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àWardéhuus, on a un jour de six semaines et une nuit d’égale durée. La végétation est peu variée ; cependant les mousses, les lichens , divers arbustes à baies y procurent une nourriture tolérable ; on cultive quelques céréales. Le renne est la grande ressource des habitants du pays. Les Lapons appartiennent à la race finnoise, mais ils forment une espèce particulière : ils sont très petits (4 pieds, ou 1 mètre 35 centimètres au plus), d’un caractère égoïste, avares, déliants, perfides et très peu civilisés. On les distingue en pasteurs et pêcheurs : ceux-ci surtout sont très misérables et très abrutis. Tous commercent en fourrures, poissons, fromage de renne, jouets d’enfants, etc. Autrefois on distinguait trois Laponies, dites: norwégienne ou danoise, suédoise et russe. La délimitation des deux premières fut la cause d’une guerre au commencement du xvii« siècle entre Christian IV et Charles IX.
LA P0PEL1NIÈRE (Lancelot voisin, seigneur de), noble du Bas-Poitou, né vers 1540, mort en 1608, joua un rôle dans les guerres civiles religieuses, tailla en pièces les Catholiques dans l’île de Ré, 1574, rédigea la protestation contre la décision des états de Blois en 1576, et laissa : Vraie et entière histoire des derniers troubles (depuis 1562), Colog.,1571; Hist. de France de 1550 h 1577, La Rochelle, 1 581 .Ces ouvr. se distinguent par une modération qui rendit l’auteur suspect à ses coreligionnaires. Il abjura en effet peu av. sa mort. — V. la pouplinière.
LAPORTE (P. de), porte- manteau d’Anne d’Autriche, fut longtemps (1621-37) l’intermédiaire secret des relations de cette reine avec l’Espagne, la gouvernante des Pays-Bas et la duchesse de Chevreuse; subit la question et fut mis à la Bastille par ordre de Richelieu , sans faire aucun aveu, et fut envoyé en exil à Saumur, 1638-43. De retour à la cour, il fut nommé premier valet de chambre de Louis XIV, et fut quelque temps en faveur auprès de la reine Anne; mais il eut le malheur de lui déplaire par sa franchise, et fut éloigné en 1653. 11 mourut en 1680 à 77 ans. On a de lui des Mémoires (dans la 2e série de la Collection de Mémoires de Petitot et Montmerqué).
LA porte (l’abbé Joseph de) , grand compilateur, né à Béfort en 1713, mort en 1779, a donné le Calendrier historique et chronologique des théâtres de Paris, 1751-78, 28 vol. in - 24 ; le Portefeuille d’un homme de goût, 1770, 3 vol. in— 1 2 ; le Voyageur français , 1765-95, 42 vol. in-12 (il n’a rédigé que les 26 premiers) ; l'Esprit de V Encyclopédie, 1768, 5 vol. in-12; une traduction de Pope , etc.
la porte (Arnaud de), ministre de Louis XVI, né en 1737, fut intendant-général de la marine (1783), passa en Espagne en 1789, mais revint, sur l’invitation de Louis XVI, qui le nomma intendant de la liste civile en 1790; devint ainsi le dépositaire et le confident des correspondances les plus délicates, et fit en toute occasion preuve de fidélité et de fermeté, notamment lors de l’arrestation du roi à Varennes.il périt sur l’échafaud en 1792.
LA PORTE (Cil. de). Voy. MEILLERAIE.
la porte du theil (Fr.-J.-Gab. de), né à Paris en 1742, mort en 1815, suivit d’abord la carrière des armes ; abandonna le service pour les lettres en 1763, fut reçu membre de l’Académie des Inscriptions, visita l’Italie comme membre du Comité des chartes établi pour la recherche des monuments historiques, rapporta de ce pays 17 ou 18,000 pièces (imprimées dans les Recherches des chartes, actes et diplômes relatifs à l'histoire de France, 1791, 3 vol. in-fol.), et fut un des conservateurs de la Bibliothèque royale. Il a donné beaucoup de Mémoires dans les recueils de l’Académie des Inscriptions et de l’Institut, a traduit les Hymnes de Callimaque et les Tragédies d’Eschyle, a publié avec Rochefort une nouvelle édition du
Théâtre des Grecs de Brumoy (sa traduction â’ Eschyle est le plus bel ornement de ce recueil), et a laissé plusieurs ouvrages inédits ou incomplets. R avait traduit Pétrone sans rien retrancher des obscénités de cet auteur ; mais, sur les conseils d’un ami il brûla son ouvrage déjà imprimé.
