SYMMAQUE
LAURENT DE MÉDICIS. Voy. MÉDICIS.
LAURENTE, Laurentum, auj. Paterno , ville du Latium, à 16 kil. au S. de Rome, sur la iner, jadis capitale du royaume de Latinus.
LAURENTIENNE (Bibliothèque), célèbre bibliothèque fondée à Rome par Léon X, est ainsi nommée, soit de Laurent de Médicis, père de Léon X, soit de Laurent Parménio , qui en fut le premier bibliothécaire.
LAURENTIUS LYDUS. Yoy. lydus.
LAURENZANA, ville du roy. de Naples (Basihcate), à 25 kil. S. E. de Potenza; 7,200 hab.
LAURIA, ville du roy. de Naples (Basilicate), à 12 kil. S. E. de Lagonegro; 7,800 hab. Draps.
LAURIA (Franç. -Laurent de ’ brancati, connu sous le nom de), cardinal napolitain, mort à Rome en 1693, âgé de 82 ans, était d’abord entré dans Tordre de Saint-François, et fut revêtu de la pourpre romaine en 1687 par Innocent XI. Après la mort de ce pontife, le cardinal de Lauria obtint 15 voix au conclave où fut élu Alexandre MI.
LATJRICOCHA, lac du Pérou, par 78° 50’ long. O., 10° 30’ lat. S. : 13 kil. sur 5; il donne naissance à la Tunguragua.
LAURIÈRE, ch.-l. de canton (Haute-Vienne), à 32 kil. N. E. de Limoges; 1,400 hab.
LAURIÈRE (Eusèbe-Jacob de), avocat au parlement de Paris, né en 1659, mort en 1728, s’adonna principalement à la recherche des ancienne s lois et coutumes. On a de lui : Bibliothèque de coutumes de France , 1699; Coutumes de la prévôt de Paris; Glossaire du droit français , 1704; Or don n des rois de la 3* race. 1723 (continué par Secousse) .
LAURISTON ( Aiexandre-Bernard Law, marquis de), né à Pondichéry en 1768, mort en 1828, était petit-fils du financier Law. Il entra dans l’artillerie en 1793, fut nommé général de brigade en 1800, commanda en 1804 l’armée embarquée sur l’escadre de Villeneuve, puis servit dans l’armée d’Allemagne et en Italie; s’empara de la république de Raguse, se distingua à l'attaque de Castel- Nuovo (1807), suivit Bonapar te en Espagne (1808), passa en Hongrie avec l’armée d'Italie, et prit une part active aux victoires de Raab et de Wagram. En 1811, il fut ambassadeur en Russie, où il resta jusqu’à la rupture de cette puissance avec la France. Lors de la retraite de Russie (1812), il commanda l’arrière-garde, organisa à Magdebourg le cinquième corps d’armée, combattit à Lutzen et à Bautzen, fut fait prisonnier à Leipsick, et rentra en France sous la Restauration Après la Restauration, il obtint la faveur de Louis XVIII, fut fait pair de France (1815), ministre de la maison du roi (1820), maréchal de France, et eut un commandement dans la guerre d’Espagne.
LAUR1UM, auj. Legrano , ville de Grèce (Attique), près de la mer, à l’extrémité de la péninsule, an pied du m. Laurius, où l’on exploitait des mine d’argent.
LAUSANNE, Lausonium , ville de Suisse, ch.-L du canton de Vaud, à 51 kil. N. E. de Genève, prt de la rive sept, du lac de Genève; 15,000 hab. Ed fices remarquables (l’ancienne cathédrale, construit.; l’an 1,000; château, hôtel de ville, pont, théâtre, pénitentiaire, etc.). Académie, fondée en 1537 ; sociétés diverses, bibliothèque, musée, etc. Assez d'industrie, affaires de banque. — Lausanne tut da: l’antiquité une station romaine; elle porta le tit d’évêché jusqu’à la réformation : l’évêque éL.. prince de l’Empire. Prise par les Bernois en 153 i elle fut réunie à leur canton a\c.e tout le pays de Vaud. En 1798 les Français l’affranchirent de i t domination bernoise et en tirent le ch.-l. d’un canton : . t cant.du Léman, puis c. de Vaud. — L. donnesonnor. . Un évêché cathol. dont le titulaire réside à Fribour. ,
LAUS POMPE1A, auj. Lodi Vecchio, ville d’Italie (Gaule Cisalpine), au S. E. de Mediolanum , fut fondée par les Boii , ravagée par les R hè tes , et colonisée par Pompeiu8 Strabo, père du grand I ompée.
LAUSUS, nia de Mézcnce , roi des Tyrrhénicns, accompagna à la cour de Turnus son père chassé de ses états ; il fut tué par Enée au moment où il venait de sauver la vie à son père.
LAUTER, riv. qui forme la limite entre le dép, français du B. -Rhin et le cercle bavarois du Rhin naît à 26 kil. O. de Deux-Ponts, coule à l’E., baigne Weissembourg, Lauterbourg, et tombe dans le Rhin sous Neubourg après un cours de 65 kil.
