fable , le fleuve Ladon est regardé comme le père de Daphné et de Syrinx. Ce fut avec des roseaux de ce fleuve que Pan fit sa flûte à sept tuyaux.

LADRE, corruption de Lazare. Voy. ce nom.

L’ADVENTUREUX (Robert de la mark; seigneur de Fleuranges, dit). Voy. mark (la).

LADVOCAT (J .-B.), compilateur, né en 1709 à Vaucouleurs, mort à Paris en 1765, fut d’abord curé à Domrémy , puis professeur d’hébreu et bibliothécaire à la Sorbonne. Il est l’auteur d’un Dictionnaire géographique très répandu, fait en collaboration avec Vosgien, écrivain moins connu, sous le nom duq.l’ouv.parutpour la lre foisàParisen 1747; d’un Dictionnaire historique des grands hommesy 1752, souvent réimprimé avec suppléments, notamment en 1821-1824, 5 vol. in-8 ; d’une Grammaire hébraïque estimée, 1755. Les compilations de Ladvocat, faites à la hâte, offrent beaucoup d’erreurs.

LÆL1US NËPGS (C.), Romain célèbre par ses vertus et par son amitié pour Scipion l’Africain, accompagna Scipion en Espagne et en Afrique, eut la plus grande part à ses succès, prit Carthagène, battit Syphax et le fit prisonnier. 11 fut élevé au consulat l’an 190 av. J.-C. 11 admit Polybe dans son amitié et lui fournit d’utiles renseignements pour son histoire. — Lælius Népoa (C.), fils du précédent, fut lié étroitement avec le second Africain comme son père l’était avec lepremier.il l’accompagna au siège de Carthage , fut à con retour chargé do

faire la guerre en Lusitanie où il obtint quelques avantages sur Viriathe, et fut nommé consul l’an 140 av. J.-C. Ami des lettres, il cultiva Pacuvius et Térence. Cicéron a donné le nom de Lælius à son dialogue sur Y Amitié.

LAENNEC (R.-T.-H.), médecin, né en 1781 à Quimper, mort en 1826, médecin en chef de l’ hôpital Necker (1816), professeur au Collège de ï'rance, a fait plusieurs découvertes en anatomie, et s’est occupé avec le plus grand succès des maladies de poitrine. 11 est surtout connu par son Traité de l'Auscultation médiale ou Traité du diagnostic des maladies des poumons et du cœur , Paris, 1 8 1 9, où il fait connaître le sthétsscope (tube servant à l’auscultation). MM. Roger et Barthont perfect. sa méth., dans leur Traité Wauscult. et de percussion, 1 84 1 et 44.

LÆNSBERG (Matthieu), auteur du fameux Almanach de Liège , accompagné de pronostications et de prophéties pour tous les mois de l’année. On croit qu’il était chanoine de Saint-Barthéiemi àJ-iége, et qu’il vivait vers 1600; mais on ne sait rien de

certain sur ce personnage ; on ne sait même si c’est un nom réel ou supposé. Quoi qu’il en soit, l’almar nach qui porte le nom de Matthieu Lœnsberg paraît avoir été publié pour la première fois vers 1636.

LAERTE, roi d’Ithaque et époux d’Anticlée, passe pour père d’Ulysse. Cependant Anticlée avait, dit-on, cédé aux vœux de Sisyphe peu avant son mariage, et c’est de ce commerce illégitime que serait né Ulysse. Laërte éleva néanmoins Ulysse comme son (ils p1 lui laissa le trône.

LAERTE (DIOGÈNE DE). Voy. DIOGÈNE LAERCE.

LÆTUS (Q. Ælius), préfet du prétoire sous le règne de Commode, fit emprisonner et étrangler cet empereur, qui avait résolu sa mort, et lui donna pour successeur Pertinax, qu’il fit massacrer au bout de trois mois de règne. 11 fut lui-même tué quelque temps après (193 de J.-C.), parordre deDidius Julianus qui venait d’être proclamé empereur.

LÆV1NUS (P.-Valerius), consul l’an 280 av. J.-C., fît la guerre à Pyrrhus et aux Tarentins. Il fut vaincu à Héraclée, parce que ses troupes furent efrayées par les éléphants de Pyrrhus; mais il répara bientôt cet échec et força le roi d’Épire à demander la paix. — Un autre Lævinus, M. Valerius, préteur en 214, commença la guerre de Macédoine, et battit Philippe, roi de ce pays, à Apollonie. Nommé consul en 2l0, il acheva de soumettre la Sicile.

LAFARE (Cb.-Aug., marquis de), poète et militaire, né en 1644 à Yalgorge (Vivarais), mort en 1712, servit avec la plus grande distinction, d’abord contre les Turcs dans l’armée autrichienne (1664), puis en Hollande sous Louis X1Y (1672); mais il n’est connu aujourd’hui que par ses poésies. Ami de l’épicurien Chaulieu, il s’exerça avec bonheui dans le même genre que lui ; on trouve dans ses vers faciles et quelquefois négligés une aimable gaîté et une douce insouciance. La Fare aima madame de Caylus et madame de La Sablière, et leur adressa la plus grande partie de ses poésies. Ses œuvres poétiques sont jointes à celles de Chaulieu dans l’édition de Saint-Marc, 1757. Il a aussi écrit des Mémoires sur Louis XIV, 1716, in-8. — Il a laissé un fils qui est devenu maréchal de France.

la fare (Henri, cardinal de) , de la même famille que le précédent, né en 1752, à Luçon, mort en 1829, était évêque de Nancy en 1789 ; député par le clergé aux Etats-Généraux, il s’opposa dans l’Assemblée Constituante à la vente des biens du clergé, et combattit toutes les innovations. Il émigra en 1791, résida en Autriche, où il fut pendant 20 ans chargé de la correspondance des Bourbons, rentra en France avec eux en 1814, devint aumônier de la duchesse d’Angoulôme, puis archevêque de Sens (1821), et cardinal (1823).