LAPOSTOLLE (Alex.) , physicien , né à Maubeuge en 1749, mort à Paris en 1831, fut professeur de physique et de chimie à Amiens, et consacra sa vie à d’utiles recherches sur les applications des sciences. Il inventa, sous le nom de paragrêle , un moyen d’empêcher la formation de la grêle.
LA POUPLIN1ÈRE (Alexandre-J.-Jos. le riche de), financier bel-esprit, né à Paris en 1691, mort en 1762, fit grand bruit au xvme siècle par son faste, ses dépenses, et par la protection qu’il accorda aux beaux-arts et aux lettres. On a de lui Païra , histoire orientale, et les Mœurs du siècle, ouvrages infâmes, qui ne furent tirés qu’à un très petit nombre d’exemplaires. Ses flatteurs l’appelaient le Pollion du siècle. 11 fut le premier protecteur de madame de Genlis.
LAPURDUM, aujourd’hui Bayonne, ville de la Novempopulanie, chez les Tarbelli.—- Le nom de Lapurdum se retrouve encore dans celui de Labourd ou Lampourdan donné au pays environnant.
LAQUED1VES, groupe d îles et d’îlots de la mer des Indes, sur la côte occidentale de l’Inde en deçà du Gange, et au N. des Maldives, entre 10°-14° 30 lat. N. et 69° 50 -72° long. E. On en compte 19 principales, entre autres Ameni, Kalpeny, Kittan et Ghittac. Elles sont régies par un prince vassal des Anglais. Découvertes parVasco deGama (1499).
LA QUÜNT1N1E (J. de), agronome, né en 1626 à Chabanais (Angoumois), mort en 1688, fut d’abord avocat; voyagea en Italie, où il fit des études profondes sur l’agriculture et le jardinage ; puis fut choisi par Louis XIV pour dessiner les jardins du palais de Versailles, et mérita d’être nommé parmi les personnages illustres du grand siècle. On a de lui : Instructions pour les jardins fruitiers et potagers, avec un Traité sur les orangers, 1690-
LAR , ville de Perse, dans le Farsistan, ch.-l. du Laristan , à 290 kil. S. E. de Ghyraz; 12,000 hab. Fort. Etoifes de soie , armes à feu. Bazars jadis les plus beaux de la Perse, mais en ruines aujourd’hui. Séjour d’un khan censé vassal du beglerbeg du Kerman. — Lar était jadis très florissante; c'était la capitale d’un royaume arabe qui s’étendait depuis les îles Bahraïn jusqu’à celle d’Ormuz ; Chah-Abbas, roi de Perse, s’en empara,
LARA, ville d’Espagne, dans la Vieille-Castille, prov. de Burgos, à 25 kil. S. E. de Burgos, près de Salas de los Infantes, sur l’Arlanza; 1,500 hab. Elle a donné son nom à la maison de Lara.
LARA (maison de), illustre maison de Castille, issue des comtes de Castille, a pour fondateur Ferdinand Gonzalez, comte de Castille et de Lara, mort en 970, qui lui-même descendait, par son père, de Ramire 1 , roi des Asturies et de Galice (842-850) , et, par sa mère, d’ancien3 seigneurs de Lara. Ferdinand avait pour frère Gonzalez Gustios, seigneur de Salas et de Lara, qui fut père des sept infants de Lara ( Voy. ci -après). Après le massacre des sept infants, Gonzalez, fils aîné de Ferdinand, continua la maison de Lara. Suivant une autre tradition, Mudarra, huitième fils de Gonzalez Gustios, aurait été l’héritier du nom de Lara et l’aurait transmis à se3 descendants. Quoi qu’il en soit, en 1130, la branche des Lara se subdivisa en deux rameaux ; le 1er, dont la tige fut Manrique de Lara, prit le titre de vicomtes de Narbonne; le 2e, dont la tige fut Nonnio (ou Ordogno) Perez de Lara, conserva le titre de comtes de Lara. Ce rameau s’éteignit dans la seconde moitié du xiv* siècle. Les seigneurs de cetîe
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dernière branche jouèrent un grand rôle dans les guerres civiles qui désolèrent la Castille sous les règnes d’Alphonse X, Sanche IV, Ferdinand IV et Alphonse XI ; souvent ils disputèrent la couronne à ces princes, et ils furent presque toujours en guerre avec les maisons de Castro et de Haro, qui manifestaient les mêmes prétentions. Voy. Urraque.
