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les fonctions de censeur dramatique. Cet écrivain était devenu aveugle vers l’âge de 40 ans, et il était perclus. Ses œuvres forment 10 vol. in-12, 1754. La poésie de Lamotte est souvent dure et pleine de constructions embarrassées ; 6a prose est plus élégante et plus facile.

la motte-piquet (le comte de), brave marin , né à Rennes en 1720, entra dans la marine militaire, et fit 28 campagnes, de 1737 à 1783. Dans la campagne d’Amérique il se signala surtout au combat de Fort-Royal ; peu après, il captura 26 vaisseaux de l’escadre de George Rodney , et fut nommé lieutenant-général des armées navales. Il mourut à Brest en 1791.

lamotte (Jeanne de valois, comtesse de) , intrigante qui s’est rendue célèbre par l’affaire du collier. Connaissant la ridicule passion du cardinal de Rohan pour la reine Marie-Antoinette, elle suggéra au prélat l’idée d’acheter pour la princesse un magnifique collier de diamants du prix de seize cent mille francs, et se fit livrer le bijou, en faisant croire au cardinal qu’elle lui procurerait une entrevue avec la reine (1785). Convaincue d’imposture et d’escroquerie , elle fut condamnée à faire amende honorable la corde au cou , à être fouettée et marquée, et fut enfermée à la Salpêtrière. Elle trouva moyen de s’évader, se sauva en Angleterre où elle fit imprimer un libelle contre la reine ; elle y mourut en 1791. Cette femme se rattachait à la famille royale des Valois par un fils naturel de Henri II, et recevait à ce titre une pension de la cour. Son nom de famille était de Luz de Saint-Remy.

LAMOURETTE (l’abbé), né en 1742 à Frévent (Pas-de-Calais) , était vicaire - général à Arras et l’était fait connaître par quelques écrits philosophiques lorsqu’éclata la révolution de 1789. En 1791 il fut député à l’Assemblée législative, et y porta un esprit de concorde et de paix qui se manifesta surtout après la journée du 20 juin 1792. Il y avait alors scission entre les membres de l’Assemblée; Lamourette les exhorta un jour à se réconcilier : persuadés par son discours ils s’embrassèrent les uns les autres ; mais cette réconciliation , qui fut ridiculisée sous le hom de Baiser- Lamourette , ne dura pas deux jours. Ce député, trop modéré pour ces temps , périt sur l’échafaud en 1794. Il a laissé plusieurs écrits religieux etphilosophiq., entre autres des Prônes civiques, 1790-91.

LAMOUROUX ( J.-V.-Félix ) , naturaliste, né en 1779 à Agen, mort en 1825, professa l’histoire naturelle à Caen, et donna à cette ville de précieuses collections. Outre plusieurs articles dans le Dictionnaire classique d'histoire naturelle , on lui doit les ouvrages suivants : Dissertation sur plusieurs espèces de fucus, 1805; Essai sur les thalassiophytes , 1813 ; Histoire des polypiers cor al Hyènes, 1816; Exposition des genres de l'ordre des polypiers, etc.,

LAMOY, nom commun à deux villes de la Russie d’Europe (Penza) ; l’une, dite Nijnéi-Lamov,h 102 kil. N. O. de Penza; 3,800 hab.; — l’autre, dite Verknéi-Lamov , à 13 kil. S. 0. de Nijnei- Lamov; 4,300 hab.

LAMPEDOUSA , Lopadusa , île de la Méditerranée, sur la côte E. de l’Etat de Tunis ; 35 kil. do tour; Bon mouillage. Elle dépend de la Sicile. Occupée qq temps par les Anglais; recouvrée par la Sicile en 1843.

LAMPOURDAN ou LABOURD. Voy. labourd.

LAMPRIDE, Ælius Lampridius , historien latin qui vivait sous Dioclétien et Constance Chlore, a écritla Vie de Commode, â’ Héliogabale , d’Alexandre Sévère , etc. Ce qui nous reste de Lampride se trouve dans les Historiæaugustæ scriptores , Leyde, 1671, 2 vol. in-8, et a été traduit en français par de Moulines, avec les autres écrivains de Y Histoire Auguste. Yossius et Fabricius croient que Latn-

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pride et Spartien ne sont qu’un seul et même personnage. v

LAMPSAKI ou LEPSEK, ville de la Turquie d’Asie, à 9 kil. S. E. de Gallipoli sur les Dardanelles , non loin de l’emplacement de l’ancienne Lampsaque.