LAFAYE (Antoine de), en latin Fayus, ministre protestant, né au xvic siècle à Châteaudun, mort vers 1618, fut l’ami de Théodore de Rèze, qu’il accompagna au culloque de Montbéliard en 1589, professa la philosophie et la théologie à Genève. On a de lui une traduction de Y Histoire des Juifs de Josèphe, Genève, 1560; de YHistoire romaine de Tite-Live, Paris, 1582: Geneva liberaia , etc.. Genève, 1603; De vila et obitu Bezœ , 1606.

LA FAYETTE (Gilbert motier de), maréchal de France sous Charles Y 11, s’attacha au dauphin pendant la démence de Charles VI , et fut nommé par lui maréchal en 1418. Il battit les Anglais à Baugé (1421), contribua à délivrer Orléans, et prit une grande part à l’expulsion des ennemis de la France. 11 mourut en 1464.

la fayette (mademoiselle Louise motier de), femme célèbre par son esprit et sa beauté, était fille d’honneur de la reine Anne d’Autriche. Louis X II 1 conçut pour elle une vive passion, mais mademoiselle de La Fayette sut résister à la séduction et alla, en 1637 s’enfermer dans un cloître

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ou eue prn le nom de soeur Angélique. Elle mourut en 1666. Madame de Genlis a fait un roman intitulé : Mademoiselle de La Fayette , 1812.

la Fayette (madame de), née de la vergne, femme célèbre par l’amabilité de son caractère, l’enjouement de son esprit et par l’amitié qui l’unit à La Rochefoucauld, tille du gouv. du Havre, née en 634, ni. en 16y3, épousai le ctede Lal'ayette (frère de Mlle Louise de Lafay.,qui précède). Elle s’est fait un nom dans les lettres par ses romans qui ont eu la plus grande vogue; les meilleurs sont : Zaïde; la Princesse de Clèves; la Comtesse de Tende ; la Comtesse de Montpensier ; on lui doit aussi une Histoire d'Henriette d' Angleterre , Amsterdam, 1720, in-8. Ses œuvres, précédées d’une notice par M. Auger, ont été imprimées avec celles de mesdames dii Tencin et de Fontaines, Paris, 1814, 6 vol. in-8. Elle réunissait chez elle des gens de lettres, et eut pour amis La Fontaine, Segrais et La Rochefoucauld. Ces deux derniers paraissent avoir eu quelque part aux romans de madame de La Fayette.

la Fayette (Gilbert motier, marquis de), né en 1767, d’une famille noble d’Auvergne, mort à Paris en 1834, s’embarqua à l’âge de vingt ans sur une frégate armée à ses frais pour aller combattre dans les rangs des Américains insurgés contre la domination anglaise. Revenu en France au bout de deux ans, il en repartit bientôt après, portant aux insurgés de nouveaux secours en vaisseaux , en hommes et en argent; se distingua à la défense de la Virginie, au siège d’York-Town , et contribua puissamment à fonder la république des Etats-Unis. La renommée qu’il s’était acquise en Amérique le fit élire en 1787 membre de l’Assemblée des notables, et en 1789 député à l’Assemblée nationale. Il y défendit avec chaleur les idées nouvelles et proposa le premier de faire une déclaration des droits de l’homme. Le 16 juillet 1789 , il fut nommé commandant de la garde nationale ; il protégea la famille roy«le dans les journées des 6 et 6 octobre, dispersa par la force le peuple rassemblé au Cnamp-de-Mars ( 17 juillet 1791 ), commanda avec succès en 1792 une des armées destinées à repousser sur la frontière du Nord l’invasion étrangère ; fut mis hors la loi après le 20 juin, pour avoir tenté de faire sortir le roi de Paris, et partit alors avec quelques amis pour un pays neutre (20 août 1792). Arrêté dans 6a fuite par les Autrichiens, il fut enfermé, à cause de sa participation à la révolution de France, dans la citadelle d’Olmtltz, et y resta prisonnier jusqu’en 1797, époque où un article spécial du traité de Campo-Formio lui rendit la liberté. La Fayette ne voulut prendre aucune part aux affaires publiques sous le consulat et sous l’empire. En 1814, élu membre de la Chambre des Représentants, il parla et vota pour la déchéance. Député sous la Restauration, de 1818 à 1824 et de 1827 à 1830, il fit à la branche aînée des Bourbons une opposition extrêmement vive ; cette lutte ne fut interrompue que par un voyage aux États-Unis en 1826, voyage qui fut pour lui une ovation perpétuelle. Après les journées de juillet 1830, il fut nommé pour la seconde fois chef des gardes nationales du royaume , et dans ces fonctions, qu’il ne conserva d’ailleurs que peu de mois, il contribua beaucoup à la défense de l’ordre et à l’établissement de la nouvelle dynastie. L’avénement de Casimir Périer aux affaires (13 mars 1831) le fit rentrer dans les rangs de l’opposition, avec laquelle il ne cessa plus de voter jusqu’à sa mort. La Fayette a été mêlé aux plus grands événements de son époque, la révolution d’Amérique, celle de 1789, celle de 1830; il a porté partout un patriotisme, un désintéressement, une noblesse d’âme admirables; à ces divers titres, son nom ira à la postérité couvert de respect. Mais peut-être hez lui

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