lara (les sept infants de). Une chronique espagnole donne ce nom à sept jeunes seigneurs, fils de Gonzalez Gustios, seigneur de Lara et de Salas, frère de Ferdinand Gonzalez, comte de Castille. Un différend étant survenu entre Gonzalez Gustios et Ruy Vélasquez, sire de Bilaren, son beau-frère, pendant les noces de ce dernier, Buy Velasquez, pour se venger, livra Gonzalez à Al manzor, gouverneur de Cordoue pour Ilescham 111, qui le retint en prison , puis il attira les sept infants dans une embuscade, près du pic de Moncayo; ils y périrent tous, après avoir fait des prodiges de valeur. Mais Gonzalez, dans sa prison, avait séduit Zaïde, fille d’Almanzor, et en avait eu un huitième fils, Mudarra. Celui-ci, devenu grand, vengea la mort de ses frères dans le sang de Ruy Vélasquez. On place la mort des infants de Lara vers L’an 993; quant au nom d 'infants qu’on leur donne, on ne peut l'expliquer que par leur jeunesse (car ils n’étaient ni fils, ni petits-fils de roi). Cette légende a fourni à LopedeVégale sujet d’un dVame, souvent imité; elle a été trad. en français par M. Ferdinand Denis, dans ses Chroniques chevaleresques d’Espa gne, 1839, et mise en scène parM. Malîefille, 1836 |
LARACHE, El Arich (c.-a-d. le jardin de plaisance), Luxa ou Lixus des anciens, ville maritime de l’état de Maroc (Fez), à 133 kil. N. O. de Fez : de 4 à 5,000 hab. Port à l’embouchure du Lukos, château-fort. Grand marché, commerce médiocre; mosquées. Environs charmants. Quelques auteurs ont prétendu retrouver dans cette ville Remplacement du jardin des Hespérides. — Larache fut bombardée par les Français en 1765.
LARAGNE, ch.-l. de canton (H.-Alpes), à 34 kil. S. O. de Gap ; 900 hab.
LARCHAMP, ville du dép. de la Mayenne, à 9 kil. N. O. d’Ernée; 2,400 hab.
LARCHE, ch.-l. de canton (Corrèze), à 10 kil. S. 0. de Brives ; 800 hab.
LARCHER (P.-IL), érudit, né à Dijon en 1726, mort à Paris en 1812, cultiva d’abord avec zèle la littérature anglaise, et donna plusieurs traductions de l’anglais, entre autres celles du Martinus Scri blerus de Pope (1755); puis il se consacra spécialement à la littérature grecque, et se fit un nom par une traduction complète d Hérodote, accompagnée d’un savant commentaire. Cet ouvrage fut publié en 1786 (7 vol. in-8, ou 8 vol. in-4), et reparut en 1802 avec des additions et des corrections; il est estimé pour la fidélité, mais il est généralement mal écrit. Larcher est aussi connu par les démêlés qu’il eut avec Voltaire , à l’occasion d’un Supplément à la Philosophie de l'histoire qu’il publia en 1767 pour réfuter les erreurs contenues dans la Philosophie de l'histoire que Voltaire venait de faire paraître. Larcher entra à l’Académie dns Inscriptions en 1 778, et fut nommé en 1809 professeur de littérature grecque au collège de France.
LARDNER (Nathaniel) , ministre dissident anlais, né en 1684 à Hawkherst (Kent), mort en 2768, a laissé un grand nombre d’écrits théologiques qui ont été publiés avec une Vie de l’auteur par Kippis, Londres, 1788, 11 vol. in-8. On y distingue : The credibility of lhe gospel history (Crédibilité' de l3 histoire évangélique); et Témoignage des Juifs et des Païens; ouvrages estimables, destinés à établir la vérité du Christianisme.