LAUTERBACH, ville du grand-duché de Hesse- Darmstadt, à 26 kil. N. O. de hulda; 2,900 hab Lainages, toile, etc.
LAUTERBERG, ville du roy. de Hanovre, à 20 kil. S. E. d’Osterode; 2,600 hab. Aux environs, mines de cuivre, fer, cobalt. Clouteries, forges, etc.
LAUTERBOURG, ville de France, ch.-l. de canton (B.-Rhin), à 17 kil. S. E. de Weissembourg, sur b Lauter; 2,489 hab.— Jadis ch.-l. d’un comté, indépendant jusqu’en 1254. puis donné à l’église de Spire. Prise par les Impériaux, 1744, par les Prussien» 1793, et la même année parles Français, qui forcé» rentl es fam. lignes de Lauterbourg à Weissembourg 1 LAUTERN, v. de Bavière. Voy. kaiserslauteun.
LAVA — iü
LAUTREC, ch.-l. de canton (Tarn), à 14 kil. N. 0. de Castres; 3,580 hab. Jadis titre de vicomté.
LAUTREC (Odet de foix, vicomte de), maréchal de France, suivit Louis XII dans son expédition u’Italie, se signala à la bataille de Ravenne en 1512, et y reçut tant de blessures qu’il fut laissé pour mort. Nommé par François I lieutenant-général en Italie (1515), il soumit une partie du duché de Milan, mais se fit détester par sa cruauté, et fut chassé du duché (1521) ; ayant essayé d’y rentrer l’année suivante, il tut battu à la Bicoque, et se vit obligé d’évacuer l’Italie. Il y revint en 1525 avec François I, tenta vainement de détourner ce prinoe d'attaquer les Espagnols devant Pavie, et combattit vaillamment près de lui. Deux ans après, il s’empara d’Alexandrie et de Pavie, et abandonna cette dernière ville au pillage pour venger l’affront que les armes françaises avaient éprouvé devant ses murs. Il mourut en 1528 au siège de Naples, victime d’une maladie contagieuse qui fit de grands ravages dans ses troupes ; il n’avait que 43 ans.
LAUZERTE, ch.-l. de canton (’larn-et-Garonne), à 17 kil. N. de Moissac; 3,580 hab. Commerce de grains, vins, bestiaux.
LAUZÈS, ch.-l. de canton (Lot), à 17 kil. E. de Cahors; 500 hab.
LAUZET (le), ch.-l. de canton (B.-Alpes), à 25 kil. N. O. de Barcelonette; 900 hab.
LAUZUN, ch.-l. de canton (Lot-et-Garonne), sur le Drot, à 26 kil. N. E. de Marmande; 1,400 hab. Titre d’un duché-pairie.
LAUZUN (Ant. nomparde caumont, duc de), seigneur de la cour de Louis XIV, né en Gascogne vers 1632, mort en 1723, fut pendant quelque temps le favori de Louis X1Y. Le roi, qui l’avait déjà nommé gouverneur du Berri, et maréchal-de-camp, voulait encore lui donner la charge de grandmaître de l’artillerie ; mais le favori ayant eu l’indiscrétion de se vanter de cette promesse, Louis la révoqua et donna la place à un autre. Lauzun irrité s’oublia jusqu’à briser son épée devant le roi, jurant qu’il ne servirait plus sous un prince sans foi. Il fut mis pour celte incartade à la Bastille; mais il en sortit au bout de peu de jours, rentra en faveur, et môme obtint l’assurance d’épouser la duchesse de Montpensier, petite-fille de Henri IV; une intrigue de cour fit manquer ce mariage; cependant, selon quelques-uns, il se fit secrètement. Pour le consoler, Louis XIV voulait le nommer maréchal : il lui confia le commandement de l’armée qui l’accompagnait en Flandre (1671); mais Lauzun , ayant offensé Mme de Montespan, alors toutepuissante, se vit tout à coup disgracier ; il fut jeté dans la prison de Pignerol où il resta 10 ans. puis fut envoyé en exil. 11 passa en 1688 à Londres, et fut chargé par Jacques II de conduire en France la reine d’Angleterre. 11 eut alors de nouveau accès à la cour, mais il ne put recouvrer son ancienne faveur. Lauzun ne se maria pas tant que vécut mademoiselle de Montpensier ; deux ans après sa mort il épousa mademoiselle de Durfort.
lauzun (Armand L. de gontàut de biron, duc de), né en 1747, fut longtemps connu sous le nom de Lauzun, et ne prit le titre de duc de Biron qu’après la mort de son père Louis-Antoine (1788). Après une jeunesse orageuse, il entra au service et alla combattre en Amérique en faveur de l’indépendance. Député aux Etats-Généraux en 1789, il entra dans le parti du duc d’Orléans; en 1792, il servit comme général à la tête des armées de la république et se distingua dans plusieurs occasions; cependant il fut accusé devant la Convention, arrêté et mis à mort (31 décembre 1793). Ou a publié en 1822, sous le nom du duc de Lauzun, des Mémoires scandaleux, dont l’authenticité est contestée.
LAVAL, Yallis GuidonU , ch.-l. du dép. de la