‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 604 sur 1261 · LAVA · texte numérisé non relu

LAVA

Mayenne, sur la Mayenne, à 65 kil. E. deRennes. 16,449 h. Evêché depuis 1655. Peu d’édifices (vieux château des comtes de Laval, auj. prison; autre château; église Saint-Vénérand ; halle aux toiles). Lycée (dep. 1842). Biblioth, société d’agric. Industrie et commerce ; toiles et coutils, basins, calicoi, linge damassé, etc. Patrie d’Ambroise Paré. •*- Bâtie sous le règne de Charles-le-Chauve ; ch.»l. d’une baronnie qui fut érigée en comté en 1429 par Charles VII. Emme de Laval, héritière de ce comté, le porta en dot dans la maison de Montmorency ; en 1521, François, sire de La Trémoille, l’acquit par mariage. Cette ville a beaucoup souffert nendantles guerres de la Vendée. — L’arrond. deLavala 9 cant. (Argenlré, Chailland, Evron, Loiron, Meslay, Montsurs, Sainte-Suzanne, plus Laval qui en fait deux), 93 communes et 122,755 hab.

LAVAL (MAGNAC-). Voy. MAGNAC.

LAVAL, maison noble et ancienne de France, dont l’origine remonte au ix* siècle , tire son nom de la ville de Laval. Le titre de seigneur de Laval, après avoir passé par mariage dans diverses maisons, resta enfin, à partir du xin* siècle, dans celle des Montmorency, par suite du mariage du connétable Matthieu de Montmorency avec Emme, héritière de Laval. Cette nouvelle maison forma un grand nombre de branches , celle des Laval- Montmorency, des Chateaubriand, des seigneur» de Retz, de Châtillon, de Loué, de Pezay, de La Faigne, d’Attichy, etc.

laval (Gilles de), seigneur de Retz, connu sous le nom de maréchal de Retz , maréchal de France, né vers l’an 1396, sc signala par sa bravoure dans les guerres du règne de Charles VII, notamment au siège d’Orléans. Cependant il doit à ses crimes une bien autre célébrité. Mis en jugement comme coupable envers l’autorité de Jean VI, duc de Bretagne, on reconnut dans le cours de la procédure que, pendant plusieurs années, il avait commis des actions infâmes et des meurtres horribles sur de jeunes garçons et sur de jeunes filles qu’il entretenait dans le but de les faire servir à ses honteux plaisirs, ou de les sacrifier à d’atroces superstitions, il fut pendu et brûlé (1440) à Nantes. On l’avait surnommé Barbe-Bleue. — Voy. montmorency (laval).

LA VALETTE (G. parisot de), 48« grand-maître de l’ordre de Malte, né en 1494, fut élu en 1557. Il s’était signalé par sa bravoure en plusieurs occasions, et dès qu’il fut au pouvoir, il fit avec succès des courses contre les Infidèles. Il fut même sur le point de s’emparer de Tripoli. Soliman II, pour venger ses pertes, dirigea sur l’île de Malte 40,000 hommes et 200 vaisseaux que commandaient Occhiali, Dragut, Piali, Moustapha, 1565. Ces forces assiégèrent l’île 4 mois de suite et ne réussirent qu’à s’emparer momentanément du fort St-Elme : l’héroïsme et l’admirable tactique du grand-maître furent pour beaucoup dans ce succès. Il fit ensuite construire la ville dite la Ciié-Valette, et rendit l’île imprenable. Il mourut en 1568.

LA VALETTE (J.-L. DE NOGARET DE), duc d’Epernon. Voy. épernon.

la VALETTE (Bernard de nogaret, duc de), fils du duc d’Epernon, 1592-1661, fut envoyé contre les Espagnols qui avaient envahi le Labourd , 1636; puis contre les insurgés de Guyenne dits Croquants; joua un rôle équivoque au siège de Fontarabie, siège qu’il paraît avoir fait échouer par jalousie à l’égard de Coudé (1638); rallia pourtant après cet échec l’armée française, abandonnée par Condé et Soubise, et la reconduisit à Bayonne; mais il n’en fut pas moins accusé du désastre, sc réfugia en Angleterre, et fut condamné à mort par > contumace, 1639. A la mort de Louis XIII, La Ya-‘ lette revint, obtint la cassation du jugement, et fut nommé au gouvernement de la Guyenne, puis de

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