LAJ1 ECAJA, district de l’Amérique du Sud (Haut- 1 érou} dans le dép. de La Paz : 380 kil. sur 80 ;
20,000 hab. Ch.-l. , Zarata. Plusieurs mines d’or.
LAREDO, ville d’Espagne (Burgos), à 29 kil. S. E. de Santander; 3,200 hab. Port, pêcheries*
LA RENAUD IE (G. de Barré ou Barry, seign.dû)* dit La Forest, gentilhomme périgourdin, embrassà le calvinisme, parcourut le midi de la France, les Pays-Bas, l’Allemagne, pour préparer des fauteurs à son parti, et fut mis à la tête de la conjuration d Amboise par Condé qui voulait cacher sa participation au complot; mais il fut trahi par un ami et périt d un coup de feu au moment où il commençait I exécution de l’entreprise (17 mars 1560).
r *CnroVre..ful pendu sur le Paut d’Amboise.
LAKEb, dieux ou génies domestiques, étaient chargés de protéger chaque maison et chaque famille; on les faisait naître de Mercure et de la nv mphe Lara, fille du fleuve Almo. Leurs statues étaient fort petites ; on les plaçait au coin du foyer, et on mettait entre elles un chien, symbole «Rattachement et de fidélité. On identifie souvent les Lares avec les Mânes des ancêtres de chaque farmille. On les confond aussi avec les Pénates; cependant les Pénates paraissent plutôt chargés de
LARG1 LLlEhE (Nie.), peintre, né à Paris en 1656, mort en 1746. Après avoir étudié à Anvers sous Anl. Goubeau, il passa en Angleterre où il eut du succès à la cour, et se fixa enfin à Paris. Il devint membre puis chancelier de 1 Académie de Peinture. R excellait dans le portrait et mérita le nom de Van t) y ck français . On cite de lui, outre un grand nomlire de portraits : le Repas donné par la ville de Paris à Louis XIV (en 1687) ; le Mariage du duc de Bourgogne, 1697.
Q. LARl-BENDER ou LAHORA-BENDER, ville du ïnndhy, à 130 k. S. O. de Haïderabad, sur la r;u: droite du Sind, à 40 k. de son embouchure. Jadis grand commerce, aujourd’hui transféré à Koratclii.
LARINO, Larinum , ville du roy. de Naples (Sannio), à 32 kil. N. E. de Campobasso; 4,000 hab.
LARIO, dép. du roy. d’Italie, ch.-l., Côme.
LAR1SSË, nom d’un grand nombre de villes anciennes, toutes fondées par les Pélasges:
larisse, auj. lènicheher ou Larissa , ville de Thessalie, sur le Pénée, jadis dans la Pélasgiotide. C’est là que Perséetua involontairement son gr.-père Aerisîus. C’était la. capitale du voy. d'Achille. Philippe,père d’Alexandre, y résida quelque temps. Prise l’an 302 av. J.-G. par Démétrius Poliorcète, et en 192 par Antiochus 111. C’est là que Philippe V, l’an 197, signa la trêve honteuse qui suivit la bataille de Cynoscé.phales. Pompée s’y réfugia après sa défaite de Pharsale. — Auj. c’est encore une ville riche et florissante: elle compte 25,000 hab. Archevêché grec ; grand commerce, surtout en vin. Elle souffrit beaucoup pendant les dernières guerres entre les Grecs et les Turcs,.
larisse, dite Crémaste ou Pensilis (c.-à-d. suspendue), ville de Thessalie, sur un rocher qui s’avance dans la mer, entre Echinuset Antron.
LAR1STAN, prov. de Perse, située au S. E. du Farsistan dont elle est souvent considérée comme faisant partie, est bornée au S. et à l’O. par le golfe Persique ; 450 kil. sur 160. Ch.-l., Lar. Peu de grains, beaucoup de dattes, climat très chaud, eau rare. La côte est habitée par des Arabes dont les cheikhs sont indépendants et pirates. Voy. lar.
LARIUS lacüs, dans la Gaule Cisalpine, auj. lac de côme.