LAMPSAQUE, Lampsacus en latin, auj. Cher dak, ville de Mysie, sur l’Hellespont, avait pour dieu national Priape. Le vin des environs était délicieux. Le philosophe Anaximène était de Lampsaque ; il la sauva de la fureur d’Alexandre. LAMY. Voy. lami.

LAN, nom que l’on donne aux principales divisions territoriales du royaume de Suède. On pour- ! rait le traduire par gouvernement ou préfecture.

LANARK, ville d’Ëcosse, ch.-l. du comté de Lanark , à 49 kil. O. d’Edimbourg, non loin de la Clyde ; 10,000 hab. Mousselines, etc. Kennet 111 y tint le lrr parlement d’Ecosse en 978. Elle était jadis fortifiée et soutint plusieurs sièges. — A 2 kil. S. de Lanark se voit le village de New-Lanark, remarquable par ses filatures, fondées par R. Owen.

lanark (comté de), dit aussi Clydesdale, c.-à-d. val de Clyde , comté d’Ecosse, entre ceux d’Ayr et de Renfrew à l’O., de Dumbarton, Stirling, Edimbourg, Linlithgow au N., de Peebles à l’E., de Dumfries au S.: 88 kil. sur 53; 316.800 hab.; ch.-l. Lanark. Montagnes, vallées et plaines fertiles; plusieurs mines, surtout de houille. La culture est peu active dans ce comté, mais il est le premier de l’Ecosse pour l’industrie.

LANCASTER ou LANCASTRE , ville, comté et maison d’Angleterre. Voy. lancastre.

lancaster , nom commun à plusieurs villes des Etats-Unis, dont les principales sont: 1° dans l’état de Pensylvanie, à 105 kil. O. de Philadelphie : 6,000 hab.; industrie et commerce, banques, collèges, etc. * les habitants sont Allemands d’origine ; — 2° dans celui de Massachussets, à 49 kil. N. O. de Boston ; 2,000 hab.

lancaster (new-) , ville des Etats-Unis (Ohio), à 49 kil. S. E. de Columbus ; 2,200 hab.

lancaster (détroit de barrow-et-) , détroit du Grand-Océan boréal qui unit la mer Polaire à la mer de Baffin, par 75° 16’ lat. N. et 86° 10’ long. O.

LANCASTER (James), aventurier anglais, partit de Plymoulh en 1591 avec trois vaisseaux armés par deux marchands de Londres, prit trente-neuf vaisseaux portugais, s’empara de Fernambouc dans le Brésil, revint chargé d’un riche butin , et mourut vers 1620. Le récit de ses voyages se trouve dans le 3* vol. du recueil d’Hakluyt. On a donné son nom à un détroit situé à l’entrée de la baie de Baffin, et qu’il avait soupçonné {Voy. ci-dessus).

lancaster ^Joseph}, fondateur des écoles à Lancastre , ne en 1778 àSouthwark, était maître d'école à. Londres dès 1798 et appliquait avec succès la méthode d’enseignement mutuel, lorsqu’ André Bell, qui avait ru pratiquer cette méthode dans l'Inde, vint lui disputer l’honneur de l’invention. Après avoir eu la vogue pendant quelques années, L. fut desservi par le clergé anglican parce qu’il était quaker , vit déserter son école et fut obligé, en 1816, de passer en Amérique, où il eut à lutter contre la misère. H m. à New- York en 1838. Il avait publié en 1803 un écrit qui a été trad. par le duc de La Rochefoucauld-Liancourt ous le titre de Système anglais d'instruction , 1815.

LANCASTRE ou LANCASTER, Longevicum ou Alaunum des anciens? ville d’Angleterre, ch. 1. du comté de Lancastre, à 333 kil. N. 0. de Londres; 15,100 hab. Eglise gothique; ancien château, qui sert auj. de prison; hôtel-de-ville; etc. Bibliothèque. Industrie assez active (chapeaux, corderie, toile à voiles, chantiers de construction). Commerce tant intérieur qu’extérieur. Aux environs, canal de Lan * castre et grand marais salant. — Cette ville est

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