LARIVEY (Pierre de), poète dramatique, né à Troyes vers 1550, mort vers 1612. On a de lui un recueil intitulé : Comédies facétieuses de Larivey, Champenois, Paris, 1579; Troyes, 1611, 2 vol. in-12. On y trouve le Laquais ; la Veuve; les Esprits; le Morfondu; le Jaloux et les Lcohevs ; la
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Constance ; les Tromperies et le Fidèle ; toutes ces comédies sont écrites d’un style naturel, mais trivial et môme quelquefois ordurier. Molière et Regnard ont puisé dans les comédies de P. Larivey.
LARFVIÈRE (Roch le baillif, sieur de), médecin empirique et astrologue du xvie siècle, mort à Paris en 1605, était le premier médecin de Henri IV. Ce prince lui fit tirer l’horoscope de Louis XIII. On a de lui : Discours sur la signification de la comète apparue en Occident, Rennes, 1557, in-4 ; le Démostérion ou Extraits tirés de Paracelse , 1578, in-4 ; Conformité de V ancienne et moderne médecine , d'Hippocrate à Paracelse , Rennes, 1592, in-8.
LARNAKA ou LARNICA, Citium , ville de Pile de Chypre, à 31 kil. S. E. de Nicosie, sur la côte mérid. ; 5,000 hah. Évêché grec. Consuls et marchands européens; port à peu près franc. Près de la ville se trouve le cap Chili, qui rappelle le nom aneien de Citium.
LA ROCHE, petite ville du grand-duché de Luxembourg, à 50 kil. S. de Liège; 1,100 liab. Autrefois fortifiée ; titre d’un comté dès le x» siècle. Prise par Louis XIV en 1680.
Laroche, ville des États sardes (Savoie), district, de Faucigny, à 20 kil. S. E. de Genève ; 2,600 hab.
LA ROCHE (P.-L. lefebvre de), littérateur, né en Normandie vers 1740, mort en 1806, avait été bénédictin, puis curé de Gremonville dans le pays de Caux. 11 vint se fixer à Paris, et se lia intimement avec Helvétius, qui lui légua ses papiers. On doit à La Roche une belle édition des Œuvres d'Helvétius , Paris, 1795, 14 vol. in-18; une édition des Œuvres de Montesquieu, 1795, 12 vol. in-18, avec des notes d’Helvétius sur l'Esprit des lois.
la roche (Mad. Soph.) , romancière allem. , née à Kaufbeuren (Souabe) en 1730, morte en 1807, fille d’un médecin nommé Guttermann , se fit de bonne heure remarquer par l'étendue de ses connaissances et la sûreté de son goût, et fut liée avec les littérateurs les plus distingués, notamment Wieland. Elle épousa un conseiller de l’électeur de Mayence, nommé Frank Lichtenfels, qui transforma son nom en celui de La Roche. On a d’elle un assez grand nombre de romans écrits en allemand : Mademoiselle de Sternheim, Leipsick, 1771,2 vol. in-8 (traduit en français par madame de La File, 1 773); Contes moraux ; les Caprices de l'Amour et de l'Amitié, 1773 ;les Soirées de Mélusine , 1806, etc.
LA ROCHE-AYMON (Charles-Antoine de), cardinal et archevêque de Reims, né en 1692 à Mainsac près de Limoges, d’une ancienne famille, mort en 1777, fut évêque de Tarbes, archevêque de Toulouse (1740), puis de Narbonne (1752), et enfin archevêque de Reims (1762), ministre de la feuille des bénéfices, et cardinal en 1771. Il duttouies ce» faveurs à son caractère souple et à son esprit conciliant.
LAROCHE-BERNARD. ch.-l. de cant.(Morbihan), J suriar. g. de la Vilaine, à 25 kil. S. O. de Redon; 1,260 h. Pont en fer. Blé, bois, miel. Jadis titre d’une baronnie, qui fut érigée en duché-pairie en 1663.
La ROCHE-CANILLAC, ch.-l. de cant. (Corrèze), à 17 kil. S. de Tulle; 620 hab.
LA ROCHE-CHALAIS, bourg du dép. de la Dordogne, surlaDronne, à 25 kil. S. O. deRiberac; 1,1 00 h.
LA ROCHE-DE R IU EN, ch.-l. de cant. (Côtes-du- Nord), à 14 kil. O. de Lannion; 1,300 hab. Jadis forte et plusieurs fois assiégée. Charles de Blois fut fait prisonnier sous ses murs en 1347.
LA ROCHEFOUCAULD, ch.-l. de cant. (Charente), dans l’ancien Angoumois, à 20 k. N. E. d’Angoulême ; 2,800 n. Coll. Ce lieu a donné son nom à liLustre maison des La Rochefoucauld.
LA ROCHEFOUCAULD (maison de), illustre famille de France, d’une antique noblesse, commence à être connue dès le xie siècle, sous le règne du roi Robert. Elle a produit un grand nombre de per-
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sonnages distingués. — Un des membres de cette fa mille, François, comte de La Rochefoucauld eni 1 honneur de tenir le roi François I sur les’fonts de baptême et de lui donner son nom (1494); depuis lors, l’aîné de la famille a toujours porté le nom de François.
la Rochefoucauld (François de), cardinal, né à Paris en 1558, mort en 1645, fit un voyage à Rome lut à son retour nommé évêque de Clermont,en 1585* refusa de reconnaître Henri IV jusqu’à sa conver- S'un, fut nommé cardinal eu 1607, à cause du zèle qu il avait mis à faire recevoir en France les actes du concile de Trente, fut transféré en 1613 au siège de Senlis, et devint en 1622 président du Conseil dLtat. Il se démit de ses fonctions en 1624 pour s occuper tout eutier de la réforme des ordres religieux, et fonda la congrégation de Sainte-Geneviève.
LA Rochefoucauld (François, duc de), d’abord connu sous le nom de prince de Marsillac, célèbre écrivain, né à Paris en 1605 ou 1613, se signala en diverses occasions par son courage, mais se fit surtout remarquer par une profonde connaissance des hommes et par sou esprit d’intrigue. Épris de la duchesse de Longueville , il entra, pour lui plaire, dans le parti des Frondeurs. Cependant il n’y joua qu’un rôle fort secondaire. Rentré en grâce, il fut fait par Louis XIV chevalier des ordres du roi (1661), puis gouverneur du Poitou. Il passa sa vieillesse dans l’intimité de madame de La Fayette et de madame de Sévigné, et mourut en 1680. 11 a laissé des Mémoires sur le règne d’Anne d'Autriche, 1662 (publiés plus complètement par Renouard, 1817), et un livre de Maximes, imprimé pour la première fois en 1665 sous le titre de Réflexions et sentences , ou Maximes morales. Ce petit ouvrage a fait ia réputation de son auteur, tant à cause de la perfection du style que pour la hardiesse des paradoxes: on y prétend que l’amourpropre ou l’amour de soi est le seul mobile de toutes les actions humaines: c’était une opinion assez naturelle chez un homme qui avait vécu dans les cours. Egoïste, ambitieux, intrigant, lihertin, Larochefoucauld n’a que trop souvent appliqué ses désolantes maximes. Ses Œuvres ont été publiées en 1825, in-8, en 1841, in-18 (par Aimé Martin), etc.
la Rochefoucauld (Louis-Alexandre de) né en 1735, mort en 1792, protecteur éclairé des sciences et des lettres , fut membre de l’Assemblée des notables et des États-Généraux fie 1789, fit partie delà minorité de la noblesse qui se réunit au tiersétat, se montra partisan modéré de la révolution, et n’en fut pas moins victime des Jacobins. Il fut arrêté et massacré à Gisors le 14 septembre 1792.
la rochefoucauld-liancourt (François-Alexandre-Frédéric, duc de), né en 1747, mort en 1827, fut graml-maTtre de la garderobe sous Louis XV et sous Louis XVI , puis fiépufé aux États-Généraux (1789) ; se montra dévoué au roi, et en même temps zélé pour les intérêts du peuple. Il eut partau rappel de Necker après la prise de la Bastille, défendit le roi apres la fuite fie Varennes, et fut un des membres les plus actifs du club des Feuillants. Nommé commandant militaire de Rouen après laclôture de l’assemblée, il offrit un asile à Louis XVI, qui le refusa, et fut destitué après le 10 août (1792). II alla visiter alors les Etats-Unis. Rentré en France après le 18 brumaire, il s’occupa d’entreprises philanthropiques, fonda beaucoup de manufactures, créa l’école des arts et métiers dont il avait déjà donné un modèle dès 1780, fit faire dans son château de Liancourt les premiers essais de la vaccine, et contribua de tout son pouvoir à la propagation de cette importante découverte; il fut aussi un des protecteurs de l’enseignement mutuel. IJ entra à la Chambre des Pairs en 1814. Attaché aux idées libérales, il fut disgracié par Charles X , et
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renvoyé de divers postes philanthropiques qu’il remplissait gratuitement. Connu longtemps sous le seul nom de Liancourt, il avait pris le titre de duc de La Rochefoucauld après la mort de son cousin, Louis- Alexandre. On lui doit, entre autres ouvrages : Voyage dans les États-Unis, 1800, in-8; Des Prisons de Philadelphie , 1796, in-8. Sa vie a été écrite par le comte Frédéric Gaëtan de La Rochefoucauld, 1827.
LAROCHE-GU1LHEM (mademoiselle de), romancière du xvne siècle, morte en 1710, était protestante, et quitta Paris pour se retirer en Hollan e lors de la révocation de l’édit de Nantes. Elle a écrit nombre de romans dans le genre de ceux de mademoiselle de Scudéry: Astérie ou Tamerlan , 1675; Histoire des guerres civiles de Grenade , 1683; le Grand Scander berg, 1688; Histoire des Favorites , etc.
LA ROCHE-GUYON, petite ville de France, dans l’ancien Yexin français (Seine-et-Oise), à 17 kil. de Mantes, sur la Seine ; 900 h. Jadis forte ; haute tour. Titre d’un duché-pairie , créé en 1621 en faveur de François de Silly, puis rétabli en 1643 en faveur de Roger Duplessis, seigneur de Liancourt. C’est au château de La Roche-Guyon que Louvois signa, dit-on, la révocation de l’édit de Nantes.
LA ROCHEJAQUELEIN (Henri de), fameux chef vendéen , né près de Châtillon-sur-Sèvre en 1773, était fils du marquis de La Rochejaquelein , colonel de cavalerie , qui émigra. Il fit partie de la garde constitutionnelle de Louis XVI. Après le 10 août 1792, il se retira dans la terre de Clisson, près de son ami Lescure ; mais les Vendéens lui ayant offert le commandement de leurs troupes (1793), il l’accepta. Il courut rejoindre Bonchamp et d’Elbée, se signala à la bataille de Fontenay, 24 mai 1793, entra le 9 juin dans Saumur, préserva les Vendéens d’une déroute complète à la bataille de Luçon, vainquit à Chantonnay, et prit part à l’affaire désastreuse de Chollet. Il fut proclamé général en chef après la mort de Lescure, et, bien qu’âgé seulementde22ans, il donna les preuvesd’un talenlsupérieur : il battit deux fois les troupes républicaines aux environs d’Antrain ; occupa Laval, La Flèche, Le Mans; forcé dans cette dernière ville, il passa la Loire, et se retrancha dans la forêt de V ézin. II fut tué, le 4 mars 1794, au combat de Nouaillé près de Chollet . On a retenu sa harangue à ses soldats lorsqu’ils lui déférèrent le commandement: « Si je recule, tuezmoi; si j’avance, suivez-moi;si je meurs, vengez-moi.»
LA rochejaquelein ( Louis de ) , frère puîné du précédent, 1777-1815, émigra à 12 ans, rentra en France en 1801 , fut un des premiers à reconnaître les Bourbons en 1814, suivit Louis XVIII à Gand, revint par mer en Vendée où il essaya en vain d’organiser une insurrection contre le gouvernement des Cent - Jours , et périt au oombat dos Mathes, en 1815. — De la famille de La Rochejaquelein il ne reste plus auj. (pie le général Auguste, comte de La Rochejaquelein, frère des précédents, et le marquis Henri , créé sénateur le 31 déc. 1852
LA ROCHE-SERV1ERE , ch.-l. de canton ( Vendée) , à 28 kil. N. de Bourbon - Vendée ; 500 bab.
LA ROCHE-SUR-YON, ville de France. Voy.